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Le président fera son devoir jusquà la fin, mais on a bien compris

qu'il ne se présentera pas en 2017.

image de septembre et octobre 2014

Document Métro-News, photo AFP, la riposte tranquille

Le dernier rempart sera tombé avant la catastrophe sociale.

Tous ceux qui l'ont jeté aux orties n'aurons que le regret de l'avoir injustement rejeté.

Support Wikipedia Les décennies de luttes sociales ne seront plus qu'un souvenir pour ceux qui y ont participé, il ne fait aucun doute que François Hollande ne se représentera pas. Pourquoi le ferait-il, insulté, vilipendé, rejeté par 87 % des Français alors, il fera sa pénitence de président pour redresser la France jusqu'au bout, du début du commencement de la réduction des avantages sociaux. Parce que la droite qui reviendra ne fera pas du Hollande qui réforme lentement vers l'équilibre de nos finances. La droite sarkoziste qui fait le forcing à force de pub sur BFMtv sera brutale à l'image de la droite forte de son équipe, prétentieuse, prônant de 100 à 150 milliards d'économie sur les dépenses, bonjour les dégâts. Après qu' elle aura réduit voire laminé les avantages sociaux, ne vous faites pas d'illusion, à l'image de François Bayrou, elle aura modifié le Code du travail, qui dans un geste indigne le jeta sur la table avec celui de la Suisse lors de l'émission des paroles et des actes qui suivit la conférence de presse de François Hollande. Quel respect pour tous les Français qui ont combattus pour une meilleure existence face aux abus des patrons.

Comparer notre Code du travail à celui de la Suisse montre le mépris de ce Monsieur pour les ouvriers. J'avais envie de crier quand j'ai vu ce geste car si notre Code du travail est indigeste, incompréhensible, lourd, il est l'histoire des combats contre un patronat qui fut sectaire voire inhumain pendant une grande période de notre histoire. Ce ne sont pas les ouvriers les responsables mais lui même, car ils étaient subordonnés à ses ordres. Et ils se sont défendus pour faire petit à petit ce Code du travail, qui, certes a besoin d'être remanié mais pas jeté pour le montrer comme la cause d'un frein à l'embauche, une honte.

L'argument qui consiste à dire qu'il vaut mieux un Code du travail dépouillé pour embaucher, que des chômeurs, est tout simplement une arnaque visant à crédibiliser les Français. Si sa modification sur les seuils sociaux et le travail le dimanche peuvent donner de l'embauche, cela n'a rien à voir avec le chômage qui est lié à la croissance ! Le Code du travail n'a jamais fait 5 millions de chômeurs !

Comparer la Suisse à la France en matière de législation du travail revient à ne rien connaître de ce pays. La Suisse pays libéral, riche, banquier du monde pratiquant le secret bancaire et havre des évadés fiscaux, ne peut avoir un Code du travail représentatif des relations patronat syndicat de notre pays. La mentalité des Suisses n'a rien à voir avec celle des Français. Cette comparaison n'est donc qu'une provocation contre ceux qui travaillent, qui se battent pour leur existence. Mais de cet homme, il ne faut pas s'en étonner, imbus de sa personne, fourbe et hypocrite et capable de tous les coups.

J'ai commencé à travaillé à l'âge de 16 ans en 1945, je connais bien ce qu'étaient les conditions de travail à cette époque. Les usines étaient sombres, sales, on travaillait parmi les courroies et les poulies dans un bruit ambiant assourdissant des presses d'outillage qui n'étaient pas loin, dans un air chargé de vapeur d'huile. Les femmes qui alimentaient les presses, les mains attachées par précaution, au cas elles auraient fait une fausse manœuvre, pendant huit heures, le risque était présent. Elles ne pouvaient faire un besoin naturel sans que le chef en donne l'autorisation et le temps était contrôlé. On mangeaient à la gamelle sur un coin d’établi, pas de réfectoire et toujours dans ce bruit qui n’arrêtait pas. On pointait matin midi et soir pour ceux qui sortaient et si l'on arrivait en retard, c'était un quart d'heure qui n'était pas payé. Quant aux vestiaires et lavabos avec les toilettes ce n'était pas triste, mais à 16 ans on s'habitue à tout et les salariés n'avaient pas le choix. Ces conditions étaient dures et on virait facilement les salariés mécontents. Le syndicalisme naissant n'était pas encore ce qu'il est devenu. C'est donc bien à cause de ces conditions, et de bien d'autres, que ce Code du travail est devenu si lourd.

Ce Code représente un progrès social dont tous les Français salariés comme patrons, car il fonctionne dans les deux sens, ce que ce Bayrou ne connait pas, ils en ont profité et profitent encore. Sans lui les abus, salariés ou patronaux n'auraient pas de limites, et quand j'entends dire que l'on ne peut licencier sans que le patron se retrouve aux Prudhomme, cela montre la mentalité de ceux qui voudraient le faire sans aucun respect des règles de protection des salariés. Le carnet de commandes ne justifie pas tout. On ne voit cela que dans des pays socialement sous développés. S'il y a des tribunaux prudhommaux c'est bien parce qu'il y eut et il y a des abus salariés et patronaux.

Les Français sont prêts à sacrifier tout ce qu'ils ont pour obole patronale !

La provocation patronale de la vieille de la question de confiance de Manuel Valls le démontre sans ambiguïté. Proposer un Smic au rabais, la suppression des 35 heures pour ne pas payer les heures supplémentaires, et la suppression de deux jours de congés, ce qui ne donnera pas un iota de croissance. Ajoutez à cela, la retraite à 65 ans, le CDI supprimé, autant de régressions sociales qui devraient faire réfléchir ceux qui veulent jeter François Hollande aux orties.

Bien sûr les conditions de travail ont évoluées heureusement, mais l'ignorance de certains responsables politiques du monde ouvrier en dit long sur leur valeur sociale quand on jette le Code du travail devant des millions de téléspectateurs. Comment croire qu'ils puissent résoudre les problèmes des Français. Aucun des responsables politiques présents de Marine Le Pen à Pierre Laurent ne s'est élevé contre ce geste dégradant. Seule cette femme, syndicaliste de Force ouvrière sauva l'honneur. Il est temps que la politique vienne aussi du peuple afin que ce ne soit pas toujours les mêmes qui pendant des décennies en font leur métier.

Sarkozy pointe à nouveau son nez, avec les mêmes, sans jamais être parti, ou est le renouveau politique de cette droite qui ne devrait plus exister eu égard aux affaires qu'elle traine ? Nulle part un homme politique mis en examen ne pourrait réapparaître politiquement, qu'elle image donne-t-on au monde !

Que l'on aimerait que ceux qui prétendent guider les Français soient propres, pas comme Cahuzac, pas comme Thévenoud, mais aussi Balkany mis en examen qui est encore sur les bancs de l'Assemblée nationale. Quand le patronat pratique la surenchère quand il bénéficie depuis cet été du CICE qui donne 6 % de réduction des charges avec une baisse d'au moins 6 % sur la parité de l'euro, on voit que, comme certains politiques, il n'a aucun scrupule.

J'ai écouté le président et contrairement à ceux de mauvaise foi, je trouve qu'il fut bon, émouvant, sincère et parfois pathétique. Quand je lis sur le Point l'article de Charlotte Chaffanjon, «Deux heures pour du beurre», je trouve que c'est de l'irrespect et un jugement guidé dans un but partisan. De même quand j'entends cette nouvelle chroniqueuse à ONPC dire que le président n'a rien dit, je trouve cela révoltant. Laisser la liberté totale à la presse et aux médias comme il le laisse faire c'est finalement agir contre lui-même lorsque de tels propos sont prononcés. Quant on a des Français qui ne respectent plus rien c'est notre démocratie qui est en péril.

Non François Hollande n'a pas parlé pour ne rien dire, il a expliqué sa politique et mis les choses au point. On peut ne pas aimer sa politique, mais elle est la plus adaptée dans le contexte actuel ou il faut à la fois réformer, c'est à dire réduire notre endettement, aider les entreprises sans oublier les ménages du bas de l'échelle et le tout dans une zone euro sans croissance ou presque, mais aussi lorsque l'on n'est pas soutenu par les Français. Il a une majorité parlementaire, n'en déplaise à ceux qui voudraient qu'il parte avant la fin de son mandat, parce qu'ils savent très bien qu'il aura des résultats positifs, même s'ils tardent à venir. Dans une ambiance hostile il mit ces journalistes, qui ne cessent injustement de le critiquer, devant leurs responsabilités leur répondant du tac au tact.

Quand Nicolas Sarkozy se présente avec pour staff, un ancien directeur de la police nationale Frédéric Péchenard, qui eut à intervenir pour étouffer une conduite en état d'ébriété de son fils et d'empêcher sa garde à vue, qui sera son directeur de campagne, et Michel Gaudin, ancien préfet de police de Paris, et ami frère de Claude Guéant, qui dirigera son cabinet et le sondeur Pierre Giacometti, spécialiste des analyses d'opinion, on voit de suite son orientation politique basée sur les sondages. Le député-maire de Tourcoing, Gérald Darmanin sera, lui, le porte-parole, avec un cabinet sous l'aile de Brice Hortefeux.

François Hollande déclara sur les sondages, « il n'est écrit nulle part dans la Constitution que ce serait un sondage qui ferait que le pouvoir pourrait être exercé ou pas » c'est toute la différence avec Nicolas Sarkozy qui, pour lui, l'opinion garantie le succès, certes, mais pas le redressement de la France. CQFD.

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