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  • Hervé Gourdel une phase de la guerre contre l'Etat islamique.

    La décapitation d'Hervé Gourdel ce qu'il ne fallait pas faire.

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    Hervé Gourdel randonneur, guide de haute montagne, apprécié par tous ceux qu'ils l'ont connu fut assassiné de la façon la plus sanglante qui soit.

    Support Wikipedia Ce fut l'émoi, le choc, la barbarie à l'état pur, on savait qu'ils décapitaient des otages en Syrie, ce que l'on ne savait pas, par contre, c'est que dans les montagnes Kabyles on décapitait aussi. Un signe d'obédience pour se faire reconnaître par l'organisation d’Al-Baghdadi, le chef de l’EI. En fait, ceci montre la surenchère dans la barbarie entre Abu Bakr Al-Baghdadi et feu Ben Laden. La tête d'Hervé Gourdel servit de passeport. Al Qaïda est dépassée bien que l'EI soit l'émanation d'Al Qaïda. Ce mouvement est né en Irak, lorsque, pour combattre l'occupation américaine de 2003, une poignée d'anciens officiers de l'armée de Saddam Hussein et de fondamentalistes irakiens, rejoints par des djihadistes venus d'Afghanistan, prêtèrent allégeance à Al-Qaida, Le Nouvel Obs. Sa création remonte à 2006, lorsqu'Al-Qaïda en Irak forma avec cinq autres groupes djihadistes le Conseil consultatif des Moudjahidines. Le 13 octobre 2006, le Conseil consultatif proclama l'État islamique d'Irak (EII), lequel se considérait, à partir de cette date comme le véritable État de l'Irak, puis également, à partir de 2013, de la Syrie. Initialement lié à Al-Qaïda, l'EII s'en est progressivement affranchi, Wikipédia. L'État islamique qui prit sa puissance en Syrie en 2011 devint un acteur majeur du djihad dans cette partie du Moyen-orient couvrant les zones sunnites transfrontalières de l'Irak et de la Syrie. Une terre quasi désertique peuplée par les chrétiens d'Irak à Mossoul et par les peshmerga Kurdes. Il s'agit en fait de la guerre de religion séculaire entre sunnites et chiites que Saddam Hussein et le parti baas avaient réussit à maîtriser.

    De ce fait, ces djihadistes puissamment armés avec l'argent du pétrole qu'il extraient des puits qu'ils ont pris par les armes, et qu'ils vendent à des coûts très inférieurs au marché, n'ont d'autre but que de combattre l'État chiite du Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, et ses milices chiites soutenues par l'Iran, un reste de la guerre américaine d'Irak.

    On savait, également, que depuis 2010 des islamistes armés du Magreb islamique se revendiquant d'Al-Qaïda et de ses filiales, avaient déjà assassinés sept otages français. La première organisation, le Front al-Nosra, créé en janvier 2012, prêta allégeance à Al-Qaida. La seconde Daesh, acronyme arabe de l’État islamique, qui apparaît en Syrie début 2013, est beaucoup plus ambitieuse et entend bien supplanter Al- Qaida sur la scène du djihadisme mondial fondamentaliste. Il s'en suit une surenchère à celui qui sera le plus barbare, puisque le Front al-Nostra, la branche syrienne, menaça samedi 27 septembre les membres de la coalition par le biais d'une vidéo diffusée sur internet, Le Monde.

    « Ces États ont commis un acte horrible qui va les mettre sur la liste des cibles des forces djihadistes dans le monde entier », a prévenu Abou Firas Al-Souri, porte-parole d'Al-Nosra. L'offensive des alliés représente une « guerre contre l'islam », a-t-il ajouté.

    De là, à ce que ces différents branches djihadistes d'Afrique du Nord se rattachent à Daesh, il n'y a qu'un pas. Ainsi se forme une toile terroriste capable de combattre les États du Sahel, la Mauritanie, le Nigeria, la Centre Afrique, le Niger, le Tchad, le Soudan, en tout 25 États sans compter la Turquie, l'Irak et la Syrie. Ce n'est donc plus que quelques groupuscules terroristes qui prenaient des otages pour une rançon. C'est une véritable organisation structurée qui, avec des revenus importants. menace le monde occidental.

    L'Algérie depuis longtemps est en guerre contre ces groupuscules éparpilles dans ses montagnes et capables de faire des coups, voir l'article sur l'attaque de centre pétrolier d'In Amenas. Les autorités algériennes les combattent, mais elles ont donc de grandes difficultés a les éradiquer, les montagnes kabyles offrent des caches protectrices. La question que l'on doit se poser est comment le groupe armé Jund al-Khilafah fut prévenu qu'un Français ouvrait une nouvelle voie avec cinq compagnons algériens dans le massif de Tizi Ouzou, et cela quelques jours à peine que l'EI lança son défit contre la France ? Il y a là une coïncidence troublante qui fait peser à un coup monté par des Algériens en relation avec ces djihadistes.

    Deux jours après qu'Hervé Gourdel fut enlevé, par le groupe armés de Jund al-Khilafah et décapité, les pays occidentaux prirent conscience du danger de ces fous d'Allah contre l'humanité. Ces cinq compagnons furent interrogés par les autorités judiciaires et l'on apprit, par El Watan.com, qu'ils ont été relâches, mais restent sous contrôle judiciaire pour ne pas avoir averti de la présence d'un Français parmi eux.

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    Le massif ou l'armée algérienne effectue les recherches pour retrouver le corps d'Hervé Gourdel, document rfi, REUTERS/Louafi Larbi.

    L'engagement britannique auprès des États-Unis et de la France fut approuvé par le parlement anglais avec une large majorité pour des frappes aériennes en Irak, mais aussi le Danemark et la Belgique rejoignirent la coalition pour frapper l'EI. C'est donc une prise de conscience devant le danger que représentent ces djihadistes en Afrique, en Syrie, en Irak, même en Europe.

    Tuer un homme inoffensif que l'on prend, les armes à la main parmi ses compagnons en train de marcher, pour le tuer deux jours après un ultimatum qui ne pouvait qu'être rejeté, ou est le but de ces criminels sinon tuer sauvagement un représentant Français !

    img007Devant la grande mosquée de Paris, les musulmans français ont exprimé le rejet de cette barbarie. Pour eux l'Islam est une religion de paix. Nous musulmans de France disons halte à la barbarie. Ce crime n'est donc pas qu'une attaque contre un Français, mais aussi contre la communauté musulmane qui s'est senti atteinte par cette horreur. L'amalgame est vite fait et il importait que les musulmans de France réagissent. Une campagne fut lancée sur les réseaux sociaux par la Fondation active change avec pour slogan «Not in my name» , pas en mon nom, «ne tuez pas d'innocents en mon nom». Une vidéo de 1,19 minutes fut diffusée à partir de 10 septembre qui montre 10 musulmans hommes et femmes, se succéder pour expliquer, chacun en quelques mots, leur rejet de l'organisation État islamique.

    Vendredi 26 septembre à « Ce soir ou jamais » l'émission de Frédérique Taddeï, portait sur la guerre contre l'État islamique. Étaient présents deux anciens ministres des Affaires étrangères Hubert Vedrine et Dominique de Villepin parmi S. Bessis, F. Encel, J. Doré, P. Conesa, M. Gabriel et Jérémy Rifkin.

    La position pour l'intervention fut soutenue par Hubert Vedrine et la position non interventionniste soutenue par Dominique de Villepin relayée par certains autres. Ce qui m'a paru étrange dans ce débat que je n'ai pu regarder entièrement, c'est le manque de réalisme des opposants. On peut toujours trouver des arguments à tout, mais il arrive un moment ou une décision s'impose et c'est le rôle de responsables de prendre cette décision. Parce que la question fondamentale ne fut clairement exposée, fallait-il laisser l'EI se développer au risque qu'il prenne des proportions importantes ? Bien sur on peut toujours noyer le poisson en trouvant des tas d'arguments aussi justes les uns que les autres pour clamer que l'on ne pourra éradiquer le terrorisme ! Bien sur, nous savons tous que ce qui se passe au Nord de l'Irak est dû à la guerre américano-irakienne qui détruisit le régime de Saddam Hussein, mais est-ce une raison pour laisser l'EI envahir l'Irak ? Pour Dominique de Villepin, ce qu'il importe c'est que les interventions militaires sans des objectifs ciblés ne peuvent être efficaces, la guerre contre le terrorisme ne peut pas être gagnée, ce fut son argumentation majeure. Le terrorisme est une main invisible, changeante, on ne se bat pas contre une main invisible avec les armes de la guerre. Il faudrait donc, pour lui, utiliser les mêmes armes que celles des terroristes, mais il ne dit pas comment ? Un pays à ses propres armes qui ne peuvent être les même que celles des terroristes, et c'est là, que ce pose la question au responsable, quand on n'a pas ces armes que doit-on faire ? De plus l'argument de dire que depuis que le terrorisme est combattu que ce soit en Afghanistan en Afrique ou ailleurs, il n'a fait que se développer. c'est malheureusement un triste constat, mais que serait-il devenu si rien n'avait été fait ? En outre, si la France participe c'est sur l'appel du gouvernement irakien. Et la question est, devions-nous ne pas répondre alors que les peshmergas n'ont pas d'armes capables pour rependre leur territoire, et d'éviter le massacre des chrétiens ? Certes, les pays du golfe qui possèdent près de 500 avions selon Monsieur Villepin auraient les moyens d'intervenir, mais ils ne furent appelés. Et puis, l'argumentaire aurait été de dire que ces pays voulaient envahir l'Irak. La réponse d'Hubert Vedrine, fut de dire que l'intervention était inévitable, qu'il ne s'agit pas du terrorisme en général, mais de ce qui se passe en Irak et en Syrie et que cela atteint un niveau de déstabilisation, de barbarisme de risques de contagion et de sanctuaires qui firent que notre intervention était inéluctable. La clairvoyance de Vedrine contre l'amalgame Villepin.

  • Nicolas Sarkozy ou les deux neurones d'un bonimenteur.

    Mais aussi est-ce que vous me prêtez deux neurones d'intelligence ?

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    Document le Nouvel OBS, Nicolas Sarkozy sur la plateau de France 2, le 21 septembre 2014 (FRANCE 2/AFP).

    Est-ce que vous croyez que si j'avais quelque chose à me reprocher au fond de moi, je viendrais m'exposer dans un retour à la politique comme aujourd'hui ?

    En fait il n'est qu'une victime puisqu'il n'est jamais parti n'ayant pas admis d'avoir été battu !

    Support Wikipedia Qui ne se rappelle pas quelques semaines après avoir quitté l’Élysée, les va et vient à son QG de campagne de ses fidèles qui, de toutes parts, contestaient la victoire de François Hollande. Un véritable offensive s'amorçait dans un gouvernement bis prêt à renverser le président. La droite qui se croit dépositaire de la légitimité politique est fervente de ces actions en bousculant la République. Le moment était propice, François hollande n'avait vaincu Sarkozy que de 1,6 % des suffrages, des ministres novices, un président qui n'avait jamais exercé de fonctions importantes et toute la charge médiatique de ce parti qui poussait. Il fallu quelques rappels de Bernard Debré sur la validité de l'élection de François Hollande et sur la solidité des institutions pour que, petit à petit, ce putsch naissant fasse psitt.

    Ce qui est extraordinaire chez lui c'est sa prétention, sa pédance, il veut rassembler droite, centre, gauche, écologistes, libéraux et former un grand rassemblement pour changer la France. Même pas de Gaulle n'eut cette prétention. J'ai, écouté son interview d'auto satisfaction, de contradictions, j'ai donc retrouvé le même qu' il y a deux ans et demi, les doigts pointés tel le professeur sûr de ses propos. Comme l'a dit François Fillon sur la 2 on ne peut changer ce que l'on a en soi. On sentait bouillir en lui une révolte qui le taraudait depuis 2 ans et demi.

    « Non seulement j'en ai envie mais je n'ai pas le choix ».

    C'est extraordinaire cette prétention, lorsque des indispensables il y en a plein les cimetières ! On en revient à croire qu'il se croit lui-même à force de se rabâcher la même chose. Sarkozy n'a pas changé comme il le prétend seulement, comment aborder son interview, s'il ne le dit pas qu'il est différent ? Il lui faut bien des excuses, l'humilité du départ n'a duré qu'un moment pour qu'ensuite il hausse le ton pour, bien vite, attaquer son successeur, comme l'écrit Françoise Frezzos dans son blog, « le loup a mangé l'agneau ». Attaquer le président même s'il prétend ne pas vouloir polémiquer avec lui, le débat du second tour lui reste dans la gorge.

    «Je n'ai pas menti, que reste-t-il de cette série d’anaphores vous savez, moi président, une longue litanie de mensonges ! ».

    Mais la question est, est-ce que le président a menti lorsqu'il clama cette série d'anaphores ? Nul ne le sait, mais aussi nul sait pourquoi il ne l'applique pas ! Dans cette incertitude on peut dire aussi des mensonges. En fait taper sur le président en ce moment ou 87 % des Français le rejettent, ce n'est pas glorieux d'autant qu'il ne peut se défendre, voir les articles précédents. Sarkozy ne coure aucun risque et comme le clama Fillon tout le monde peut le battre !

    Et puis comment, il a osé casser ce que j'avais fait ! Cela lui reste aussi dans la gorge, comme si ce qu'il avait fait avait été approuvé par les Français ! Cela montre que sa réapparition n'a d'autre but que celui de sa vengeance, tout le reste n'est que du bla-bla-bla. Pour Sarkozy, il était impensable que l'on puisse ré-fiscaliser les heures supplémentaires. Cela montre encore qu'il n'a pas changé, mais s'il avait, comme il le prétend deux neurones d'intelligence, il devrait se rendre compte que ces heures défiscalisées représentaient 8 milliards et étaient payées par tous ceux qui n'en bénéficiaient pas dont les retraités, les chômeurs etc... . De plus, elles permettaient aux entreprises de ne pas embaucher, donc de ne pas réduire le chômage. Le patronat veut que l'on travaille plus, mais ne veut pas réduire le chômage.

    Peut-on dire qu'il a murit sa défaite, non, mais selon lui seulement des erreurs, ce qui n'est pas la même chose. Murir sa défaite consistait à en faire l'inventaire, de ce qu'il fit pendant les cinq années de sa présidence et qui fut désapprouvé. Donc, nous expliquer comment se fait-il qu'à la fin de son mandat la dette de la France était de 1.825 milliards pour 1.210 milliards en 2007 soit une augmentation de 615 milliards sous son mandat. Quant au commerce extérieur il était en 2012 à moins de 67,2 milliards ! Notre industrie est derrière celle de l'Italie. A cela, il faut ajouter qu'il a piétiné les institutions par un pouvoir personnel, dont il s'excuse d'ailleurs, mais c'est dans sa nature, il le dit lui même qu'il ne peut faire confiance aux autres. J'ai changé, mais ce n'est pas la première fois qu'il le dit et il ne change pas.

    Et puis, lui aussi, ne respecte pas ses promesses. En 2007 il annonçait le 15 février sur TF1, c'est,

    « j'ai un projet c'est redonner la parole aux Français par le référendum en annonçant qu'il briguerait un second mandat ».

    Or, dans son interview que propose-t-il le référendum pour lever les blocages des corps intermédiaires. Ceux qui croient cela se mettent le doigt ou je pense. Ajoutez sa vulgarité que je n'ai pas oubliée quant il clama «casse-toi-pauv'con» au salon de l'agriculture le 23 février 2008. De plus, il n'a fait aucune réforme de fond de peur de ne pouvoir être réélu. Et maintenant il se déclare tout neuf et il faudrait le croire ! Il compte sur les difficultés de l'exécutif, le rejet de François Hollande pour se faire une santé mais, il ne suffit pas de clamer,

    « les Français ont dit leurs espoirs, leurs incompréhensions et parfois aussi leurs déceptions ». « J'ai vu monter comme une marée inexorable le désarroi, le rejet, la colère à l'endroit du pouvoir ».

    pour être cru, mais proposer une politique qui fasse l'adhésion et là nous avons vu ses esquives, car de politique il n'en a pas. Même sur le mariage pour tous il fut sibyllin,

    « j'ai vraiment détesté la façon dont ça a été mené. Beau résultat pour un président qui prétendait rassembler la France. Il l'a divisée, il a monté les uns contre les autres comme jamais. On a humilié la famille, tout un tas de gens qui sont descendus la rue, ils se sont radicalisés. Je n'utiliserai pas les familles contres les homosexuels, comme on a utilisé les homosexuels contres les familles ».

    Un gros mensonge, François Hollande n'a pas utilisé les familles contre les homos, c'est la droite qui l'a fait en provoquant des manifestations insurrectionnelles comme elle sait le faire. En fait, ce fut une diversion pour ne pas prendre position, sachant que sa famille comme, il le dit, n'a pas de position affirmée sur ce point.

    Murir sa défaite consistait a reconnaître le bilan qu'il laissa à son successeur sur le chômage, les entreprises, la compétitivité et sur le commerce extérieur, mais c'est du détail. Avouer cela, il ne le pouvait pas tellement imbus de lui. En fait, il demande de l'indulgence pour ses erreurs mais pas de mea-culpa.

    Son objectif c'est tout d'abord de prendre l'UMP, « je suis candidat à la présidence de ma famille politique écrit-il sur sa page facebook ». Il veut transformer l'UMP de fond en comble en bâtissant une formation politique du XXIème siècle, il a reçu la lumière qui fera de lui un grand. Mais auparavant, il lui faudra régler l'affaire Bygmalion et les dépassements de ses frais de campagne de 18. 556. 175,95 euros de fausses factures, selon les conclusions de l'enquête préliminaire dont Le Monde prit connaissance. Ses frais de campagne de 2012 se montent en réalité au coût d'environ 41 millions, bien au-delà du plafond légal de 22,509 millions d'euros ! Et qui peut croire un seul instant qu'il n'était pas au courant sachant que la dette cumulée voisine les 74 millions ? Selon Mediapart Sarkozy aurait dissimulé 17 millions d'euros de frais de campagne aux autorité de contrôle en 2012. Et puis, il aura à éliminer son ami qu'il vénérait lorsqu'il était petit, ce bon vieux Juppé, mais comme le Canard du 24/09 le relate, page 2, il ne fait pas le poids, « mais je vais le tuer », et la réplique tout aussi brève fut « tu sais ou me trouver ». Voilà qui promet des jours heureux

    Si l'on ajoute à cela les autres affaires qui le menace, Tapie, Karachi, le supposé financement libyen, les écoutes téléphoniques, les sondages de l’Élysée, des autres détails. D'ici deux années et demi, peut-on s'attendre qu'au moins l'une d'elles le fasse réfléchir ? Pas sûr il est tellement fort !

    Logiquement, il prendra l'UMP avec un autre nom, quant à l'élection présidentielle de 2017, seul objectif de retour sur l'aire politique, il a une chance si les socialistes sont éliminés au premier tour, ce qui est déjà écrit. En affrontement direct contre Marine le Pen, il se retrouve président pour cinq années. Seule une affaire judiciaire peut l'en empêcher.

  • Le président fera son devoir jusquà la fin, mais on a bien compris

    qu'il ne se présentera pas en 2017.

    image de septembre et octobre 2014

    Document Métro-News, photo AFP, la riposte tranquille

    Le dernier rempart sera tombé avant la catastrophe sociale.

    Tous ceux qui l'ont jeté aux orties n'aurons que le regret de l'avoir injustement rejeté.

    Support Wikipedia Les décennies de luttes sociales ne seront plus qu'un souvenir pour ceux qui y ont participé, il ne fait aucun doute que François Hollande ne se représentera pas. Pourquoi le ferait-il, insulté, vilipendé, rejeté par 87 % des Français alors, il fera sa pénitence de président pour redresser la France jusqu'au bout, du début du commencement de la réduction des avantages sociaux. Parce que la droite qui reviendra ne fera pas du Hollande qui réforme lentement vers l'équilibre de nos finances. La droite sarkoziste qui fait le forcing à force de pub sur BFMtv sera brutale à l'image de la droite forte de son équipe, prétentieuse, prônant de 100 à 150 milliards d'économie sur les dépenses, bonjour les dégâts. Après qu' elle aura réduit voire laminé les avantages sociaux, ne vous faites pas d'illusion, à l'image de François Bayrou, elle aura modifié le Code du travail, qui dans un geste indigne le jeta sur la table avec celui de la Suisse lors de l'émission des paroles et des actes qui suivit la conférence de presse de François Hollande. Quel respect pour tous les Français qui ont combattus pour une meilleure existence face aux abus des patrons.

    Comparer notre Code du travail à celui de la Suisse montre le mépris de ce Monsieur pour les ouvriers. J'avais envie de crier quand j'ai vu ce geste car si notre Code du travail est indigeste, incompréhensible, lourd, il est l'histoire des combats contre un patronat qui fut sectaire voire inhumain pendant une grande période de notre histoire. Ce ne sont pas les ouvriers les responsables mais lui même, car ils étaient subordonnés à ses ordres. Et ils se sont défendus pour faire petit à petit ce Code du travail, qui, certes a besoin d'être remanié mais pas jeté pour le montrer comme la cause d'un frein à l'embauche, une honte.

    L'argument qui consiste à dire qu'il vaut mieux un Code du travail dépouillé pour embaucher, que des chômeurs, est tout simplement une arnaque visant à crédibiliser les Français. Si sa modification sur les seuils sociaux et le travail le dimanche peuvent donner de l'embauche, cela n'a rien à voir avec le chômage qui est lié à la croissance ! Le Code du travail n'a jamais fait 5 millions de chômeurs !

    Comparer la Suisse à la France en matière de législation du travail revient à ne rien connaître de ce pays. La Suisse pays libéral, riche, banquier du monde pratiquant le secret bancaire et havre des évadés fiscaux, ne peut avoir un Code du travail représentatif des relations patronat syndicat de notre pays. La mentalité des Suisses n'a rien à voir avec celle des Français. Cette comparaison n'est donc qu'une provocation contre ceux qui travaillent, qui se battent pour leur existence. Mais de cet homme, il ne faut pas s'en étonner, imbus de sa personne, fourbe et hypocrite et capable de tous les coups.

    J'ai commencé à travaillé à l'âge de 16 ans en 1945, je connais bien ce qu'étaient les conditions de travail à cette époque. Les usines étaient sombres, sales, on travaillait parmi les courroies et les poulies dans un bruit ambiant assourdissant des presses d'outillage qui n'étaient pas loin, dans un air chargé de vapeur d'huile. Les femmes qui alimentaient les presses, les mains attachées par précaution, au cas elles auraient fait une fausse manœuvre, pendant huit heures, le risque était présent. Elles ne pouvaient faire un besoin naturel sans que le chef en donne l'autorisation et le temps était contrôlé. On mangeaient à la gamelle sur un coin d’établi, pas de réfectoire et toujours dans ce bruit qui n’arrêtait pas. On pointait matin midi et soir pour ceux qui sortaient et si l'on arrivait en retard, c'était un quart d'heure qui n'était pas payé. Quant aux vestiaires et lavabos avec les toilettes ce n'était pas triste, mais à 16 ans on s'habitue à tout et les salariés n'avaient pas le choix. Ces conditions étaient dures et on virait facilement les salariés mécontents. Le syndicalisme naissant n'était pas encore ce qu'il est devenu. C'est donc bien à cause de ces conditions, et de bien d'autres, que ce Code du travail est devenu si lourd.

    Ce Code représente un progrès social dont tous les Français salariés comme patrons, car il fonctionne dans les deux sens, ce que ce Bayrou ne connait pas, ils en ont profité et profitent encore. Sans lui les abus, salariés ou patronaux n'auraient pas de limites, et quand j'entends dire que l'on ne peut licencier sans que le patron se retrouve aux Prudhomme, cela montre la mentalité de ceux qui voudraient le faire sans aucun respect des règles de protection des salariés. Le carnet de commandes ne justifie pas tout. On ne voit cela que dans des pays socialement sous développés. S'il y a des tribunaux prudhommaux c'est bien parce qu'il y eut et il y a des abus salariés et patronaux.

    Les Français sont prêts à sacrifier tout ce qu'ils ont pour obole patronale !

    La provocation patronale de la vieille de la question de confiance de Manuel Valls le démontre sans ambiguïté. Proposer un Smic au rabais, la suppression des 35 heures pour ne pas payer les heures supplémentaires, et la suppression de deux jours de congés, ce qui ne donnera pas un iota de croissance. Ajoutez à cela, la retraite à 65 ans, le CDI supprimé, autant de régressions sociales qui devraient faire réfléchir ceux qui veulent jeter François Hollande aux orties.

    Bien sûr les conditions de travail ont évoluées heureusement, mais l'ignorance de certains responsables politiques du monde ouvrier en dit long sur leur valeur sociale quand on jette le Code du travail devant des millions de téléspectateurs. Comment croire qu'ils puissent résoudre les problèmes des Français. Aucun des responsables politiques présents de Marine Le Pen à Pierre Laurent ne s'est élevé contre ce geste dégradant. Seule cette femme, syndicaliste de Force ouvrière sauva l'honneur. Il est temps que la politique vienne aussi du peuple afin que ce ne soit pas toujours les mêmes qui pendant des décennies en font leur métier.

    Sarkozy pointe à nouveau son nez, avec les mêmes, sans jamais être parti, ou est le renouveau politique de cette droite qui ne devrait plus exister eu égard aux affaires qu'elle traine ? Nulle part un homme politique mis en examen ne pourrait réapparaître politiquement, qu'elle image donne-t-on au monde !

    Que l'on aimerait que ceux qui prétendent guider les Français soient propres, pas comme Cahuzac, pas comme Thévenoud, mais aussi Balkany mis en examen qui est encore sur les bancs de l'Assemblée nationale. Quand le patronat pratique la surenchère quand il bénéficie depuis cet été du CICE qui donne 6 % de réduction des charges avec une baisse d'au moins 6 % sur la parité de l'euro, on voit que, comme certains politiques, il n'a aucun scrupule.

    J'ai écouté le président et contrairement à ceux de mauvaise foi, je trouve qu'il fut bon, émouvant, sincère et parfois pathétique. Quand je lis sur le Point l'article de Charlotte Chaffanjon, «Deux heures pour du beurre», je trouve que c'est de l'irrespect et un jugement guidé dans un but partisan. De même quand j'entends cette nouvelle chroniqueuse à ONPC dire que le président n'a rien dit, je trouve cela révoltant. Laisser la liberté totale à la presse et aux médias comme il le laisse faire c'est finalement agir contre lui-même lorsque de tels propos sont prononcés. Quant on a des Français qui ne respectent plus rien c'est notre démocratie qui est en péril.

    Non François Hollande n'a pas parlé pour ne rien dire, il a expliqué sa politique et mis les choses au point. On peut ne pas aimer sa politique, mais elle est la plus adaptée dans le contexte actuel ou il faut à la fois réformer, c'est à dire réduire notre endettement, aider les entreprises sans oublier les ménages du bas de l'échelle et le tout dans une zone euro sans croissance ou presque, mais aussi lorsque l'on n'est pas soutenu par les Français. Il a une majorité parlementaire, n'en déplaise à ceux qui voudraient qu'il parte avant la fin de son mandat, parce qu'ils savent très bien qu'il aura des résultats positifs, même s'ils tardent à venir. Dans une ambiance hostile il mit ces journalistes, qui ne cessent injustement de le critiquer, devant leurs responsabilités leur répondant du tac au tact.

    Quand Nicolas Sarkozy se présente avec pour staff, un ancien directeur de la police nationale Frédéric Péchenard, qui eut à intervenir pour étouffer une conduite en état d'ébriété de son fils et d'empêcher sa garde à vue, qui sera son directeur de campagne, et Michel Gaudin, ancien préfet de police de Paris, et ami frère de Claude Guéant, qui dirigera son cabinet et le sondeur Pierre Giacometti, spécialiste des analyses d'opinion, on voit de suite son orientation politique basée sur les sondages. Le député-maire de Tourcoing, Gérald Darmanin sera, lui, le porte-parole, avec un cabinet sous l'aile de Brice Hortefeux.

    François Hollande déclara sur les sondages, « il n'est écrit nulle part dans la Constitution que ce serait un sondage qui ferait que le pouvoir pourrait être exercé ou pas » c'est toute la différence avec Nicolas Sarkozy qui, pour lui, l'opinion garantie le succès, certes, mais pas le redressement de la France. CQFD.

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