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Nicolas Sarkozy ou les deux neurones d'un bonimenteur.

Mais aussi est-ce que vous me prêtez deux neurones d'intelligence ?

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Document le Nouvel OBS, Nicolas Sarkozy sur la plateau de France 2, le 21 septembre 2014 (FRANCE 2/AFP).

Est-ce que vous croyez que si j'avais quelque chose à me reprocher au fond de moi, je viendrais m'exposer dans un retour à la politique comme aujourd'hui ?

En fait il n'est qu'une victime puisqu'il n'est jamais parti n'ayant pas admis d'avoir été battu !

Support Wikipedia Qui ne se rappelle pas quelques semaines après avoir quitté l’Élysée, les va et vient à son QG de campagne de ses fidèles qui, de toutes parts, contestaient la victoire de François Hollande. Un véritable offensive s'amorçait dans un gouvernement bis prêt à renverser le président. La droite qui se croit dépositaire de la légitimité politique est fervente de ces actions en bousculant la République. Le moment était propice, François hollande n'avait vaincu Sarkozy que de 1,6 % des suffrages, des ministres novices, un président qui n'avait jamais exercé de fonctions importantes et toute la charge médiatique de ce parti qui poussait. Il fallu quelques rappels de Bernard Debré sur la validité de l'élection de François Hollande et sur la solidité des institutions pour que, petit à petit, ce putsch naissant fasse psitt.

Ce qui est extraordinaire chez lui c'est sa prétention, sa pédance, il veut rassembler droite, centre, gauche, écologistes, libéraux et former un grand rassemblement pour changer la France. Même pas de Gaulle n'eut cette prétention. J'ai, écouté son interview d'auto satisfaction, de contradictions, j'ai donc retrouvé le même qu' il y a deux ans et demi, les doigts pointés tel le professeur sûr de ses propos. Comme l'a dit François Fillon sur la 2 on ne peut changer ce que l'on a en soi. On sentait bouillir en lui une révolte qui le taraudait depuis 2 ans et demi.

« Non seulement j'en ai envie mais je n'ai pas le choix ».

C'est extraordinaire cette prétention, lorsque des indispensables il y en a plein les cimetières ! On en revient à croire qu'il se croit lui-même à force de se rabâcher la même chose. Sarkozy n'a pas changé comme il le prétend seulement, comment aborder son interview, s'il ne le dit pas qu'il est différent ? Il lui faut bien des excuses, l'humilité du départ n'a duré qu'un moment pour qu'ensuite il hausse le ton pour, bien vite, attaquer son successeur, comme l'écrit Françoise Frezzos dans son blog, « le loup a mangé l'agneau ». Attaquer le président même s'il prétend ne pas vouloir polémiquer avec lui, le débat du second tour lui reste dans la gorge.

«Je n'ai pas menti, que reste-t-il de cette série d’anaphores vous savez, moi président, une longue litanie de mensonges ! ».

Mais la question est, est-ce que le président a menti lorsqu'il clama cette série d'anaphores ? Nul ne le sait, mais aussi nul sait pourquoi il ne l'applique pas ! Dans cette incertitude on peut dire aussi des mensonges. En fait taper sur le président en ce moment ou 87 % des Français le rejettent, ce n'est pas glorieux d'autant qu'il ne peut se défendre, voir les articles précédents. Sarkozy ne coure aucun risque et comme le clama Fillon tout le monde peut le battre !

Et puis comment, il a osé casser ce que j'avais fait ! Cela lui reste aussi dans la gorge, comme si ce qu'il avait fait avait été approuvé par les Français ! Cela montre que sa réapparition n'a d'autre but que celui de sa vengeance, tout le reste n'est que du bla-bla-bla. Pour Sarkozy, il était impensable que l'on puisse ré-fiscaliser les heures supplémentaires. Cela montre encore qu'il n'a pas changé, mais s'il avait, comme il le prétend deux neurones d'intelligence, il devrait se rendre compte que ces heures défiscalisées représentaient 8 milliards et étaient payées par tous ceux qui n'en bénéficiaient pas dont les retraités, les chômeurs etc... . De plus, elles permettaient aux entreprises de ne pas embaucher, donc de ne pas réduire le chômage. Le patronat veut que l'on travaille plus, mais ne veut pas réduire le chômage.

Peut-on dire qu'il a murit sa défaite, non, mais selon lui seulement des erreurs, ce qui n'est pas la même chose. Murir sa défaite consistait à en faire l'inventaire, de ce qu'il fit pendant les cinq années de sa présidence et qui fut désapprouvé. Donc, nous expliquer comment se fait-il qu'à la fin de son mandat la dette de la France était de 1.825 milliards pour 1.210 milliards en 2007 soit une augmentation de 615 milliards sous son mandat. Quant au commerce extérieur il était en 2012 à moins de 67,2 milliards ! Notre industrie est derrière celle de l'Italie. A cela, il faut ajouter qu'il a piétiné les institutions par un pouvoir personnel, dont il s'excuse d'ailleurs, mais c'est dans sa nature, il le dit lui même qu'il ne peut faire confiance aux autres. J'ai changé, mais ce n'est pas la première fois qu'il le dit et il ne change pas.

Et puis, lui aussi, ne respecte pas ses promesses. En 2007 il annonçait le 15 février sur TF1, c'est,

« j'ai un projet c'est redonner la parole aux Français par le référendum en annonçant qu'il briguerait un second mandat ».

Or, dans son interview que propose-t-il le référendum pour lever les blocages des corps intermédiaires. Ceux qui croient cela se mettent le doigt ou je pense. Ajoutez sa vulgarité que je n'ai pas oubliée quant il clama «casse-toi-pauv'con» au salon de l'agriculture le 23 février 2008. De plus, il n'a fait aucune réforme de fond de peur de ne pouvoir être réélu. Et maintenant il se déclare tout neuf et il faudrait le croire ! Il compte sur les difficultés de l'exécutif, le rejet de François Hollande pour se faire une santé mais, il ne suffit pas de clamer,

« les Français ont dit leurs espoirs, leurs incompréhensions et parfois aussi leurs déceptions ». « J'ai vu monter comme une marée inexorable le désarroi, le rejet, la colère à l'endroit du pouvoir ».

pour être cru, mais proposer une politique qui fasse l'adhésion et là nous avons vu ses esquives, car de politique il n'en a pas. Même sur le mariage pour tous il fut sibyllin,

« j'ai vraiment détesté la façon dont ça a été mené. Beau résultat pour un président qui prétendait rassembler la France. Il l'a divisée, il a monté les uns contre les autres comme jamais. On a humilié la famille, tout un tas de gens qui sont descendus la rue, ils se sont radicalisés. Je n'utiliserai pas les familles contres les homosexuels, comme on a utilisé les homosexuels contres les familles ».

Un gros mensonge, François Hollande n'a pas utilisé les familles contre les homos, c'est la droite qui l'a fait en provoquant des manifestations insurrectionnelles comme elle sait le faire. En fait, ce fut une diversion pour ne pas prendre position, sachant que sa famille comme, il le dit, n'a pas de position affirmée sur ce point.

Murir sa défaite consistait a reconnaître le bilan qu'il laissa à son successeur sur le chômage, les entreprises, la compétitivité et sur le commerce extérieur, mais c'est du détail. Avouer cela, il ne le pouvait pas tellement imbus de lui. En fait, il demande de l'indulgence pour ses erreurs mais pas de mea-culpa.

Son objectif c'est tout d'abord de prendre l'UMP, « je suis candidat à la présidence de ma famille politique écrit-il sur sa page facebook ». Il veut transformer l'UMP de fond en comble en bâtissant une formation politique du XXIème siècle, il a reçu la lumière qui fera de lui un grand. Mais auparavant, il lui faudra régler l'affaire Bygmalion et les dépassements de ses frais de campagne de 18. 556. 175,95 euros de fausses factures, selon les conclusions de l'enquête préliminaire dont Le Monde prit connaissance. Ses frais de campagne de 2012 se montent en réalité au coût d'environ 41 millions, bien au-delà du plafond légal de 22,509 millions d'euros ! Et qui peut croire un seul instant qu'il n'était pas au courant sachant que la dette cumulée voisine les 74 millions ? Selon Mediapart Sarkozy aurait dissimulé 17 millions d'euros de frais de campagne aux autorité de contrôle en 2012. Et puis, il aura à éliminer son ami qu'il vénérait lorsqu'il était petit, ce bon vieux Juppé, mais comme le Canard du 24/09 le relate, page 2, il ne fait pas le poids, « mais je vais le tuer », et la réplique tout aussi brève fut « tu sais ou me trouver ». Voilà qui promet des jours heureux

Si l'on ajoute à cela les autres affaires qui le menace, Tapie, Karachi, le supposé financement libyen, les écoutes téléphoniques, les sondages de l’Élysée, des autres détails. D'ici deux années et demi, peut-on s'attendre qu'au moins l'une d'elles le fasse réfléchir ? Pas sûr il est tellement fort !

Logiquement, il prendra l'UMP avec un autre nom, quant à l'élection présidentielle de 2017, seul objectif de retour sur l'aire politique, il a une chance si les socialistes sont éliminés au premier tour, ce qui est déjà écrit. En affrontement direct contre Marine le Pen, il se retrouve président pour cinq années. Seule une affaire judiciaire peut l'en empêcher.

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