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  • Angela Merkel III, le triomphe de l'austérité,

    le paradoxe de son élection.

    Support Wikipedia Qu'est-ce qui peut avoir poussé les Allemands à réélire pour la troisième fois Angela Merkel ? Qu'a-t-elle apporté à son pays lors de ses deux mandats précédents ? Surfant sur les réformes Schröder qui concernèrent les quatre lois Hartz, voir l'Allemagne, l'Allemagne cela suffit, et sur le dynamisme industriel allemand, elle n'eut qu'à poursuivre la politique qui consista à payer une partie des Allemands de l'ordre de 1 € de l'heure, et à promouvoir des minijobs pour des salaires compris entre 400 et 800 € par mois pour 20 % de la population allemande. On comprend aisément que le taux de chômage soit faible. De plus, en Allemagne il n'y a pas de SMIG ce qui offre toutes les possibilités salariales. Dans ces conditions l'écart salarial se creuse ce qui n'engage pas l'avenir sur une bonne voie. De plus, l'Allemagne, a une démographie vieillissante, au point qu'elle à besoin d'une forte main d’œuvre étrangère, Turcs, Espagnols, Serbes, Bulgares, pour ses usines, et sans elle, elle ne pourrait faire face à ses besoins, voir Quand la droite clame qu'il y a trop d'impôts elle oublie qu'elle les augmenta. Le modèle Allemand à les pieds d'argile, et la question, combien de temps tiendra-t-il encore. Ce qui est rageant c'est que la chancelière de l'austérité fut élue grassement, ce qui ne présage rien de bon pour nous. L'Europe reste plus ancrée à droite qu'auparavant.

    Elle fut donc récompensée par le plébiscite des droites européennes d'avoir mis son pays économiquement au top mondial, sans qu'ils se préoccupèrent de l’hétérogénéité des conditions sociales. Des problèmes subalternes dès lors qu'il n'y a pas de manifestations. Les Allemands à 41,5 %, probablement biens lotis, préférèrent plébisciter Angela puisque ses conditions sociales conditionnèrent un faible taux de chômage. Il vaut mieux du travail même mal payé que d'être chômeur d'autant plus, que là aussi, le chômage est mal rétribué.

    Essayez d'appliquer en France les réformes Schröder et c'est une levée de boucliers. Cette politique fut celle d'une division discriminatoire entre, par exemple les ouvriers de l'industrie bien payés et les autres, payés par une aumône, et tenus pour des salariés de second ordre. Le prussien fut toujours dominateur, il n'y a qu'à se rappeler la domination des officiers allemands vis à vis de leurs soldats. N'est-ce pas ce que voulut faire Sarkozy part sa politique à l'égard des plus riches et par la défiscalisation des heures sup aux salariés qui pouvaient en bénéficier ? S'attribuer, par cette largesse une majorité, au détriment des autres Français et des chômeurs et retraités !

    Quant on voit le rejet de la politique du gouvernement par une grande majorité de la population française, qui ne se pose pas la question de l'état de nos finances ? Ne pensant qu'à la perte de son pouvoir d'achat, de ses avantages sociaux, et sa réaction aux impôts qui sont tombés en septembre, 44 % des foyers ont vu leurs impôts augmentés, on mesure la différence entre un allemand et un français. Même au sein de la majorité socialiste, qui pense aux municipales, on se pose la question que faudrait-il faire pour que cette France accepte ce que les Allemands ont acceptés ?

    François Hollande traine avec 23 % d'opinions favorables, la plus basse cote jamais atteinte. A-t-on vu un président aussi, critiqué, voire insulté, 73 % des français le rejettent. Les socialistes ne sont pas les bienvenus dans un pays à droite.

    L'échotaxe, mise en place par la droite, accords signés avec la société chargée de sa mise en œuvre entre les deux tours de l'élection présidentielle, rejetée par cette même droite par des manifestations honteuses contre la loi républicaine montre à tous, ce que serait cette droite si elle revenait aux affaires.

    Quant à la gauche de la gauche elle exprime sa révolte que par sa violence verbale.

    Il était évident que la succession de Sarkozy, comme celle d'Obama après Georges Bush poserait de sérieux problèmes. Faire du social dans un pays égoïste et à droite n'est pas la chose la plus facile. Angela Merkel qui surfa sur le terrain préparé par Gerhard Schröder n'eut aucune difficulté pour poursuivre dans la même voie. Ces conditions lui permirent de récolter 41,5 % de suffrages à cette élection, un score jamais égalé par la CDU depuis 1990. Certes, elle n'obtient pas la majorité absolue et se doit de composer, donc de lâcher un peu de ses prétentions.

    Le groupe CDU-CSU devrait avoir 311 députés sur 630, à cinq sièges de la majorité absolue, dans un contexte politique et économique bien plus difficile que celui de ses prédécesseurs. Elle supporta la crise alors que d'autres la subirent. Mais ce succès tant acclamé en France, elle le doit en grande partie au dynamisme de ses grands patrons d'industrie. Avec des produits plus chers que les nôtres ils vendent, tandis que nous, nous délocalisons.

    La droite patronale française au lieu de se réjouir devait prendre exemple sur celle de l'Allemagne, de même que pour les éleveurs de porcs bretons. S'ils sont dans cette situation c'est simplement la conséquence de leur conservatisme à ne vouloir évoluer pour affronter la concurrence mondiale.

    Cela fait toute la différence entre un Français et un Allemand. Est-ce que pour autant je souhaiterais être allemand non, bien sûr, si nôtre économie n'est pas si florissante, nous avons d'autres atouts, et puis la France est un beau pays.

    On voit de suite le rapport de force qui jaillit entre notre président et Angela, il devient le subordonné de la femme la plus puissante au monde, «Die Merkel républik», la république de Merkel, comme le titre le Spiegel Online Politik malgré son opposition à la CDU. Pauvre président, tout petit, par une France encore plus petite devant une Allemagne toujours plus forte.

  • Le temps d'une dernière cigarette et d'un verre de rhum

    et une tête fut tranchée.

    Support Wikipedia Il s'agit d'un document historique qui fut remis au Monde et qui relate les derniers instants de l'exécution capitale d'Hamida Djandoubi le 10 septembre 1977 à 4 h 40 à la prison des Baumettes à Marseille. Ce Tunisien de 31 ans fut le dernier condamné à mort en France pour crime, et la dernière personne au monde guillotinée pour le meurtre d'Elisabeth Bousquet. C'est un meurtre après tortures et barbaries, vol et violences avec préméditation sur cette jeune femme de 20 ans. Il fut le dernier condamné à mort en France et décapité quatre années plus tard. Avant lui, il y eut Christian Ranucci en juillet 1976 pour l'enlèvement et le meurtre d'une fillette de 8 ans, et Jérôme Carrein le 23 juin 1977 pour l'enlèvement, le viol et l'assassinat d'une autre fillette de 8 ans, Hamida Djandoubi fut le troisième condamné exécuté sous le septennat de Valéry Giscard d'Estaing.

    En 1971, Hamida Djandoubi, à la suite d'un accident du travail comme manutentionnaire, fut amputé d'une jambe. En 1973 il tenta par la force de prostituer cette jeune femme qui déposa plainte. Condamné à plusieurs mois de prison, il jura de se venger. En juillet 1974, il kidnappa Élisabeth Bousquet, la conduisit chez lui et la tortura pendant des heures. Il la transporta ensuite nue et sans connaissance dans la campagne, jusqu'à une quarantaine de kilomètres de Marseille. Il la cacha alors dans un cabanon et l'étrangla. Le corps fut trouvé quelques jours plus tard par des enfants. Arrêté quelques mois plus tard, il fut aussi accusé de sévices et de viols aggravés sur une adolescente de 15 ans. Il reconnu les faits et collabora avec la justice lors de la reconstitution.

    Robert Badinter alors Garde des Sceaux qui, lors des débats parlementaires à l'Assemblée nationale le jeudi 17 septembre 1981 contre la peine de mort, évoqua, entre autre, le cas d'Hamida Djandoubi «qui était unijambiste et qui quelle que soit l'horreur, le terme n'est pas trop fort présentait tous les signes d'un déséquilibré et que l'on présenta à l'échafaud après lui avoir enlevé sa prothèse» voir le Journal officiel de la République Française. Le procureur général Chauvy parla à l'époque «d'une âme démoniaque», les experts psychiatres considérèrent qu'il avait «une intelligence supérieure à la normale mais constituait un colossal danger social». Il fut condamné à mort le 25 février 1977 par la cour d'assises des Bouches-du-Rhône qui siégeait à Aix-en-Provence. Le 9 septembre sa grâce fut refusée par le président Valery Giscard d'Estaing pour une exécution le lendemain.

    C'est de cette exécution que la doyenne des juges d'instruction Monique Mabelly commise d'office pour y assister, consigna par écrit ce qu'elle vit et ressentit. Quelques lignes écrites au retour de l'exécution suscita en elle une «émotion froide», afin de témoigner. Monique Mabelly léguera dix ans plus tard ce manuscrit à son fils, Rémy Ottaviano, qui le remit il y a quelques semaines à Robert Badinter.

    Exécution capitale de DJANDOUBI, sujet tunisien

    «À 15 heures, Monsieur le Président R... me fait savoir que je suis désignée pour y assister».

    «Réaction de révolte, mais je ne peux pas m'y soustraire. Je suis habitée par cette pensée toute l'après-midi. Mon rôle consisterait, éventuellement, à recevoir les déclarations du condamné».

    «À 19 heures, je vais au cinéma avec B. et B. B., puis nous allons casse-croûter chez elle et regardons le film du Ciné-Club jusqu'à 1 heure. Je rentre chez moi ; je bricole, puis je m'allonge sur mon lit. Monsieur B. L. me téléphone à 3 heures et quart, comme je le lui ai demandé. Je me prépare. Une voiture de police vient me chercher à 4 heures et quart. Pendant le trajet, nous ne prononçons pas un mot. Arrivée aux Baumettes. Tout le monde est là. L'avocat général arrive le dernier. Le cortège se forme. Une vingtaine, une trentaine de gardiens ? Les «personnalités». Tout le long du parcours, des couvertures brunes sont étalées sur le sol pour étouffer le bruit des pas. Sur le parcours, à trois endroits, une table portant une cuvette pleine d'eau et une serviette éponge».

    «On ouvre la porte de la cellule. J'entends dire que le condamné sommeillait, mais ne dormait pas. On le «prépare». C'est assez long, car il a une jambe artificielle et il faut la lui placer. Nous attendons. Personne ne parle. Ce silence, et la docilité apparente du condamné, soulagent, je crois, les assistants. On n'aurait pas aimé entendre des cris ou des protestations. Le cortège se reforme, et nous refaisons le chemin en sens inverse. Les couvertures, à terre, sont un peu déplacées, et l'attention est moins grande à éviter le bruit des pas».

    «Le cortège s'arrête auprès d'une des tables. On assied le condamné sur une chaise. Il a les mains entravées derrière le dos par des menottes. Un gardien lui donne une cigarette à bout filtrant. Il commence à fumer sans dire un mot. Il est jeune. Les cheveux très noirs, bien coiffés. Le visage est assez beau, des traits réguliers, mais le teint livide, et des cernes sous les yeux. Il n'a rien d'un débile, ni d'une brute. C'est plutôt un beau garçon. Il fume, et se plaint tout de suite que ses menottes sont trop serrées. Un gardien s'approche et tente de les desserrer. Il se plaint encore. A ce moment, je vois entre les mains du bourreau, qui se tient derrière lui flanqué de ses deux aides, une cordelette. Pendant un instant, il est question de remplacer les menottes par la cordelette, mais on se contente de lui enlever les menottes, et le bourreau a ce mot horrible et tragique, «vous voyez, vous êtes libre !...» Ça donne un frisson...»

    «Il fume sa cigarette, qui est presque terminée, et on lui en donne une autre. Il a les mains libres et fume lentement. C'est à ce moment que je vois qu'il commence vraiment à réaliser que c'est fini - qu'il ne peut plus échapper -, que c'est là que sa vie, que les instants qui lui restent à vivre dureront tant que durera cette cigarette».

    «Il demande ses avocats. Me P. et Me G. s'approchent. Il leur parle le plus bas possible, car les deux aides du bourreau l'encadrent de très près, et c'est comme s'ils voulaient lui voler ces derniers moments d'homme en vie. Il donne un papier à Me P. qui le déchire, à sa demande, et une enveloppe à Me G. Il leur parle très peu. Ils sont chacun d'un côté et ne se parlent pas non plus. L'attente se prolonge. Il demande le directeur de la prison et lui pose une question sur le sort de ses affaires».

    «La deuxième cigarette est terminée. Il s'est déjà passé près d'un quart d'heure. Un gardien, jeune et amical, s'approche avec une bouteille de rhum et un verre. Il demande au condamné s'il veut boire et lui verse un demi-verre. Le condamné commence à boire lentement. Maintenant il a compris que sa vie s'arrêterait quand il aurait fini de boire. Il parle encore un peu avec ses avocats. Il rappelle le gardien qui lui a donné le rhum et lui demande de ramasser les morceaux de papier que Me P. avait déchirés et jetés à terre. Le gardien se baisse, ramasse les morceaux de papier et les donne à Me P. qui les met dans sa poche».

    «C'est à ce moment que les sentiments commencent à s'entremêler. Cet homme va mourir, il est lucide, il sait qu'il ne peut rien faire d'autre que de retarder la fin de quelques minutes. Et ça devient presque comme un caprice d'enfant qui use de tous les moyens pour retarder l'heure d'aller au lit ! Un enfant qui sait qu'on aura quelques complaisances pour lui, et qui en use. Le condamné continue à boire son verre, lentement, par petites gorgées. Il appelle l'imam qui s'approche et lui parle en arabe. Il répond quelques mots en arabe».

    «Le verre est presque terminé et, dernière tentative, il demande une autre cigarette, une Gauloise ou une Gitane, car il n'aime pas celles qu'on lui a données. Cette demande est faite calmement, presque avec dignité. Mais le bourreau, qui commence à s'impatienter, s'interpose, «on a déjà été très bienveillants avec lui, très humains, maintenant il faut en finir». À son tour, l'avocat général intervient pour refuser cette cigarette, malgré la demande réitérée du condamné qui ajoute très opportunément, «ça sera la dernière»».

    «Une certaine gêne commence à s'emparer des assistants. Il s'est écoulé environ vingt minutes depuis que le condamné est assis sur sa chaise. Vingt minutes si longues et si courtes ! Tout s'entrechoque. La demande de cette dernière cigarette redonne sa réalité, son «identité» au temps qui vient de s'écouler. On a été patients, on a attendu vingt minutes debout, alors que le condamné, assis, exprime des désirs qu'on a aussitôt satisfaits. On l'avait laissé maître du contenu de ce temps. C'était sa chose. Maintenant, une autre réalité se substitue à ce temps qui lui était donné. On le lui reprend. La dernière cigarette est refusée, et, pour en finir, on le presse de terminer son verre. Il boit la dernière gorgée. Tend le verre au gardien. Aussitôt, l'un des aides du bourreau sort prestement une paire de ciseaux de la poche de sa veste et commence à découper le col de la chemise bleue du condamné. Le bourreau fait signe que l'échancrure n'est pas assez large. Alors, l'aide donne deux grands coups de ciseaux dans le dos de la chemise et, pour simplifier, dénude tout le haut du dos».

    «Rapidement, avant de découper le col, on lui a lié les mains derrière le dos avec la cordelette. On met le condamné debout. Les gardiens ouvrent une porte dans le couloir. La guillotine apparaît, face à la porte. Presque sans hésiter, je suis les gardiens qui poussent le condamné et j'entre dans la pièce ou, peut-être, une cour intérieure ? Où se trouve la «machine». A côté, ouvert, un panier en osier brun. Tout va très vite. Le corps est presque jeté à plat ventre mais, à ce moment-là, je me tourne, non par crainte de «flancher», mais par une sorte de pudeur, je ne trouve pas d'autre mot, instinctive, viscérale».

    «J'entends un bruit sourd. Je me retourne, du sang, beaucoup de sang, du sang très rouge, le corps a basculé dans le panier. En une seconde, une vie a été tranchée. L'homme qui parlait, moins d'une minute plus tôt, n'est plus qu'un pyjama bleu dans un panier. Un gardien prend un tuyau d'arrosage. Il faut vite effacer les traces du crime... J'ai une sorte de nausée, que je contrôle. J'ai en moi une révolte froide».

    «Nous allons dans le bureau où l'avocat général s'affaire puérilement pour mettre en forme le procès-verbal. D. vérifie soigneusement chaque terme. C'est important, un PV d'exécution capitale ! A 5 h 10 je suis chez moi. J'écris ces lignes. Il est 6 h 10». Le Monde.fr.

  • Le coup politique de Cécile Duflot sur les roms contre Manuel Valls,

    fit du grabuge.

    Support Wikipedia Au gouvernement, chez les socialistes, et chez EELV, mais pas à l'opposition que se gaussa de la mollesse du président. Cécile devait ressouder ses troupes après la démission de Noël Mamère le jour ou le number-one Pascal Durant annonçait son retrait du secrétariat général d'EELV. Vous savez cet écologiste bon teint, qui pèse rien, 1, 74 % pour son parti à la présidentielle, mais qui n'a pas peur des mots, et qui donna un ultimatum de six jours au président de la république pour s'engager sur la transition écologique. Il faut le faire ! Un fada, oui ça existe, tout cela à cause que la loi sur la transition écologique fut reportée par Philippe Martin en 2014. Cette prétention fut sa perte dans un parti qui n'est qu'en fait qu'une remorque au PS, mais qui en fut récompensé par le ministère du logement et de l'égalité des territoires à Cécile Duflot, ce qui change tout. Un maroquin pour un politique est l'aboutissement de son engagement. Elle sait bien que François Hollande ne va pas la virer à quelques mois des municipales. La politique sait reconnaître ceux qui lui apporte des voix. À la tête du parti depuis son départ, Pascal Durant s'est rendu compte que son parti ne produisait plus rien, sauf qu'il apporta des ministres à chaque gouvernement socialiste, qu'il était devenu prisonnier de ses calculs et de ses clans, comme tous les partis politiques, mais que son chef était Cécile et non lui ! En fait, il n'était plus écouté. Mamère, politique de poids, avait sonné la fin de la partie. Il fallait donc que Cécile Duflot fasse ce coup, probablement instillé par son compagnon Xavier Cantat, on peut le penser, étant aussi est un militant actif à EELV.

    Cette attaque contre Manuel Valls l'accusant de mettre en danger «le pacte républicain», dont on ne sait pas ce qu'elle voulait signifier, puisqu'elle ne l'a définit. Cela fit désordre au sein de l'exécutif, rompant ainsi le pacte gouvernemental de la cohésion politique.

    François Hollande n'avait pas réagit au début, au sujet du clash Duflot Valls sur les Roms. Il n'avait pas réagit non plus quand Manuel Valls déclara que les Roms «ont des modes de vie différents des nôtres et qu'ils sont difficilement intégrables». Mais, il réagit le lendemain de sa visite à Florange quand Cécile lui demanda son arbitrage. À ça, il n'aime pas d'autant que cette affaire masqua la visite à Florange, qu'il avait bien préparée, pour le chaudron de ceux qui l'accusèrent de ne pas avoir tenu parole, ce qui en fait est inexact, ayant été entrainé dans une annonce qu'il n'avait pas faite.

    Sur le fond, eu égard à ce qu'il pense de l'écologie et des problèmes qu'elle lui pose, n'oublions pas que ce fut Martine Aubry qui conclut dans son dos l'accord avec les Verts lors de la primaire socialiste, il trouva la déclaration de sa ministre irresponsable et insupportable. Embarrassé d'être pris à partie devant la presse, il déclara, «je ne suis pas là pour commenter les polémiques des uns et des autres». Un aveu d'impuissance ? Quiconque, qui aurait eu les coudées franches aurait répondu que cette affaire se règlera entre quatre yeux. Ce coup politique de «ressoudage» des écolos, toucha en fait plus le président et le premier ministre que Manuel Valls d'autant qu'il est largement plébiscité par les Français.

    Le couac des couacs aurait dû avoir une réponse directe du président. Mais, il ne le put, s'il vire Cécile Duflot sa majorité à l'assemblée déjà bien chancelante disparait. Il lui faut donc avaler son chapeau, élections municipales obligent, se contentant de reporter à plus tard le boomerang de ce coup politique. Reste à prouver que cette attitude est porteuse de résultats, ce qui n'est pas évident eu égard au flots de critiques qui furent émises. Mais, elle montra sa maîtrise dans l'attente de la vengeance qui est un plat qui se mange froid. Dans cette attente, il chargea son premier ministre de rappeler à l'ordre sa ministre écolo, l'invitant à plus de solidarité et de se consacrer à son boulot.

    Or, sur cette question de Roms tout est déjà dit par la circulaire du 26 juillet 2012 signée par sept ministres dont Cécile Duflot, qui précise le cadre de l’État dans l'évacuation des camps illicites. Elle détaille les conditions d'accompagnement, de relogement, de scolarisation et d'insertion professionnelle des populations qui ne bénéficièrent du respect républicain.

    Un papier en quelque sorte impossible à appliquer. Mais comme échappatoire une merveille. La politique c'est ça aussi faire croire quand on ne peut pas faire. Alors, il ne lui resta que de faire une mise au point en Conseil des ministres pour clore ce déballage de mots qui font mal. Ce fut une mise en garde solennelle, ce sera la dernière fois selon Najat Vallaud-Belkacem, la porte-parole du gouvernement. Il faut bien voir que tous ces ministres sont des novices indépendamment de leur valeur, et cette jeunesse fougueuse doit montrer son engagement. Participer à un gouvernement impose la stricte application des règles de solidarité, d’unité et de responsabilité. «Ici, c’est l’État que vous incarnez» rappela François Hollande. «La responsabilité politique c’est une éthique», trancha-t-il, demandant à Jean-Marc Ayrault de «veiller encore davantage au travail et à l’expression gouvernementale».

    Jean-Marc, tout lui tombe dessus, et «si un problème surgit, il doit être soumis à son arbitrage  et non pas mis «sur la place publique», expliqua-t-il. De là l'obligation de chaque ministre d'informer le premier ministre lors de l'invitation d'un média. En d'autres termes, les ministres en liberté surveillée.

    La rançon d'une majorité compromise pour une réponse qui ne fut pas cinglante. Ce pataquès est des plus mauvais, les Français ne retiendront que ce clash et ce quelques soient les résultats du gouvernement.

    Finalement, cette gauche fait son malheur au lieu de rester bien au chaud en attendant de bons résultats, elle se dispute au sein même de l'exécutif. Normal ne direz-vous quand dans un même gouvernement se trouvent des politiques aussi politiquement opposés !

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