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Finalement le changement pour le président c'est maintenant !

Mais une année dangereuse pour les socialistes malgré l'offensive présidentielle.

Support Wikipedia Tout d'abord je souhaite une bonne et heureuse année à tous mes lecteurs. L'année politique commença par l'interview du président à France inter deux heures matinales de 7 à 9. On aurait pu penser qu'il avait concocté quelque chose qu'il n'avait pas dévoilée dans ses bons vœux de fin d'année. Non, nos problèmes resteront donc les mêmes, mais le virage d'une gauche socialiste libérale de l'exécutif fut réaffirmé. La grogne des médecins généralistes prenant en otage les patients par la carte vitale fut aussi réaffirmée. Les augmentations rituelles de début d'année, tradition oblige, malgré une inflation au plus bas, conduiront à un climat social tendu alors qu'il pourrait aller mieux. Vous avez compris, notre société ne change pas comme change notre président ! Le retour de Sarkozy sur le devant politique, bien qu'il ne l'eut jamais quitté, lui donna des couleurs et de l'audace comme il aima le souligner. Il en avait bien besoin avec ce qu'il prit comme coups en 2014. Il faut dire qu'il fit tout pour cela, se mettant la droite, ses frondeurs, et la gauche contre lui. Dans ce contexte, quelques soient les réformes qu'il envisage de continuer, la droite restera droite dans ses bottes, tandis que la gauche, dans une opposition radicale l’enfoncera un peu plus, voulant sa perte, entrainant ainsi la sienne par le virage de sa base au FN.

Entre ces deux fronts l'horizon hollandais reste sombre, mais ce que l'on ne comprend pas c'est l'obstination des frondeurs à un conservatisme dépassé alors que tout se transforme. Le courrier c'est internet et la Poste, qui en perd, s'enfonce un peu plus avec une augmentation de 7 % en moyenne du timbre poste. De même, la SNCF augmente jusqu' à 2,6 % le prix moyen du billet qui, de ce fait, fait payer aux usagers son incapacité à se réformer. Quant au petit commerce il est de plus en plus étouffé par les hyper surfaces et l'internet. Le virage cyber-libéral du chacun pour soi s'affirme de plus en plus. On ne se dérange plus pour aller au magasin on cherche sur internet et puis on va vérifier ensuite son possible achat.

Tout cela ne fait pas le bonheur de sa gauche «frondiste» qui reste droite dans un conservatisme en fidélité à son électorat. Sa réélection dans une nouvelle Assemblée serait compromise si elle acceptait les réformes, il faut comprendre. Seulement cette gauche, des écolos aux communistes n'existeront que par leurs fans et quand l’influence politique ne sera plus, ne resteront que les souvenirs. Plus suicidaire je ne vois pas. Quelques fois je me dis quelle chance d'avoir ce président, même si ce n'est pas ce que j'espérais, notre état social reste préservé. Que serait la France de Sarkozy ou Marine Le Pen, voire Alain Juppé avec ses 150 milliards d'austérité ?

C'est non seulement un changement de société auquel nous assistons, mais aussi politique, le bi-partisme national UMPS devient un tri-partisme FNUMPS pour évoluer vers un parti musulman démocratique à la tête de l’État en 2022 selon les prophéties de Michel Houllebecq dans son roman «La Soumission», j'y reviendrais plus loin. Un livre à la gloire du FN !

On pensait il y a quelques années que ce serait la droite gouvernementale qui ferait l'apport d'électeurs au FN bien qu'elle ne cessa d'accuser la gauche de jouer pour lui. En fait, Marine Le Pen est bien plus crédible aux électeurs de gauche que de droite par l'argumentaire que l'UMPS ont échoués et qu'il faut essayer le FN. Cela peut se comprendre mais c'est le raisonnement par le vide politique. Comment peut-on imaginer que les précédents gouvernements ne furent pas capables de résoudre la crise de la mondialisation ?

Le mirage d'un changement politique porté sur cette classe sociale très volatile de la société ne peut que conduire au retour de Sarkozy. Marine Le Pen ne peut être élue présidente de la République.

Nous allons avoir l'exemple de la Grèce dont le parti de gauche radicale Syrisa, donné en avance de quelques points, donc en passe de devenir majoritaire qui programme une sortie de la zone euro et l'annulation la dette. Dans un article de France infos de février 2012, l'annulation de la dette grecque nous coûterait quelque chose comme 55 milliards d'euros, public privé confondus, auxquels il faudra ajouter la chute de la Bourse.

Le problème pour François Hollande et les socialistes réside dans l'abstention de l'électorat de gauche et l'on ne voit pas en 2015, aux élections départementales de mars ce qui pourraient faire qu'elles soient moins catastrophiques que les municipales de 2014 jugées, aux dires de Jean-Christophe Cambadélis, les pires que son parti puisse recevoir. Mais, il paraît que François Hollande a stoppé la dégringolade et a commencé le redressement du pays. C'est bien d'avoir de la conviction, d'autant que le moral des Français serait à la hausse de quelques 2 points, seulement !

Dans ce contexte incertain il fallait que le président affirme sa politique pour 2015, ses vœux de fin d'année n'étaient qu'un hors d’œuvre. Son succès sur les otages en deux années et demie, il étaient sept, a montré la qualité de sa politique extérieure en Afrique. De même, sa fermeté sur la livraison des «Mistral» à Poutine et sa visite impromptue entre deux avions marquèrent son engagement à affronter le maître du Kremlin dans une situation de crise avec l'Ukraine. De même, les grandes puissances reconnurent qu'il eut raison sur la Syrie lorsqu'il voulut engager des frappes pour soutenir le mouvement démocratique de libération syrien. Maintenant la partie Est syrienne est passée sous domination Daesch. Des fermetures d'écoles affectent les élèves du primaire et du secondaire à Rakka et dans les zones rurales des provinces de Daïr az Zour et d'Alep. Il est évident que ses prises de position et ses quelques succès commencent à être reconnus.

Mais c'est sur le chômage qu'il échoue et il le reconnait dans son interview en clamant en être responsable, un sacré cadeau à la politique de son prédécesseur, bien que par une feinte, «je ne vais pas dire que c'est la faute de l'étranger, de la crise, de la conjoncture économique». Mais dans son élan à montrer son engagement de réformes, il s'engagea à «changer tout ce qui bloque, empêche, freine et nuit à l'égalité et au progrès» lorsqu'il fut interrogé sur la loi Macron. Voila sa gauche «frondiste» devant ses responsabilités d'autant qu'il ne veut pas utiliser le 49.3 pour faire passer cette réforme. L'autre point chaud de l'interview fut sur l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. «L'aéroport se fera dès que les recours seront épuisés» fut sa réponse. Ce qui, en fait, n'est pas pour bientôt vu les procédures d'appel au Conseil d’État et à la Cour Européenne de justice. Quant au tiers payant, il promit qu'il sera plus simple. «Je comprends les médecins qui disent qu'il ne faut pas que ce soit compliqué. Ils ont parfaitement raison les médecins, il faut qu'on puisse être capables d'être beaucoup plus simples, beaucoup plus efficaces, mais c'est quand même une avancée» clama-t-il.

Il est extrêmement difficile de cerner le gain des médecins. Il dépend des régions, des spécialités pour les spécialistes et pour les généralistes de la prime à la performance. 106.000 euros serait le revenu net annuel moyen déclaré, en 2011, par les médecins libéraux, généralistes et spécialistes, avant impôt. Mais cette moyenne cache des revenus qui vont des radiologues aux anesthésistes aux alentours de 190.000 € pour 85.000 aux psychiatres et pédiatres. Selon un rapport de la Cour des comptes de juin 2014, reprenant des chiffres de la Drees, les médecins en secteur 2 déclarent en moyenne 22. 300 euros par an de plus que leurs collègues en secteur 1, soit 24 % de plus.

Les 57. 493 généralistes, omnipraticiens déclarent, en moyenne, 82. 000 euros de rémunération annuelle, ce qui revient à 6. 800 euros/12 mois. Mais les moins bien payés sont à 3.000 €/ mois. La rémunération des médecins est le payement à l'acte auquel s'ajoute une prime annuelle de performance. Cette prime s'est élevée de 16 % en une année passant de 4.982 à 5.774 en 2013. Le budget consacré à la «rémunération sur objectifs de santé publique » s'élève à 267 millions d'euros, contre 253 millions l'an passé, indiquait Frédéric van Roekeghem, directeur général de l'Assurance-maladie, dans une interview au magazine «Le Généraliste». On ne peut donc pas dire que leur rémunération n'est que de 23 € l'acte ! C'est argument ne tient pas, il n'est que pour noyer le poisson face au tiers payant qui bouscule leur liberté privée. Il est donc logique qu'ils soient contre puisqu'il permet, outre la charge administrative, la connaissance de leurs revenus et surtout leur contrôle. Malgré cela, le tiers payant s'impose pour contrer les abus de certains médecins mais aussi, et c'est le plus important, permettre aux plus démunis l'accès aux soins sans qu'ils aient besoin de payer. 23 € est quand même cher pour une famille avec enfants lorsqu'elle est au Smig. Quant à mettre en otage les patients par la carte vitale et que leurs remboursements soient faits par des feuilles de soin, ce n'est pas ce qui va détendre le climat.

Venons en à Michel Houellebecq qui dans son livre «La Soumission» écrit une histoire qui pourrait devenir réalité sur la poussée musulmane à partir de 2022 constituée par un parti politique dirigé par un certain Mohammed Ben Abbes. Prophétie qui verrait la France de 2022 islamique après le catastrophique second mandat de François Hollande ? Houellebecq par du constat que les partis de centre droit et gauche ont dégradé la France et que seul le FN est la force politique aujourd'hui capable de remettre le pays sur de bons rails. L'élection présidentielle de 2022 se jouerait donc entre Marine Le Pen et Mohammed Ben Abbes un islamiste rassurant. UMP et PS éliminés au premier tour se porteraient sur Mohammed Ben Abbes sous le slogan tout sauf le FN ! Tiré de l'article de l'article du Monde d'Emmanuel Carrère.

Du roman fiction porté par des intellectuels extrémistes de droite tels Zemmour, Finkielkraut qui possèdent les médias pour déverser leur verve. Comment se fait-il que des écrivains modérés ne contrent pas ces fous droitiers qui voient les musulmans maîtres du monde et poussent à la guerre civile !

Je suis Charlie

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