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  • L'eau que tous n'ont pas,

    un problème mondial.

    A l'horizon 2030, ont estimé les Nations unies dans un rapport publié à la veille du cinquième Forum mondial de l'eau, près de la moitié de la population de la planète vivra dans des régions souffrant d'une pénurie aiguë d'eau, c'est déjà malheureusement le cas. A l'heure actuelle, un milliard d'habitants demeurent sans accès à une eau potable saine et à des sanitaires. La population du globe, aujourd'hui de 6,6 milliards d'habitants, devrait augmenter de 2,5 milliards d'ici à 2050 pour dépasser les neuf milliards. La majeure partie de cette progression vertigineuse interviendra dans les pays pauvres, et surtout dans des régions où l'eau est d'ores et déjà rare.

    On, sait pour celui qui a voyagé en Afrique, en Asie, au Moyen Orient en Amérique Latine que l'eau est en un problème majeur qu'il nous faudra résoudre. L'eau indispensable à la vie n'est pas considérée comme un bien de l'humanité contrairement à l'air que nous respirons. Et pourtant sans eau, il n'y a pas de vie. Le voyageur Européen dans les régions et continents cités se rend bien compte que l'eau n'est pas potable partout. C'est pour notre organisme non adapté bien souvent un bouillon de culture microbienne, et s'il n'y prend garde de ne boire que de l'eau de bouteilles capsulées, et de ne pas accepter de glaçons et de crudités non désinfectées, il risque des infections intestinales pouvant être graves. La question de l'eau c'est en fait la question du climat, s'il ne pleut pas, il n'y a pas d'eau, et s'il fait très chaud elle s'évapore.

    Dans les régions et continents cités ou le soleil brule tout, 340 millions d'Africains par exemple n'ont pas accès à une eau potable de qualité. Les projections de l'OCDE estiment en 2030 que ce sont 5 milliards de personnes qui ne bénéficient pas du minimum pour vivre décemment, boire, se laver et répondre aux besoins usuels courant comme laver sa nourriture ses vêtements. Combien de fois ne vois-t-on pas les femmes laver leurs ustensiles de cuisine dans une eau polluée. Chaque année 3 millions de personnes meurent de maladies liées à une mauvaise qualité de l'eau, comme en témoigne la récente épidémie de choléra au Zimbabwe. Or l'eau ne représente que 5 % de l'aide au développement comme en témoigne l'article du Monde.fr ici.

    Mais aussi en Europe, et même en France, l'eau des nappes phréatiques est polluée par tout ce que l'on utilise comme engrais et pesticides. Dans nombre d'endroits, l'eau est la poubelle de notre civilisation. C'est le second facteur de raréfaction pour cause de pollution d'origine urbaine et rurale. Très peu de pays traitent les eaux usées cela coûte cher. Certes le problème n'est pas de même importance, ceci pour bien faire comprendre que quelques soient les pays et ou continents l'eau est un bien de la nature et précieux.

    L'eau c'est aussi l'agriculture, elle en consomme 70 % mais, sans une amélioration des techniques d'irrigation, elle pourrait bientôt en exiger 90 % si rien n'est fait. La production d'un kilogramme de blé requiert entre 800 et 4 000 litres d'eau selon les régions, et un kilo de viande de bœuf, de 2 000 à 16 000 litres ? Le réchauffement climatique va aggraver la situation, en 2030, près de la moitié de la population mondiale vivra dans des zones soumises au stress hydrique. Dans certaines régions déjà, en Chine principalement, il n'y a pas assez d'eau pour le culture du riz, l'aliment mondial.

    L'eau, bien du ciel, est de répartition inégale.

    On estime que la planète compte 1,4 milliard de kilomètres cubes d'eau, mais près de 97 % de cette eau est salée. La majeure partie de l'eau douce est enfermée dans les glaciers ou dans les nappes phréatiques, ce qui ne laisse qu'une fraction disponible aisément pour la consommation. Les experts s'accordent à penser, c'est le terme, qu'il y a suffisamment d'eau pour la population du globe, mais que sa répartition est inégale. Selon l'Institut du Pacifique pour les études sur le développement, l'environnement et la sécurité, les Américains du Nord ont accès à plus de 6 000 m3 d'eau par personne et par an, stockés dans des réservoirs. En revanche, pour les pays africains les plus pauvres, ce chiffre tombe en dessous de 700 m3. En Ethiopie, on compte moins de 50 m3 par an et par habitant d'eau stockée. - (avec Reuters).

    L'eau n'est pas qu'une affaire politique, elle est aussi citoyenne.

    L'augmentation de la population, nous l'avons vu, mais aussi celle du niveau de vie conduisent à une demande accrue et une crise mondiale de l'eau n'est pas impossible à imaginer si des mesures ne sont pas prises immédiatement. «L'eau n'est donc pas qu'une affaire politique» déclare Daniel Zimmer, directeur associé du Conseil mondial de l'eau, qui regroupe des ONG, des gouvernements et des organisations internationales et qui a mis sur pied le forum mondial, lequel se tient tous les trois ans. Les pénuries d'eau sont citées comme l'une des causes sous-jacentes du conflit du Darfour, dans l'ouest du Soudan. L'eau est également une sérieuse pomme de discorde entre Israël et ses voisins arabes, ainsi qu'entre les pays d'Asie centrale, l'une des régions du globe les plus arides, où une culture comme le coton absorbe beaucoup d'eau.

    La gestion de l'eau un défit pour demain à traiter aujourd'hui.

    Les sociétés humaines doivent réformer rapidement leur gestion des ressources en eau douce, sur lesquelles pèsent des pressions de plus en plus importantes. Sans changements, la sécurité hydrique, (voir l'excellent article sur la sécurité hydrique dans les pays arabes ici), alimentaire et énergétique de certaines régions du monde serait compromise. Tel est, en substance, le message des organisateurs du 13e congrès mondial de l'eau, qui a eu lieu à Montpellier du lundi 1er au jeudi 4 septembre 2008. Pendant longtemps, la ressource en eau a été disponible, en grande quantité, et de bonne qualité. Elle était considérée comme inépuisable, résume Cecilia Tortajada, présidente de l'Association internationale des ressources en eau (IWRA), coorganisatrice du congrès. Ce n'est plus le cas, nous approchons maintenant des limites.

    Notre objectif est de générer de la connaissance sur ce sujet, et de pousser les décideurs à anticiper les défis à venir. Le congrès de Montpellier, à dominante scientifique, qui s'est tenu il y a quelques mois avant la réunion du Forum mondial de l'eau, fixé en mars 2009 à Istanbul, qui rassemblera politiques, industriels et organisations non gouvernementales. Quelques 260 communications ont été prévues en Hérault, évolution du débit des fleuves ouest-africains, impact du réchauffement climatique sur l'irrigation du riz en Chine, gestion des conflits entre usagers en Espagne, etc.

    Parmi les causes du déséquilibre climatique le réchauffement qui augmente l'évaporation de l'eau des fleuves et la fonte des glaciers dans les pôles aortique boréal et antarctique austral et dans nos montagnes. Les neiges du Kilimandjaro ne sont presque plus qu'un souvenir. Le régime des pluies est aussi affecté. Nous sommes près d'un changement climatique sans précédent aux conséquences non encore maîtrisées.

    Ces évolutions imposent des réponses tous azimuts, meilleure connaissance des ressources, création d'infrastructures de stockage et de traitement des eaux usées, maîtrise de la consommation et des pollutions, réexamen des politiques agricoles, nouvelles méthodes d'arbitrage entre des usagers qui entreront de plus en plus en conflit...

    Les participants au congrès de Montpellier l'ont martelé  «ces réponses doivent être élaborées par les Etats, les collectivités locales et les usagers concernés».

    «En matière d'eau, chaque situation est particulière. Et, contrairement au pétrole, l'eau ne peut pas être transportée sur de longues distances, rappelle Pierre Chevallier, directeur de l'Institut languedocien de recherches sur l'eau et l'environnement (IDEE) et président du comité d'organisation du congrès. La correspondance entre les quantités disponibles et les usages ne peut se trouver qu'au niveau local».

    La gestion de l'eau est une question très politique.

    "La gestion de l'eau est une question très politique"
    LEMONDE.FR | 11.03.09

    © Le Monde.fr

    Les États-Unis s'opposent à un droit à l'eau.

    Le 5e Forum mondial de l'eau s'est achevé, dimanche 22 mars, Journée mondiale de l'eau, sur une large déception.

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    Des habitants du village Abyei, au centre du Soudan, accèdent à l'eau d'un puits financé par l'ONU. JOHANN HATTINGH/AFP.

    La déclaration ministérielle finale, âprement négociée par les 142 délégations présentes à Istanbul, ne tire pas les conséquences de la publication, le 12 mars, du rapport de l'ONU sur les ressources en eau. Il appelait à «agir d'urgence» contre la menace d'une crise mondiale de la ressource, due à l'augmentation des besoins et aux effets du changement climatique. La déclaration apparaît aussi en décalage par rapport aux débats menés depuis l'ouverture du forum, le 9 mars, qui ont attiré 25 000 participants, et ont confirmé le constat de l'ONU.

    La déclaration n'est pas un document contraignant, les Etats signataires gardent les mains libres. Mais le texte, élaboré sur la base du consensus, définit une vision commune, et il est censé constituer un document de référence pour les années à venir.

    «Ce n'est pas un traité international, mais une déclaration politique, commentaient les organisateurs. Elle aurait dû être l'occasion d'affirmer des engagements forts, qui font défaut».

    L'absence de reconnaissance d'un «droit humain fondamental à l'accès à l'eau potable et à l'assainissement», dont sont privés des milliards de personnes dans le monde, a focalisé les critiques. Jusqu'au dernier moment, l'Espagne, la France, la Suisse, les Pays-Bas, plusieurs pays d'Amérique latine ont tenté de le faire inscrire dans la déclaration, au nom des millions de morts causés chaque année par les maladies liées au manque d'accès à une eau saine.

    «Ce droit serait la traduction d'une véritable responsabilité des États, et la possibilité pour les communautés privées d'eau de mettre ce sujet en tête de leurs priorités, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui», affirme Chantal Jouanno, la secrétaire d'État Française, chargée de l'écologie. «Le droit à l'eau ne changerait pas les choses du jour au lendemain, affirme de son côté Jean Lapègue, de l'organisation non gouvernementale (ONG) Action contre la faim, mais permettrait de faire progresser l'accès à une eau saine et abordable pour tous. Ce n'est pas une contrainte, mais un levier d'action, notamment pour la recherche de financements».

    La principale opposition est venue de la délégation Américaine. Ses représentants ont mis en avant l'impossibilité, pour les États-Unis, de mettre en œuvre ce principe, la gestion de l'eau relevant des États confédérés. Mais c'est surtout la crainte que ce droit n'ouvre la voie à une obligation, pour les pays riches, de financer l'accès à l'eau dans les pays pauvres, qui a provoqué le blocage. «Nous ne sommes pas sûrs d'avoir affaire à des diplomates représentant la nouvelle administration américaine...», notaient certains observateurs, surpris par la contradiction entre cette position et les engagements du président Barack Obama en matière sociale et environnementale. Le Brésil, traditionnellement réticent à tout engagement concernant la gestion de ses abondantes ressources naturelles, et méfiant sur les implications concrètes de cette reconnaissance, y était également défavorable.

    Malgré tout, une vingtaine de pays, poussés par les délégations latino-américaines et l'Espagne, ont publié une déclaration séparée reconnaissant le droit à l'eau, la suite sur Le Monde.fr ici.

    Il est bien rare que ce genre de forum aboutisse à des résolutions concrètes, 25.000 participants de plusieurs délégations proposant chacune leur papier pourrait se comparer à un show. Chacun écoute mais ne prend de décision, le problème est trop important d'engager son pays dans une aventure qui peut coûter beaucoup. Il faut du temps pour que les opinions progressent et elles ne pourront le faire que lorsque le problème touchera leur pays. Il était donc illusoire qu'une décision d'engagement puisse survenir, l'égoïsme de chacun l'emporte toujours, wait and see. Toutefois ces rencontres ont le mérite d'échanges, de confrontations, sur les évolutions envisageables pour remédier autant que faire se peut au problème de l'eau dans les pays de famine. Mais comment faire s'il ne pleut pas ?

    C'est le problème, quelle solution pourrait être proposée pour irriguer les terres afin de faire pousser des cultures ? Le dessalement de l'eau de mer serait une solution à condition d'en avoir les moyens de financement. La construction d'usines pourrait être organisée par l'ONU ainsi que l'acheminement de l'eau par pipes. L'exploitation des eaux des estuaires pour l'irrigation des zones arides et avoisinantes, mais il faut une volonté politique et un engagement bénévole des États riches. Finalement qui paye ?

    Les actions locales de forages de puits d'eau sont un recours ponctuel bienfaiteur, mais trop limité. Bien souvent l'œuvre des ONG. Ce qui parait possible dans l'immédiat c'est que chacun mette en œuvre des solutions contre le gaspillage de ce bien précieux et contre sa pollution, mais aussi contre l'appropriation de l'eau des fleuves rendant l'irrigation des autres pays dépendante. si nous arriverions à cela se serait déjà un pas en avant.

  • Etats-Unis Iran le dégel ?

    Obama tend la main au peuple Iranien.

    C'est toute la différence entre un président qui réfléchit, qui veut la paix, en résolvant les conflits mondiaux, et un ancien président qui ne connait que la contrainte et la guerre. L'un comprend qu'il n'y pas de solution autre que le dialogue et l'autre jusqu'au boutiste qui ne comprend rien d'autre que les armes.

    Le message qu'a adressé Obama, (voir ci après) aux dirigeants Iraniens signifie donc un retournement complet s'il se confirme, et évoque un précédent mémorable.

    En 1972, Richard Nixon avait stupéfié le monde en se rendant à Pékin pour rencontrer Mao Tsé-toung et établir, pour la première fois, des relations avec la Chine communiste. Les États-Unis cherchaient alors à se désengager du Vietnam et à élargir leur palette diplomatique dans la « guerre froide» contre l'Union soviétique. A la veille du voyage, Nixon avait griffonné sur un papier les priorités à aborder, «1- Taïwan, le plus crucial, en référence à la demande chinoise d'une réduction de la présence militaire américaine dans la région - 2- le Vietnam, le plus urgent», voir ici.

    L'époque est différente, mais on peut imaginer que Obama ait rédigé la note suivante, «1- Garanties de sécurité, le plus crucial pour le régime Iranien, qui veut être assuré que Washington a cessé d'en vouloir à son existence même - 2- Irak, Afghanistan, le plus urgent, volonté américaine de trouver une issue à ces théâtres d'intervention militaire».

    Pour mettre cet immense chantier sur de bons rails, Barack Obama n'aura pas assez de quatre années d'autant que le conflit israélo-palestinien n'est pas près d'être solutionné.

    L'Iran, la Perse, est un grand pays au passé séculaire, une civilisation continue, l'une des plus ancienne du monde qui s'étend des Mannéens en Azerbaïdjan - 1500 à -1000 avant Jésus Christ à la république Islamique instaurée au premier avril 1979 après le retour le premier février 1979 de Rouhollah Khomeini qui devient le guide suprême. Son peuple de 70 millions d'habitants, à droit au respect.

    L'Iran république Islamique, dont il ne faut pas approfondir la gouvernance est celle d'une dictature exercée par le clergé. C'est le seul État chiite dans le monde musulman qui est une technocratie c'est à dire dont le pouvoir est censé émaner de Dieu. Le président est élu au suffrage universel pour quatre années renouvelables une fois. Les candidats à la présidence doivent être autorisés à se présenter par le Conseil des gardiens, semblable au Conseil Constitutionnel Français. Il est composé de 6 religieux nommés par le guide suprême et de 6 juristes également des membres du clergé. Et c'est là que s'exerce la dictature Iranienne, ne peuvent se présenter que des personnes agrées par ce Conseil. Autant dire que les droits de l'homme sont sujet à des dérives mais chez nous aussi, mais pas dans une même équivalence.

    Il semblerait que l'évolution politique de l'Iran ou, malgré la répression, les gens débattent, parlent, s’expriment, protestent. Quels que soient leurs efforts, les autorités cléricales qui contrôlent la justice et la police ne sont plus en mesure de contrôler l’accès à l’information ni l’expression des revendications.

    Certains experts de la région considèrent que le peuple est contre le régime et a adopté le principe de démocratie depuis longtemps. D'ailleurs la présidence de l'Union Européenne se félicite que des progrès soient accomplis dans le domaine social ainsi que celui de l'éducation et de la culture sans que le régime ne fasse un quelconque effort pour l'écouter. La majorité des Iraniens ne penseraient pas qu'une «République Islamique réformée» puisse les satisfaire. Mais l'Iran reste un pays avec la Chine ou le taux des exécutions est le plus élevé.

    En politique étrangère le différent qui oppose l'Iran porte sur son programme nucléaire. Et, en tant que tel, l'arme nucléaire en sa possession constitue un danger mondial de guerre s'il venait à l'utiliser contre Israël.

    Il ne reconnait pas Israël en tant qu'Etat, et rompant toutes relations avec lui, proclama la journée mondiale d'Al-Ouds qui est destiné à protester contre le contrôle Israélien sur Jérusalem.

    Avec les États-Unis la révolution Iranienne déclare par la voix de l'Ayatollah Khomeini ce pays comme le grand Satan. Depuis la crise Iranienne des otages du 4 novembre 1979, un épisode de 444 jours, voir ici, les relations avec les États-Unis sont devenues conflictuelles. L'élément déclencheur de cette crise est l'hospitalisation le 22 octobre 1979 à New York de l'ancien dirigeant Iranien réfugié au Mexique, le chah Mohammad Reza Pahlavi.

    La position officielle des États-Unis concernant l'Iran est qu'un Iran possédant l'arme nucléaire n'est pas acceptable et que «toutes les options» y compris l'usage unilatéral de la force et d'armes nucléaires d'agression sont «sur le tapis». Cependant, ils nient préparer une attaque imminente. Ces faits apparurent lorsque trois pays européens, la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne tentèrent de négocier la cessation par l'Iran d'activités d'enrichissement nucléaire. Si, sont ajoutées les accusations américaines, prétendant que ces activités étaient destinées à fabriquer des armes nucléaires.

    Depuis 2003, les États-Unis affirment que l'Iran développe un programme d'armes nucléaires. L'Iran maintient que son programme nucléaire ne vise qu'à produire de l'électricité. En juin 2005, la secrétaire d'État Américain Condoleezza Rice a déclaré que le directeur de l'AIEA (Agence Internationale de l'Energie Atomique), Mohamed El Baradei devrait durcir sa position à propos de l'Iran, sinon il pourrait ne pas obtenir un troisième mandat comme directeur de l'AIEA.

    Les États-Unis et l'Iran sont parties prenantes du traité de non-prolifération nucléaire (TNP). Lors de la conférence de mai 2005 sur le TNP, on a accusé les États-Unis (et d'autres états possédant officiellement l'arme nucléaire) de violer l'article VI du TNP qui exige qu'ils désarment, ce qu'ils n'ont pas encore fait à ce jour. Mais l’AIEA déclare que l'Iran viole l'accord de sauvegarde pour ne pas fournir d'informations suffisantes concernant son matériel nucléaire, son traitement et son utilisation.

    L'article IV du Traité donne le droit aux états ne possédant pas l'arme nucléaire de développer des programmes nucléaires à usage civil.

    Depuis 2003 jusqu'au début de l'année 2006, la tension entre l'Iran et les États-Unis s'est graduellement accrue, même lors des inspections des sites industriels nucléaires sensibles Iraniens par l'AIEA, selon un Protocole Additionnel du TNP que l'Iran avait accepté.

    Le 8 mars 2006, les représentants des États-Unis et du groupe de l'Union Européenne ont remarqué que l'Iran avait suffisamment de gaz hexafluorure d'uranium non enrichi, pouvant être hautement enrichi pour fabriquer dix bombes atomiques, ajoutant qu'il était temps que le Conseil de Sécurité agisse.

    C'est dans ce cadre également que la politique d'Obama marque tout son sens, il vaut mieux discuter que se préparer à la guerre car, si l'Iran viendrait à posséder l'arme nucléaire tout en ne reconnaissant pas Israël et à envisager sa destruction, le problème d'une intervention militaire pourrait être envisagé avec toutes les conséquences qu'elle comporte.

    Barack Obama a pris l'initiative historique de s'adresser aux dirigeants Iraniens et leur a proposé de dépasser 30 années de conflit, dans un message diffusé pour le Nouvel An Iranien dans la nuit de jeudi à vendredi 19/03/09.

    «Je voudrais parler directement au peuple et aux dirigeants de la république islamique d'Iran», a expliqué le président américain, dans un geste dont le retentissement s'annonce considérable. Le locataire de la Maison-Blanche a rompu avec l'ancienne pratique officielle de féliciter uniquement le peuple Iranien à l'occasion de la grande fête de Norouz. Il a ainsi associé le régime islamique dans les destinataires de sa déclaration pour offrir la perspective d'un «avenir où les anciennes dissensions sont surmontées», où l'Iran, tous leurs voisins et «le monde en général vivent dans une sécurité et une paix plus grande».

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    Les propos de Barack Obama constituent une reconnaissance du régime islamique comme un interlocuteur possible pour le gouvernement américain alors que les deux pays n'ont plus de relations diplomatiques depuis 1980 © ALFRED / Kennedy Chuck / SIPA / Abaca

    Le message d'Obama à l'Iran.

    «Aujourd'hui, je veux adresser mes meilleurs vœux à tous ceux qui célèbrent Norouz à travers le monde.

    Cette fête est à la fois un rite ancien et un moment de renaissance, et j'espère que vous profitez de cette période spéciale de l'année entre amis et avec la famille. En particulier, je voudrais parler directement au peuple et aux dirigeants de la République islamique d'Iran.

    Norouz n'est qu'une partie de votre grande culture renommée.

    Pendant des siècles, votre musique, votre littérature et vos innovations ont rendu le monde meilleur et plus beau. Ici, aux États-Unis, notre propre communauté a été renforcée par la contribution des Américains d'origine Iranienne. Nous savons que vous êtes une grande civilisation, et vos succès ont gagné le respect des États-Unis et du monde.

    Pendant près de 30 ans, les relations entre nos pays se sont tendues. Mais à l'occasion de cette fête, nous nous rappelons cet humanisme commun qui nous lie. Justement, vous allez célébrer votre Nouvel An de la même façon que nous, Américains, quand nous célébrons nos fêtes, en se rassemblant avec des amis et avec la famille, échangeant cadeaux et des histoires, et en regardant vers l'avenir avec un sens renouvelé d'espoir.

    Ces célébrations contiennent la promesse d'un nouveau jour, la promesse d'opportunités pour nos enfants, la sécurité pour nos familles, le progrès pour nos communautés, et la paix entre les nations. Ce sont des espoirs partagés, ce sont des rêves communs. En cette saison qui est celle des nouveaux commencements, je voudrais parler clairement aux dirigeants Iraniens. Nous avons de graves divergences et elles se sont amplifiées avec le temps.

    Mon administration est désormais résolue à pratiquer une diplomatie qui traite la totalité des problèmes que nous avons devant nous, et à chercher à établir des relations constructives entre les États-Unis, l'Iran et la communauté internationale. Ce processus ne progressera pas par la menace. Nous cherchons, au contraire, un dialogue honnête et fondé sur le respect mutuel. Vous, aussi, vous avez un choix à faire. Les États-Unis veulent que la République islamique d'Iran prenne la place qui lui revient dans la communauté des nations. Vous avez ce droit, mais il s'accompagne de vraies responsabilités, et cette place ne peut être obtenue par la terreur et les armes, mais par des actions pacifiques qui démontrent la véritable grandeur du peuple et de la civilisation iraniens. Et cette grandeur ne se mesure pas par la capacité à détruire, mais par votre talent à construire et à créer.

    Ainsi, à l'occasion de votre Nouvel An, je veux que vous, le peuple et les dirigeants de l'Iran, vous compreniez le futur auquel nous aspirons. Il s'agit d'un avenir de nouveaux échanges entre nos deux peuples et de plus grandes opportunités de partenariat et de commerce. C'est un avenir dans lequel les vieilles divisions seront surmontées, où vous et tous vos voisins et le monde entier pourront jouir d'une plus grande sécurité et d'une paix plus grande. Je sais que cela ne sera pas facile à atteindre. Certains affirment avec insistance que nous nous définissons par nos différences. Mais souvenons-nous des paroles écrites par le poète Saadi, il y a si longtemps,

    les enfants d'Adam sont des membres d'un même corps, créés d'une même essence.

    Avec l'arrivée d'une nouvelle saison, cette précieuse humanité que nous partageons tous nous revient en mémoire. Et nous pouvons une nouvelle fois invoquer cet esprit en aspirant à un nouveau commencement».

    Merci et Eid-eh Shoma Mobarak.

    Voici la vidéo du message d'Obama sous-titrés en Farsi, la langue Iranienne


    D'après El Watan du 23/03/09, cliquez ici,.

    ce message est tout sauf une surprise. Dans le pire des cas, soit en cas de silence absolu et d’échec du frémissement actuel, on dira de lui qu’il s’agit d’une politesse à l’endroit des dirigeants qui avaient, les premiers, félicité Barack Obama pour sa victoire à l’élection présidentielle américaine du 4 novembre 2009.

    Et c’était une surprise, puisque les liens étaient rompus depuis 1979, et il est vrai que des tentatives avaient été esquissées pour les rétablir. Peut-être que cela rappellera la diplomatie du ping-pong lancée dans les années 1970, laquelle avait permis aux États-Unis et à la Chine de nouer des relations diplomatiques, mais l’on sent un besoin des deux parties de ne plus se tourner le dos, quitte à remettre en cause des approches que l’on disait immuables, comme celles qui lient les États-Unis à Israël.

    On ne sait pas si quelques conditions accompagnent ce message ce qui limiterait sa portée et même là, et l’Iran, en passe de devenir une puissance nucléaire, n’en manque pas, ce qui ramènerait ce dialogue à distance à son point de départ, de simples déclarations d’intention, sans plus.

    C’est pourquoi, apprend-on, l’Iran a accueilli ce message «favorablement» mais avec prudence, soulignant attendre des États-Unis des actes concrets pour réparer leurs «erreurs passées».

    Ali Khamenei met Barack Obama à l'épreuve des faits.

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    L'appel à la décrispation lancée vendredi par Barack Obama laisse perplexe le guide suprême de la Révolution iranienne, qui demande à voir.

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    Document L'Orient-le Jour Le quotidien Libanais d'expression Française le 21/03/09

    L'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la Révolution Iranienne et autorité incontournable dans le pays, n'a, dit-il, constaté aucun changement dans la diplomatie américaine au lendemain des appels à l'ouverture de Barack Obama.

    Il s'est néanmoins dit prêt à répondre à tout acte concret en ce sens.

    «Ils scandent le slogan du changement, mais rien ne change dans les faits (...) Nous n'avons assisté à aucun changement», a-t-il répondu à distance au chef de l'État américain ce samedi à Machhad, ville du nord-est de l'Iran qui compte parmi les principaux lieux saints de l'Islam chiite, dans un discours retransmis à la télévision. «Si vous changez, notre comportement changera. Si vous ne changez pas d'attitude, sachez que notre peuple s'est renforcé, est devenu plus fort au cours de ces 30 dernières années», a-t-il poursuivi, voir cliquez ici, et ici .

    Que penser de la suite que les États-Unis pourraient engager pour détendre ses relations avec l'Iran, tout semble reposer sur sa politique à l'égard d'Israël, mais pas que cela. L'Irak, l'Afghanistan sont des conflits coûteux tant en hommes qu'en image. Le plus difficile est sans conteste le conflit israélo-palestinien, et le nouveau gouvernement Israélien de droite extrême ne semble pas devoir infléchir sa position à l'égard des Palestiniens, bien au contraire l'implantation de colons en Palestine s'accentue et Gaza est toujours soumise à un blocus.

    La solution à deux États apparaît de moins en moins probable, Israël n'y a aucun intérêt. La situation actuelle lui convient dans la mesure ou il peut vivre en paix, et s'étendre avec la bénédiction du monde occidental qualifiant le Hamas, défendant sa terre, de terroriste.

    Quand on apprend que notre président exprime ses regrets à la mère du soldat franco-israélien Shalit détenu depuis juin 2006 par le Hamas par ce qu'il n'a pas été libéré, ce qui une marque de compassion que l'on comprend, mais qui ne dit rien sur tous les assassinats que Tsahal à fait pendant l'opération plomb durci, on se dit ou est la justice et comment notre président peut-il avoir cette attitude ?

    De grosses difficultés en perspectives pour Obama, modifier la politique des États-Unis à l'égard d'Israël serait se mettre à dos le lobbying sioniste très puissant aux States, de plus, rien ne prouve qu'Israël s'engagerait à une paix avec les Palestiniens, il est trop bien comme il est. Seule la force peut l'obliger à infléchir sa politique.

  • La survie d'Israël, en tant qu'Etat Juif,

    et la marche vers un Etat unique en Palestine.

    p90_drapeau_israel_60_ans.1237530352.jpgLe conflit Israélo-palestinien à Gaza à montré ses limites et Ehoud Olmert reconnait qu'il y a des lignes rouges que l'on ne peut dépasser. A un moment donné il faut savoir s'arrêter, la communauté internationale n'accepterait pas que tous les Palestiniens de la bande de Gaza soient tués. Elle a déjà beaucoup fait pour Israël en donnant quitus à son hégémonie qui continue d'ailleurs, en l'arment, en qualifiant le Hamas d'organisation terroriste alors qu'il défend sa terre de Palestine, mais permettre le massacre de tous les Palestiniens, elle n'irait probablement pas jusque là. Donc tout à été essayé, les Palestiniens surveillés et sans territoire, rationnés, et ce n'est pas le nouveau gouvernement avec une coalisions d'extrême droite qui favorisera la paix. Les Juifs majoritaires ont votés de même que tout citoyen Israélien peut voter dès l'âge de 18 ans, ainsi que tous les groupes ethniques et de toutes les mouvances religieuses, y compris les Israéliens arabes, participent de façon active au processus électoral. Ils ont votés pour la poursuite des implantations donc sans paix possible, car paix signifierait l'arrêt des implantations et toutes actions militaires provocatrices signifieraient également guerre entre deux États. Dans ce cas Israël ne pourrait être soutenu, bien que certains soient sans «vergonia», ayant fait la paix avec les Palestiniens. Pour Israël se serait la fin à terme de son existence, la démographie arabo-palestinienne croit plus vite que celle des Juifs. C'est aussi pour cela qu'il donne, le gouvernement Israélien, les permis de construire au compte gouttes pour éviter l'implantation, dans Jérusalem Est, d'arabes Israéliens. Malgré cela, elle pourrait dévernir majoritaire dans une vingtaine d'années et dans ce cas conduire à un État unique rassemblant les Palestiniens et des citoyens Israéliens qui choisiraient de rester sur place dans le cadre d'une république égalitaire.

    Ce serait finalement la revanche des arabes sur les juifs, et les arabes ont tout le temps pour eux. De toutes les façons le Israéliens ne méritent que cela eu égard à ce qu'ils ont fait et ce qu'ils font.

    La population d'Israël est de 7 150 000 habitants (recensement de avril 2007), parmi lesquels 76 % de Juifs (5 415 000 habitants) et 20 % d’Arabes Israéliens (principalement musulmans, mais aussi une minorité chrétienne), auxquels il faut ajouter 306 000 nouveaux immigrants qui sont enregistrés au Ministère de l’intérieur comme «non-Juifs» et qui constituent 4 % de la population israélienne. Le nombre d'enfants par femmes est de 3,7 pour les femmes arabes pour 2,8 pour les femmes juives. La population arabe croit donc plus rapidement que la population juive. L'influence du flux migratoire Juif s'est fortement ralentie. Les grands réservoirs de l'Europe de l'est, de l'Afrique du nord sont pratiquement épuisés. Le relais avait été assuré par les communautés juives de l’Europe de l’ouest et des Amériques, mais qui est d’un apport assez faible au mouvement migratoire, et qui semblerait s'inverser.

    La première expression collective de cette position d'un État unique remonte à la déclaration de Londres de novembre 2007 signée pas de nombreux intellectuels, voir ici.

    Or cette position se répand et gagne les États-Unis pilier du soutien mondial au sionisme.

    Ainsi après un appel d’universitaires étasuniens sous forme de lettre ouverte adressée en Janvier 2009 à Barack Obama laquelle a recueilli des milliers de signatures sur les campus, c’est au tour de la CIA elle-même d’annoncer dans un récent rapport la fin prochaine, encore qu’insoutenablement lointaine pour les Palestiniens emmurés, de l’Etat d’Israël et son remplacement par un État unique.

    La survie d'Israël en danger selon la CIA, le 18/03/09, voir ici .

    C'est ce qu'affirme une étude de la CIA gardée plutôt secrète et à laquelle aurait eu accès l'auteur et avocat international Franklin Lamb, réputé pour ses écrits parfumés de sentiments anti-israélien. Selon ce dernier, la fameuse agence américaine prédit que le passage d'une solution à deux États est inévitable. Elle estime par ailleurs à deux millions le nombre d'Israéliens qui émigreront vers les États-Unis dans les 15 prochaines années, et à 1,5 millions ceux qui choisiront l'Europe et la Russie comme nouveau lieu de résidence. Des révélations à prendre avec des pincettes mais allègrement commentées par les médias arabes..

    «Si le jour arrive où la solution à deux États s'effondre et que nous devons faire face au même style de combat qu’en Afrique du Sud concernant le combat pour l'égalité des droits de vote, l'État d'Israël est fini», avait affirmé en janvier dernier le Premier ministre sortant, Ehoud Olmert. Que ce soit en Israël même ou en Palestine, les Juifs seront submergés, solution à deux États ou pas, ce n'est qu'une affaire de temps et de patience.

    «Ils sont habitués à lutter et gardent dans leur cœur la conviction qu'un jour ils l'emporteront» affirme Linda S. Heard, une spécialiste des questions du Moyen-Orient, habituée des colonnes du média saoudien Gulfnews.

    Pour Linda S. Heard, Israël est aussi en train de perdre son statut de victime, largement approuvé par la communauté internationale.

    «Alors que les survivants de l'Holocauste disparaissent, les jeunes générations à travers le monde ont peu de connaissance sur la souffrance juive pendant la seconde guerre mondiale. Il est probable que dans vingt ans «never again» aura peu de sens en dehors d'Israël. Quand cela arrivera, Israël sera jugé sur ses mérites comme tous les autres pays », n'hésite telle pas à affirmer.

    Et d’ajouter que «les opinions étrangères sur Israël sont déjà en train de changer», en donnant pour exemple les nombreuses manifestations anti-israéliennes dans le monde, les appels au boycott des produits Israéliens ainsi que des échanges intellectuels et culturels. Israël a bénéficié du soutien inconditionnel des États-Unis pendant les huit années de la présidence Bush, et cela ne sera pas pardonné, l'injustice envers un peuple opprimé est inqualifiable.

    «Si les États-Unis sont gagnés par le même sentiment anti-israélien, que l’Europe, ce qui pourrait arriver lorsque les Américains réaliseront à quel point les taxes qu’ils paient servent à approvisionner les sommes envoyées à Israël pour financer les guerres, les jours d’Israël seront comptés. A long terme les Israéliens ont besoin d’un État Palestinien de la même façon que les Palestiniens, et ils le savent».

    La politique d'Israël est donc suicidaire pour plusieurs raisons. La première c'est son hégémonie qui est de moins en moins acceptée même si les Américains la soutiennent, mais ils ne sont pas tout. Il est évident, même en Europe, beaucoup n'ont pas apprécié plomb durci bien qu'ils n'osent pas le clamer. Ils se dédouanent de leur attitude hypocrite en finançant à coup de millions la reconstruction de Gaza, il n'y a qu'à voir les images de ce que les Israéliens ont fait de cette bande de terre, mais cela ne peut infiniment durer, les économies sont à bout de souffle. Israël est donc pris à son propre piège, que peut-il maintenant faire d'autre que de subir la démographie arabe sur sa terre originelle comme sur celle de la Palestine du Fatha et du Hamas, c'est la seconde raison.

    L'implantation des colons en Palestine est de moins en moins acceptée, et l'anti-sionisme ne peut que s'accroître. Plus vite un État Palestinien sera créé, plus rapidement Israël pourra être pardonné de ses fautes, mais pas effacé, et plus Israël sera longtemps en sécurité démographique. Les Palestiniens plus pauvres font en général, comme tous les pauvres, plus d'enfants, et si un État n'est pas rapidement crée la situation deviendra intenable pour Israël.

    Mais ces gens comprendront-ils ou est leur intérêt j'en doute, ils ne connaissent que le bâton.

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