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Pour des emplois François Hollande rentre dans le vent de l'offre,

mais pas exactement car il veut des contreparties.

Support Wikipedia Depuis sa conférence de presse du mardi 14 janvier on entend de tous cotés que François Hollande est social libéral par sa politique de l'offre qui consiste à aider les entreprises en réduisant leurs charges, afin de créer des emplois. Pour la gauche c'est un coup de poker à droite, ce qu'elle ne cesse de déclarer depuis qu'il est président. On peut comprendre qu'une certaine gauche socialiste et au delà, considère qu'il ne fasse pas une politique franchement à gauche, mais la question qu'elle ne se pose pas, est-il possible, eu égard, à l'état de nos entreprises, de nos finances de faire une politique vraiment à gauche ? Cette gauche oublie que nous ne sommes plus seul, que nous sommes intégrés dans une Europe et que nôtre sort dépend aussi de celui des autres pays avec lesquels, nous avons faits des accords. La tendance de cette Europe est de plus en plus libérale et faire une politique comme celle que l'on ferait si la France était encore un pays totalement seul dans cette Europe, comme il y a des décennies ou elle pouvait agir sur sa monnaie, comme ce fut le cas avec François Mitterrand lorsqu'il dévalua le Franc.

L'application de son programme commun de nationalisations, le contraignit à une politique d'austérité, ce n'est plus possible maintenant.

Cette gauche raisonne dans ses rêves, et elle ne voit pas que la mondialisation nous oblige à une autre politique qui devient concurrentielle et essentiellement économique. Elle ne voit pas cette guerre qui ne peut être gagnée que si nos entreprises sont compétitives.

Ce que souhaiterait cette gauche, c'est injecter de la consommation par les augmentations de salaires, la fin de l'austérité sous le prétexte qu'elle ne conduit qu'à l'aggraver encore plus. J'ai maintes fois critiqué cette austérité trop excessive, je l'avoue surtout pour la Grèce, mais j'ai toujours combattu le fait que l'on dépensait trop par rapport à ce que nous pouvions faire avec nos finances. Notre dette, se rapproche des 2.000 milliards d'euros et faire une politique de consommation par des augmentations de salaire, ne peut que conduire à l'aggraver d'autant plus que ce pouvoir d'achat provoqué générateur d'inflation, mais aussi, rien ne dit que les Français achèteront Français quand les produits à leur disposition ne le sont pas.

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Lorsque Sarkozy était président, j'ai critiqué sa politique par ce qu'elle était injuste et qu'il n'y avait pas d'espoir qu'elle change, mais nous sommes loin de cette situation avec François Hollande qui est, quoique l'on prétende, un homme de gauche. La politique qu'il mène est celle de l'Espagne, de l'Italie, et pourtant ces pays sont plus touchés que nous par la crise et ne font pas cette relance par la consommation. De plus, François Hollande même s'il est social démocrate, ne va pas faire de l'austérité par plaisir, ce qui signifierait que ces pays la font aussi par plaisir ? On peut quand même lui faire confiance d'autant plus qu'il ne cherche pas la popularité. Que la droite le critique c'est encore admissible mais certainement pas intelligent dès lors que, lorsqu'elle fut aux commandes pendant dix années, elle n'a pas fait la politique qu'elle ne cesse de clamer. Quelle crédibilité peut-elle avoir ? Ou est sa cohérence quand on constate qu'elle apporte son appui à François Bayrou après qu'il ait voté François Hollande et critiquer aussi fortement Sarkozy ?

François Hollande n'a-t-il pas fait une politique de gauche avec les emplois aidés, avec le mariage pour tous, avec l'annulation des heures supplémentaire défiscalisées, avec l'abaissement du plafond de l'ISF avec l'abaissement des droits de succession, avec l'imposition à 75 % pour des revenus supérieurs à 100.000 €, l'encadrement des loyers, le maintien de la retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencés très tôt et qui ont leurs annuités, l'embauche d'enseignants pour l'éducation nationale, les rythmes scolaires, pour ne citer que ces actions les plus emblématiques. Mais aussi, le CICE qui viendra cette année en application, la flexisécurité avec des garanties de droits à la formation pour les salariés, la réforme de la formation professionnelle pour l'amélioration de l'apprentissage avec comme objectifs 500.000 apprentis en 2017. Ce ne sont que des avancées sociales qui vont dans le bon sens pour l'emploi et les entreprises.

Et depuis sa conférence de presse le pacte de responsabilité, qui allègera la charge des entreprises de 35 milliards, c'est à dire qu'il n'y aura plus de prélèvement d'allocations familiales sur les feuilles de paye. Certes, c'est avec contreparties d'embauche, mais l’État ne peut donner de l'argent aux entreprises privées sans exiger qu'il ait, en retour une contrepartie. Cette réduction de charges sera compensée par une réduction des dépenses, afin de ne pas augmenter la fiscalité, qui pèsera sur les Français par l'augmentation de l'austérité. C'est extrêmement courageux pour un homme de gauche, le pragmatisme l'a emporté.

Ce n'est pas la politique de l'offre comme on aime à l'entendre sur les médias, puisqu'elle consiste à donner sans contreparties. Il y a, là, une information biaisée qui porte à confusion.

De même, lors de son discours du Bourget, il pourfendait la finance. En fait, et je l'ai souvent écrit, cette gauche n'a rien comprit prenant pour argent comptant son propos, incapable de différencier la finance spéculative de celle de l'investissement. Un aveuglement incompréhensif, d'autant plus qu'il a toujours prétendu réduire la dette et soutenu l'emploi et les entreprises. C'est pourtant simple l'économie, il faut aider les entreprises qui sont porteuses de compétitivité, mais aussi affectées par la crise avec des marges très faibles pour la plupart des PME, PMI, afin qu'elles baissent leurs coûts ce qui ouvre leur marché et conduit à des emplois. Dans une économie libérale, il faut être compétitif et si nos coûts sont trop élevés on ne vend pas.

Toutes les entreprises ne sont pas dans le CAC 40 ou les patrons font d'énormes bénéfices, bien que, le cas de Peugeot nous montre ses difficultés puisqu'il en est à demander une importante aide de l’État pour faire de la trésorerie. N'avons nous pas déjà aidé PSA, par un prêt de 7 milliards à la banque PSA finance, filiale bancaire du constructeur automobile. Or, le bilan de 2012 du Groupe est catastrophique, il enregistre une perte colossale de l'ordre de 4,7 milliards, et projette une augmentation de capital de 3 milliards d'euros, et pour cela, PSA se tourne vers le groupe chinois Dongfeng et l’État français. L’État fera appel au font stratégique d'investissement pour 800 millions et Dengfeng apportera la même somme, la famille Peugeot investira entre 80 et 120 millions de sorte que PSA restera français, mais il perdra son contrôle.

Le pacte de responsabilité est pris comme un tsunami par la droite qui la fait éclater. On pourrait dire que François Hollande écarte en deux l'échiquier politique par le souffle de ce pacte. On ne peut plus dire qu'il ne trace pas le chemin, il lui ouvre la voie et de quelle manière, laissant ses adversaires interloqués.

Comme le clame Mélenchon François Hollande est nu politiquement. C'est exact, étant combattu sur sa gauche et sur sa droite. Et d'écrire un billet dans son blog, ici,

«on ne doit pas sous-estimer l’ampleur du virage assumé par François Hollande à l’occasion de sa conférence de presse. Certes, il est bien le même homme que celui dont j’ai décrypté, dans mon livre « En quête de gauche », le parcours idéologique depuis 1983».

C'est donc qu'il connaissait François Hollande, mais alors pourquoi, il vota pour lui ? En fait, il n'assume pas sa responsabilité, il est un homme en qui l'on ne peut faire confiance. Avec cette gauche on ne peut rien construire.

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