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  • La relance économique de Sarkozy.

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    Analyse et réflexions.

    C'est le même son de cloches partout dans les médias on clame le plan de relance de Sarkozy, 26 (à 28 estimation haute) milliards d'euros, priorité à l'investissement écrit Le Monde.fr dans son journal du 05 décembre, c'est bien vrai, mais pas encore effectif, et c'est là que le bas blesse. Ce plan de relance se traduira seulement par 15.5 milliards d'euros supplémentaires, dont seulement 760 millions pour les plus démunis, le compte n'y est pas.

    Pour François Bayrou le plan de relance ne permettra pas de changer le visage de la crise. Il y a beaucoup d'habileté, pour ne pas dire d'illusion, sur sa présentation comptable, estime M. Bayrou, mais, au bout du compte, cela ne représente que 4 milliards d'euros d'investissements réels, soit à peine 0,25 % du PIB. On est très loin de l'effet de levier nécessaire. Ce n'est pas avec ça qu'on va arrêter ou détourner la crise.

    Pour la fondation Terra Nova proche du parti socialiste évalue à «10 milliards et non 26 milliards d'euros» l'impact réel du plan de relance présenté par le président de la République. Dans une note, ce laboratoire d'idées estime que les mesures de trésorerie ne représenteront qu'un milliard d'euros au lieu de 11 milliards et évalue à 5 milliards (et non 10) la réalité des investissements publics prévus, et à 4 milliards les mesures bénéficiant à la consommation.

    christine-lagarde-ministre-de-leconomie.1228486498.jpgChristine Lagarde table sur ce plan pour la création de 100.000 emplois, tout le monde le souhaite mais le problème est trop profond, s'il s'agissait de libérer les petites entreprises, moins de 10 salariés, de charges patronales, on leur retire 14 % de charges sociales à hauteur de 1,6 le SMIG pour les embauches, la mesure sera dégressive, coût financé par l'Etat 700 millions d'euros. Depuis le temps qu'elles ont des charges que l'on réduit, elles n'embauchent pas pour autant, d'autant plus que la plupart sont des sous traitantes des grandes entreprises qui elles licencient ou font du chômage technique, voir le communique du ministère de l'économie de l'industrie et de l'emploi, cliquez ici. Elle a ajouté que ce plan générerait un gain de croissance supplémentaire de l’ordre de 0,8 % établissant ainsi les prévisions pour l’année prochaine entre 0,2 % et 0,5 %.
    Les indemnisations de chômage partiel ou total seront améliorées à hauteur de 500 millions.

    La mesure pour l'emploi et les chômeurs est donc de 1,2 milliards d'euros.

    Depuis longtemps que ce gouvernement espère avoir de la croissance et qu'il n'en a pas, pas suffisamment tout au moins, il ne cesse de se tromper, il n'a pas encore compris, il ne veut pas comprendre, Sarkozy est loin d'être inintelligent, que la croissance s'obtient pas le pouvoir d'achat, et que pouvoir d'achat c'est du salaire et dans ce domaine il ne fait rien autre que :

    les 200 euros aux 3,8 millions ménages les plus démunis pour fin mars 2009 soit 760 millions soit 3 % du total des 26 milliards qu'il affecte au plan de relance,

    d'ici là, il faut quatre mois, ces ménages seront encore plus dans la misère qu'ils ne le sont.
    A cette mesure s'ajoute les transferts sociaux, 370 milliards d'euros qui vont croître de 17 milliards d'euros en 2009 par suite des mesures déjà annoncées revalorisation de 3 % des allocations familiales en janvier et de 6,9 % du minimum vieillesse en avril auxquels s'ajoute le RSA.

    Sarkozy a mal démarré son quinquennat en voulant faire aux riches un cadeau par ce fameux bouclier fiscal qui prive notre économie de plus de 13 milliards qui seraient utiles pour financer ce plan de relance de 15.5 milliards qu'il faudra bien rembourser puisqu'il nous coûte 1,3 % du PIB ce qui le porte à plus 4 % en 2009, 3,1 prévus initialement, se sera aux suivants de le faire à moins que l'on nous serre encore la ceinture avant 2012. On n'a jamais vu de mémoire une gestion aussi mauvaise non seulement la misère s'est accrue et s'accroît, mais en plus nous aurons à supporter le remboursement de ces 15.5 milliards, et ce n'est pas fini.

    Un nouveau plan de relance devrait être nécessaire en France dès janvier ou février, une fois que l'on aura pris conscience de l'importance de la crise, a estimé vendredi Jacques Attali sur RFI. Et pour Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives économiques, ce plan de relance s'apparente davantage à la correction d'un précédent budget trop rigoureux qu'à un New Deal à la française. .

    Notre président ne veut pas reconnaitre l'erreur qu'il a commise.

    Nous avions les caisses vides et nous allons rembourser nos dettes aux entreprises soit environ 11 milliards en impôts sur les sociétés, les entreprises payent en décembre un impôt fondé sur des prévisions de bénéfice qui est versé début avril, il sera remboursé dès le mois de janvier soit 4 milliards, le crédit d'impôt recherche normalement remboursable sur trois ans sera versé début 2009 en une seule fois soit 3,8 milliards, de même pour la TVA soit 3 milliards.
    Les entreprises pourrons accélérer l'amortissement de leurs nouveaux investissements en 2009 ce qui réduira leur impôt sur les sociétés. L'Etat versera un acompte de 20 % et non plus 5 % lorsqu'il passe un marché public.
    Finalement les versements
    qui devaient faits sont anticipés de trois mois, c'est loin d'être sur ces cas un plan de relance, l'Etat paye ses dettes, cela devait être fait en 2009. Le reste apporte un peu d'air se sont de petites mesures.

    On ne cesse, dans les médias, de nous annoncer ce plan comme extraordinaire alors que son analyse montre en fait qu'il n'en ait rien, quand au pourvoir d'achat vecteur de relance par la consommation des ménages. Les 200 € aux plus démunis sont très insuffisants pour une relance d'autant que, probablement, ces personnes n'achèteront pas, préférant garder cet argent pour les mois qui viennent. Seule une augmentation des salaires peut booster la relance économique.

    Pour soutenir l'activité l'Etat va accélérer les investissements publics programmés ce qui permettra de gagner plusieurs années. Ces investissements porteront sur la rénovation des hôpitaux, ils en ont bien besoin, sur les équipements de défense, l'université et la recherche et de l'université, le patrimoine de l'Etat, soit 4 milliards. Par ailleurs entre 2010 et 2019, quatre lignes de TGV seront construites en parallèle. Le but de ce programme est la rapidité, l'emploi, et la pertinence pour l'avenir de ces projets.

    «On ne peut qu'être d'accord sur ce projet, le problème c'est que c'est maintenant qu'il convient d'agir et non dans plusieurs années, les effets d'annonce ne coutent rien, et quand l'on sait que les promesses de Sarkozy ne sont pas tenues, il ne faut pas trop y croire».

    Pour les collectivités locales l'Etat remboursera en une année deux années de TVA soit 2,5 milliards. L'Etat les y aidera en accélérant le remboursement d'une créance de 5 milliards, TVA sur les investissements. Les entreprises publiques financeront 4 milliards d'euros supplémentaires dans la production d'énergie, la rénovation et l'entretien du réseau électrique, gazier, postal et de la RATP.
    Ce sont des projets alors que c'est maintenant qu'il faut agir quand on voit la chute du CAC 40 qui est à moins de 3000 points au 06/12/08.

    Pour le soutien à l'automobile instauration d'une prime à la casse de 1000 € pour l'achat d'une voiture neuve dégageant moins de 160 g de CO2 qui s'appliquera aux véhicules utilitaires légers, coût estimé 200 millions d'euros d'ici la fin 2009. On revient à l'époque des gouvernements Balladur 1994-1995 et Jupé 1995-1996 s'ils détruisent leur voiture de plus de 10ans. C'est à rapprocher de la proposition offrant une seconde voiture pour l'achat d'une neuve, abracadabrantesque.  Cette prime de 1000 € (qui efface une autre prime de 300 euros peu connue et très peu utilisée par les Français pour les véhicules de plus de 15 ans) valable jusqu'à la fin 2009, sera consentie non seulement aux acheteurs de modèles les plus vertueux, rejetant moins de 130 grammes de CO2, mais aussi à tous les véhicules ne recevant ni bonus ni malus, soit entre 130 et 160 grammes de CO2, cliquez ici. Malgré ces critères d'éligibilité larges, le gouvernement semble très prudent sur le poids financier du dispositif le coût de la prime à la casse étant contrebalancé par les recettes de TVA sur les voitures vendues grâce à elle.

    Que représente 1000 € alors que les constructeurs vous font en général des remises plus importantes, et qu'elle incidence cette prime a-t-elle sur ces remises. En outre, il faut avoir vraiment besoin d'une voiture neuve et quand l'on sait le prix qu'elles coûtent cette mesure a peu de chance de booster la vente dans la conjoncture actuelle qui vous conditionne à garder votre argent pour vivre. De plus ceux qui ont ne voiture de plus de 10 ans c'est qu'ils n'ont pas assez d'argent pour en acheter une autre.

    Création d'un fond de restructuration de la filière automobile de 300 millions afin d'aider les sous traitants. Nicolas Sarkozy précise qu’il n’y aura pas d’aide (à l’automobile) sans engagement à ne pas délocaliser, à fabriquer en France les nouveaux moteurs. Les filiales de Renault et PSA spécialisées dans l'octroi de crédits automobile aux particuliers recevront un financement supplémentaire d'un milliard d'euros chacune en deux fois de 500 millions à un taux de 8 %.

    Les procédures d'appel d'offres seront allégées grâce à un décret et une loi de procédure adoptée début 2009. Suppression du seuil de publicité à 90.000 € propre au cadre des marchés publics. Le seuil des marchés publics sera porté de 206.000 euros à 5,15 millions qui sont le seuil Européen. Le niveau d'exemption totale de procédure sera porté de 4.000 à 20.000 euros, et il sera possible d'augmenter de 50 % une commande sans faire d'appel d'offres. C'est la porte ouverte à tous les marchés de complaisance. Les maires pourront augmenter de 20 % le coefficient d'occupation des sols.

    Le logement sera soutenu à hauteur de 1,6 milliards d'euros. Le prêt à taux zéro sera doublé en 2009 s'il est consacré à l'achat d'un logement neuf, coût estimé 600 millions. 70.000 logements supplémentaires vont être construits pour 600 millions, et l'amélioration de l'habitat insalubre sera lancé pour 200 millions d'euros.

    Finalement c'est Patrick Devedjian qui a été nommé ministre de la relance spécialement chargé de l'exécution de ce plan de crise. Il perd son poste de secrétaire général de l'UMP au profit de Xavier Bertrand qui perd son ministère au travail pour le secrétariat général de l'UMP. En fait il cumulera le poste de secrétaire général de l'UMP par intérim avec son portefeuille ministériel. Ce n'est que le 24 janvier qu'il sera confirmé dans ses fonctions au parti, il quittera alors le gouvernement.

    Patrick Devedjian était opposé à la prime à la casse de 1.000 €, interrogé il avait répondu, je n'aime pas, je crois à l'effet d'aubaine dans cette affaire. Quand on regarde les choses de près, on s'aperçoit qu'il y a très naturellement un grand nombre de voitures qui vont à la casse chaque année, et qui bénéficieraient dans ce cas-là évidemment d'une prime inutile.

    C'est donc un plan tout azimut, un saupoudrage de mesures qui étaient prévues en 2009, et dont on accélère la mise en œuvre et pour beaucoup se sont des projets sur les investissements publics. Ce qui est positif ce sont les 11 milliards en impôts de remboursement de dettes qui seront distribués aux sociétés, et les déductions de charges sociales aux petites entreprises, ce qui n'est pas bon pour la sécurité sociale, et cela ne peut booster notre croissance. Le versement des 200 € aux 3,8 millions de ménages les plus démunis peut aider un moment mais c'est un soutien continu des rémunérations qu'il convient de faire par une augmentation des salaires ce qui peut redonner la confiance.
    Or, le livret A verra son taux baisser vers 3, 25 % ou 3 % en février 2009, soit une perte d'environ 1% ce qui devrait conduire pour 220 milliards d'en cours à une récupération d'environ 2,2 milliards sur un an, une fois de plus cette ponction accentue la méfiance contre ce gouvernement qui donne d'un coté et qui reprend de l'autre.

  • Paysages d'hiver

    Lisez, regardez et admirez.

    Un petit poême d'Artur Rimbaud.

    Rêve pour l'hiver.

    L'hiver, nous irons dans un petit wagon rose
    Avec des coussins bleus.
    Nous serons bien. Un nid de baisers fous repose
    Dans chaque coin moelleux.

    Tu fermeras l'oeil, pour ne point voir, par la glace,
    Grimacer les ombres des soirs,
    Ces monstruosités hargneuses, populace
    De démons noirs et de loups noirs.

    Puis tu te sentiras la joue égratignée...
    Un petit baiser, comme une folle araignée,
    Te courra par le cou...

    Et tu me diras: "Cherche!" en inclinant la tête,
    Et nous prendrons du temps à trouver cette bête
    Qui voyage beaucoup...

    La maison dans la forêt

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    Le cygne sur le lac.

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    Le pont éclairé.

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    La chapelle au bord du sentier au soleil naissant.

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    Paysage de montagne au lever du jour.

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    Une vallée

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    Du soleil couchant à la nuit naissante.

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    Un tas de bois pour l'hiver.

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    Les deux amis dans cet enchantement.

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    Le refuge.

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    Les squelettes.

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    Un sous bois au soleil pénétrant.

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    Un lac d'altitude.

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    Les reflets.

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    Les couleurs de la vallée.

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    L'hiver suivant l'automne enchante la nature par son manteau blanc qui purifie et l'endort pour son repos jusqu'au printemps.
  • La lutte des classes

    La hache de guerre va être déterrée.

    L'intervention du Sénateur UMP Philippe Marini, rapporteur général de la commission des finances du Sénat, pour un amendement au projet du budget 2009, qui serait examiné aujoud'hui, concernant les pertes en bourses qui pourraient être déductibles du revenu imposable n'a pas soulevé dans les médias de réactions virulentes, outre celle d'un député socialiste hier sur la 2, et ce matin de Benoit Hamon porte parole du PS.

    Il propose aux particuliers qui ont subi des pertes boursières en 2008, qu'ils puissent les déduire de leurs impôts en 2009 sous les conditions que les opérations de cession d'actions soient d'un montant de moins de 25.000 € intervenues du premier janvier au premier décembre 2008 dans une limite de 10.700 €. De plus, au delà de 10.700 € les sommes perdues pourraient être reportées sur les dix dernières années suivantes. Cela pourrait concerner 6,7 millions de petits porteurs d'après Ouest France ce matin actuDet_-Bourse-pertes-deduites-de-l-impot-_39382-765705_actu.Htm.

    D'après le Figaro.fr 05003-20081208ARTFIG00267-bourse-les-pertes-pourraient-etre-deduites-.php, cet amendement aurait été concocté en collaboration avec les services fiscaux de Bercy et en concertation avec le ministère. C'est bien pensé, pour ces Français qui jouent en bourse, mais pour les autres qui ne jouent pas, que propose-t-il pour qu'ils puissent vivre mieux, rien. Ce qui est extraordinaire c'est que Bercy ne trouve rien à y redire eu égard à la situation de pauvreté actuelle des Français, qui bien plus que ceux qui jouent en bourse sont malheureux, et subissent aussi de plein fouet le crash boursier mondial, et qui auront à rembourser la dette.

    Le jeu boursier comporte des risques c'est pour cela que c'est un jeu, on peut y gagner beaucoup et y perdre aussi beaucoup, mais delà à envisager de rembourser les pertes c'est du jamais vu. Il faut un certain courage, je dirais même du culot et se moquer des Français pour oser présenter ce projet, c'est le retour a une lutte des classes sans merci provoquée par cette droite qui met notre pays dans une misère absolue.

    Combien pourrait coûter une telle mesure, aucun chiffre n'est annoncé, mais on peut l'imaginer, bien que tous les petits porteurs n'ont pas vendu et qui attendent que le CAC 40 remonte, il a perdu 40 % de sa valeur. Si l'on considère que seulement le quart d'entre eux soit, 1,675 millions ont vendus et que la moyenne des pertes serait de l'ordre de 5.000 €, cela fait quand même 8, 375 milliards d'euros, une bricole, quand on a des difficultés pour financer le RSA, sans commentaires.

    Une telle politique ne peut que conduire à des révoltes, c'est de l'inconscience pure, c'est mettre les gens dans la rue, les évènements en Grèce actuellement le démontre bien qu'ils se rapportent à des bavures policières mais ils traduisent un raz le bol général, les gens en ont assez de payer pour les autres, cela commence à faire beaucoup.

    La majorité n'est pas toute unie derrière cet amendement, Patrick Devedjian serait contre ainsi que le Medef ce matin aux infos, a suivre...

    Finalement Philippe Marini retire son amendement, lors du débat budgétaire au Sénat, amendement qui avait rencontré une réprobation quasi unanime. Le texte a suscité ce week-end et lundi un tir de barrage dans le propre camp du sénateur, avec un coup de grâce lundi du Premier ministre François Fillon et la contestation de la gauche, une bonne chose.

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