Avertir le modérateur

  • Les paroles et les actes du 27 mars de l'entre deux tours des municipales,

    une émission pour exprimer le désamour des Français pour la politique !

    img278

    Capture d'écran.

    Cet article a été rédigé avant la déroute socialiste, dont j'aurais l'occasion d'évoquer

    Support Wikipedia En fait une émission pour une émission, le désamour des Français pour la politique est bien connu et comme les Français demandent tout, que la France est en crise ainsi que l'Europe, la politique à ses limites. C'est bien sur la forte abstention du premier tour des élections municipales, qui motiva cette émission, pour lesquelles l'abstention fut de 35,87 % soit 2,27 points de plus que la précédente municipale de 2008, voir, Municipales 2014 le premier tour du 23 mars. Et c'est vrai que l'abstention aux élections municipales est élevée, mais moins qu'aux cantonales ou elle atteignit 53,64 % au premier tour de 14 mars 2010, moins qu'au référendum sur le quinquennat du 24 septembre 2000 ou elle fut de 69,8 %, moins qu'aux élections législatives de 2012 au second tour ou elle fut de 44,59 % et moins qu'aux élections européennes de juin 2009 ou elle fut de 59,37 %. Donc nous pouvons penser que cette émission n'avait d'autre but, par le service politique de France 2, que de faire une émission entre les deux tours par suite que l'abstention fut surtout un non vote pour la gauche et plus particulièrement contre le gouvernement socialiste, mais aussi par l'éclosion du Front national. Il est bien visible que les journalistes de France 2 sont à droite, c'est à dire qu'ils n'invitent pas les extrêmes Front national, Front de gauche avec les communistes. Et pourtant ces formations de gauche ont fait bien plus que le FN qui fut médiatisé pendant plusieurs jours jusqu'à en faire un fromage. Alors avec tant de pub comment s'étonner que le FN ne fasse pas des conseillers municipaux. Et afin de rétablir un peu d'objectivité dans ces informations biaisées, je reproduis ce que j'ai reçu du blog de Jean-Luc Mélenchon.

    img277

    Le résultat est éloquent, conseillers municipaux Front de gauche + de 2.000 FN 473, quant aux villes gagnées Front de gauche 67, FN 1.

    Les invités de cette émission furent pour la première partie "la fracture démocratique", Michel Sapin, ministre du travail, Brice Teinturier, délégué général d'IPSOS, Laurent Wauquiez, député UMP de Haute-Loire, Roselyne Bachelot, ancienne ministre UMP, Edouard Martin, ancien leader syndical et candidat PS aux élections européennes, Julian Bugier, journaliste, Alexandre Jardin, écrivain et cofondateur du mouvement Bleu-Blanc-Zèbre, Jean-Pierre Le Goff sociologue au CNRS et Salah Amokrane, directeur de l'association Tactikollectif.

    Pour la seconde partie Michel Sapin, Laurent Wauquiez et Edouard Martin répondront aux questions de François Lenglet, Matthieu Pigasse, directeur général de la banque Lazard, Paolo Lévi, correspondant de l'ANSA à Paris et Jean-Louis Bourlanges, ancien député européen et essayiste.

    Mais aucun industriel, aucun ouvrier, aucun ingénieur, aucun commercial, comme si ces personnes ne participent pas aux élections et n'ont pas d'opinion ? Par contre, pour celles qui furent invitées qu'elles sont leur expérience de la vie d'usine, de l'industrie ? Édouard Matin ancien syndicalistes de chez Arcelor Mittal était bien seul, contre des gens qui n'ont jamais mis les mains dans le cambouis. Les journalistes n'invitent pas les acteurs de l'industrie, ils ne sont pas intéressants pour débattre, bien que ce soit eux qui créent de la richesse.

    Il est bien évident que si l'on interroge les mécontents sur la situation politique pratiquée à droite et à gauche, depuis 1958, avec un large avantage pour la droite, que les Français n'ayant pas connu d'autre politique, ne peuvent rejeter, que celle qu'ils subissent depuis si longtemps. Raz le bol, défiance, révolution, affaires politico-judiciaires récentes ne peuvent qu'activer le rejet. Seulement la question concernant la situation de crise dans laquelle nous sommes, ne fut pas posée. Adressez-vous à un chômeur, à une personne qui ne fait que tempester contre tout, qui galère pour vivre et vous avez ces réactions qui furent recherchées pour l'émission. Seulement 8 % des Français ont confiance en la politique et 23 % aux médias, c'est probable dans un état de crise ou le chômage et le pouvoir d'achat deviennent des problèmes et que les résultats se font attendre. Mais de là, à dire ce que Brice Teinturier directeur général d'IPSOS a constaté, que certains Français rejettent la démocratie pour un autre système politique à 24 % qui va jusqu'à 40 % pour les sympathisants du FN, c'est le marqueur d'un fascisme latent qui ne présage rien de bon. Le FN préfère la préférence nationale à la préférence communale, les habitants des municipalités conquises par le FN s'en rendront compte. Le nationalisme de ce parti n'a pas changé il est dans un coin pour ressortir dès qu'il en aura la possibilité. Des extrémistes ont toujours existés et il était prévisible qu'à la fois la politique de l'UMP, qui draine les casseroles de Sarkozy, ses luttes internes, l'échec de 10 années de gouvernance, la France a perdu son industrie, nous ne vendons plus rien, nôtre commerce extérieur est au fond des fonds, que la politique de François Hollande soit sanctionnée par les classes moyennes, par la classe inférieure, le gauche du Front de gauche et les communistes qui veulent leur revanche, mais aussi parce qu'il veut, comme le fit Gerhard Schröder pour l'Allemagne, remettre la France dans la compétitivité. Que se figurent-ils ceux qui ont sanctionnés qu'ils vont avoir d'un coup de l'argent avec la droite qui cache son jeu et le FN qui profite de la situation, alors que nous avons une dette énorme, que nous avons besoin d'emprunter et que nous risquons d'être sanctionnés par les banques sur les taux d'intérêts et la Commission de Bruxelles.

    La société civile représentée par Jean-Pierre Le Goffle sociologue au CNRS, Salah Amokrane directeur de l'association Tactikollectif, et Alexandre Jardin, écrivain et cofondateur du mouvement Bleu-Blanc-Zèbre, ont présentés des initiatives consistant à compléter l'action politique, bien qu'elles soient à confirmer comme celle d'avoir un Rib dans un bureau de tabac sans que soit vérifier la crédibilité de celui qui ouvre un compte. De là à prétendre, qu'avec ce Rib, il peut trouver du travail, c'est prendre ceux qui l'ont écoutés pour des imbéciles. Que les initiatives privées soient les bienvenues, c'est évident, mais elles ne peuvent se substituer à l'action politique.

    Quant à la proposition de Mathieu Pigasse de partager en deux, les 50 milliards de prévus pour le pacte de responsabilité, 25 aux entreprises, 25 à la consommation, ce qui serait séduisant, mais, il oublie qu'il n'y a plus de produits français à acheter, et que toute relance de la consommation, profitera aux produits étrangers et aux bas de laine des ménages.

    Quant à la passe d'armes entre Laurent Wauquier et Michel Sapin sur les impôts pour lesquels Michel Sapin ne répondit pas correctement, je tiens à préciser que si la classe moyenne et les faibles revenus furent imposés, c'est bien à cause du gel des tranches d'imposition mit en place juste avant la fin de la mandature de Nicolas Sarkozy. Comme le paiement de l'impôt est l'année suivante, c'est sur les socialistes que le mécontentement s'est exprimé.

    De même, la suppression des heures supplémentaires défiscalisées, qui portaient surtout pour les salariés qualifiés, pas sur les bas revenus, faisaient une discrimination au sein de l'entreprise, tous n'en profitèrent pas. De plus, seuls quelques millions de Français, 8 en bénéficièrent alors que les autres, dont les retraités, portaient fiscalement, la charge fiscale de ce cadeau dont le coût pour l’État était de 3,5 milliards par année soit 17,5 milliards en cinq ans. Les Français bénéficiaires de ce coup tordu n'ont pensés qu'à eux, pas aux autres, pas à la France.

    J'ai trouvé Michel Sapin un peu fatigué, pas assez de mordant, face à la jeunesse de Laurent Wauquier.

    Le point qui fit débat fut l'intervention d'Édouard Martin sur la suppression, par le Conseil constitutionnel de la loi Florange, loi qui oblige les entreprises de trouver un repreneur dans le cas d'une fermeture d'usine lorsque l'entreprise fait du bénéfice. Invalidation saluée par l'UMP et par le patronat. Cela montre bien, les deux classes qui s'affrontent, avec l'hypocrisie patronale qui trouve normal qu'une entreprise ferme et licencie son personnel, lorsqu'elle fait des bénéfices ! Reportant ainsi sur la société la charge de ces personnes. Les Français qui ont sanctionnés François Hollande au premier tour de ces municipales ont là un exemple de ce qui les attend. Le second tour devrait amplifier le premier puisque les Français sont des veaux comme l'exprimait le général de Gaulle. Devant cette situation, le président devrait dissoudre l'Assemblée nationale et ainsi restituer aux gagnants ce qu'ils ont laissés

    c4nlogo

  • Municipales 2014 le 1er tour du 23 mars,

    toute la politique attendait cette élection.

    La droite reste forte malgré les affaires.

    La gauche volatile est en danger.

    Le FN éclore

    Le président François Hollande a des problèmes

    Support Wikipedia À un peu moins de deux années de gestion gouvernementale socialiste, c'était le premier test national des forces politiques communales au niveau de plus de 36.000 communes françaises pour l'élection des conseillers municipaux, avec une nouveauté l'élection de conseillers communautaires au suffrage direct dans les communes de plus de 1.000 habitants. Ce test, fort attendu par l'opposition UMP et fort redouté par les socialistes, fut nationalisé par l'UMP, par suite de la cote de l'exécutif, 23 % d'opinions favorables pour le président de la République, dans l'espoir d'une revanche sur celles de 2008 ou elle prit une déculottée, rêvant qu'elle serait une sanction de la politique socialiste, qui, quand on y regarde bien, fut très proche de la politique que l'UMP pratiquait, c'est ce qui démobilisa l'électorat de gauche.

    Cet espoir fut exaucé sans difficulté, non pas par la cohérence politique des ténors de l'UMP qui se déchirent. L'opposition jouait sur du velours, les élections municipales sont toujours néfastes pour le parti aux affaires. Ce que d'ailleurs on peut analyser de la façon suivante, les élections municipales portent avant tout, pour de nombreux électeurs, sur la gestion communale et pour quelques uns sur la politique nationale ce qui les amènent à la sanctionner. Ce ne sont donc plus que des élections municipales, les résultats l'ont largement montré, de nombreuses villes bien à gauche, Lille, Lyon, ....ont des maires en ballotage certes, favorables, mais avec moins de voix qu'en 2008, bien que leur gestion soit proche de leurs administrés. C'est bien la politique de l'exécutif qui fut sanctionnée, malgré que ce sont des conseillers municipaux, puis des maires qui sont élus !

    La politisation de la société change sa nature qui est de distinguer ce qui est politique de ce qui ne l'est pas, mais est-ce la faute des électeurs alors que les maires se présentent sous l’étiquette de leur parti politique ? Pas certain que ce soit une bonne chose, une gestion communale ne doit pas être différente suivant la couleur politique des élus. Son rôle est de traiter tous ses administrés de façon égale, indépendamment de leur couleur politique.

    On est contraint à reconnaître que l'UMP a bien joué, en politisant les élections municipales qui, après quelques mois d'exercice d'un gouvernement nouvellement élu, offrent la possibilité d'une sanction par une partie des électeurs qui l'ont élu, mais c'est répondre à coté, car cela ne résout rien.

    Le chômage ne cesse de croître, 31.500 demandeurs d'emplois en février, ce n'était pas le moment d'affaiblir l'exécutif.

    L'électeur de droite ou de gauche ne fait pas de détail, bien que la politique municipale soit différente de la politique nationale qui est conditionnée par des contraintes budgétaires de déficit et de chômage ainsi que par la compétitivité des entreprises. Mais, cet électeur veut que sa commune soit l'émanation de son opinion politique indépendamment de la couleur qu'elle a, au moment du vote, même si elle fut bien gérée et cela, à des conséquences non négligeables sur la ville ou il vit. Les maires de gauche ont une approche bien plus sociale que ceux de droite envers leurs administrés, mais est-ce un argument ?

    Le plus paradoxal dans cette élection, est que les électeurs de gauche qui se sont abstenus donnent de la puissance à l'opposition politique par l'apport financier des postes de maires et de conseillers élus. En d'autres termes, l'abstention, qui fit le vote sanction est une sanction à eux-mêmes. Comme disait le général de Gaulle les français sont des veaux !

    Ce raisonnement colle bien avec le pourcentage d'abstentions qui est de 35,87 % source du ministère de l'intérieur pour 33,6 % en 2008, soit 2, 27 points de plus, (à noter que nous avons eu des estimations qui indiquaient 38,5 % et d'autres 35 %). À noter aussi que selon un sondage Ipsos/Steria pour radio France, que les abstentionnistes seraient plutôt jeunes, seulement 41 % de votants chez les 18-24 ans, plus de 76 % chez les plus de 60 ans, et marqués à gauche, 56 % de votants chez les sympathisants d'Europe Écologie-Les Verts. Pour l'UMP le vote aurait atteint plus de 76 %. Pas besoin que l'exécutif se décarcasse pour les emplois jeunes !

    Cela s'est traduit pour la gauche par 37,74 % de voix contre 46,54 % des voix pour la droite, alors qu'en 2008, 45, 1 % des voix étaient à gauche contre 40,8 % à droite. La gauche a perdu dans ce premier tour 7,36 % de ses électeurs et la droite en a gagné 5,74 %. On voit dans ces chiffres une montée moins élevée que la perte de l'électorat de gauche. Ils montrent, que si la gauche prend une déculottée de 7,36 %, la droite voit aussi une partie de ses électeurs qui se sont abstenus et d'autres qui sont passés au FN.

    L'extrême droite fait 4,65 % alors qu'en 2008 elle a fait 0,68 % des voix et l'extrême gauche 0,58 % pour 1,49 % des voix en 2008. La poussée du FN est de 4 points par rapport à 2008 tandis que pour l'extrême gauche, qui fut une composante de cette abstention, c'est aussi la chute.

    Il faut aussi considérer que la gauche était plus divisée que la droite, dans une ville comme Montreuil en Seine-Saint-Denis par exemple, au moins sept listes de gauche s'affrontaient, ce qui déboussole l'électeur. Même dans ma commune, il y avait cinq listes de gauche.

    La droite beaucoup plus unie n'avait que le FN comme principal adversaire à part quelques villes ou deux listes de droite s'affrontaient, mais c'était marginal.

    Au second tour, se forme à gauche des alliances, contre nature, ce que l'on peut déplorer, mais nécessité politique oblige pour réduire, sans trop y croire, une déroute. À droite, les alliances sont politiquement plus consensuelles.

    À Paris l'accord PS-ELLV est conclus, mais dans le 5ème arrondissement, la candidate Florence Berthout s'allie avec la liste dissidente de Dominique Tiberi qui rejoint NKM. Dans le 12ème arrondissement, l'UDI rejoint l'UMP. Dans le 18ème, l'UMP dissidente rejoint la gauche. Paris devient indécis, le duel sera serré.

    Les écologistes ont obtenus d'Anne Hidalgo 18 sièges de conseillés contre neuf actuellement. C'est moins qu'en 2001 mais plus qu'en 2008.

    À Marseille Patrick Mennucci et le Front de gauche s'accordent par secteurs. De plus l'accord PS, ELLV pourrait permettre qu'il finisse en tête dans au moins trois secteurs. Avec 46 % d'abstention l'accord arrive bien trop tard, ce n'est plus qu'un baroud d'honneur de la gauche qui ne vaincra pas le maire sortant UMP, Jean-Claude Gaudin qui est a 20 points de son adversaire Patrick Mennucci. Le candidat du Front national, Stéphane Ravier, arrive en 2ème position avec 22% des voix. La honte pour les électeurs de gauche qui se sont abstenus.

    Le grand gagnant avec l'abstention qui ne fut jamais aussi forte et bien sur le FN, ce qui est logique, mais c'est marginal, 4,65 %, il partait de rien. Il fait partout de bons scores et il obtient un élu Steeve Briois dès le premier tour à Hénin-Beaumont, ville de plus de 10.000 habitants, avec 50, 26 % des suffrages, contre une gauche divisée avec quatre listes. Nous verrons bien si le FN est capable de réduire le chômage de cette ville ?

    Il fait aussi une percée dans sept autres villes, Perpignan avec Louis Alliot, Avignon avec Philippe Liottiaux, Forbach avec Florian Philipot, Béziers avec Robert Ménard, Fréjus avec David Rachline, Tarascon avec Valerie Laupies, Saint-Gilles avec Gilbert Collard. Il se présente comme une troisième force politique nationale. Sur les 585 listes présentées par le FN, 330 sont présentes au second tour soit 55,6 % de réussite, un record. En 1995, année faste où le FN avait gagné trois villes, il y avait eu 116 triangulaires.

    Que le FN soit présent sur le plan national, que la bi- polarisation politique fasse émerger une tri-polarisation politique c'est encore trop tôt mais cela permettra de voir ses capacités de gouvernance locales, qui furent catastrophiques lors des précédentes expériences, Toulon, Oranges, Vitrolles, Marignane.

    Sa poussée est due au vote des ouvriers, le nationalisme a toujours séduit la classe ouvrière. Les socialistes espéraient que l'UMP transvaserait vers le FN, c'est plutôt la gauche qui souffre dans le Sud-est et dans le Nord ou sont les taux de chômages les plus élevés. Les socialistes n'ont plus qu'un électorat de fonctionnaires d'employés et de cadres moyens.

    À droite, les caciques de l'UMP furent élus dans un fauteuil. Les affaires Copé, Buisson, les écoutes Sarkozy n'ont pas démobilisés leurs électeurs, la droite reste forte. Alain Juppé, Christian Jacob, Jean-François Copé, François Baroin, Patrick Balkany, ont ainsi été réélus dès le premier tour. Même constat pour Laurent Wauquiez, Eric Woerth, Xavier Bertrand, ou encore Hervé Mariton .

    Au centre, Hervé Morin, Yves Jégo, André Santini. Français Bayrou de retour dans son obédience d'origine est en ballotage favorable puisqu’il a recueilli 41% des suffrages lors du premier tour.

    À gauche, Michel Sapin, et à Tulles, Bernard Combes s’est imposé dès le premier tour. Benoît Hamon est arrivé largement en tête. Laurent Fabius dans le Grand-Quevilly élu avec 76 % des voix. En revanche, Guillaume Garot pourrait bien perdre Laval, où il avait pourtant été élu dès le premier tour en 2008, il est cette fois en troisième position sur la liste PS. À Metz, Aurélie Filipetti est numéro deux sur la liste PS, où le maire sortant est au coude-à-coude avec son adversaire de l’UMP. À Lille, Martine Aubry est en ballotage favorable avec près de 35% mais perd près de dix points par rapport à l’élection de 2008. À Lyon, Gérard Collomb fait aussi la course en tête avec près de 36% des voix et se trouve également en ballotage favorable. Ce sera plus difficile, mais pas impossible, pour Pierre Cohen à Toulouse, ce dernier a recueilli un peu plus de 32% des voix, soit près de six points de moins que son adversaire UMP.

    L'électorat de gauche ne soutient pas le gouvernement qu'il a élu, alors qu'il lui demande tout sans considérer le bilan laissé par la droite pendant 10 années ! Ce n'est pas en moins de deux années que l'on peut effacer le bilan de la droite.

    La puissance des ténors de la droite n'est plus à démontrer. La gauche ne s'est pas dégagée de ses démons, elle reste pour son extrême dans un conservatisme hors du temps. Il suffisait d'entendre Pierre Laurent à mots croisées le lundi 24 pour s'en rendre compte.

    On ne peut rien pronostiquer de définitif, mais le second tour devrait confirmer le premier. Quand à un virage de la politique de François Hollande la gauche se fait des illusions. Sa position est guidée par l'obligation d'un déficit de 3 % et d'une réduction de la dette, avec celle du nombre de chômeurs. François Hollande bien que, pris dans étau, ne changera pas. Sa parole est engagée. Par contre, il devrait s'expliquer franchement devant les Français pour montrer sa politique, cette élection l'oblige afin qu'il ne trompe à nouveau ceux qui, au second tour, ont essayés de limiter les dégâts. Le changement de gouvernement par un gouvernement resserré apportera du souffle, mais n'y changera rien, par contre, il faut qu'il soit plus politique, l'arrivée de Ségolène Royale serait une bonne chose avec d'autres. S'il change de premier ministre, ce que je ne lui conseille pas, ses difficultés ne viennent pas de lui, mais de sa politique. Son intervention ratée au soir des résultats était difficile après cette déculottée, et ceux qui tapent sur lui, sont des veaux. Quant à la gauche abstentionniste qu'elle fasse attention, le président peut très bien dissoudre l'Assemblée nationale, ce qui fit le général de Gaulle en renvoyant tous les mécontents dans leur foyer. Alors vive Sarkozy qui se retrouvera avec le chômage qu'il laissa.

    c4nlogo

  • Manuel Valls le bouc emissaire de l'opposition

    contre les socialistes qui ne réagissent pas aux attaques des écolos.

    4373468_6_4910_manuel-valls-le-25-fevrier-a-l-assemblee_896ae8d84675da7d1bb729e926850830

    Le 25 février à l'Assemblée nationale/Reuters/Philippe Wojazer/document le Monde.fr.

    Support Wikipedia Il est clair que pour l'opposition Manuel Valls, le ministre le plus populaire du gouvernement est celui qu'il faut discréditer sur la sécurité et sur le maintien de l'ordre public, mais aussi celui qu'il faut attaquer afin de briser l'alliance socialo-écolos. La dernière manifestation contre le projet d'aéroport des Landes qui dégénéra en émeute et pour laquelle Cécile Duflot déclara, que tout le monde sait qu'elle est de plein accord avec eux et qu'ils le savent, provoqua ainsi, à l'Assemblée un affrontement entre le catalan Manuel Valls au sang chaud et l'UMP.

    Eux, ce sont bien sûr ces écolos qui glandent, qui font de la provocation, qui cassent du flic et saccagent une ville, pour plus d'un million de dégâts.

    Occasion en or pour la droite qui tape ou ça fait mal. Son objectif est donc double. En tant que ministre de l'intérieur Manuel Valls et peut être premier ministre, ne pourra jamais présenter un bilan sur la sécurité qui soit sans reproche, c'est impossible, et la droite le sait bien, le problème n'est pas soluble, il faudrait mettre un gendarme à chaque rue, d'autant qu'elle réduisit les effectifs de police et, quand outre, l'état de crise que nous subissons accroît les vols aux biens, ils fleurissent un peu partout, avec les attaques de bijouteries, ainsi que sur les personnes.

    Pour l'UMP, la police a été clémente à Nantes, elle aurait dû tirer dans le tas comme en Ukraine pour mâter ces Black Blocs qui squattent une parcelle de forêt. Alors que, selon elle, la police ne serait pas clémente lorsqu'elle manifeste, elle riposte, de quoi faire monter le sang chaud à la tête de Manuel Valls ! Heureusement que le duel est interdit, sans cela nous aurions assisté, aux Pré-aux-Clercs, à un duel avec Claude Goasguen qui fut attaqué sur son passé dans la mouvance Occident. Il était, comme d'autres, de ces jeunes qui cassèrent du communiste pendant leur jeunesse comme le plaident Robert Pandreau, Hervé Novelli, Gerard Longuet, Alain Madelin, Patrick Devedjian, mais pas de quoi en faire une affaire.

    Cette attaque montre tout de même le manque de maîtrise de Manuels Valls, il pouvait répondre autrement. Quant à l'UMP ce n'est pas mieux, ses attaques n'apportent rien de constructif et boycotter les questions au gouvernement, revient à ne pas exercer son mandat parlementaire.

    Climat on ne peut plus délétère entre l'UMP-PS, les écolos, le FN qui regarde jouissif et la gauche de la gauche qui tape autant que possible sur le PS.

    Pendant ce temps le chômage augmente, les entreprises dégraissent au maximum les séniors de plus de 50 ans. Elles font le jeu de la droite sous le prétexte que les charges sont trop lourdes, ce qui, lorsqu'elle sera aux affaires elle aura à gérer ce problème.

    D'un autre coté Bruxelles doute que l'on puisse ramener le déficit à 3 % du PIB en 2015. Fin 2013, le déficit selon la Commission européenne est de 4,3 % du PIB, alors que la prévision de l'exécutif était de 4,1 %. À politique inchangée, en 2014, Bruxelles prévoit 4 % au lieu des 3,6 % escomptés et à 3,9 % en 2015 loin des 2,8 % espérés par la Commission. On voit ainsi que nôtre situation ne peut qu'empirer si nos taux à 10 ans venaient à augmenter du fait de ne pas tenir nos engagements.

    Il va y avoir, après les municipales, selon la presse, un remaniement avec probablement le changement du premier ministre Jean-Marc Ayrault, les résultats sont mauvais pour les socialistes, bien qu'il faille attendre le second tour. Un effectif plus resserré est envisagé. La question des écologistes pose problème, seront-ils de la charrette ? Les socialistes pourraient gouverner seuls, ils ont la majorité parlementaire mais, politiquement, ils ne le peuvent pas. Les résultats des municipales au premier tour montrent qu'ils sont indispensables aux socialistes pour une majorité. Ce fait change la donne pour les élections futures les écolos seront un apport de voix aux socialistes. A gauche; les Communistes et Front de gauche seront des opposants, ils préfèrent la droite aux affaires, ils sont plus à l'aise.

    Les accros, depuis le début de la législature entre les Verts et les socialistes, sont permanents mais, ils sont toujours en poste, cela signifie simplement que le président dans, sa stratégie électorale, les préfère sous la main que dehors. S'ils voudraient quitter l'exécutif, il ne les retiendrait pas, mais il ne veut pas gouverner qu'avec les socialistes. De plus, on constata, lors du passage de Jean-Marc Ayrault au salon de l'agriculture, qu'à la question posée après la manif de Nantes, sur les écolos, sa réponse fut, nous avons besoin de tous pour le pacte de responsabilité, montrant ainsi la main du président.

    De suite, le différent Duflot Ayrault était aux oubliettes. Ayrault, Valls et Duflot, sont dans une confrontation à fleuret mouchetés sans que cela déborde à se tuer. Ils sont condamnés à vivre ensemble pour le bien ou le pire. Pour la présidentielle de 2017, le président a besoin d'eux.

    L'opposition peut toujours enfoncer le clou sur les socialos, rien n'y fera, tout au plus exaspérer les socialistes, qui aimeraient faire sauter cette épine au gouvernement, mais les municipales viennent de clarifier la situation. Mais aussi le fait qu' ils soient dans l'exécutif ne peut que conduire à tempérer leur ardeur. Toute la stratégie de la droite qui tape sur Manuel Valls pour que les écolos sortent du gouvernement est mise en défaut. Sans les écologistes c'est Sarkozy au second tour de la présidentielle de 2017, avec le spectre de l'élection de 2012 ou les socialistes furent balayés au premier tour.

    c4nlogo

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu