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Je n'ai rien à perdre, vous n'avez plus rien à perdre ?

Ce qui compte c'est que le pays ait tout à y gagner.

Si j'ai gagné ce n'est pas parce que j'avais un programme éblouissant, c'est sans doute parce que mon prédécesseur avait échoué !

La reconquête dans le courage.

Support Wikipedia Seul contre tous ou presque, une majorité d'une voix à l'Assemblée nationale, avec 41 députés socialistes qui s'abstinrent de voter, 12 écologistes, 3 chevènementistes et 12 Front de gauche qui votèrent contre, le pacte de responsabilité et de confiance et François Hollande ne désarme pas. Les majorités vont être plus difficiles, il faudra négocier à chaque projet. Les députés devraient en être satisfaits, ils vont servir à quelques choses. Iront-ils jusqu'à se faire hara-kiri et provoquer une dissolution ?

Une droite extrême qui fait des ravages dans les classes populaires, qui, on le sait, sont les plus conservatrices et qui ont la haine des immigrés. C'est leur faute si tout va mal ! J'en sais quelque chose pour avoir subi avec mes parents pendant l'occupation allemande, la morale de bas niveau de ces gens là qui nous invectivaient en nous traitant de sale rital, alors que nous étions plus Français qu'eux ! Les années n'ont pas changé leur mentalité très populiste et très enracinée qui est passée du communiste au Front national, pour ne pas dire au national socialisme. Et cette droite qui ne fit rien pendant 10 années et qui se met à donner des leçons, qui crie au tripatouillage électoral, à l'entourloupe, à la République bananière sur la réforme territoriale avec des entreprises ayant perdu toute compétitivité. Mais aussi cette gauche de la gauche qui bientôt ne sera plus qu'un souvenir tant son comportement est déplorable. Son abstention qui ne mène nulle part, si non à faire élire les gens de droite tout en leur donnant du cash avec le sénat en guise de crise sur le gâteau.

Situation politique plus ubuesque je ne connais pas. Avec cela, le taux de chômage «ne devrait baisser que faiblement vers la fin 2015», selon l'OCDE. Un organisme international formé d'économistes qui n'a même pas senti venir la crise de fin 2008, c'est dire s'il est crédible. De plus, on peut s'interroger de la validité de ses calculs et s'il a pris en compte l'influence du Cice sur les charges des entreprises qui doit se faire sentir à partir du 15 mai. Avec cela, la Commission européenne qui prédit à 3, 4 % le déficit public par rapport au PIB au lieu des 3 % annoncés par le gouvernement. Là aussi ce sont des économistes qui auraient souhaités une réforme structurelle, mettant à mal notre système social.

Décidément François Hollande ne leur fait pas plaisir. Qu'à cela ne tienne 3,4 % au lieu de 3 % on ne va chipoter, quand on part de 4,7 % en 2012 avec une dette de 2.000 milliards d'euros, 600 milliards sous la droite et un chômage qui s'est envolé à cause d'entreprises sans vergogne liquidant les plus de 50 ans en masse. Un ensemble de situations et de prévisions qui devraient en décourager plus d'un avec une cote de popularité de 18 à 20 %. Pas le président, il encaisse et continue sa politique, il fait ça pour la France parce qu'avant lui rien ne fut fait. On se demande bien pourquoi puisqu'il ne peut plus être réélu, ce sera pour son successeur.

La France est sans contestation possible à droite. De plus, les voix de la gauche de la gauche lui manqueront. Se battre dans ces conditions pourquoi sinon avoir son nom dans les livres d'histoire comme le président le plus impopulaire mais le plus courageux.

Il espérait l'inversion de la courbe du chômage et l'espère encore pour justifier éventuellement de se représenter, mais, il n'a pas comprit que cela ne servait à rien parce que l'on dira qu'il n'y est pour rien. Le chômage ne peut que s'arrêter de lui même de progresser. En fait, il a échoué non pas par sa politique mais parce qu'il a reprit une situation catastrophique sur tous les plans économiques et cela avec un gouvernement sans expérience. Dix ans dans l'opposition, c'est trop dans un tel contexte international, avec des médias qui vont jusqu'à vous filmer pisser, cela ne pardonne pas.

Mais le courage aurait été aussi de dissoudre l'Assemblée nationale, comme je l'ai écrit, et laisser la droite se battre avec son plan de réformes structurelles de 130 milliards, mais aussi avec ses contradictions, vous voyez les dégâts. Les 41 frondeurs socialistes, les écolos, les communistes, les mélenchonistes et autres au tapis. D'un coup l’hémicycle de l'Assemblée aurait été vidé de cette gauche qui marche à coté de ses souliers. Front national et l'UMP s'affronteraient et François Hollande se marrerait. En 2017 François Hollande reposé, en forme, recevrait dans ses bras son second mandat.

Non, il est courageux, pas pour lui, mais pour la France, c'est bien aussi. Ce qui signifie aussi que ceux qui sont contre lui n’œuvrent pas pour la France, ce qui confirme ce que j'ai toujours pensé. On fait de la politique son métier avant tout, le bien des Français éventuellement, mais c'est toujours après.

Alors il répond, le 6 mai, à une invitation de Jean-Jacques Bourdin au terme des deux années de gouvernance ou il eut à éviter que la France ne tombe en faillite. Mais la veille le 5 mai, il fait une annonce au JDD dans laquelle il déclare que le retournement économique arrive. «On est entré dans la deuxième phase du quinquennat, le redressement n'est pas terminé, mais le retournement économique arrive». Le problème est qu'il est le seul à le croire même si ce n'est pas dénué de réalité. Il défend ce qu'il fit, «on a évité l'austérité dans la première phase, on ne sera pas dans la facilité au cours de la deuxième phase. Il y aura une pause fiscale avec une baisse des prélèvements pour les travailleurs. On fera des économies, mais il y aura de la redistribution. On a évité des économies sur la moitié des retraités et sur les fonctionnaires de catégorie C».

Avec Jean-Jacques Bourdin, il déclare avoir des regrets, «ne pas avoir expliqué la situation au début du quinquennat, ne pas être intervenu dans le débat sur le mariage pour tous pour le faire voter plus vite».

Aux questions, avez-vous sous-estimé les difficultés économiques ? Avez-vous caché la vérité sur les comptes publics ? Avez-vous égaré les Français qui ont le cœur à gauche en affirmant vouloir combattre la finance ? Pourquoi ne pas avoir dit aux Français tout de suite que vous alliez augmenter les impôts, question idiote tous les Français savaient qu'il augmenterait les impôts. Il répond,

«on reprend dans l’ordre vos questions. D’abord est-ce que j’ai dissimulé la gravité de la crise ? Non, je l’avais évoquée pendant la campagne présidentielle. Est-ce que je n’ai pas suffisamment dit au lendemain de l’élection que la situation que j’avais trouvée était grave ? Oui, je ne l’ai pas suffisamment dit. Parce que je n’ai pas voulu simplement me défausser», et de conclure qu'il avait un rapport de la Cour des comptes, «qui était déjà suffisamment grave dans ce qu’il signifiait de notre dette, celle de nos prédécesseurs, et du déficit qui m’était laissé. Mais il y a un point que je n’ai pas suffisamment souligné, c’est la dégradation de la compétitivité de l’industrie française, nos pertes de marchés».

Le clou de cette interview fut sur la réforme territoriale ou François Hollande veut accélérer le processus. Manuel Valls avait évoqué lors de son discours de politique générale, la réduction du nombre de régions de 22 à 12 qui serait effective pour 2018. Et François Hollande enfonce le clou en évoquant un report des élections régionales de 2015 à 2016, ce qui permettrait « d'avoir le temps » de redécouper la carte des régions. « Une réforme majeure doit être portée. Il n'y a plus de temps à perdre. On verra alors qui sont les conservateurs et qui sont les réformateurs », a-t-il déclaré.

À ce sujet au «C dans l'air» du 06 mai, on a pu constater l'hypocrisie des intervenants qui tous étaient pour la réforme mais tellement peu et qu'il fallut qu'Yves Calvi demande plusieurs fois s'ils approuvaient cette réforme. Ils y trouvaient tant de difficultés et de problèmes qu'ils montraient implicitement leur refus. Et de demander, pour le représentant de la Bretagne un référendum. Il faut dire qu'ils étaient de droite, ce qui aurait été la même chose s'ils étaient à gauche de la gauche. Cela montre que François Hollande est dans le vrai et laisse entrevoir d'importantes difficultés pour le gouvernement à faire passer cette réforme au parlement.

Pour François Fillon, il n'y a que des pays totalitaires pour faire ça !

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