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  • Le conflit israélo-palestinien, révélations sur Tsahal.

    Pourquoi la guerre a tué autant de civils !

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    Un char Israélien aux abords du check point de Sufa au sud de la bande de Gaza le 24 décembre 2008, document Marianne.

    Comme je l'ai écrit dans mon précédent article Israël se devait de laver ses erreurs faites lors de la guerre du Liban contre le Hezbolah. C'est maintenant bien reconnu. Cette guerre contre Gaza à donc été bien programmée, tout était écrit dans le rapport Vinograd du juge qui a présidé la commission d'enquête sur les ratés de la guerre du Liban.

    Le détail qui n'était pas prévu,

    est le nombre de civils tués. Les militaires ont eu pratiquement les mains libres, d'ou le résultat 1300 morts en 22 jours dont un demi millier d'enfants et de femmes, une région dévastée, des milliers de maisons détruites, des hôpitaux, des écoles, des centres de distribution d'aide humanitaire rasés ou endommagés.

    La liberté dans le massacre.

    Personne ne s'en ait ému dans la société Israélienne, personne ne s'est inquiété des bavures qui pourraient être commises, et les autorités militaires certaines de leur impunité n'ont eu aucun regret estimant que leur mission était réussie avec des pertes minimales, au total 13 militaires et civils tués, une bricole. Il apparait donc de plus en plus que les tirs de roquettes, ces piqures de moustiques qui n'ont fait aucun mort, ont été en fait un prétexte à Israël, pour montrer sa force. Et il fallait pour cela une action du Hamas qui ne s'est pas fait attendre à la suite de la violation par Israël de la trêve en pénétrant dans la bande de Gaza tuant 6 ou 7 militaires Palestiniens.

    Dès la fin de la guerre de 39/40 au moment de l'armistice ou nous avons connu les crimes Nazis contre les juifs, ces millions qui ont été gazés, assassinés en une véritable industrie, avec ses règles et nous avons tous été indignés que l'on avait pu faire ces horribles choses à des êtres humains qui n'avaient rien fait d'autre que d'être Juif. Je me souviens de ceux qui habitaient juste à coté de ma maison, des Juifs certes mais des bons Juifs qui n'avaient rien fait, ils portaient cette infâme étoile jaune que nous Français avions contribué à sa mise en œuvre avec les Allemands. Un matin, ils, les Français, sont venus les prendre sans ménagement et nous ne les avons plus revus.

    Qui aurait pensé que plus de 60 années plus tard ces mêmes Juifs se seraient conduit de la sorte pour assoir leur pouvoir sur un peuple qui ne leur a rien fait. Le 04 février à Strasbourg le président Mahmoud Abbas a rappelé son opposition aux tirs de roquettes du Hamas, cliquez ici .

    «Je suis contre ces roquettes, cela ne va pas dans le sens de la paix et de la stabilité dans la région».

    Dans le même temps je suis contre l'agression inique et meurtrière d'Israël a-t-il déclaré. On ne peut pas mettre sur le même pied une roquette qui ne tue personne avec la force militaire d'Israël «qui a tué femmes et enfants et vieillards». Interrogé sur les sanctions contre Israël, il a répondu,

    «il est clair qu'il faut demander des comptes pour que cela ne se répète pas. Ce qui a été fait par les forces Israéliennes se sont des crimes réels».

    Des reportages sur la souffrance des Palestiniens n'intéressent personne, des journalistes Israéliens.

    Le succès de Tsahal ne tient rien du hasard, depuis deux ans l'armée a multiplié les actions de guerre notamment dans une base transformée en village Palestinien ou soldats du contingent, mais aussi réservistes se sont entrainés aux techniques de contre-guérilla dans des ruelles et autour de fausses mosquées. Durant cette guerre l'armée Israélienne a disposé de renseignements précis grâce à son réseau d'informateurs mais aussi de données fournies par les drones, ces avions de reconnaissance sans pilote qui filment sans cesse la bande de Gaza.

    Ainsi Tsahal a pu mener 2000 raids sur les sites répertoriés. De plus, les enseignements Américains de la guerre d'Irak ont été appliqués pour verrouiller au maximum l'information en empêchant les fuites. Tous les soldats se sont vus confisquer leur portable, les journalistes ont été interdits au motif qu'il fallait assurer leur sécurité. Simple alibi, «nous n'avions aucune attention de voir des reporters se promener dans les jambes des soldats et de divulguer des renseignements à l'ennemi comme ce fut le cas au Liban». Il n'était pas non plus question de permettre à des officiers d'exprimer dans les médias des critiques contre leurs supérieurs. Pour parfaire le tableau, mêmes les autorités religieuses se sont elles aussi mobilisées. L'aumônier en chef de l'armée, le général-rabbin Avichait Rontzki s'est déplacé en personne sur les lignes du front pour renforcer l'esprit de combat.

    «Lorsque vous manifestez de la pitié envers un ennemi cruel, vous faites preuve de cruauté envers vos soldats purs et honnêtes. C'est terriblement immoral, c'est une guerre contre des tueurs».

    Avec de tels propos de la part d'un religieux, il y a des questions à se poser sur le sentiment de ces Juifs.

    Aux premiers instants du massacre, Ehoud Olmert a cru utile de préparer les esprit au cas ou les choses tourneraient mal prévoyant de nombreux morts de soldats dans les abris pour civils Israéliens, et sans état d'âme la consigne était de donner l'impression qu'Israël était devenu fou, résume un officier. C'est le seul langage qu'ils comprennent, «c'est aussi l'unique moyen de rétablir notre pouvoir de dissuasion sur la région face à l'Iran, la Syrie, le Hezbollah et le Jihad mondial».

    Pour concrétiser cette opération et préserver les soldats, une vaste opération de blanchiment des militaires a été accordée après quelques hésitations. Par exemple, le raid sanglant contre la police du Hamas qui a fait une centaine de morts a été autorisée par l'équipe de juristes placée sous la direction de la colonelle Pnina Sharvit-Baruch. Ces experts juristes ont en outre estimés que tuer des civils dans une maison dont les habitants avaient été au préalable invités à quitter les lieux peut être justifié.

    Au cas ou le Hamas n'aurait pas compris le message, Israël a prévu un second round plus sanglant.

    Notre objectif n'est pas de lier les mains de l'armée mais de l'emporter de façon légale. D'où le témoignage faux-fuyant d'un commandant d'unité d'infanterie Golani, lors d'opérations, «nous avons détruit des maisons que nous pensions piégées sans ternir compte de la présence éventuelle de civils dans le bâtiment». Les nouveaux plans d'attaque, neutraliser les mines et engins dissimulés en procédant à des bombardements massifs afin de déclencher leur explosion avant que les fantassins opèrent. Cette méthode a été abondamment utilisée à Gaza le long de la frontière Égyptienne dans le secteur de Rafah truffé de tunnels de contrebande, aucune maison n'a été épargnée. Dans le nord à Beit Lahyia, la moitié des bâtiments ont été détruits à l'état de décombres. Toutes maisons supposées d'être piégées ont été détruites sans même en avoir référé aux supérieurs. Le général Ashkenasi, chef d'état major ne l'a pas dissimulé,

    «si le Hamas avait tiré à partir des plages, les choses auraient été différentes, mais il a décidé, et nous n'y pouvons rien, de nous attaquer à partir de mosquées, de maisons, d'hôpitaux, et d'installations des Nations Unies».

    1.400 nouveaux logement en Judée-Samarie, Cisjordanie 05/02/09 ?

    Le ministère de la Défense serait sur le point d'autoriser un projet de construction de grande envergure en Judée-Samarie avec 1 400 appartements dans l'implantation d'Adam, d'après l'organisation La Paix maintenant.

    S'il est approuvé, ce projet doublerait la taille d'Adam, situé au nord de Jérusalem et qui compte actuellement 3 000 habitants. Le porte-parole du ministre de la Défense Ehoud Barak a cependant nié les allégations de la Paix maintenant.

    Le Jérusalem Post a découvert un document du ministère de la Défense daté du 10 décembre 2008 contenant les plans d'un tel projet à Adam-Est, une partie de la ville qui n'a pas encore été développée. Or ce plan n'a pas été autorisé.

    En revanche, le ministère aurait autorisé la construction de 50 nouveaux logements dans le «nouveau quartier» d'Adam-Est pour les 45 familles installées à l'avant-poste illégal de Migron. Elles s'y installeront dès que la construction sera terminée.

    Pourquoi se gêner, nous sommes les plus forts, implantons, et si les Palestiniens ne sont pas contents, nous pouvons frapper encore plus sanglant.

  • L'affaire Kouchner.

    Le caméléon de la politique.

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    Document Marianne du 31/01 au 06/09 de l'humanitaire au ministère des affaires étrangères.

    Il n'est pas le seul, d'autres avant lui l'on fait et d'autres le feront aussi, des caméléons. C'est dans l'air du temps, la recherche de la lumière pour ceux qui comme lui ont conduit leur existence sur une moralité de bénévolat, le droit de l'hommiste, devenant douteuse avec le temps. Ils n'hésitent pas à soutenir une politique, puis à changer de camp. Pour Kouchner cela a été le socialisme celui de Mitterrand, de Michel Rocard, de Lionel Jospin du PS au PRG puis au PS et enfin celui de Ségolène qu'il a soutenue au départ. Voyant qu'elle ne pouvait vaincre Sarkozy, les sondages secrets le donnaient gagnant à coup sur, il s'est tourné vers l'horizon de l'UMP à l'appel du pied de Sarkozy valant au minimum cinq années de lumière, on verra après, on fera ses mémoires.

    Le gros argument est de clamer qu'il est allé servir la France, certes, celle de la droite, mais est-ce la France qu'il défendait dans ses actions humanitaires ou son orgueil et son portefeuille ? A cela rien d'illégal sauf pour la morale, mais la morale c'est le bien des petits, ils n'ont que cela.

    L'humanitaire, le bienfaiteur des malheureux opprimés mène donc à tout, de Mitterrand à Sarkozy. Mais de plus, il permet des relations et Kouchner n'en manque pas, au fil des ans il forge son carnet d'adresses et plus l'on prend de l'importance plus il se remplit au point de faire de vous un interlocuteur, voire un intermédiaire entre les grands de ce monde, ce qui vous donne encore plus d'importance, on vous consulte. A cela rien de contraire à la loi, pour la morale primitive, celle que l'on a apprécié, c'est à voir d'autant que l'humanitaire, connexe des droits de l'homme, sont une noble cause, mais dans ce cas, il ne faut pas dire comme il l'a fait pour Rama Yade, qu'il y avait contradiction entre les droits de l'homme et la politique étrangère d'un État même en France, ce qui est d'ailleurs vrai.

    Son changement de statut de French doctor co-fondateur de Médecins sans frontières et de Médecins du monde jusqu'à celui de haut fonctionnaire de l'ONU qu'il a forgé avec courage, à celui de ministre l'a amené à reconnaitre ce qu'il désapprouvait il y a des dizaines d'années. A notre époque on ne peut tout avoir, faire de l'humanitaire comme il l'a fait en faisant admettre avec force, une grande gueule médiatique clamant au monde son indignation, pour faire renter les dons et faire que l'ingérence d'organisations internationales au sein des États soit reconnue nécessaire.

    Il lui faut reconnaitre son engagement pour secourir et soigner les peuples des horreurs de la guerre. Cette belle et une noble cause, qui lui a tant réussit, n'est plus dans son vocabulaire comme il l'a fait au Rwanda durant le génocide, au Kosovo en tant représentant de l'ONU, au Soudan au Tchad pour aider les réfugiés du Darfour, au Biafra, il a tant œuvré pour cette belle cause, mais que dit-il devant le massacre de Gaza, rien qui puisse contrarier le monde Occidental, il est maintenant ministre.

    Le livre de Pierre Péan dont j'ai lu les extraits publiés par Marianne nous montre un French doctor qui a conduit sa vie pour la gloire, la recherche du sommet ce qui pourrait être un immense gâchis, mais quelle importance eu égard aux retombées financières. A cela rien non plus de répréhensible ayant œuvré pendant des dizaines d'années pour les malheureux à ce qu'il prétend. Ces quelques extraits que j'ai lus nous conduisent à ne plus voir Bernard Kouchner comme un homme de cœur ayant le souci des victimes, la nécessité des actions urgentes, mais comme un homme qui n'est plus ce qu'il était et qui navigue entre une activité de consultant privé au service de sociétés créées par ses amis dont il a probablement, par son aura, facilité leur création, encore est-ce répréhensible, bien qu'il dise ne pas les connaitre ? Si son statut de ministre lui permet d'œuvrer à la création d'une caisse d'assurance maladie au Gabon pour ceux qui ne peuvent pas se soigner comme il l'a dit devant David Pujadas sur la deux rien n'est en cela répréhensible même si il y a suspicion sur le mélange des genres entre de son statut de ministre à celui consultant, dès lors que ses interventions restent bénévoles, c'est ce qu'il a affirmé avec force.

    Le monde selon K.

    Bernard Kouchner n'a pas toujours été intéressé, au début de sa carrière, il affichait un altruisme de bon aloi. Depuis l'époque fondatrice de Médecins du monde, les Français n'ont pas changé dans le sentiment de celui qui est devenu l'homme politique le plus populaire du pays. Les extraits que j'ai lus montrent un Kouchner habitué au luxe par la fréquentation des ors de la république, appréciant le luxe du yacht de Bernard Tapie, à la douceur de l'air du golfe de Spérone en Corse dont Jacques Séguéla est la figure emblématique, au confort de Marrakech avec ses amis Bernard-Henri Lévy et Arielle Dombasle.

    Bernard Kouchner est né à Avignon en 1939 mais d'un père d'origine Juive comme Bernard-Henry Lévy, ce qui pourrait expliquer son attitude sur le massacre de Gaza.

    Dès lors le train de vie du couple Christine Ockrent journaliste professionnelle et Bernard Kouchner aurait commis des dérapages qui font tâche sur leurs uniformes respectifs. L'un comme l'autre ont accoutumé à conclure des arrangements de plus en plus élastiques avec la déontologie et la morale républicaine.

    Le premier de ces arrangements date de début 1993. Kouchner invite Bernard Debré au ministère de la santé. Le ministre annonce à Debré chef du service d'urologie à L'hôpital Cochin, quelque peu surpris d'une subvention ministérielle de 100.000 francs pour les œuvres africaines de sa fondation, et engage une conversation sur ses possibles successeurs à la tête du ministère.

    T'es pas intéressé lance Bernard Kouchner au chirurgien, et Debré lui répond qu'il n'est intéressé par toutes fonction qui l'obligerait à abandonner son service d'urologie. Quelques jours plus tard l'AFP annonce la future nomination de Kouchner comme professeur associé à Cochin. Bernard Debré s'insurge contre ce coup de piston, puisque que Kouchner, ancien externe, n'a pas les titres suffisants pour postuler à cette fonction, sans compter le sentiment toujours désagréable de s'être fait balader.

    Il riposte à la radio et à la presse. La polémique enfle, et le 16 mars Bernard Debré s'emporte sur France infos, jugeant inadmissible que l'on nomme professeur un ministre qui s'en va.

    «Les titres de professeurs associés sont réservés aux étrangers que l'on veut s'adjoindre pour leurs connaissances ou leurs recherches fondamentales dans tel ou tel domaine».

    Réponse de Kouchner, cette candidature fait l'objet d'un vote unanime du comité de gestion de la faculté de médecine de l'hôpital Cochin. Omettant de préciser que le ministre exerçait la tutelle sur la faculté au moment de cette délicate attention. Lire la suite sur Marianne.

    En conclusion, beaucoup de bruit pour pas grand chose outre le fait que lorsque l'on cotoye à la fois des responsables gouvernementaux et des amis responsables de sociétés privées la suspicion est naturelle étant donné qu'il est bien difficile d'y échapper, rien d'extraordinaire et pas de preuves.

  • Le conflit israélo-palestinien, les frontières de 1967 qu'est-ce que c'est ?

    La revendication du Hamas.

    Bien difficile à définir les Palestiniens n'ont pas de pays, ils sont un territoire entre quelque chose qui s'appelle Israël, la Jordanie, la mer Morte, la mer Méditerranée et l'Égypte !!!!!

    La carte d'Israël et territoires Palestiniens occupés, vue d'ensemble, voir cliquez ici .

     

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    La carte supposée de la Palestine, voir cliquez ici .

     

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    Carte de désengagement Israélien dans le cadre du règlement de 2005 sur Gaza et en Cisjordanie évacués, voir cliquez ici .

     

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    L'enclave de Jérusalem en Cisjordanie, voir cliquez ici.

     

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    L'analyse de ces cartes, qui ne sont pas à jour tant ce territoire de Palestine est en évolution, montre de façon évidente la responsabilité de l'Occident dans un tel découpage, plus compliqué et moins fiable, on ne peut faire. Comment voulez-vous que les Palestiniens se sentent chez eux, ou est la continuité territoriale qu'est en droit de réclamer ce peuple ? Il n'est donc pas étonnant que les Gazaouis ne se sentent pas concernés par ceux de Cisjordanie.

    Nos gouvernants qui soutiennent ce découpage comment ne peuvent-ils pas réagir devant cette évidence. Et l'incompréhensible, c'est que les Pays arabes dit modérés ne voient pas ou ne veulent pas voir aussi cette hérésie. L'Égypte qui s'obstine à vouloir rassembler les gazaouis aux Palestiniens de Cisjordanie a tout faux et même, si par la force le Hamas et le Fatah renouent le dialogue dans un pardon mutuel leurs actions, à terme il ne peut qu'y avoir séparation, ils n'ont pas les mêmes conditions de vie. Il faudrait que ces deux territoires ne fassent qu'un non violable par Israël, mais est-ce possible ?

    De plus que ce soit dans la bande de Gaza ou en Cisjordanie, les Palestiniens ne peuvent bouger le petit doigt encerclés comme ils le sont par Israël, Israël étouffe la Palestine, voila ce que nous montre ces cartes.

    Il n'y a rien d'étonnant au fait qu'un État Palestinien soit rejeté dans ces conditions par eux mêmes. Israël trouvera toujours un prétexte pour le refuser sous l'argument fallacieux de sa sécurité. Comment voulez-vous que ces Palestiniens compromettent la sécurité d'Israël ainsi encerclés ? La politique du pas à pas dans la colonisation des territoires par Israël sous le prétexte de la sécurité est donc criminelle. Si les Palestiniens ne font pas d'actions de guerre, en lançant des roquettes par exemple, ce qu'il faut condamner, ils seront oubliés et leur situation ne pourra évoluer, alors que faut-ils qu'ils fassent ?

    Ils n'ont pas d'autre solution

    Les frontières de 1967 qu'est-ce que c'est ?

    Lors de sa rencontre mercredi avec l’émissaire américain George Mitchell, Ehoud Olmert lui a présenté les conclusions auxquelles sont arrivées les négociateurs Israéliens et Palestiniens jusqu’à la fin du mandat de George W. Bush, retrait d’Israël jusqu’aux frontières de 1967, hormis les gros blocs de localités juives, (et compensation avec cession de terres aux Palestiniens dans le Néguev occidental), c'est un désert, corridor entre la Bande de Gaza et la «Judée-Samarie terme utilisé par Israël», en fait la Cisjordanie part les Occidentaux ou, «West bank par les Anglophones», déracinement de 60.000 habitants Juifs, cession des quartiers arabes de Jérusalem à l’Autorité Palestinienne et gestion des Lieux saints par une autorité internationale, voir cliquez ici .

    Concernant les « réfugiés » Palestiniens, le document paraphé par Ehoud Olmert est très vague, refus d’un retour en Israël des « réfugiés » de 1948, mais rien de précis sur ceux de 1967.

    Négociations dont bien entendu le Hamas a été exclus. Le problème est donc de savoir si le Hamas serait prêt à accepter ce plan étant donné que le déracinement de 60.000 habitants Juifs eu égard aux 220.000 qui se sont implantés illégalement n'est qu'un hors d'œuvre. Les Palestiniens ne peuvent que rejeter cette offre d'autant que le problème des réfugiés n'est pas résolu.

    Lors de ‎la guerre des Six Jours, Israël a annexé la partie de Jérusalem et a occupé la Rive Occidentale du Jourdain et la Bande de ‎Gaza (environ 5700 km²). Les colonies, construites dans les territoires occupés, comptent une ‎population d’environ 220.000 personnes, principalement dans la Rive Ouest.

    Les Palestiniens exigent le retrait d’Israël de tous les territoires conquis en 1967 et l’évacuation de ces ‎colonies.

    L’expansion des colonies s’est poursuivie durant la période du processus de paix initié en ‎‎1993 par l’accord d’Oslo et elle continue aujourd’hui. Lors des négociations de Camp David et de Taba ‎sur un statut final, Israël a offert de rendre 97% des territoires de Cisjordanie et tout Gaza ainsi que les quartiers arabes de Jérusalem.

    Les Palestiniens ont rejeté cette offre par ce qu'il ne répond pas aux frontières de 1967.

    Les réfugiés,

    c'est un important problème eu égard le nombre des Palestiniens, qui ont fui ou ont été expulsés suite à la guerre de 1948 qui a suivi la création de l’Etat d’Israël, est estimé à 726.000 personnes. D’autres ont fui en 1967. Il y a aujourd’hui de l’ordre de 4 millions de réfugiés Palestiniens. Beaucoup d’entre eux végètent dans des camps surpeuplés installés dans les Territoires de la Rive Ouest et de Gaza mais aussi de Jordanie, en Syrie, au Liban et en Irak ou une législation spéciale rend leur intégration pratiquement impossible. Les Palestiniens exigent que ces réfugiés aient le droit de retourner chez eux en Israël selon la résolution 194 de l’Assemblée générale de l’ONU. Les Israéliens remarquent qu’un nombre similaire de Juifs ont dû fuir des pays arabes vers Israël en 1948. Les Israéliens s’opposent au retour des réfugiés qui, en donnant la majorité aux Arabes Palestiniens, mettrait fin à Israël en tant qu’Etat Juif. La plupart des groupes Palestiniens, y compris le Fatah, le reconnaissent et proclament ouvertement que la résolution du problème des réfugiés signifiera la fin d’Israël.

    Il faut noter cependant que l’initiative de paix de la Ligue arabe, initiée par l’Arabie Saoudite et acceptée tant par les pays arabes que par l’Autorité Palestinienne laisse une ouverture, si elle peut être comprise comme substituant des compensations financières au retour effectif des réfugiés, elle exclut l’obligation pour les pays hôtes des réfugiés d’accepter leur installation définitive sur leur sol. Les pays arabes dit amis acceptent les Palestiniens chez eux mais refusent de les intégrer.

    Le conflit israélo-palestinien n'est donc pas près d'être résolu.

    Israël ne veut pas d'une paix dans les frontières de 1967 d'après Norman Finkelstein du 15/01/09, voir ici.

    Norman Finkelstein est diplômé en sciences politiques et a enseigné dans plusieurs universités américaines. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont Mythes et réalités du conflit Israélo-palestinien, Beyond Chutzpah et L’industrie de l’Holocauste qui ont été traduits dans plus de 40 langues. Il est fils de survivants du génocide.

    «Pour l’universitaire Norman Finkelstein, critique résolu des politiques de l’Etat d’Israël, le principal obstacle à la paix c’est le refus Israélien d’un accord sur la base des frontières de 1967. La Ligue Arabe, l’Autorité Palestinienne, et désormais le Hamas lui même sont « en faveur d’une solution à deux états selon les frontières de juin 1967. Le seul et unique obstacle est Israël, soutenu par les États-Unis. Voilà le problème, » juge-t-il.

    Transcription des interventions de Norman Finkelstein dans un débat animé par Amy Goodman sur Democracy Now, 8 janvier 2009.

    Certaines archives, que vous pouvez consulter sur le site internet du Ministère des Affaires Étrangères Israélien, ne souffrent pas de contestation. On peut notamment lire qu’Israël a rompu la trêve en Novembre, en entrant dans la bande de Gaza pour tuer 6 ou 7 militants palestiniens. C’est à ce moment là «et je cite maintenant le site officiel Israélien» que le Hamas a riposté, en riposte à l’attaque israélienne, en tirant des roquettes.

    Maintenant, à savoir pourquoi Israël a attaqué ces derniers jours, encore une fois, les données sont assez explicites. Selon le journal Israélien Ha’aretz, le ministre de la Défense Barak avait planifié cette offensive avant même le début de la trêve. En fait, selon l’édition de Ha’aretz d’hier (7 janvier 2009), la planification de l’invasion a débuté en mars. Et la raison en est, je pense, double. Premièrement, il s’agit pour Israël d’augmenter, ce que son gouvernement appelle, sa force de dissuasion, qui pour le dire plus platement, consiste en la capacité d’Israël à soumettre la région par la terreur. Après leur défaite de juin 2006 au Liban, il leur semblait important de transmettre le message que la force de frappe d’Israël était encore capable de terroriser ceux qui oseraient le défier.

    Et la seconde raison de l’attaque tient au fait que le Hamas avait fait savoir qu’il voulait une résolution diplomatique au conflit selon les frontières de 1967. Cela signifiait que le Hamas rejoignait le consensus international, qu’il s’alignait à la grande majorité de la communauté internationale à la recherche d’une solution diplomatique. Les Israéliens se retrouvaient alors confrontés à ceux qu’ils appellent une offensive de paix Palestinienne. Et c’est dans le but de contrer cette offensive de paix qu’ils ont entrepris de détruire le Hamas. Comme il était documenté dans le numéro d’avril 2008 de Vanity Fair par l’écrivain David Rose «qui s’appuyait lui-même sur des documents officiels américains» ceux sont les États-Unis, en collaboration avec l’Autorité Palestinienne et Israël, qui ont tenté un putsch contre le Hamas, putsch que celui-ci a anticipé. Cela non plus, ce n’est plus discutable, cette vérité n’est plus controversée.

    La question maintenant n’est pas de savoir si le Hamas veut diriger mais s’il le peut sous l’embargo que maintient Israël et empêche toute activité économique Palestinienne. Le blocus imposé à Gaza n’a rien à voir avec le Hamas. Des américains ont été envoyés sur place, notamment James Wolfensohn, pour essayer de mettre fin à l’embargo après que les troupes Israéliennes aient été redéployées dans Gaza.

    Le problème majeur a toujours été qu’Israël ne veut pas que Gaza se développe, et qu’Israël ne veut pas résoudre ce conflit par la voie diplomatique. Autant à Damas qu’à Gaza, les leaders Palestiniens ont déclaré à plusieurs reprises leur volonté de résoudre ce conflit en se basant sur les frontières de juin 1967. Les archives sont assez claires. Elles sont en fait sans équivoque. La suite sur cliquez ici.

    Les frontières de 1967 résultent de la résolution 242 des Nations-Unies du 22 novembre 1967 qui instaurait une paix juste et durable au Proche-Orient faisant suite à la guerre des six jours.

    Résolution 242 du Conseil de Sécurité, voir ici.

    Controverse sur l'interprétation de la résolution 242.

    La résolution 242 est sans doute celle qui a fait couler le plus d'encre. Ceci provient de l'ambiguïté née d'une subtile différence entre les textes Anglais et Français (tous deux officiels) qui parlent de retrait « des » territoires occupés en Français et « from territories occupied » en Anglais. Les gouvernements Israéliens veulent seulement prendre en compte cette dernière version parce que dans une acception limitative elle leur permettrait éventuellement de conserver certains territoires occupés. Ceci ne tient cependant pas compte du second considérant, affirmant l'inadmissibilité de l'acquisition de territoires par la force.

    Il apparait clairement que la guerre de Gaza avait été programmée avec le Fatah pour détruire le Hamas et que pour cela, il fallait que le Hamas se rebelle en tirant des roquettes en représailles à l'action Israélienne en novembre tuant 6 à 7 Palestiniens.

    Evolution des frontières d'Israël 1947-2007, cliquez ici .

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    Tout est occupé par Israël, il n'y a pas de territoire Palestinien.

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