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  • François Hollande l'ennemi de la finance

    doit faire avec.

    Support Wikipedia Pas possible qu'il se débarrasse de la finance, même si c'est son pire ennemi, comme il l'avoua à son discours du Bourget, phrase qui lui restera célèbre, comme le Fouquet's de Sarkozy qui fit couler beaucoup d'encre. C'est vrai que son propos ne cesse de faire jaser, que ce soit de gauche à droite de l'échiquier politique, et pas pour les mêmes raisons. Source de critiques, à droite, bien sûr, qui se marre sachant par expérience que l'on ne peut se détacher de la finance et qu'il vaut mieux être de son coté. À gauche, on voudrait bien lui tordre le cou, c'est d'ailleurs pour cela qu'elle espéra et vota pour lui, croyant que c'était possible oubliant que marxistes, léninistes, et communistes, pendant de nombreuses années dans leurs combats, contre le capitalisme n'ont fait que sa gloire.

    François Hollande, tout novice dans l'apprentissage du métier de président de la République balança cette phrase qui le fit devenir président. Cela tient à peu de chose la victoire, l'a-t-il fait exprès, comme le montre ma réflexion, nul ne le sait encore, mais on aimerait bien le savoir. François Hollande le lisse, le mou, le dur qui ne revient pas sûr ce qui est voté, et sur ses engagements, le mariage pour tous, le non cumul des mandats en témoignent, nous montre que finalement la bonne finance est à ménager si l'on veut des emplois. L'autre, l'obscure, en silence elle attend tranquille, sûr d'elle, elle travaille en dessous, et si on lui demande de l'argent alors là, elle pose ses conditions.

    C'est tout le problème que pose nôtre dette dans la confiance des marchés. François Hollande a besoin d'argent pour financer la Bpi pour aider les entreprises en quette de liquidités, et là, personne ne moufte alors que l'on pourrait trouver que cette finance, la bonne, a de l'utilité, mais ce serait lui reconnaître un bon point.

    Non, pour les critiques, on préfère le propos qui, dans cette ambiguïté, sous entendait l'autre finance celle qui fait mal, et qui vous mange tout cru. Et là, impuissant, comme quiconque qui s'y attaquerait, il en prend plein son grade de président.

    Il aurait perdu dix huit mois selon la droite, à l'annonce du pacte de responsabilité, qui, sans aucune honte n'a rien fait pour le chômage depuis dix ans, et selon une certaine gauche, il appliquerait la politique de Sarkozy c'est à dire celle de la droite, c'est à dire rien, allez vous y retrouver ?

    L'offre, mot redevenu à la mode, envahit les médias, cela fait bien même si c'est faux, car l'offre, c'est quoi dans son expression économique ? Tout simplement donner de l'argent sans contre parties tangibles, papables, mesurables. Ce qui fit toujours la droite se contentant de vagues promesses qui ne furent jamais tenues. Les entreprises eurent toujours l'argument de dire, que l'embauche c'est avant tout des commandes, et c'est vrai, mais cet argent est encaissé par elles et avant qu'il produise des commandes, il faut du temps, et pendant ce temps, elles en profitent mais pas les chômeurs, c'est ça le hic !

    Il y a là, quelque chose de vicieux par ce que l'on constate que finalement les entreprises furent largement soutenues par la droite pendant dix années, sans que pour autant le chômage se réduise, bien au contraire il augmenta ! L'autre argumentaire est de dire qu'il faut de la visibilité, de la constance dans la politique, ce qui ne peut être assuré contre les influences extérieures. Comme ces influences ne sont jamais satisfaisantes, on rechigne à embaucher. En d'autres termes, trop souvent l'argent fut pris sans que pour autant sa contrepartie ne fut pleinement assurée. Mais, il faut être juste, ne pas tout mélanger, il n'est pas question ici de PME, PMI, d'artisans qui embauchent si leurs charges se réduisent.

    Vouloir réduire les charges des entreprises avec contreparties, n'est pas de l'offre mais tout simplement un pacte. Et, c'est là, que l'on fait dans le politicard pour ceux qui gobent à plein œsophage, ce qui est clamé. Il est bien connu que l'immunité parlementaire permet tous les abus.

    Ce n'est pas sans raison que d'un coup François Hollande lança ce pacte de responsabilité qui surpris l'échiquier politique, au point de poser des questions à la droite, il lui prendrait son programme, celui qu'elle ne fit pas, mais qu'elle ferait si elle revenait aux commandes. En fait, il y avait une possible dégradation de nôtre cote d'amour chez l'agence de notation Moody's nous aurions dû passer de Aa1 à Aa2, c'est à dire perdre un cran.

    Or François Hollande n'aime pas que sa politique soit sanctionnée, ce qui anime toutes les critiques, bien que cela ne joue directement sur le taux d’emprunt à 10 ans. Nous empruntons toujours à des taux extrêmement bas, 2,39 % en janvier 2014 pour l'emprunt à dix ans, alors que l'Italie est à 3,31 % et l'Espagne à 3,81 %. Quant à l'Allemagne il est à la hausse à 1,84 %.

    Selon l'agence Moody's cela voudrait signifier que la politique menée depuis 18 mois, ne serait pas la bonne, ce qui reste à prouver. Seulement cette agence de notation financière située aux États-Unis, n'a pas les mêmes critères que les nôtres, ils ne tiennent pas compte du caractère social de la France qui joue un effet amortisseur de la crise, maintenant la consommation.

    Cette dégradation aurait provoqué une offensive politicienne de la droite accusant, une fois de plus, le président pour sa politique. Quant à la gauche de la gauche elle aurait crié contre la finance accusant le gouvernement de faire des cadeaux aux entreprises.

    Paul Krugman prix Nobel d'économie ne se prive pas de déclarer que les agences de notation n'ont aucune information sur la solvabilité d'un grand pays comme la France. Il note, par ailleurs, que les projections faites par le FMI pour la France sont meilleures jusqu'en 2018 que celles de la Grande-Bretagne. La France est un peu moins endettée qu'elle et l'écart devrait se creuser. Ce que l'on peut dire c'est qu'il faut attendre que ce pacte soit concrétisé, c'est à dire explicité sur les réductions de charges, ce qui est l'affaire des ministres, puis validé des parlementaires et mis en œuvre avant de dire qu'il est un cadeau aux entreprises et porteur de réduction du chômage. C'est qui fit le scepticisme de l'agence Moody's à l'égard du succès de ce plan, sous entendant qu'elle se laissait toujours le droit d'abaisser la note de la France.

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  • Nôtre-Dame-des-Landes, le foutoir de tous les paumés,

    dans le sillage des écologistes et autres mélenchonistes et membres du NPA.

    Voir, les Boémiens écologistes de la France d'aujoud'hui.

    Support Wikipedia Ce qui vient de se passer avec cette manifestation contre la construction de l’aéroport de Nôtre-Dame-des-Landes n'est que la conséquence d'une affaire qui n'a que trop duré. Alors, la première réaction serait d'accuser le laissé faire du gouvernement qui montre ses limites, l'incapacité à faire appliquer la loi, ouvre toutes les dérives gauchisantes, pourquoi se gêner puisque l'on nous laisse faire ? De même que la recherche du dialogue avec ces «chiffonniers» soutenus pas des politiques minoritaires n'est bien sûr que le reflet du laxisme du gouvernement. Mais qu'aurait-il dû faire ? Provoquer des morts par l'action des forces de police, mais c'est ce que souhaitent ces «chiffonniers». Alors qu'elle solution, sinon laisser pourrir, ils se détruiront eux-mêmes. Les Français n'aiment pas lorsque cela conduit à tout casser, un peu ça va, mais trop, bonjour les dégâts. Un million sont estimés les dégâts. Ils se rendent bien compte que ces gens et les politiques qui les soutiennent sont incapables d'être majoritaires, ils ne leur reste plus que la désobéissance civique. Accrochés à leur dogme, ils refusent toute négociation constructive. Alors, on ne voit pas comment les appeler autrement que des «chiffonniers» qui aiment squatter une parcelle de forêt, leur gloire d'avoir vaincu le raisonnable.

    L'opposition à la construction de cet aéroport devient un défouloir de glandeurs, des laissés pour compte, de groupes français et européens d'ultra gauche extrêmement violents que l'on nomme les «Black Blocs» qui n'hésitèrent pas à jeter des cocktails Molotov, des boulons et des pavés sur les forces de l'ordre. Déchets de la société, ils sont contre tout ce qu'elle représente. Ils la rejettent sous toutes ses formes par ce qu'ils s'en sont exclus par leur idéologie. Ces gens, vêtus de noir, pour ne pas être reconnus ne se posent pas de question, ils profitent de toutes les occasions pour exprimer leur dégoût pour casser du flic avec violence, saccager des postes de police, briser des vitrines des magasins, desceller des pavés du tram et les lancer contre les forces de l'ordre, vandaliser des biens publics, et autres biens sociaux. Une ville dévastée, et les écolos en sont les responsables tout comme Mélenchon et le NPA qui se trouvaient en tête du cortège. Ils sont inexcusables d'avoir permit de telles exactions, ne contrôlant pas leur manifestation, on voit bien là une irresponsabilité coupable de sanctions pénales, par non assistance à une ville saccagée par des groupes issus de leur manifestation.

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    Manifestation du samedi 22 février contre l'aéroport /Reuters / Stéphane Mahé / document Le Monde.fr

    Toute société moderne a ses déchets, mais le comble c'est que Cécile Duflot se déclare être en accord avec les opposants à la construction de l'aéroport des Landes.

    Le plus grand squat d'Europe dans la zone d'aménagement différé, ZAD.

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    On peut être pour la nature, préserver l'environnement, mais il faut aussi être pragmatique, et non pas tout rejeter sous le prétexte que l'aéroport détruirait l’environnement. C'est l'aéroport actuel qui à saturation le détruit. L'écologie implique aussi d'être sérieux sans cela, il n'y aurait plus de progrès possibles.

    Dans une interview de Cécile Duflot au Monde.fr, à la question, si vous n'étiez pas ministre seriez-vous à leurs cotés, elle déclara, «plutôt deux fois qu'une, je suis d'accord avec eux, et ils le savent». En d'autres termes elle soutien ces Black Blocs qui squattent la forêt. Jean-Pierre Chevènement disait quand on est ministre, on ferme sa gueule ou bien on démissionne. En fait elle sait très bien que ces jours au gouvernement sont comptés, et que lors d'un prochain remaniement, elle rejoindra ses amis dans l'opposition.

    De plus, elle mélange tout, la transition énergétique, les fonds que l'on a du mal à trouver pour investir, alors que cela n'a rien à voir avec l'aéroport qui est un besoin local pour le développement de la région et qui, est d'utilité publique. Avec 3,5 millions de passagers en 2012, les autorités et Vinci très investit dans ce projet, estiment que l'aéroport actuel est quasiment saturé. Quatre millions de passagers seraient attendus en 2020 et neuf millions en 2050.

    Son coût est estimé à 556 millions d'euros hors taxes en 2010 dont 43,3 % sont subventionnés par l’État et les collectivités locales. La répartition est État 125,5 millions, collectivités locales 115 millions en prêts, et Vinci 310 millions, ayant acquis la concession pour une durée de 50 ans. Le prêt de 115 millions est sur avances remboursables à Vinci.

    On voit que la part de l’État est très faible. Il n'y a donc pas lieu d'en faire un problème national. Le problème est tout autre, il est dogmatique, porté par des écolos qui sont contre tout progrès de développement industriel, et malgré que la zone au nord du lac de Grand-Lieu – Réseau Natura 2000, réserve ornithologique et piscicole de l’Ouest, serait préservée des nuisances de l'aéroport. Les nuisances sonores affectent actuellement près de 300 000 personnes par le passage des avions qui survolent Nantes, elles ne seront plus que 15 000, avance le préfet de Loire-Atlantique.

    Mais, il n'y eut pas que des écologistes et glandeurs, mais aussi des bonnets rouges, des membres de la FNSEA contre le projet, c'est donc un patchwork hétéroclite qui n'a aucune consistance seulement mû par un mécontentement général lié à la crise, alors que la Bretagne est l'une des régions les plus privilégiées.

    Jean-François Guitton, un des responsables de Copain 44, Collectif des organisations professionnelles agricoles indignées par le projet d'aéroport, venu de Saint-Gildas-des-Bois, producteur laitier, manifesta avec 80 vaches, en tant qu'adhérent de la Confédération paysanne, mouvement du mondialiste José Bové.

    Tout ceci est évidemment dirigé contre, le premier ministre Jean-Marc Ayrault initiateur du projet. Le dimanche 23 février Jean-Marc Ayrault appela Cécile Duflot à sortir de l'ambiguïté. Ces violences sont inacceptables dans un État de droit. «Tous ceux qui exercent des responsabilités publiques doivent condamner les squatteurs de la ZAD, organisateurs délibérés de ces violences». Bien sûr, elle n'a jamais accepté les violences mais, elle n'a jamais rien fait pour les empêcher, ce qui en terme juridique constitue une culpabilité. C'est trop facile de se disculper quand on favorise la venue de groupes extrémistes par une manifestation sans en assurer le contrôle, n'est-ce pas une culpabilité ?

    On sait bien que le François Hollande fut contraint d'accepter l'accord entre Martine Aubry et les écologistes fait dans son dos lors de la primaire socialiste, et qu'il n'est pas un écologiste convaincu au point de tout sacrifier pour une cause qui va à l'encontre du développement d'une région ainsi que son premier ministre. Cette dissonance au sein du gouvernement offre du grain à moudre à l'opposition qui ne se gêne pas de clamer.

    «Ce qui choque, ce n’est pas qu’elle reste au gouvernement» mais qu'un président de la République et un Premier ministre laissent faire ça !», commenta sur RCJ, Radio de la Communauté Juive, le député UMP Benoist Apparu, prédécesseur de Cécile Duflot au ministère du Logement. N'oublions pas que l'UMP est pour la construction de l'aéroport. De même pour Marine-Le -Pen qui lança, donc elle soutient aussi les casseurs si elle ne les condamne pas», sur France 3, «ça va être sympathique le prochain Conseil des ministres, il va y avoir de l’ambiance!».

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  • En Ukraine, sous les ordres de Poutine, à Maïdan le sang coula jeudi 20 février.

    deux peuples s'affrontèrent ceux de la liberté contre ceux de la soumission à Poutine.

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    À Kiev la place Maïdan, le 20 février 2014, document Libération / photo Louisa Gouliamaki/AFP

    Support Wikipedia Au moins de 60 à 100 tués par balles selon les infos, les snipers sur les toits sont entrés en action, il fallait tuer ce jeudi 20 février après 28 morts depuis lundi 17 février, l'engrenage de la violence entre deux parties d'une même nation radicalise les combattants de la liberté contre les forces de police aux ordres de Poutine. Mais aussi ces policiers qui subirent les assauts des révoltés, eurent des morts ce qui montre la stupidité d'un régime corrompu et aux ordres de Moscou. Mais, l'Union européenne n'est pas sans reproches d'avoir fait miroiter à ces ukrainiens une vie meilleure, alors qu'elle ne peut être que sacrifices. Le président Viktor Ianoukovitch, pragmatique ne pouvait faire autrement que d'être près de la Russie qui lui offrait l'énergie dont son pays avait besoin, du gaz à prix avantageux, et des milliards sans contre partie. Ce qui est à des années lumières de ce que l'autre partie de l'Europe peut faire. L'Union européenne est donc hypocrite de laisser ces ukrainiens dans un souhait qui ne peut que se révéler une déception. Quant à la corruption ce n'est pas l'Union européenne qui peut la juguler mais eux-mêmes. Les révoltés épris de liberté la payeront cher. L'Ukraine a basculé dans une voie qu'elle connait mal, mais c'est le prix à payer.

    Le fait même que l'Union européenne soit intervenue par trois ministres des affaires étrangères dont Laurent Fabius pour rapprocher les deux parties en présence, est, ce qu'elle pouvait faire pour le moins. L'accord de sortie de crise obtenu, le 21 février, après des heures de négociations entre le président Ianoukovitch et les représentants de l'opposition sur une élection présidentielle pour le 25 mai, une révision de la Constitution et la formation d'un gouvernement d'unité nationale, avec les ministres de l'Union européenne, ne satisfaisait pas l'opposition qui voyait ainsi ses espoirs perdus d'un départ du président. Pour elle tous ces martyres méritaient autre chose qu'un compromis, elle réclamait son départ, l'accord a donc volé en éclats

    Or, le samedi 22 février, selon l'un des responsables de l'opposition, Vitali Klitschko, devant les députés au parlement, annonça que le président Viktor Ianoukovitch aurait quitté Kiev ? Information qui ne fut pas confirmée. La vitesse des évènements nous apprit qu'il serait parti pour la ville de Kharkiv dans l'Est du pays, son fief politique. Il aurait dénoncé un coup d’État dans une allocution télévisée, confirmant qu'il n'a pas l'intention de démissionner.

    220px-Yulia_Tymoshenko_(2008)Entre temps, Ioulia Timochencho, opposante au régime, enfermée depuis trente mois pour abus de pouvoirs est libérée après un vote des députés. Dès sa libération, elle reçu un accueil triomphal face à plus de 50.000 manifestants de la place Maïdan. Les députés ukrainiens destituent le président Viktor Ianoukovitch et fixèrent au 25 mai l'élection présidentielle. Viktor Ianoukovitch aurait tenté de prendre un avion pour la Russie.

    L'Ukraine de l'Est fortement pro russe, la partie la plus riche par ses ressources et son industrie, n'a d'autre possibilité que d'envisager une partition. Cette journée du 22 février à vue une Ukraine basculer dans une incertitude politique avec tous les dangers de ne pouvoir assurer son existence, les milliards russes lui feront défaut. Que fera l'Union européenne, elle est directement interrogée ?

    thumb900_phpag46zg471812Les affrontements sont allés trop loin pour que les armes s'arrêtent, les frustrations sont profondes, les martyres de la révolution ukrainienne se rappelleraient au souvenir de ceux qui seraient tentés d'oublier. Rappelez-vous les chars russes du printemps de Prague du temps de la splendeur évanescente de l'Union soviétique. Nous sommes coutumiers du pouvoir russe qui ne fait pas de détail contre leurs satellites qui auraient des idées d'indépendance. Les dirigeants russes encore imprégnés de cette culture ne connaissent que la force pour imposer leur domination. Pour la Russie de Poutine, l'Ukraine c'est la Russie.

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    thumb900_phpyp4lxa523600Mais, il fallait bien que ce bain de sang s'arrête, et que la raison l'emporte. La question que l'on pouvait se poser, était laquelle des deux parties était disposée à des concessions ? Poutine surement pas, il poussait le président Viktor Ianoukovitch à mâter cette révolution. Tout dépendait donc comme toujours de la situation sur le terrain des affrontements. Dès lors, que des balles remplacèrent les paroles puis les pavés, les forces de police fortes de la légitimité gouvernementale, n'ont fait que de la détruire. Elle n'existe donc plus. Le monde entier avait les yeux braqués sur ces snipers pire scenario Poutine ne pouvait faire.

    thumb900_phpij3l6p374410Le président Viktor Ianoukovitch n'existait déjà plus. Son pouvoir vacillait d'heures en heures. On ne pouvait, à quelques heures de Paris, tolérer que l'on tue son peuple pour imposer un pouvoir, inféodé à Moscou, même si le passé de ce pays dans l'Union soviétique, est tel qu'à lui seul, il justifierait qu'il se perpétue.

    Cette révolte, pour ne pas dire presque une guerre civile, ce que tous les observateurs ressentirent, puisa ses sources dans la dichotomie Russie-Europe, vestige de l'ancienne Russie soviétique. Tout vient dans le désir des ukrainiens d'intégrer l'Union européenne, qui serait une trahison aux yeux de Moscou.

    Les premières négociations portèrent sur un accord douanier de libre échange entre Kiev et l'UE. Moscou avait alors menacé Kiev sur les conséquences des exportations ukrainiennes. Il s'en suivit 10 jours de mobilisation et 100.000 personnes défilèrent sur la place de l'Indépendance lieu historique de la capitale ukrainienne.

    Déjà des manifestants criaient des slogans anti gouvernementaux. Cette révolte fut la conséquence d'un compromis avorté entre Kiev, Moscou et Bruxelles. Le mardi 26 novembre 2013 Vladimir Poutine, demanda aux dirigeants européens de cesser leurs «commentaires acrimonieux» sur la décision de l'Ukraine d'abandonner l'accord d'association avec l'Union européenne. Bruxelles accusait la Russie d'avoir fait pression sur l'Ukraine. Le texte de l'accord était en préparation depuis 5 ans et devait être signé lors d'un sommet à Vilnius, Lituanie, fin novembre. Kiev n'avait évoqué que des raisons «purement économiques», et non stratégiques.

    L'UE dénonça aussitôt les pressions de Moscou, ce que l'Ukraine nia pour ensuite le reconnaître. Poutine montra sa colère estimant que la signature de l'accord aurait été une trahison envers l'économie russe. «Aurions-nous dû consentir à étrangler des pans entiers de notre économie pour leur plaire ?», s'était-il interrogé alors qu'un quart des exportations ukrainiennes partaient en Russie. L'opposition criait, que le gouvernement a vendu l'Ukraine à la Russie, dans un pays divisé entre pro-occidents et pro-russes, un restant de cette ex-République soviétique tiraillée entre Bruxelles et Moscou.

    Le 06 février 2013 Arte tv titrait, l'Ukraine entre l'Union européenne et la Russie, le spectre du gaz.

    Les dernières élections du Parlement Ukrainien en octobre 2012 montrèrent, encore une fois, un pays partagé entre une partie orientale proche de la Russie et une partie occidentale tendant vers un mode de vie plus européen. Ces élections confirmèrent le résultat des élections présidentielles de 2010 quand Ianoukovitch fut revenu au pouvoir, mettant fin à l’expérience de la «Révolution Orange» de 2004.

    France inter titrait le 02 décembre 2013, l'Ukraine entre deux destins.

    Même le nom de l’Ukraine signifierait, mot à mot, «près de la frontière», «près de la bordure» en l’occurrence, de la Fédération de Russie et de l’Union européenne entre lesquelles s’étend ce pays sorti de l’URSS en 1991. Autrement dit, toujours balancé entre l’est et l’ouest dans un continent dont elle est le centre, tentant toujours de jouer, l’un contre l’autre, pour assurer une indépendance qui ne fut qu’épisodique dans une histoire millénaire.

    Marie Le Douaran spécialiste de l'Ukraine, s'exprimait le 02/12/2013 dans l'EXPRESS, un sentiment de déjà-vu. Une vague de contestation aux airs de révolution orange s'étendait depuis une dizaine de jours en Ukraine. Des manifestations, assimilées à un «coup d’État» par le Premier ministre Mykola Azarov, nées après la décision du président Viktor Ianoukovitch de renoncer à un accord économique avec l'Union européenne. Ce fut à partir de là que le mouvement se radicalisa, les manifestations et l'occupation de la place de l'Indépendance s'intensifièrent, les opposants prirent la mairie de Kiev, qui devint leur base arrière pour plusieurs mois.

    Le 16 janvier le Parlement adopta, une série de lois qui visaient explicitement le mouvement de Maïdan et restreignaient le droit de manifester. L'opposition craignit que ce texte ne soit le prélude à une vague de répression et brava l'interdiction en défilant massivement dans les rues de Kiev le 19 janvier. Manifestation à l'issue de laquelle des incidents éclatèrent avec les forces de l'ordre. Trois jours plus tard, les affrontements causeront la mort de trois personnes, les premiers décès depuis le début de la révolte.

    En février, une première revendication avec la libération des 234 manifestants arrêtés entre le 26 décembre et le 2 février. Le 18 février, le Parlement se réunit sans que les députés de l'opposition aient pu inscrire la question d'une modification constitutionnelle à l'ordre du jour. Kiev bascula dans la violence. De très violents affrontements opposèrent les manifestants aux forces de l'ordre. Le bilan fut lourd, au moins 28 personnes furent tuées, dont une dizaine de policiers.

    L'éclairage d'Alexandra Goujon, maître de conférences à l'Université de Bourgogne et spécialiste de l'Ukraine clama que les manifestants appelaient à des élections anticipées, à la démission du gouvernement, et à l’empêchement du président.

    L'opposition demandait deux choses

    Elle est arrivée à ses fins.

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