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François Hollande promoteur de l'avenir industriel de la France,

trente-quatre plans seraient les bases d'une nouvelle politique industrielle.

Le Monde.fr écrit «François Hollande réinvente le colbertisme».

Support Wikipedia C'est vrai que Jean Baptiste Colbert, contrôleur général des finances sous Louis XIV, initiateur du colbertisme au XVIIème siècle posait la question, d'où vient la richesse nationale, quelles productions pour la développer et l'accroître davantage ? Mais c'était au XVIIème siècle ou il n'y avait pas de grèves, de manifestations, et le roi était tout puissant. C'est donc un miroir pour ce que nous devrions faire. François Hollande, malgré sa bonne volonté d'aider l'industrie, est plus mobilisé par l'urgence à panser les plaies, quant à réparer l'incompétitivité de nos entreprises, leurs fermetures, 40.000 fermèrent leur porte cette année, et cela ne dépend pas que de lui. Des exemples de cette mondialisation et de l'anarchie capitaliste de la concurrence, Florange, Pétroplus, PSA, Alcatel Lucent, Goodayeur Amiens, les poulets Doux, et Tilly-Sabco, Gad l'abattage de porcs au Finistère, Marine Harvest poisson, et je dois en oublier depuis son élection à la présidence. Quel destin, et qui n'est pas du hasard, s'engouffrer derrière Sarkozy était se mettre dans le traquenard de sa politique.

Le Colbertisme au XVIIème siècle permit à la France d'être un grand pays, mais il n'était pas sous la loi des marchés et liée par des accords européens ! Nous ne pouvons faire ce que nous voulons, notre budget est analysé par les commissaires européens, en d'autres termes, nous n'avons pas les mains libres. De plus, il nous faut emprunter ce qui accroît notre dépendance aux marchés. Les deux journalistes du Monde Denis Cosnard et Cédric Pietralungane rédacteurs de l'article ne voulaient que faire un scoop avec ce titre très prometteur, mais réinventer le colbertisme, laisserait supposer qu'il pourrait encore exister à notre époque ?

Par contre, on peut toujours saluer cette initiative dévoilée le jeudi 12 septembre, trente-quatre plans pour redresser l'industrie, c'est un tournant politique de la gauche plus habituée à combattre la perte des avantages sociaux que d'aider l'industrie à créer de nouveaux domaines industriels. Mais, il faut définir de qu'elle gauche l'on parle, celle qui gouverne ou celle qui combat le patronat ? Oui je fais une distinction car elle est majeure, pour l'emploi. Celui qui gouverne à des responsabilités, il doit faire avec les contraintes de la charge du pays même s'il préférerait faire autrement. Il ne peut pas exprimer son idéologie et se faire ainsi plaisir. Difficile à distinguer, tant il y a de nuances, il y a celle qui s'oppose à tout dès lors que des avantages sociaux sont réduits, il y a celle de l'entre deux qui manie la carotte et le bâton en aidant à la fois le patronat et le combattant pour son comportement anti social. Et puis, l'autre celle que nous avons qui aimerait voir comme Colbert promoteur d'une politique interventionniste. J'aime ce qu'il fit, par ce qu'il sut que seule l'entreprise peut donner du travail, donc de la richesse. Alors, devant l'essentiel, François Hollande fait le choix de sacrifier un peu de son idéologie. Gouverner n'est-ce pas faire des compromis.

Selon Montebourg, qui est bien sûr dans la combine en tant que ministre du redressement productif, «ces trente-quatre plans seront un des grands marqueurs du quinquennat, et d'ajouter, ils annoncent le retour de la France dans le concert des grandes nations industrielles». Mais c'était le 12 septembre 2013, depuis bien des choses se sont produites, ne serait-ce que l'écotaxe, cette bombe laissée par le gouvernement précédent, qui va coûter très cher politiquement et financièrement.

Montebourg un rebâtisseur industriel, mais oui, ne voulait-il pas nationaliser Arcelor Mittal à Florange, qu'en ferait-on maintenant de cette fonderie alors que la sidérurgie européenne est en déconfiture ? Mais aurait-il changé devant l'évidence ? Attention dit-il, cet argent, que l'on n'a pas dépensé va aider dans l'urgence en Bretagne ou ailleurs, «n'est pas un cadeau aux entreprises». Le temps murit la réflexion.

Le problème est justement là, si l'on donne sans contrepartie, les chances sont pour que l'offre soit prise en compte, ce que fit toujours la droite, tandis que si l'on donne avec des contreparties, le patronat n'aime pas. En fait la confiance n'existe pas, mon expérience industrielle ne l'a fait comprendre. Comme le patronat n'est pas demandeur, c'est le gouvernement qui est pris à sa propre contrainte. C'est le cas des emplois aidés, pour les jeunes et les chômeurs, difficiles à exploser. C'est aussi la différence entre une politique de droite et de gauche que d'aucuns, de mauvaise foi d'ailleurs, déclarent que celle menée est la même que la précédente.

On ne devrait plus entendre que ce gouvernement ne se projette pas dans l'avenir, c'est le sens de ces trente-quatre plans. Ces plans iraient de la voiture au pilotage électrique aux textiles intelligents, en passant par l'avion électrique ou une nouvelle génération de TGV, ou encore le «cloud computing», système informatique de gestion de machines ou d'équipements en réseaux. Selon la définition du National Institute of Standards and Technology, NIST, le cloud computing est l'accès via un réseau de télécommunications, à la demande et en libre-service, à des ressources informatiques partagées configurables.

Cela projette la France dans les 10 ans sujet que le président avait donné à cogiter à ses ministres. S'il y a des thèmes qui sont déjà engagés comme le pilotage électrique de la voiture qui devient un composant cybermécanique, il y a les textiles intelligents, par contre l'avion électrique paraît une fantaisie, étant déjà bien avancé dans le domaine du cyberpilotage.

Pour François Hollande c'est ce qu'il pourrait laisser comme histoire de sa gouvernance avec le mariage pour tous, mais son mandat n'en ait même pas à la moitié. Vouloir donner à la France une chance de plus d'être parmi les nations du progrès scientifique, est déjà un beau challenge.

«La troisième révolution industrielle se produira aussi en France, assure-t-il. Nous allons faire naître les inventions de demain, les usines de demain, les produits de demain».

Une grande ambition sur un fondement en sable tant sa présidence est rejetée par les français. Nombreux se demandent comment pourra-t-il tenir sous les coups qui lui sont portés. De plus, comme tous les projets ambitieux il faut la durée or, il ne lui reste que + de trois années s'il résiste à cette déferlante de critiques de tous bords.

Il semble finalement que oui, le coup politique de la remise à plat de la fiscalité est une bouée d'oxygène pour le gouvernement.

Ces trente-quatre plans seraient porteurs d'une valeur ajoutée de 45,5 milliards d'euros d'ici à dix ans et d'exporter pour plus de 17,9 milliards estime Bercy, et la cerise sur le gâteau serait la création de 475.000 emplois. Un rêve !

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