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  • Ces socialistes,

    qui font chambre à part,

    et qui ne couchent plus dans le même lit.

    la France est divisée en deux, la rupture est consommée. Les Royalistes ne feront pas partie de la direction. Pour Vincent Peillon lieutenant de Ségolène Royal, adjoint est préférable, «les conditions d'un rassemblement ne sont pas là», le camp royaliste ne participera pas au vote du PS qui à lieu aujourd'hui ou Martine Aubry premier secrétaire présentera son équipe. Que doit-on en penser, pas grand chose, sinon que c'est le reflet des Français impossible de s'unir pour une cause nationale. Personne ne peut être surpris de cet état conséquence d'une fracture profonde entre les Caciques et les Royalistes. Deux femmes, qui misent en série, ne font pas François Mitterrand qui a été capable d'unir, de la gauche à la droite du parti, et bien au-delà, pour constituer une majorité de gouvernement. On dit que nous avons la droite la plus bête du monde, ce n'est pas ce que l'on peut constater, depuis le décès de François Mitterrand elle est aux commandes de la présidence de la république depuis  mai 1995, par contre nous avons la gauche la plus divisée du monde. Cela constitue un problème de démocratie, on le sent bien, l'usure du pouvoir aidant. On pourrait presque penser que nous avons une dictature démocratique tant est la difficulté pour cette gauche de constituer un ensemble cohérent pouvant prendre le pouvoir et le garder face à une droite qui sait ce qu'elle veut, et c'est sa force. Avoir des dogmes socialisants pour certains c'est probablement bien, mais ne pouvoir les mettre en œuvre ne sert à rien, et de plus, l'expérience a montré que bien vite au pouvoir les socialistes ont réajusté le tir eu égard aux réalités, en d'autres termes, si cette gauche ne parvient pas à faire sa mutation notre démocratie risque d'en souffrir.

    Le parti socialiste est donc plus coupé en deux qu'au Congrès de Reims puisqu'il existait une dernière possibilité d'union qui n'a pas été faite. On aurait pu penser que Martine Aubry aurait ouvert une porte aux Royalistes en tenant compte de leurs souhaits, il n'en fût rien. Le texte d'orientation politique du parti, cliquez ici, «sa la ligne politique» a été mise en œuvre sans la participation des Royalistes, et elle leur aurait été présenté dans la matinée de la veille du Conseil national de sorte que c'était à prendre ou à laisser. Cette ligne a été finalement adoptée par ce «parlement» par 146 voix et 72 abstentions sur les 306 conseillés nationaux les Royalistes ayant refusé de participer au vote. Vincent Peillon bras droit de Ségolène Royal a fait remarquer que,

    «aujourd'hui un Conseil national composé de plus de 300 membres a approuvé cette ligne à moins de 150 membres, cela s'appelle une minorité».

    «On peut pas diriger le parti en pensant qu'il y a une bonne partie et une mauvaise partie de ce parti", a lancé Julien Dray».

    En outre, le Conseil a rejeté dans un vote bloqué les  amendements présentés par l'équipe Royal par 123 voix contre 54 sur le texte d'orientation portant notamment sur la stratégie des alliances, et sur le coût des cotisations.

    Donc, nul n'est dupe de la manœuvre et Martine Aubry a beau déclarer que la porte est ouverte, tout en fait a été fait pour qu'elle soit fermée. Les trois motions Delanoë, Aubry, Hamon qui n'ont pu s'accorder lors du Congrès de Reims l'ont finalement été pour que Ségolène, plus que ces partisans soit en dehors du parti. D'ailleurs, elle ne figure dans aucune des directions comme ses partisans, cliquez ici, pas plus que dans la composition du bureau national du PS qui eux y sont présents.

    Comment peut fonctionner ce parti avec de telles divisions, il y a un satellite libre qui rattaché au parti garde sa liberté de parole et de rassemblement dont on ne pourra probablement pas le négliger longtemps. Quel avenir pour Ségolène Royal écartée de toutes responsabilités d'influencer une quelconque orientation. Pour être en position en 2012, elle a besoin de son parti qui ne veut pas d'elle alors qu'elle a été son candidat contre Nicolas Sarkozy. Au vu de l'évolution actuelle du parti ses chances sont nulles, et c'est bien la raison d'une candidature en 2012 qui a fait sa mise à l'écart, bien qu'elle ait obtenu plus de voix que François Mitterrand à la première élection présidentielle contre le général de Gaulle.

    Quelle stratégie peut-elle avoir pour obtenir une nouvelle fois la confiance de son parti ? Elle n'a plus d'horizon sans une remise en cause de la direction de son parti, qui ne pourrait se faire qu'après une cuisante défaite, encore une, à une élection nationale majeure tant ce parti est désavoué par une majorité de plus de 70 % par les Français.

  • Travailler le dimanche.

    Pourquoi pas ?

    Pour un chrétien pratiquant travailler le jour du Seigneur est un péché. C'est un jour de fête ou la famille se réunit pour la messe ou l'on met ses beaux habits, c'est le jour ou la maitresse de maison fait un bon repas qui se prolonge en discutions par une promenade, enfin c'est ce que j'ai connu, il y avait mes tantes, mes oncles, mes cousins et on écoutait les hommes ce qu'ils se disaient, on n'était pas riches.

    Cette coutume qui réunissait la famille avait son charme et n'était pas rétrograde, elle était le fondement même d'une la famille, et au fil des ans elle a disparue pour beaucoup, on ne se réunit plus, on ne se parle plus, on ne se voit plus, la famille n'est plus rien.

    Est-ce un bien, je ne le crois pas, pas pour moi par ce que nous ne sommes pas des bêtes et encore elles se reposent alors que nous, nous en sommes à nous poser la question de légiférer sur la pratique du travail le dimanche !

    Pour d'autres, c'est aussi un jour de repos, un besoin de souffler, arranger son intérieur, faire ses courses, son ménage, la semaine a été dure, stressante, il faut faire le point, réfléchir et avec son épouse et ses enfants si l'on a un peu de temps on en profite pour sortir, faire les magasins voir ce que l'on pourrait acheter, prendre une boisson à la terrasse d'un café, se détendre, voir du monde.

    Pour d'autres c'est la nécessité de travailler plus pour de l'argent, et c'est vrai que pour faire face à un besoin c'est un moyen d'en gagner, mais il faut que ce soit exceptionnel, or j'ai bien peur que, eu égard à l'évolution de notre société qui n'a plus de repères, le travail le dimanche devienne le travail d'un jour de semaine avec un jour de repos à la décision de votre employeur.

    Alors, travailler le dimanche pourquoi pas mais à quelles conditions ?

    Pour Xavier Bertrand, «pourquoi empêcher celui qui le veut de travailler le dimanche ? Le travail dominical, c'est un jour de croissance en plus, c'est du pouvoir d'achat en plus », oui mais on détruit la vie. Nicolas Sarkozy ne cache pas son enthousiasme face à cette réforme qui rencontre pourtant bon nombre de résistances. Il n'y voit que le coté matérialiste le «travailler plus pour gagner plus» pour ne pas augmenter les salaires, la ruine de la société. Selon le rapport Attali, travailler le dimanche devrait être proposé en priorité aux petits commerces des centres-villes, avant de bénéficier aux grandes surfaces. Nombreux sont les acteurs qui souhaitent, par ce biais, s'adapter à la nouvelle conjoncture économique.

    Sans entrer dans le droit législatif, le principe de l'interdiction du travail le dimanche remonte à une loi de 1906, la première à réduire le temps de travail. Toutefois, cette interdiction n'est pas absolue. Pas moins de 180 dérogations en limitent la portée. Or il semble que ce sera au cas par cas sur autorisation du préfet ou du maire, ce qui laisse supposer des influences pour l'ouverture de certains commerces sources de problèmes en perspective. Des dérogations seront accordées aux zones d'activité touristique comme les Champs-Elysées s'il est démontré que les ventes facilitent l'accueil des touristes, ses activités de détente ou de loisirs d'ordre sportif, récréatif ou culturel.
    N'importe quel magasin de vente au détail peut donc solliciter une dérogation auprès du préfet. À Paris, la boutique Vuitton, contrairement à Virgin, peut ouvrir ses portes. Aussi, pour éviter les distorsions de concurrence avec les magasins se trouvant en dehors de la zone touristique, la proposition de loi prévoit de créer dans les grandes villes (Île-de-France, Marseille) des «zones d'attractivité commerciale exceptionnelle» où le travail serait autorisé le dimanche sur décision préfectorale, cliquez ici.

    Ce que prévoit la proposition de loi,

    Les salariés concernés : il ne s'agit pas de généraliser le travail le dimanche, mais de le réserver aux commerces de biens et de services se situant dans les unités urbaines (Paris, Lyon, Marseille, Lille) et à l'intérieur de «zones d'attractivité commerciale exceptionnelle» qui devront être définies.

    Les commerces concernés : quel que soit le secteur d'activité, les magasins situés dans la zone couverte (spas, vendeurs de voitures, maroquinerie...) auront le droit d'ouvrir.

    Le libre-choix du salarié : le texte prévoit un "droit de refus" du salarié.

    Les compensations : repos hebdomadaire un autre jour que le dimanche.

    La rémunération : au moins égale au double de la rémunération habituelle.

    Ce que je ne vois pas ce sont les sanctions prévues contre l'employeur qui sous forme de chantages contraindrait son salarié au travail le dimanche. Il est très aisé pour lui compte tenu de la précarité de la situation d'obliger ses salariés au travail le dimanche sous le prétexte que ce jour est celui ou il peut faire un bon chiffre d'affaire, et ceux, parmi ses salariés, qui ne le voudraient pas seraient de facto mis au placard. J'y vois une grave dérive dont le résultat risque d'être plus mauvais que le bienfait souhaité par cette mesure pour les salariés, il serait étonnant que ce puisse être différent. Et puis on ne comprend pas bien eu égard au chômage

    Bons nombre de députés de la majorité sont contre, une soixantaine des anti voteront contre. Les 60 députés UMP rebelles assurent que le travail dominical détruira plus d’emplois qu’il n’en créera. Et de citer des études (sans en donner les références) qui affirment «qu’un emploi créé dans la grande distribution en détruit trois dans le commerce de détail», ou qu’un emploi créé le dimanche «supprimera trois emplois de la semaine»
    Le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc) concluait qu’une ouverture des commerces non-alimentaires induirait quelque 37 000 créations d’emploi. Mais aussi la destruction des 22 000 emplois dans les commerces non concernés.

    La majorité des Français sont contre le travail le dimanche.

    Selon un sondage Ipsos pour la CFTC et « Famille Chrétienne/RCF/Radio Notre Dame », 63,9% des Français ne sont pas d’accord pour travailler régulièrement le dimanche. Notre site lesinfos.com organisait aussi un sondage sur ce thème. Il en ressort que 65% de nos lecteurs sont contre le travail dominical, cliquez ici .

     

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  • La politique des cas,

    à la politique des clans,

    une nouvelle gouvernance ?

    L'enseignement dans les écoles de commerce fait souvent référence à des cas, dans la mesure où ils se rapportent à des exemples réels bien plus qu'à une théorie générale pour l'approche d'une action de marketing, de même, dans l'étude des problèmes scientifiques les résolutions de cas permettent de bien comprendre et d'assimiler les développements mathématiques, en d'autres termes, les cas sont les exemples concrets d'applications qui sont le complément indispensable de la théorie.

    Dans le domaine politique depuis quelques temps les cas de délinquance de jeunes mineurs de 12 ans et d'autres, de récidivismes de criminels pédophiles libérés et d'autres, de modifications de lois pour satisfaire soit disant un abus, le cas de Bernard Tapie en est un exemple pour le plafonnement d‘indemnités de préjudice moral, le cas de Guy Môquet ce jeune résistant fusillé par les Nazis dont sa lettre à ses parents écrite le veille de sa mort qui fut commentée en classe aux jeunes enfants, si ces cas, et bien d'autres, montrent un visage de notre société, faut-il pour autant légiférer pour qu'ils conduisent à des lois applicables à tous ? C'est ce qu'on appelle vulgairement du populisme qui est le contraire d'une politique réfléchie. Actuellement l'affaire Vittorio de Filippis suscitée par l'interpellation, vendredi, du journaliste de Libération, le chef de l'Etat annonce qu'il va lancer une mission. Elle sera chargée de « travailler à la définition d'une procédure pénale modernisée et plus respectueuse des droits et de la dignité des personnes ». Or selon le bâtonnier Christian Charrière-Bournazel la juge aurait du être suspendue à l'initiative de la justice, et à celle du Conseil supérieur de la magistrature, cet exemple montre que si une personne nantie d'un pouvoir commet un acte non adapté avec l'importance du délit, on va modifier une loi sur la diffamation.

    D'apres les informations fournies par «Le Point.fr», cliquez ici,

    Monsieur Vittorio de Filippis n'aurait pas eu un comportement correct, et les policiers démentent l'avoir insulté. Il n'y a donc pas lieu de modifier la loi.

    Certes ces cas méritent d'être cités comme faits divers dans la presse et les médias télévisuels, celui de Guy Môquet en tant qu'exemple d'une valeur morale, l'affaire Filippis une dérive de pouvoir de la justice, mais de là à faire une loi spécifique à chacun des cas me parait une erreur, d'autant plus qu'il faut qu'elle soit applicable et appliquée. Dans le cas de la délinquance de jeunes enfants de 12 ans, il convient d'être très prudent, la sanction risque d'être plus néfaste que le bien que l'on souhaite obtenir. Peut-on juguler cette délinquance juvénile qui dépend de nombreux facteurs, facteurs de bandes, facteur de société, facteur parental, chacun de ces aspects mérite réflexion sachant que pour ce problème il n'existe pas de solution satisfaisante dans le monde. Il faut bien penser que si l'on condamne les enfants on condamne aussi les parents qui sont en premier lieu responsables de leurs enfants, à 12 ans pour un garçon ce n'est pas un âge de maturité.

    De la politique des cas à celle des clans, c'est ce que chaque jour nous constatons, le clan Sarkozy avec ses amis, celui des riches, le clan des banques qui ont spéculé et que l'on aide de milliards sous le prétexte qu'il faut soutenir les entreprises par des prêts et cela avec notre argent.

    Qu'importe la dette si elle dépasse les trois pour cent du PIB,

    les Français rembourseront, comment peut-il en être autrement ? En d'autres termes ce qui est bon pour ces spéculateurs est bon pour la société comme si ces clans n'avaient d'autres soucis dans, ce marasme économique, que de penser à autre chose qu'à leur situation. Il est bien connu que l'égoïsme est, chez nous, omniprésent. Cette situation loin d'être celle de la période de l'occupation Allemande pendant la seconde guerre n'en est pas moins, par certains cotés, comparable quand à l'égoïsme que l'on constatait, le chacun pour soi.

    La réforme de l'audiovisuel introduite le 08 janvier par Sarkozy au cours d'une conférence de presse en est une autre expression, comment peut-on croire que cette réforme n'à pas pour origine le lobbying de TF1 et M6 et d'Alain Minc à Sarkozy. De plus non content de faire le jeu de ces chaînes, le président de France télévision sera nommé par l'exécutif, après avis conforme du CSA sous réserve qu'une majorité de parlementaires n'y fasse obstacle, comme tous appartiennent au même clan majoritaire, la télévision sera franchement à droite, comment peut-il en être autrement, que devient la démocratie de l'information ? Cette réforme porte atteinte aux valeurs républicaines qui sont le ciment de notre démocratie. Le comble, c'est que nous allons payer par le biais de deux taxes sur les chaînes privées et des opérateurs télécoms et depuis le 26 novembre les propriétaires d'ordinateur récents seraient soumis à la redevance de 116 € pour dégager de nouvelles ressources. Cela n'empêche pas le groupe Bouygues en pleine crise actuelle de réaliser son objectif annuel sur 2008 un chiffre d'affaire de 32,5 milliards d'euros donnant un bénéfice net en progression de 7 % sur 9 mois mais avec une baisse au troisième trimestre.

    En France il y a des clans partout, nous sommes un pays de clans, celui des grandes écoles, des notaires, de la magistrature, de la presse et des médias journalistiques, celui de l'ordre des médecins, des notables en définitive, même celui des chauffeurs de taxis, et chacun défend son pré-carré par égoïsme, la politique est donc le reflet de ces clans.

    Celui des journalistes est très puissant par son influence sur l'opinion, et de plus, il est fermé. Par exemple, je lis des articles sur tous les sujets dans de nombreux supports, et pour certains le nombre de lecteurs est indiqué, or, en une journée plus de 14.000 lecteurs sont affichés pour un article qui ne vaut pas et de loin, certains écrits parus dans des blogs, et qui n'ont pas la vedette de la une dans le quotidien qui les publie. Un esprit de conservatisme de l'information par exemple.

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