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  • Pourquoi voter puisque rien ne change ?

    Du triomphe de Merkel, au discrédit d'Hollande qu'est-ce cela change ?

    Sarkozy et l'UMP crient contre Schengen mais votent pour.

    L'effondrement de la gauche non socialiste entraine celle de la politique démocrate socialiste !

    L'abstention de 56, 5 % pousse le FN à 24,95 %.

    La France giflée touche le fond par l'affaire Bygmalion.

    Support Wikipedia On le savait, maintenant c'est sûr, il n'y a plus de gauche communiste, elle est partie au FN. La droite reste forte, malgré les casseroles de Sarkozy et les magouilles des comptes de campagne dans l'affaire Bygmalion et une perte d'au moins 8 points. Le PS rejeté à 13,98 %, aucun parti socialiste n'a atteint un tel désaveu. Il n'est plus qu'un parti en proie à son existence sans majorité nationale. C'est très grave car je ne vois pas qui peut le remplacer pour redresser la France. Heureusement que le président tient les rennes encore trois ans. On ne va quand même pas redonner la France a l'UMP avec ses mensonges, ses affaires, son bilan catastrophique, l'UMP doit purger son venin comme le firent les socialistes avec l'affaire Urba, mais à l'époque les partis n'étaient pas financés par les Français, actuellement c'est encore moins pardonnable. De même, on ne va pas donner la France au FN qui, s'il sort vainqueur de cette élection ce n'est pas lui qui a gagné mais l'abstention. En fait un électeur sur dix a voté pour le FN, il faut relativiser et savoir raison garder. Si vous écoutez la presse vous êtes complètement squeezés, elle ne vaut rien !

    Avoir fait, ce que le socialisme fit comme avancées sociale et citoyenne pour être ainsi traité est injuste, d'autant qu'il fait une bonne politique, à la fois de gauche pour les plus démunis, mais aussi nationale pour redresser la France avec la compétitivité des entreprises et internationale par son courage dans une situation difficile, les Français sont inconscients.

    Depuis deux années le FN progresse, tisse sa toile alors la droite ne cesse de jouer avec lui. Le voici en place pour les élections régionales puis présidentielles, mais seul. La marche à monter est encore plus raide. Il faudra qu'il change, mais ce qu'il vient de faire n'est pas un séisme politique, mais simplement profiter du rejet de la politique actuelle et de l'Europe. En fait il n'a aucune politique qui tienne la route, sinon de critiquer.

    Toutes les politiques de droite et gauche qui consistèrent à seulement taper sur les socialistes pour leur profit électoral n'ont fait que le bonheur du FN. Jean-François Copé n'eut et n'a que la vindicte socialiste à la bouche, cet homme à fait le malheur de son parti et de la France, tout autant que Sarkozy qui laissa derrière lui une France en proie aux faillites d'usine, aux licenciements, aux délocalisations, avec un patronat qui a jeté et jette encore les séniors à la charge de la Nation. Quelle honte ! Alors qu'il n'a cessé d'être subventionné sous Sarkozy de milliards qui ont fait la richesse de ses grands patrons, mais qui n'ont pas su affronter la mondialisation. Notre patronat ne pense pas Français, il pense pour lui, avant tout.

    Le merkozy lorsqu'il était au firmament des médias, ce qui montre leur valeur, pouvait charrier la politique italienne mais les Italiens avec les mêmes difficultés que nous, sinon plus, ont un commerce extérieur positif. Ils montrent le dynamisme de leur patronat, et leur président du Conseil fait un carton contre le populisme de Beppe Grillo. Ils lui ont donné une large confiance et donné une leçon aux Français.

    Aucuns de ces politiques, opposés aux socialistes, n'ont pensé, eu égard à la poussée du FN, à ce qui pouvait arriver à la France, seules comptaient pour eux l'hypocrisie et le mensonge. La presse, tout aussi fautive, se délectant des difficultés de l'exécutif laissées par Sarkozy, a, par ses «bashing» répétés contre le président, contribué à mettre la France au fond du trou ! Que n'ai-je entendu à C dans l'air les critiques partisanes proférées par les invités permanents d'obédience droitière. Ce travail de sape de la presse ne pouvait que finir, que part la montée du FN avec le manque de résultat de l'exécutif sur un chômage en progression constante depuis une décennie. La presse, qui est à droite, qui s'est délectée des difficultés de l'exécutif récolte le fruit de son travail.

    Le parlement européen ne change donc pas, il reste majoritaire, 214 conservateurs pour 189 socialistes, c'était assuré d'avance. L'extrême droite et les eurosceptiques auront des difficultés à former un groupe, il faut 25 députés de sept pays différents, mais ils sont noyés dans 751 députés. Alors pas de quoi fouetter un chat.

    C'est un échec sanglant de la gauche, qui, par son sectarisme a décrédibilisé le président en l'affaiblissant devant ses partenaires, une connerie monstre. Il pourra encore moins faire pour redresser la France et faire changer la politique de l'Union européenne. Il lui sera répondu que l'Italie à rejeté le populisme d'extrême droite. Avec 29, 23 % des voix de la gauche socialiste au Front de gauche, contre 55,64 % à la droite FN compris, les carottes sont cuites pour longtemps pour qu'un président social démocrate puisse à nouveau gouverner au centre gauche. Il y a maintenant trois partis dont un, les socialistes qui sont extrêmement fragilisés.

    Mais la droite n'est pas sans reproche, elle récolte aussi le fruit de la politique qu'elle mena pendant des décennies contre le FN en méprisant son électorat. Sa ligne politique, aussi floue qu'imbécile tendant à la fois vers le FN et en même temps vers le centre droit, avec les affaires Sarkozy, elle a provoqué la fuite de son électorat vers le FN en se désolidarisant du centre droit. Mais aussi l'Allemagne qui par son intransigeance à ne pas vouloir comprendre les difficultés économiques des pays du sud refusa toutes mutualisations des dettes. Mais aussi l'inefficacité de la frontière de l'espace Schengen due au ridicule budget de 85 millions qui sont alloués à Frontex même si cet organisme, basé en Pologne, avait en 2010, à la disposition des États membres, 22 avions légers, de 113 bateaux et de 26 hélicoptères ainsi que de radars mobiles, des caméras thermiques et des détecteurs de battements de cœur, pour couvrir une frontière immense. Invraisemblable ! Et puis, ce marché commercial transatlantique, le TTIP entre les États-Unis et l'Europe géré par le commissaire Karel de Gucht qui est amené à régler notre manière de vivre à la française, ne peut que contribuer au rejet de la politique menée par l'Union sous le couvert de la Commission gérée par les chefs d’États et de gouvernement, qui sont les premiers responsables.

    La France se trouve confrontée à un blocage politique, le président ne démissionnera pas, il poursuivra sa politique comme il l'annonça le 26 au 20 heures de France 2 pour réformer la France et réorienter l'Europe. Pourra-t-il le faire affaiblit avec cette gifle ? Il n'abandonnera pas la politique de redressement qu'il conduit depuis deux années pour redonner la France à l'UMP. Il ne dissoudra pas non plus l'Assemblée nationale, il ne pourrait plus gouverner. C'était avant qu'il aurait dû le faire, comme je l'ai écrit, maintenant les dés sont jetés et c'est l'impasse politique.

    La gauche non socialiste comme à son habitude a creusé son tombeau avec 6,34 % .Mélenchon voulant faire le bonheur de la gauche non socialiste a fait celui du FN. Inutile qu'il pleure, bien que se soit pathétique, il voulait défendre, les ouvriers et les employés, qui depuis longtemps ne faisaient plus confiance aux communistes. Sa politique d'obstruction systématique au président Hollande sans discernement des difficultés économiques a contribué à mettre la France, avec la droite, aux mains du FN.

    Les socialistes ne pourront plus sauver la sociale démocratie, seule politique qui maintien les avantages sociaux, mêmes s'ils sont réduits par obligation. Une politique de gauche, non socialiste, aveugle des réalités économiques après le désastre laissé par Sarkozy rejetant ce que le président avait déjà fait, pour une prétention électorale irréaliste, devenir la première force politique de gauche. Quand j’entendis Pierre Laurent à la soirée électorale sur la 2 parler d’Alstom, alors que c'est un problème d'existence politique qui se pose, on ne peut que penser qu'il est, comme ceux qui le soutiennent, en dehors de toutes réalités. Il ne veut pas voir le désastre qu'il fit avec Mélenchon pour combattre le président.

    Aucun des partis d'opposition aux socialistes n'ont de politique autre que celle qui, pour la gauche non socialiste consisterait à creuser le déficit, c'est à dire mettre la France à la merci de taux d'intérêts élevés, et pour la droite consisterait à augmenter la précarité avec son programme de 130 milliards de réformes fiscales et qui, pendant 10 années ne fit rien.

    Ils ont creusé un boulevard au FN, alors que nous sommes la grande Nation qui construisit l'Europe et qui vient, mais de façon virtuelle, de placer le FN premier parti de France ! Même les Italiens n'y sont pas arrivés, le parti démocrate de Matteo Rensi fait 40,81 % contre 21,15 % pour le mouvement cinq étoiles de Beppe Grillo, et 16 8% pour le parti de Berlusconi !

    En Allemagne la CDU fait 35,3 % contre le SPD 27, 3 %. En Espagne, les conservateurs sont en tête, en Croatie les conservateurs sont en tête, en Autriche les conservateurs sont en tête, en Bulgarie le centre droit est en tête, à Chypre les conservateurs sont en tête, au Danemark l'extrême droite est en tête, en Finlande la droite est en tête, en Hongrie les ultras conservateurs sont en tête, en Irlande les indépendants sont en tête, en Lettonie les conservateurs sont en tête, en Lituanie les sociaux démocrates sont en tête, en Pologne les conservateurs sont en tête, aux Pays-Bas recul de l'extrême droite, au Portugal les socialistes devancent le centre droit, en République Tchèque les libéraux sont en tête, en Roumanie la droite est en tête, au Royaume-Uni les euros septiques sont en tête, en Slovaquie les sociaux démocrates sont en net recul, en Slovénie les conservateurs sont en tête, en Suède les sociaux démocrates sont en tête. Sur 20 pays de l'Union 12 ont voté conservateurs, 3 ont voté d'extrême droite, 4 ont voté démocrates, 1 à voté eurosceptique.

    La France par son importance, sème le trouble dans les grandes capitales et parmi les investisseurs étrangers. Quelle confiance peut-on lui accorder dans un tel marasme, quand la politique menée depuis des décennies fluctue de droite à gauche avec maintenant un FN en position de modifier l'équilibre politique ?

    Parmi les régions seules deux sont revenues à la droite, aucune au PS donc tout le reste est au FN. Cela se traduit par 71 département au FN, dans lesquels il fait des scores historiques, par exemple, dans l'Aisne, avec 40,02 % des suffrages, le Pas-de-Calais 38,87 %, l'Oise 38,22 %, la Somme 37,15 %, le Vaucluse 36,42 %, les Pyrénées-Orientales 35,23 % et le Var 34,96 %.

    Le FN franchit également la barre des 30 % dans 18 autres départements, Eure, Haute-Saône, Meuse, Ardennes, Alpes-Maritimes, Haute-Marne, Gard, Nord, Bouches-du-Rhône, Aube, Vosges, Yonne, Moselle, Aude, Tarn-et-Garonne, Orne, Territoire de Belfort et Haut-Rhin.

    Mais, il faut relativiser les résultats, six Français sur dix ne se sont pas déplacés, on ne peut donc conclure à une vraie hécatombe pour les socialistes et un vrai triomphe pour le FN. Le FN, fait 24,95 % sur 43,5 % des votants, or ses électeurs se sont déplacés en masse, de sorte que dans ceux qui ne se sont pas déplacés, il n'en reste peu. Que deviendra le FN lorsque les Français iront voter comme ils le font habituellement, on peut déjà dire que son score sera inférieur à plus de la moitié de celui de ces européennes. Marine Le Pen peut pavoiser mais pas pour longtemps. Je n'ai donc aucune inquiétude sur l'avenir, sauf pour les socialistes démocrates qui n'ont pas de majorité !

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  • Ukraine, Boko Haram, les européennes,

    les actualités du moment dans un climat de tension.

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    Document Sud-Ouest, image extraite de la vidéo, les lycéennes, ont été vêtues de hijab, © Photo AFP/HO.

    Support Wikipedia Les Français sont fatigués, ils viennent de subir les élections municipales, qui ont vu le triomphe de la droite avec le cash plus le sénat en prime, dans une gauche bouffée par le FN, que finalement l'Ukraine et les européennes ne sont pas leurs principal soucis. Le niveau d'abstention qui se prépare le montre. Ce qui compte pour eux c'est plus leurs conditions de vie que ces actualités européenne et mondiale pour lesquelles, ils n'ont, pensent-ils que peu d'influence, même s'ils elles en ont.

    Il y a , c'est sûr, un émoi international sur l'enlèvement de ces 200 lycéennes au Nigeria par cette secte djihadiste dont l'objectif est d'instaurer la charia dans tout le pays. Mais cela reste un émoi parce que l'on ne voit pas comment agir pour leur libération même si les États-Unis, l'Angleterre et la France même Israël après la Chine sont mobilisés. Au total 276 lycéennes furent enlevées le 14 avril dans l’État de Borno, une zone déserte dans le nord-est du Nigéria qui abritait une importante communauté chrétienne. Sur les 276 lycéennes, 53 d’entre-elles réussirent à s’enfuir. Les circonstances de l'enlèvement furent les suivantes, «il était 23 h 30 quand j'ai entendu les premiers tirs, déclare Dunoma Npur, un habitant de Chibok. Quelques minutes plus tard, il y a eu des coups de feu plus intenses autour de l'école, alors nous sommes tous partis nous cacher en brousse. Quand nous sommes revenus le lendemain matin, l'école, la maison du gouverneur local et quelques échoppes étaient brûlées», Le Monde.fr.

    Ce qui arrive, est l'irresponsabilité des gouvernements centraux des pays de cette région au sud du Sahel, ils laissent, au nord, leur population sans protection, à la proie des terroristes. Le Nigeria fait plus de 177 millions d'habitants et c'est un pays riche. Alors attendre sur la Communauté internationale, pour résoudre le problème de ces filles me paraît indécent.

    Le but de Boko Haram, nous le connaissons tous, c'est l'argent. Vendues pour 12 dollars avec une dote comme esclaves sexuelles, ou mariées de force.

    Abubakar Muhammad Shekau le chef de la secte, à l'origine de cet enlèvement, qui apparut dans une vidéo déclara «qu'elles étaient libres, ces filles dont vous vous préoccupez tant, nous les avons en fait libérées et vous savez comment on les a libérées ? Ces filles sont devenues musulmanes », dit-il « nous ne les libérerons qu’après que vous ayez libéré nos frères » emprisonnés par les autorités nigérianes, ajouta-t-il. un tel échange ne concernerait que celles qui ne se sont pas converties à l'Islam.

    La vidéo du leader de Boko Haram par lemondefr

    François Hollande a proposé un sommet sur la sécurité au Nigeria, qui devrait rassembler samedi à Paris, autour de lui, les dirigeants d’au moins cinq pays africains, le Nigeria et quatre de ses voisins, le Tchad, le Cameroun, le Niger et le Bénin. Par ailleurs François Hollande a annoncé le 12 mai avoir «demandé aux Américains et aux Britanniques» de participer à ce sommet, pour «agir ensemble et de manière efficace.

    Mais, qui va acheter ces filles au risque d'être dénoncé par la communauté internationale. De plus l'acheteur s'exposera à des représailles, ce projet fou, n'a aucune chance de se réaliser. C'est la raison pour laquelle, ces filles font actuellement l'objet d'une proposition d'échange avec les autorités nigériennes contre leurs «frères» emprisonnés ?

    L'appel de Michelle Obama

    Le problème qui se pose, comment réduire à néants l'activité de ces groupes djihadistes au désert du Sahel aussi bien dans le massif des ifoghas au nord du Mali comme au sud aux frontières du Sahel, Niger, Nigéria, Chad, Cameroun, Centre-afrique ? Ces groupes, éparpillés, sur un vaste territoire se sont implantés à la suite de la guerre libyenne et la communauté internationale n'a pas réagit laissant la France les combattre au Mali. Les occidentaux sont responsables, pour ne pas être intervenus, comme les pays qui ne s'occupent pas de leur région désertique.

    Mardi 13 mai eut lieu une manifestation de stars médiatiques et politiques à Paris place du Trocadéro, sous le slogan international «#BringBackOurGirls». On y voyait Carla Bruni-Sarkozy aux coté de Valérie Trierweiler, Line Renaud, Sonia Laurent, la réalisatrice Lisa Azuelos, l'actrice Karine Silla et la socialiste Yamina Benguigui, à l'origine de la mobilisation,..., c'est bien, mais cela fait sur enchérir l'exigence des terroristes.

    Sur l'Ukraine on entend n'importe quoi. On vente le coup de maître de Poutine qui montra sa puissance en envahissant le sud de l'Ukraine et annexant la Crimée. Pas un seul instant n'ai-je entendu et lu que c'était facile et que Poutine jouait sur du velours. D'une part les populations du sud, sont majoritairement pro-russes, le référendum qui vient d'être réalisé, le démontre sans ambiguïté, 89 % de oui ! D'autre part, les troupes russes massées à la frontière n'avaient aucune entrave pour investir l'Ukraine, je ne vois donc pas ou est la prouesse de Poutine, qui pouvait l'en empêcher ? Certainement pas le gouvernement de Kiev qui pour légitimer son pouvoir a besoin du référendum prévu le 25 mai. De plus, avec qu'elle armée devant les pro-russes armés jusqu'aux dents et soutenus par Moscou ? Fallait-il engager une guerre civile entre ukrainiens de Kiev et de Moscou ? Fallait-il que les occidentaux interviennent au risque d'une guerre mondiale ? Les choses sont-t-elles qu'il n'y a pas de solution satisfaisante et qu'il semble difficile qu'elles reviennent comme avant. Bien sûr la communauté internationale ne pouvait s'engager et Poutine, qui le savait, jouait comme un chat avec une souris. Que peut faire la communauté internationale d'autre que des sanctions économique et encore ? Les Allemands, les Polonais ont besoin du gaz russe ainsi que les ukrainiens. Quant à nous, la vente de deux navires Mistral à la Russie, est maintenue pour l'instant.

    Ce n'est pas une impuissance occidentale, c'est tout simplement une évolution due au fait qu'il n'y a plus à Kiev de dirigeants à la solde de Moscou.

    Gerhard Schröder, dans le journal Welt am Sonntag, ancien chancelier allemand estima que l'Union européenne fut la principale responsable de la crise ukrainienne.

    «L'erreur essentielle fut dans la politique d'association d'UE. L'UE a ignoré que l'Ukraine est un pays divisé profondément culturellement. Depuis toujours les personnes sont orientées au sud-est de l'Ukraine plutôt vers la Russie et vers l'ouest plutôt à l'UE. On aurait pu parler d'une association, simultanée avec la Russie, «ou» l'association avec l'UE ou l'union de douanière avec la Russie, ce fut l'erreur de début».

    Pour ce qui concerne le rattachement de la Crimée à la Russie, il considère que c'est une réalité, et qu'il n'y a pas à revenir dessus. Quant aux pro-russes ukrainiens, il relativise l'influence de Moscou, «l'idée que le président russe ou le chef du gouvernement ou qui que ce soit qui devrait dire seulement «Basta» et que tout viendrait en ordre», n'est pas réaliste. Quant aux sanctions, il considère «qu'il est toujours préférable de discuter avec le président russe que de faire des sanctions qui pour lui ne servent à rien».

    Reste à savoir, ce qui va se passer, maintenant que la ville de Donestk s'est prononcée comme faisant partie depuis toujours du monde russe, sachant que le séparatiste Denis Pouchiline demanda à la Russie d'envisager «son absorption au sein de la Fédération de Russie», et qu'il n'était pas question d'envisager le référendum du 25 mai autrement que comme un levier pour obtenir des concessions fédérales de Kiev. Comme Kiev dénonce ce référendum comme une farce et que Moscou parle de dialogue pour établir un nouveau statut, la situation risque d'être bloquée pour un temps, d'ailleurs les combats continuent.

    Comment forcer Kiev à accepter la fédération et comment Moscou va réagir à la demande de rattachement de la ville de Donetsk ?

    Les 22 et 25 mai auront lieu les élections européennes dans un climat de rejet qui se fait de plus en plus sentir, les partis populistes des différents pays sont donnés majoritaires au delà de 22 % des voix, et l'abstention au delà de 40 %, alors que ces élections ont une importance capitale, dans la mesure ou la France reste dans l'Union européenne. Tous les partis politiques français se plaignent de la politique européenne, même l'UMP principale responsable avec l'Allemagne de la situation actuelle. Cette politique n'est que le fruit des décisions des chefs d’États et de gouvernement depuis des années, ainsi que du président de la Commission européenne Jean-Manuel Barroso, un libéral sans envergure. La Commission d'obédience droitière peut évoluer plus près des peuples, nous avons pour la première fois l'occasion que le président soit désigné par le vote des députés européens. Deux personnes s'affrontent le libéral Jean-Claude Juncker pour les conservateurs et le social démocrate l'Allemand Martin Schulz pour les socialistes. Si c'est Jean-Claude Junker qui passe, que les Français qui votent à droite ne se plaignent plus.

    Le parlement que nous allons élire, qui fut trop souvent ignoré, aura outre, un droit de proposition sur le futur président de la Commission, la possibilité de voter les lois européennes. Il sera le contrepoids de la Commission à Bruxelles, s'il est social démocrate, alors que le conservateur ne changera rien à la situation actuelle.

    On ne peut pas ne pas voter et en même temps critiquer ce que l'Union fait. L'orientation politique du parlement est donc majeure. Bouder les élections européennes ne mène nulle part dans la mesure où cette institution subsiste et que l'on ne peut s'y soustraire. Mais, de plus, ce qui se trame sous nos yeux est inquiétant. Le traité transatlantique s'invite dans la campagne.

    Des conversations sous le secret ont lieu entre les États-Unis et la Commission européenne, ce qui ne laisse rien présager de bon. Les écologistes et la gauche de la gauche tirent la sonnette d'alarme, avec juste raison. Notre spécificité nationale risque d'être mise en cause. L'eurodéputé Yannick Jadot, tête de liste dans l'Ouest, va jusqu'à déclarer, « soit on va vers une dilution complète dans le grand marché transatlantique avec une capacité très clairement réduite de choix spécifiquement européens, soit on se donne les moyens d'avoir un projet pour une économie durable en Europe». Voir mon article, «Le blog de Jean-Luc Mélenchon un moment de plaisir».

    Il y a plusieurs sujets importants dont le parlement est concerné. Par exemple la frontière passoire de l'espace Schengen, la culture des OGM, la taxe sur les transactions financières, le sixpack, voir, «Du Pacte de stabilité et de croissance au pacte renforcé par le « six Pack », et puis l'uniformisation des conditions sociales par la mise en œuvre d'un SMIC Européen. De plus je ne veux pas manger un poulet nourrit au maïs transgénique de Monsanto.

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  • Je n'ai rien à perdre, vous n'avez plus rien à perdre ?

    Ce qui compte c'est que le pays ait tout à y gagner.

    Si j'ai gagné ce n'est pas parce que j'avais un programme éblouissant, c'est sans doute parce que mon prédécesseur avait échoué !

    La reconquête dans le courage.

    Support Wikipedia Seul contre tous ou presque, une majorité d'une voix à l'Assemblée nationale, avec 41 députés socialistes qui s'abstinrent de voter, 12 écologistes, 3 chevènementistes et 12 Front de gauche qui votèrent contre, le pacte de responsabilité et de confiance et François Hollande ne désarme pas. Les majorités vont être plus difficiles, il faudra négocier à chaque projet. Les députés devraient en être satisfaits, ils vont servir à quelques choses. Iront-ils jusqu'à se faire hara-kiri et provoquer une dissolution ?

    Une droite extrême qui fait des ravages dans les classes populaires, qui, on le sait, sont les plus conservatrices et qui ont la haine des immigrés. C'est leur faute si tout va mal ! J'en sais quelque chose pour avoir subi avec mes parents pendant l'occupation allemande, la morale de bas niveau de ces gens là qui nous invectivaient en nous traitant de sale rital, alors que nous étions plus Français qu'eux ! Les années n'ont pas changé leur mentalité très populiste et très enracinée qui est passée du communiste au Front national, pour ne pas dire au national socialisme. Et cette droite qui ne fit rien pendant 10 années et qui se met à donner des leçons, qui crie au tripatouillage électoral, à l'entourloupe, à la République bananière sur la réforme territoriale avec des entreprises ayant perdu toute compétitivité. Mais aussi cette gauche de la gauche qui bientôt ne sera plus qu'un souvenir tant son comportement est déplorable. Son abstention qui ne mène nulle part, si non à faire élire les gens de droite tout en leur donnant du cash avec le sénat en guise de crise sur le gâteau.

    Situation politique plus ubuesque je ne connais pas. Avec cela, le taux de chômage «ne devrait baisser que faiblement vers la fin 2015», selon l'OCDE. Un organisme international formé d'économistes qui n'a même pas senti venir la crise de fin 2008, c'est dire s'il est crédible. De plus, on peut s'interroger de la validité de ses calculs et s'il a pris en compte l'influence du Cice sur les charges des entreprises qui doit se faire sentir à partir du 15 mai. Avec cela, la Commission européenne qui prédit à 3, 4 % le déficit public par rapport au PIB au lieu des 3 % annoncés par le gouvernement. Là aussi ce sont des économistes qui auraient souhaités une réforme structurelle, mettant à mal notre système social.

    Décidément François Hollande ne leur fait pas plaisir. Qu'à cela ne tienne 3,4 % au lieu de 3 % on ne va chipoter, quand on part de 4,7 % en 2012 avec une dette de 2.000 milliards d'euros, 600 milliards sous la droite et un chômage qui s'est envolé à cause d'entreprises sans vergogne liquidant les plus de 50 ans en masse. Un ensemble de situations et de prévisions qui devraient en décourager plus d'un avec une cote de popularité de 18 à 20 %. Pas le président, il encaisse et continue sa politique, il fait ça pour la France parce qu'avant lui rien ne fut fait. On se demande bien pourquoi puisqu'il ne peut plus être réélu, ce sera pour son successeur.

    La France est sans contestation possible à droite. De plus, les voix de la gauche de la gauche lui manqueront. Se battre dans ces conditions pourquoi sinon avoir son nom dans les livres d'histoire comme le président le plus impopulaire mais le plus courageux.

    Il espérait l'inversion de la courbe du chômage et l'espère encore pour justifier éventuellement de se représenter, mais, il n'a pas comprit que cela ne servait à rien parce que l'on dira qu'il n'y est pour rien. Le chômage ne peut que s'arrêter de lui même de progresser. En fait, il a échoué non pas par sa politique mais parce qu'il a reprit une situation catastrophique sur tous les plans économiques et cela avec un gouvernement sans expérience. Dix ans dans l'opposition, c'est trop dans un tel contexte international, avec des médias qui vont jusqu'à vous filmer pisser, cela ne pardonne pas.

    Mais le courage aurait été aussi de dissoudre l'Assemblée nationale, comme je l'ai écrit, et laisser la droite se battre avec son plan de réformes structurelles de 130 milliards, mais aussi avec ses contradictions, vous voyez les dégâts. Les 41 frondeurs socialistes, les écolos, les communistes, les mélenchonistes et autres au tapis. D'un coup l’hémicycle de l'Assemblée aurait été vidé de cette gauche qui marche à coté de ses souliers. Front national et l'UMP s'affronteraient et François Hollande se marrerait. En 2017 François Hollande reposé, en forme, recevrait dans ses bras son second mandat.

    Non, il est courageux, pas pour lui, mais pour la France, c'est bien aussi. Ce qui signifie aussi que ceux qui sont contre lui n’œuvrent pas pour la France, ce qui confirme ce que j'ai toujours pensé. On fait de la politique son métier avant tout, le bien des Français éventuellement, mais c'est toujours après.

    Alors il répond, le 6 mai, à une invitation de Jean-Jacques Bourdin au terme des deux années de gouvernance ou il eut à éviter que la France ne tombe en faillite. Mais la veille le 5 mai, il fait une annonce au JDD dans laquelle il déclare que le retournement économique arrive. «On est entré dans la deuxième phase du quinquennat, le redressement n'est pas terminé, mais le retournement économique arrive». Le problème est qu'il est le seul à le croire même si ce n'est pas dénué de réalité. Il défend ce qu'il fit, «on a évité l'austérité dans la première phase, on ne sera pas dans la facilité au cours de la deuxième phase. Il y aura une pause fiscale avec une baisse des prélèvements pour les travailleurs. On fera des économies, mais il y aura de la redistribution. On a évité des économies sur la moitié des retraités et sur les fonctionnaires de catégorie C».

    Avec Jean-Jacques Bourdin, il déclare avoir des regrets, «ne pas avoir expliqué la situation au début du quinquennat, ne pas être intervenu dans le débat sur le mariage pour tous pour le faire voter plus vite».

    Aux questions, avez-vous sous-estimé les difficultés économiques ? Avez-vous caché la vérité sur les comptes publics ? Avez-vous égaré les Français qui ont le cœur à gauche en affirmant vouloir combattre la finance ? Pourquoi ne pas avoir dit aux Français tout de suite que vous alliez augmenter les impôts, question idiote tous les Français savaient qu'il augmenterait les impôts. Il répond,

    «on reprend dans l’ordre vos questions. D’abord est-ce que j’ai dissimulé la gravité de la crise ? Non, je l’avais évoquée pendant la campagne présidentielle. Est-ce que je n’ai pas suffisamment dit au lendemain de l’élection que la situation que j’avais trouvée était grave ? Oui, je ne l’ai pas suffisamment dit. Parce que je n’ai pas voulu simplement me défausser», et de conclure qu'il avait un rapport de la Cour des comptes, «qui était déjà suffisamment grave dans ce qu’il signifiait de notre dette, celle de nos prédécesseurs, et du déficit qui m’était laissé. Mais il y a un point que je n’ai pas suffisamment souligné, c’est la dégradation de la compétitivité de l’industrie française, nos pertes de marchés».

    Le clou de cette interview fut sur la réforme territoriale ou François Hollande veut accélérer le processus. Manuel Valls avait évoqué lors de son discours de politique générale, la réduction du nombre de régions de 22 à 12 qui serait effective pour 2018. Et François Hollande enfonce le clou en évoquant un report des élections régionales de 2015 à 2016, ce qui permettrait « d'avoir le temps » de redécouper la carte des régions. « Une réforme majeure doit être portée. Il n'y a plus de temps à perdre. On verra alors qui sont les conservateurs et qui sont les réformateurs », a-t-il déclaré.

    À ce sujet au «C dans l'air» du 06 mai, on a pu constater l'hypocrisie des intervenants qui tous étaient pour la réforme mais tellement peu et qu'il fallut qu'Yves Calvi demande plusieurs fois s'ils approuvaient cette réforme. Ils y trouvaient tant de difficultés et de problèmes qu'ils montraient implicitement leur refus. Et de demander, pour le représentant de la Bretagne un référendum. Il faut dire qu'ils étaient de droite, ce qui aurait été la même chose s'ils étaient à gauche de la gauche. Cela montre que François Hollande est dans le vrai et laisse entrevoir d'importantes difficultés pour le gouvernement à faire passer cette réforme au parlement.

    Pour François Fillon, il n'y a que des pays totalitaires pour faire ça !

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