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  • Le Hollande-bashing ne sert qu'à conforter notre président

    aux assauts d'une droite revancharde, des riches et de la presse.

    Support Wikipedia Ce Hollande-bashing finira bien par ce retourner contre ceux qui le prononce. Un an de Hollande-bashing de la presse d'opposition, c'est trop quand cela atteint des proportions qui se résument a un dénigrement plus dogmatique que raisonné, À la Une des magazines. Dans un espèce de complot, François Hollande n'a reçu que des critiques dès sa prise de fonction, il n'avait que 51 % et des poussières de majorité, il était donc vulnérable. Les conditions étaient propices, bien que non suffisantes pour mettre en cause la légitimité de son élection, par ceux qui se prévalaient d'être légitimes à représenter l’État et qui se voyaient déjà le renverser, en piétinant allègrement la légitimité de l'élection présidentielle. N'ont-ils pas formé un gouvernement autour de Sarkozy ou l'on voyait ses fidèles compagnons, dont Brice Hortefeux et d'autres entrer dans son immeuble ? Raisons de plus pour qualifier François Hollande de bashing. Il fallait faire croire à l'opinion sa médiocrité pour faire admettre qu'un renversement de président élu serait justifié, la France ne pouvait pas être gouvernée par un mou. Son effigie déshonorante de Canal + en fut le reflet. Une effigie le montrant d'une nullité irrespectueuse pour la fonction présidentielle. Ce complot implicite qui ne dira pas son nom fit psitt !

    À-t-on déjà vu un tel déchaînement médiatique ? Sarkozy fut critiqué, mais il n'y a pas photo. François Hollande est arrivé président de la république sans grande expérience ministérielle avec un gouvernement également novice en la matière, alors battre Sarkozy invraisemblable. Qu'il fasse des couacs dans un contexte aussi tendu avec des plans sociaux qui tombent comme de la grave-lotte, 1.000 plans en 2013, 40.000 fermetures d'usines en 2013 à l'image de la pluie qui s’abattit sur lui le jour de son intronisation aux Champs Élysées et de l'orage qui s'abattit sur l'avion qui l’emmenait vers la chancelière Angela Merkel, l'obligeant à revenir pour repartir avec un autre appareil.

    Qu'il soit façonné d'un peu de quatrième république, et qu'il veuille gouverner dans le respect des institutions restaurant ainsi la légitimité de la Constitution, mise à mal par Sarkozy, impardonnable aux yeux de cette bande «d'Hollande-bashing».

    Mais on ne peut lui reprocher son désir de redresser le pays, sa sincérité, sa gentillesse, et là, il met en œuvre un plan fiscal drastique par des impôts, avec une réduction des dépenses pour l'objectif des 3 % de déficit qu'il s'était fixé lors de sa campagne présidentielle. On peut contester cette politique, mais pas de cette façon continue, de président bashing et autres qualificatifs. C'est attaquer, au travers de sa fonction, la France.

    Politique qui ne récolte que mensonges, réprobations, manifestations, dégradation des biens publics, d'autant plus injustes que ces plans sociaux sont les résidus de la gouvernance précédente, des impôts qu'elle vota et du marché de l'écotaxe passé le jour du second tour de l'élection présidentielle, ainsi que de l’incompétence patronale à s'adapter au marché mondial, le cas de la Bretagne, et de la Redoute sont emblématiques.

    Cette politique du juste milieu mécontente 71 % des Français selon les derniers sondages, mais aussi des membres de sa majorité, qui clament un changement de gouvernement comme si cela ferait réduire le chômage, le déficit et donnerait de la compétitivité ? On a beau être député, on n'en est pas moins imbécile.

    À-t-on déjà vu une presse d'opposition, regroupant les droites, et la gauche de la gauche, dans un mariage hors de raison, pour leurs intérêts respectifs, afin de discréditer, voire abattre le président. La France n'est pas leur problème, et l'on pourrait croire que ce qui compte pour eux, c'est rejeter une politique de peur qu'elle s'affirme par ses résultats avant qu'ils n'aient abattu le président.

    Invraisemblable, pas tant que ça ? Si Hollande réussit ce que je pense, la courbe du chômage en catégorie A dans la Métropole et l'Outre-mer a commencé son inversion, un signe qui annonce de meilleurs jours, ce qui devrait modérer l'ardeur de l'Hollande-bashing.

    Toutefois pour être objectif le chômage dans les catégories B et C à augmenté, elles sont le transfert des chômeurs de A qui ont eu une activité dans la période recensée. Un transvasement en quelque sorte. Ils ne sont pas des chômeurs à temps pleins. La catégorie A sert de baromètre politique à tous les gouvernements.

    Des emplois aidés dites-vous, certes mais des emplois qui apportent un plus à cette jeunesse. Il faut donc, pour l'opposition briser cette politique avant qu'elle atteigne son plein effet. Le CICE qui entrera au premier janvier 2014, apportera une réduction des charges patronales de 6 %, accroissant la compétitivité des entreprises. Il devrait conduire à l'embauche de chômeurs, à accentuer la baisse du chômage, et a augmenter le PIB.

    Les impôts qui ont atteint un niveau maximal ne peuvent être que cause de mécontentement, un argument massue escamotant sa validité pour redresser nos finances. Connaissez-vous des français qui aiment payer des impôts ? Le matraquage sur le thème des impôts, est irréaliste quand on entend François Baroin clamer dans Le Grand Journal de Canal +, qu'aucun ministre du budget ne les augmenta autant que lui. Déclarant, par ailleurs, qu'un gouvernement a le devoir de ne pas laisser une dette abyssale à la génération suivante. Mais, qu'importe que les impôts soient utiles pour réparer ce qui fut laissé par la précédente majorité, ce qui compte c'est discréditer le président. Pour le moment cette coalition «bashing» n'a pas encore gagné, le président est toujours à l’Élysée, et les institutions fonctionnent malgré les coups portés.

    En fait, dans ce dénigrement tout est faux. Il suffit de lire dans Courrier international que la France est sous le coup d'un complot. L'article écrit pas Paul Krugman qui fut prix Nobel d'économie en 2008 nous fait comprendre que finalement, la politique menée par François Hollande est la bonne. Pour lui la chute de AA+ à AA par Standard and Poor's, tient davantage à une idéologie qu'a une analyse économique défendable. Mais de plus, il tacle les réformes structurelles à prendre avec de grosses pinces. Une sorte de synonyme de «déréglementation» dont les vertus restent sérieusement à démontrer. Mais aussi, «des recherches menées par le FMI laissent entrevoir que, quand on veut limiter les déficits durant une récession, c'est l'inverse qui est vrai, des augmentations temporaires des impôts sont moins dommageables qu'une réduction des dépenses». À bon entendeur salut !

    Donc tous ont faux quand on veut réduire le déficit, la première chose est d'augmenter les impôts, c'est moins douloureux pour un pays, que de réduire les dépenses, c'est l'évidence.

  • La droite allemande contrainte concède un salaire minimal,

    huit années après la fin des réformes Hartz.

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    Document Le Point.fr. Angela Merkel et Sigmar Gabriel SPD signent l'accord le 27 novembre 2013. © Johannes Eisele/AFP

    Au terme de plus deux mois et 17 heures discussions à couteaux tirés, 75 négociateurs des trois partis CDU/CSU et SPD bouclent un accord de coalition.

    Analyse.

    Support Wikipedia Le succès économique de l'Allemagne qui nous est vanté à longueur d'années est le fait de Gerhard Schröder chancelier SPD, gauche sociale, qui donna à sa successeure Angela Merkel un pays ou les conditions sociales étaient laminées faisant le bonheur patronal, succès qui risque de se ternir selon les économistes par l'introduction d'un salaire minimal imposé par l'accord de gouvernement entre la CDU et le SPD. En fait le SPD 2013 corrige le SPD de 2005. Il faut reconnaître que Schröder avait fait de son pays un havre patronal puisqu'il n'y avait pas de salaire en dessous duquel il était interdit de payer. Condition anti sociale, mais oh combien capitaliste ! N'a pourtant pas empêché Angela d'être élue trois fois, ce qui montre que le patronat a su récompenser ses salariés afin d'assurer une majorité électorale, laissant de coté une minorité d'allemands soumis aux lois Hartz. C'est ce que voulu faire Sarkozy avec les heures supplémentaires défiscalisées, satisfaire plusieurs millions de français au détriment des autres, ce qui devait lui permettre d'être réélu. Comme la majorité présidentielle n'est que de quelques pour cent, il avait mis, par cette division, toutes les chances de son coté. On sait qu'il perdit, mais cela fut juste.

    Cette politique qui consiste à arroser une partie de la population en faisant payer l'autre partie, est tout à fait à l'apanage de la droite qui, pour elle, l'égalité entre les citoyens n'est pas sa politique. Comme c'est elle qui est représentée par le patronat qui tient les salaires Gerhad Schrodër savait bien en 2002 que pour combattre le chômage et les mauvaises perspectives économiques il fallait faire des réformes libérales contre l’État providence, ce qui fit qu'il perdit son électorat et sa cote de popularité s'effondra.

    Par contre, en France, il n'est pas nécessaire de supprimer l’État providence pour que la cote du président s'effondre, mais c'est une autre histoire.

    Les lois Hartz passèrent, il fut battu, par la droite qui tira profit de ce qu'il avait fait. En d'autres termes, redresser son économie conduit à réduire drastiquement les avantages sociaux. La marge patronale s'en trouve accrue, ce qui permet au patronat de payer ses salariés comme il l'entend, surtout ceux qui n'ont pas de protection sociale et pas syndiqués comme la main d’œuvre étrangère.

    Ce salaire minimal généralisé est accepté à contre cœur par Angela Merkel, «nous allons décider des choses qui au vu de mon programme je ne considère pas comme justes, parmi elles un salaire minimal généralisé», a-t-elle déclaré, le jeudi 21 novembre, dans un discours à Berlin, sur les négociations avec le SPD pour former un gouvernement. Les Allemands sont comme les autres, sans majorité absolue, il font des concessions.

    Pour cinq voix CDU, manquantes le SPD perdant devient le SPD gagnant !

    Mais le fait de considérer à contre cœur la création d'un salaire minimal montre tout simplement qu'elle n'est que la dirigeante d'une classe sociale, pas celle d'un pays. Cela montre aussi ce qu'est la droite lorsqu'elle clame les éloges du monde entier faits à Angela Merkel, la femme la plus puissante du monde depuis 2011 selon le magazine économique Forbes.

    Nullement choqués que des Allemands soient payés, pour certains, jusqu'à un euro de l'heure, le minimum des lois Hartz, Sarkozy en faisait un exemple !

    Je ne parle pas de l'esclavage des travailleurs immigrés, roumains et autres qui sont utilisés dans des activités misérables comme d'ailleurs les Allemands de l'Est. Mais, par contre, dans l'industrie noble celle de l'automobile ou les salariés syndiqués au puissant syndicat métallurgique IG-Métall, 2,4 millions de syndiqués en 2013, ils sont grassement payés. Cela résulte des négociations branche par branche qui créent un patchwork salarial dont les salariés les moins puissants souffrent.

    Quelques exemples, pour l'année 2012 BMW versera une super-prime à ses salariés de 7.630 euros, le groupe Volkswagen annonça prime de 7.200 euros pour 100.000 salariés, Daimler, Mercédès-Benz, versa 3.200 euros à plus de 130.000 salariés. En 2011 Porsche distribua 7.600 euros par personne. Il bat le record en 2013 avec 8.111 euros de prime. D'un coté, il y a ceux qui piaffent d'aisance et de l'autre ceux qui trament pour manger.

    Voila l'Allemagne capitaliste, discriminatoire, sans respect pour les plus faibles, notre principal partenaire européen !

    Le SPD veut un salaire minimal généralisé, pour ces exclus de la richesse nationale. Ils seraient 5,6 millions soit 17 % des salariés allemands, selon les calculs de l'Institut allemand pour la recherche économique, DIW. Pour cela, il propose un salaire horaire minimal de 8,5 €, dès 2015, mais les entreprises pourront repousser son application jusqu'en 2017, ce n'est donc pas une révolution.

    C'est aussi la conséquence de la réunification des deux Allemagnes, Ouest, Est ou les salariés de l'Est avec leurs syndicats ne seront jamais assez puissants pour s'imposer aux entreprises de l'Ouest. Mais, attention, la CDU ne lâche pas le morceau facilement, «le salaire minimal à ruiné l'Allemagne de l'Est» de la bouche du puissant conservateur et gouverneur de Saxe-Anhalt, Est, Reiner Haseloff. «Nous ne devons pas faire la même erreur !». Angéla Merkel de surenchérir, «je vais tout faire pour minimiser l'importance d'un tel salaire sur l'emploi !». Et de s'excuser, clamant que c'est le résultat du vote du 22 septembre !

    Le problème est que le patronat allemand ne voit pas ce qui se trame dans les négociations avec le SPD, cela l'irrite, et les relations se tendent avec Angela. Car en fait, il n'y aurait pas que le salaire minimal dont on parle beaucoup, il y aurait aussi le projet d'un quota de femmes dans les conseils de surveillance des grandes entreprises, une limitation de la flexibilité, d'un coup de pouce pour les petits retraités, et une taxe sur les transactions financières, autant de choses qu'il n'aime pas.

    Angela est en outre attaquée par le SPD sur une augmentation des impôts pour les plus nantis, et là, elle indiqua qu'elle ne céderait pas. En fait le SPD fait du Hollande, priorité à l'allègement de la dette, ce dont la CDU ne veut pas entendre. Tout tient à l’examen fin novembre des accords par les 500.000 adhérents du SPD.

    Il n'en faut pas plus pour critiquer le bilan de la chancelière sur la mise en œuvre de la transition énergétique par Ulrich Grillo président de la fédération des industries allemandes, l'autre grande fédération patronale. «Depuis un an, la mise en œuvre de la transition énergétique a empiré, a-t-il déclaré. Sa faisabilité économique et son acceptation sont en grand danger». Quant aux subventions accordées aux industriels, ils les jugent, «court-termistes, sans courage, irréalistes, totalement insensés, non finançables et dangereux». «900 000 emplois industriels directs sont menacés». Des jours sombres se préparent pour l'Allemagne tant sur le plan démographique qu'économique, ils limiteront son pouvoir européen, ce qui nous fera du bien. L'injustice salariale allemande fit que certains mangèrent un pain blanc et d'autres un pain noir.

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  • Dans un pays à droite, FN et UMP incrédules et ses satellites UDI-Modem,

    la droite conventionnelle française explose.

    10 ans de droite, 18 mois de PS, et c'est Hollande le responsable du mécontentement général tel est résumé le langage des Français.

    Support Wikipedia Qui peut un seul instant croire que tout soit de sa faute ? François Hollande à moins de 20 % d'opinions favorables, cristallise tous les faux semblants, les erreurs, les impôts, et les mensonges permettant à la droite, de s'engouffrer dans cette révolte multiforme, étouffant ses divisions, ne voulant se rendre compte, par son langage sans perspective, qu'elle est encore plus incrédule que François Hollande. Les langages de Copé, Fillon, Maire, NKM, Bertrand......et les autres Borloo, Morin, 10 années de pouvoir, auxquels se joignent les voix du FN et du nouveau Modem, ne savent que profiter d'Hollande-bashing pour se refaire et se faire une santé. Rien, mais rien dans ce qu'ils présentent ne permet de leur donner une crédibilité. Les impôts trop lourds voila leur trait d'union, il faut taper sur les impôts socialistes oubliant qu'ils furent augmentés par Sarkozy-Fillon autant que ceux d'Hollande, mais oubliant que leur application fut reportée sur ce gouvernement ce qui les ajoutent à ceux qu'il mit en œuvre, accroissant le mécontentement à l'égard du président, oubliant que la réélection de Sarkozy aurait entraîné des augmentations de TVA plus importantes que celles qui vont être mises en œuvre. Mais comme les Français ne rentrent pas dans le détail, mécontents de la situation économique, qui avec une droite encore plus irresponsable, rejettent tout en bloc.

    La droite n'apparaît pas crédible, récoltant 74 % de français qui ne lui font pas confiance. En d'autres termes, elle est dans le même wagon que celui de l'exécutif et l'écotaxe avec les manifestations des bonnets rouges et des casseurs de biens publics dont elle est coutumière. Que l'on se rappelle l'incendie du palais du parlement de Bretagne à cause de la concurrence et de la baisse des prix du poisson, mais aussi le saccage du bureau de Dominique Voynet pour les mêmes raisons.

    Le passé de cette droite montre qu'elle n'accepte pas d'avoir perdu l'élection présidentielle, les manifestations des pigeons, et de l'équitaxe contre l'augmentation de la TVA imposée par une directive européenne, guidées par la droite, ne font que de s'ajouter au désarroi général.

    Le Copé-argumentaire, réduire les impôts et les charges, alors que les Français réclament plus de policiers, plus de justice voire plus de prisons, plus d'enseignants, de meilleurs soins, moins de chômage, de l'argent pour les aides aux entreprises en difficultés, mais rien contre la mondialisation, les supers profits des grosses entreprises, des riches, l'évasion fiscale qu'ils approuvent, la dette souveraine, comment peuvent-ils croire au Copé-argumentaire ? A cela, si vous ajoutez l'hypocrisie des satellites, le patchwork UDI et le nouveau Modem ne cherchant que des strapontins et vous obtenez une droite qui ne vaut plus rien.

    De l'autre coté un gouvernement qui eut à subir les plans sociaux de PSA, d'Arcelor Mittal, de Pétroplus, d'Alcatel Lucent, de Goodyear Amiens, et maintenant ceux de la Bretagne, la filière poulets, la filière porcine, la filière pêche, le transporteur Mory Ducros, et le Nord avec La redoute, et le Sud avec Marseille pour ce qui me vient à l'esprit, mais aussi avec 40.000 suppressions d'entreprises en 2013, et vous avez un aperçut des efforts qu'il doit faire, il faut donc de l'argent.

    On mesure ainsi le décalage entre le Copé-argumentaire et la réalité gouvernementale avec celle de notre économie.

    Hollande le responsable surement pas, mais Hollande la victime certainement. Hollande flou entre gauche et droite, certainement, ne voulant pas se dévoiler, tout comme le fit de Gaulle d'ailleurs. Ceux qui ont vécu cette période le savent bien. Les Français lui faisaient confiance, mais il pouvait se le permettre ayant un passé glorieux, François Hollande non. Non, par ce que sa politique est mal exprimée, ne voulant pas faire du Sarkozy. Il ne l'a fait pas à coups de faits divers, prenant la parole comme Sarkozy à chaque problème médiatique, une femme attaquée dans l'autobus et hop ! Il était à la télé pour fustiger le voyou. C'est d'ailleurs ce que les Français lui reprochèrent, ne pas avoir de ligne politique, après l'avoir soutenu.

    Respecter les institutions comme François Hollande essaye de faire, conduit à des couacs quant on succède à Sarkozy qui dominait tout. Cette liberté ministérielle d'expression est forcément porteuses de difficultés, les ministres sont divers et n'ont pas tous la même vision politique. Ce climat créée au sein du gouvernement un malaise qui se ressent et ne donne pas confiance.

    Les Français s'en rendent compte. Mais quand-on regarde ce qui est fait, c'est déjà énorme dans le contexte actuel. Ce manque de visibilité dû au temps, pour qu'il s'exprime, donne autant de temps à toute l'opposition, gauche de la gauche incluse, de le qualifier de bashing. Doublement victime de sa politique qui voit s'associer droite et gauche de la gauche, pour des raisons opposées.

    Une politique de droite, nous l'avons vue dix années, et une politique qui serait celle de la gauche de la gauche, je n'ose pas y penser. Dans ce contexte qui est dans le vrai, sinon lui ? Que l'on me dise si je me trompe !

    La gauche de Mélenchon prépare une manifestation le premier décembre pour exprimer que les patrons se gavent, ce qui est vrai, pour exprimer également une révolution fiscale, ce qui est commencé, sans que ce soit vu comme une révolution, mais plutôt comme une simplification permettant une meilleure clarté tout en essayant de construire une imposition plus équilibrée entre les plus aisés et les moins aisés. La CSG a le même coefficient d'imposition pour tous les Français, ce qui devrait être vu proportionnel à leurs revenus.

    Mais, sans me tromper, personne ne sera satisfait de ce qui sortira de cette réforme, qui conditionne un travail d'hercule pour qu'elle soit bien menée, ce qui, dans le contexte actuel la rend illusoire. Pour la droite c'est trop d'impôts et donc inutile, et pour la gauche de la gauche pas assez. Ceci montrera une France encore plus divisée, morcelée, qui n'a plus d'honneur, dominée par l'égoïsme.

    Les multiples manifestations de droite, en marge des politiques, mais soutenues, montrent que la contestation est passée à droite quant à celles de la gauche de la gauche, elles ne font plus recette. Les insultes du 11 novembre contre le président montrent que les partisans contre le mariage pour tous sont contestataires de la loi républicaine. Ils montrent une droite fasciste qui déteint sur son ensemble. Jean-François Copé qui se prévalait de porter le flambeau de la contestation n'est plus qu'un quelconque opposant.

    L'UMP laminée se tourne vers un radicalisme fascisant marchant dans les pas du FN pour retrouver une existence.

    On voit jusqu'à Nicolas Dupont-Aignan chef de file de Debout la république se prévalant du gaullisme rejoindre l'idéologie du FN. Marion Maréchal-Le Pen députée du FN assura, le 22 novembre, dans l'émission «Décideurs politiques du JDD», que Nicolas Dupont-Aignan avait «toute sa place» dans son mouvement, un appel du pied qui en dit long.

    La droite conventionnelle explosée ne sait plus ou elle est.

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