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  • Comme dit l'autre ou va la République ?

    Mais là ou veut une minorité qui met en otage plus d'un million de voyageurs !

    Support Wikipedia Le récent évènement du RER A qui dessert l'Est et l'Ouest de Paris ou furent bloqués plus d'un million de voyageurs par l'arrêt spontané du personnel des trams sans préavis de grève déposé et sans avoir fait valoir leur droit de retrait, mais aussi sans aucun respect des usagers, pose interrogation républicaine. Pire situation de monopole de nantis, aucun pays au monde ne le tolérerait. Ils ont séquestré ce million de Français qui payent leur transport pour les punir qu'un des leurs cassa le nez d'un coup de boule au conducteur de la rame, il avait bloqué la main du voyageur par une fermeture trop précipitée des portes. Les voyageurs avaient actionné le signal d'alarme ce qui obligea le conducteur à quitter sa cabine pour le réarmer et c'est à ce moment précis qu'il reçut le coup de boule et le voyageur prit la fuite. Certes, on ne peut admettre de se faire justice soi-même et ce voyageur doit être retrouvé pour être condamné. Mais ce conducteur du tram aussi par sa précipitation à fermer les portes car les conséquences peuvent être graves. Pour lui son nez cassé mais pour les usagers une galère sans nom qui heureusement n'eut pas de conséquence humaine autre que celle d'être prisonnier dans les couloirs et les quais par la colère de ces agents de la RATP. Une action de vengeance complètement disproportionnée qui n'empêchera nullement qu'un conducteur soit pris à parti par un voyageur qui en aura marre de leur conduite.

    Le climat tendu que nous subissons, les abus de part et d'autre sont des facteurs aggravants. L'augmentation constante du trafic fatigue le matériel ce qui implique aussi à la modération des cadences.

    Il faut aussi reconnaître que ces conducteurs sont soumis à une cadence de circulation incompatible avec le trafic de cette ligne la plus chargée d'Europe. Et là, la direction de la RATP est aussi responsable d'imposer une cadence qui porte en elle de grands risques humains. Mais du coté conducteur est-ce que la cadence justifie de précipiter la fermeture des portes au risque d'emprisonner la main d'un voyageur parce qu'il met plus de temps qu'il faudrait pour monter dans le wagon à ces heures de pointe ? Les voyageurs sont de toutes sortes avec des enfants, des personnes âgées et des handicapés. Bien souvent compressés par les derniers qui montent, le risque d'être pris par les portes est présent. On à le sentiment que ce fait pèse moins que la rentabilité du trafic pour la RATP. Moi-même je fus prisonnier de la fermeture précipitée des portes parce que le temps de descente et de montée des voyageurs fut jugé trop long par le conducteur de train.

    Une ligne de si fort trafic avec des trams de grande longueur, implique, qu'au moins une personne sur les quais, aux heures d'affluence, contrôle la descente et la montée des voyageurs. Il n'est pas précisé s'il y avait un agent de contrôle, mais la RATP dans son souci de rentabilité réduit son personnel à la limite d'accidents humains, ce qui est impardonnable.

    Pour les syndicats Unsa et SUD c'est la goutte d'eau qui fit déborder le vase. Les conducteurs rejettent la cause sur un problème managérial par la pression de la direction pour respecter les horaires alors que la ligne est «sous-dimensionnée» et que le moindre «petit caillou dans la régulation, une porte qui se ferme 5 secondes trop tard, impacte toute la ligne», expliqua Thierry Babec (Unsa-RATP). 1,2 millions d'usagers par jour empruntent a ligne, il y donc un raz le bol des méthodes de management estima Thierry Garon SUD. En «envoyant des cadres faire rouler les trains» la direction ne peut qu'attiser la colère des conducteurs, jugea Thierry Babec.

    Il est évident que la responsabilité est partagée, mais la prise en otage de plus d'un million d'usagers par les conducteurs dépasse tout ce que l'on peut tolérer. Là, se pose l'application de la loi. A-t-on le droit pour une raison compréhensible d'en arriver à une telle extrémité ? Les conducteurs n'ont pas fait valoir leur droit de retrait, ils sont donc hors légalité et devraient être sanctionnés. Cela est conditionné à un dépôt de plainte de la direction de la RATP ! Comme il s'agit de presque tous les conducteurs de la ligne A, cette plainte ne peut que conduire à une grève générale de ses agents. Hors la grève est légale et le pouvoir judiciaire est confronté entre l'application de la loi et la région Île de France serait privée de transport. Ce serait le bras de fer entre l'autorité républicaine et les agents de la RATP avec au centre les usagers qui seraient dans la galère. Si rien n'est fait c'est la porte ouverte à des abus de cet ordre. On voit ainsi que la République est impuissante à résoudre ce problème sans engendrer un conflit de grande ampleur ou des Français en seraient les victimes.

    Mais le problème ne serait pas résolut pour autant car ces conducteurs sont indispensables à une reprise du trafic. La solution serait de les doubler par d'autres formés spécialement, qu'il faudrait tenir à disposition, ce qui conduirait à des coûts d'exploitation incompatibles avec la rentabilité de ce service public. Actuellement ce sont des cadres qui assurent le remplacement, mais ce n'est qu'un pis aller. On voit ainsi que les limites républicaines sont vite atteintes et sans un pouvoir fort capable de faire respecter la loi, les abus ne peuvent que se développer. Clamer ensuite que la République va dans le mur ce n'est pas que la faute des politiques, c'est aussi celle d'une catégorie de Français.

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