Avertir le modérateur

  • Quel avenir pour Sarkozy après le tumulte Bettencourt,

    mais pas que ça, Tapie, Guéant, Kadhafi, les sondages de l'Éysée, et Karachi, cela fait beaucoup !

    Voir,

    Exclusif -les affaires politiquo-judicaires, le coté obscur de nos politiques.

    Sarkozy au juge Gentil, pour un rendez-vous masqué j'ai perdu la mémoire.

    La contre attaque de Sarkozy dès la levée de son immunité.

    Sarkozy perd--il ses dernières cartouches.

    L'affaire Tapie.

    L'affaire Tapie des 45 millions à l'entourloupe, une affaire d'État

    L'affaire Karachi (..........) et son ombre Takiéddine.

    Support Wikipedia Au nom de Sarkozy s'attache un nombre de casseroles qui fait frémir. Cela voudrait signifier que sur tout ce qu'il toucha il y eut une affaire de corruption ? Difficile à avaler, serait-il à ce point un homme qui ne respecte pas les lois sauf lorsqu'elles sont pour son intérêt ? Ce que je ne crois pas, bien que sa position contre les juges pose la question ? Mais, peut-être que ce n'est pas directement sa personne qui est en cause, mais les collaborateurs qu'il a soutenus ? Pour la justice, c'est presque la même chose. Mais aussi, si la justice s'occupe de ces affaires de corruption c'est qu'elles existent, et comme l'on dit, il n'y a pas de fumée sans feu. Alors que penser si l'on veut être objectif ?

    Parmi ces affaires, l'affaire Bettencout est celle qui, pour le moment, le préoccupe le plus puisqu'il fut mis en examen. Cette affaire, comme l'affaire Tapie, défrayent la chronique tant elles mobilisent les médias, et l'on entend surtout ses partisans clamer haut et fort qu'il est innocent du chef d'accusation d'abus de faiblesse sur Madame Liliane Bettencourt, mais aussi que c'est de l'acharnement le faisant passer pour un martyre. D'aucuns vont jusqu'à dire que c'est «le mur des cons» du syndicat de la magistrature, c'est à dire des magistrats à gauche qui veulent sa peau. D'après ce que j'ai pu lire sur le juge Jean-Michel Gentil, c'est une calomnie de plus, mais la droite a l'habitude de ce fait, de sorte que plus personne n'y prête attention.

    Or, le juge Jean-Michel-Gentil malgré les assauts d'une douzaine d'avocats, il faut bien ça pour un ancien président de la république, est toujours debout et solidement campé sur ses jambes. Il est quand même curieux que des politiques qui prétendent re-gouverner la France aient de tels propos sur la justice qui applique les lois qu'ils ont votés. Il est vrai, lorsqu'ils étaient en responsabilité, ils voulaient réduire le pouvoir des juges ce qui laisse supposer qu'ils présentaient la sortie de ces affaires, si Sarkozy était battu aux élections. Donc, pour eux, la mise en examen de Sarkozy ne serait autre qu'une vengeance ?

    Il faut être «con» quand même pour penser un seul instant, que eu égard à l'importance nationale de Nicolas Sarkozy, ce juge et ses collaborateurs, ils sont trois avec Valérie Noël et Cécile Ramonatxo, se seraient engagés à le mettre en examen s'ils n'avaient pas des éléments probants comme l'on dit. Vous pensez bien qu'à Bordeaux ils n'ont pas été seuls dans leur coin et qu'ils ont consulté leur hiérarchie. Dans cette affaire ils sont tous ensembles !

    Et puis accuser le juge Gentil d'avoir choisit comme experte le professeur Sophie Gromb du service de médecine légale du CHU de Bordeaux, reconnue pour ses compétences par l’ensemble de ses collègues, par ce qu'elle fut le témoin du mariage du juge Gentil, c'est mettre en cause sa probité. À sa place j'aurais attaqué pour diffamation les tenants de ces propos. De plus, elle aurait bénéficié d’une majoration indue de ses honoraires, ce qui, par la suite, fut révélé mensonger. L'expertise médicale fut menée par cinq médecins, et non un seul ! Toutes ces attaques ne tiennent pas debout et ne visent qu'à discréditer l'instruction par tous les moyens, sans ce préoccuper du mal qui est fait. Même le parquet ne soutien pas que l'affaire fut mal conduite, bien qu'il ait réclamé un non lieu pour Sarkozy et Eric Woerth.

    J'ai essayé d'obtenir le rapport du 24 septembre qui confirme la mise en examen par la Cour d'appel de Bordeaux, impossible. Je suis donc conduit à prendre pour argent comptant ce qui est révélé dans la presse. Donc, la Chambre d'instruction de Bordeaux a validé la quasi-intégralité de la procédure, ce qui confirme l'abus de faiblesse ! Comment voir cela autrement ? Il en résulta que les mises en examens de Nicolas Sarkozy et d'Eric Woerth furent maintenues. Dans son arrêt, elle jugea «mal fondées les demandes de nullité formulées par Nicolas Sarkozy» et également rejeté «les demandes de Nicolas Sarkozy tendant à l'annulation des saisies de ses agendas», ce qui, bien sûr, annulerait des preuves. L'affaire repart, après sa mise en stand-by, les juges vont pouvoir boucler leur dossier, et le présenter pour une décision judiciaire. Il reste néanmoins la possibilité du pourvoi en cassation contre cet arrêt avec une demande de mise en examen immédiat.

    Le mercredi 18 septembre, le Canard enchaîné, en page trois, posa un billet «Sarko et son juge signent l'armistice.» et d'écrire, ce devait être le combat du siècle, ce sera une piteuse débandade ! Il était question d'un non lieu puisque Sarko devait se retirer avant même que le juge prononcerait ce fameux non lieu. Il en fut tout autrement, la propagande battait son plein.

    Quel avenir politique pour Sarkozy le spécialiste à haute rétribution de ses conférences. Sa parole est d'or ! Franchement quant on perçoit 100.000 € pour parler une heure, pourquoi vouloir faire de la politique avec toutes les casseroles qu'il traine ? La gloire peut-être, mais aussi l'humiliation s'il venait à perdre. Ce ne sont pas les cris de joie lorsqu'il va dans la ville de Nice de son copain Christian Estrosi qui lui feront une majorité de plus de 28 millions de suffrages. Il faut avoir raison gardée, il y a encore quatre années avant la présidentielle de 2017, et de nombreuses choses peuvent survenir, par exemple la réussite de la politique de François Hollande. Ce n'est pas par ce qu'il se traîne à 23 % d'opinions favorables qu'il à perdu !

    La mise en sourdine médiatique, par les médias, du bilan catastrophique de Sarkozy qu'il laissa à son successeur, ne signifie pas qu'il n'existe plus ! Les divisions de son parti sont patentes c'est la course à celui qui ouvrira grands ses bras vers le FN. Si l'on regarde bien les prétendants, ils sont quatre pour le moment, Copé, Fillon, Juppé, et Sarkozy. Quand je pense qu'ils ont rit de la division des ténors socialistes, je me gausse de la leur. L'apprentissage de la démocratie ne va pas arranger l'UMP. C'est donc une recomposition politique qui s'annonce à droite avec le FN, il faudra du temps pour que le séisme Sarkozy s'estompe.

    De plus, pendant les quatre années qui viennent d'autres affaires sortiront. Je pense à Tapie, Guéant qui est lâché par ses amis, ces deux affaires lui sont directement attachées. Il y a aussi les sondages de l’Élysée et Kadhafi comme Karachi. Elles risquent de lui pourrir la vie pendant ces années.

  • Après les industriels, les jeunes cerveaux qui s'expatrient pour mieux ailleurs,

    rien n'arrête la propagande !

    Support Wikipedia Il ne faut pas tout mélanger que des industriels ou riches artistes et sportifs partent pour des paradis fiscaux ou tout au moins dans des pays ou les impôts sur le patrimoine sont moins lourds, pas forcément sur le revenu, cela ne fait que se poursuivre par l'augmentation des impôts en France. Mais, il ne faut pas non plus exagérer cela représente quelques pour-cent montés en épingle par les médias et la droite qui ne parle jamais de ceux qui reviennent. Quand la charge imposable est de 46,3 % du PIB pour la tranche supérieure de l'impôt, quand ce n'est pas plus suivant les circonstances, cela s'explique, mais l'approuver c'est une affaire de conscience quant on reconnait en son pays ce qu'il vous a donné. Quant à présenter la fuite de nos jeunes cerveaux diplômés comme conséquence de ne pouvoir trouver un emploi à leur mesure, il y a là, aussi énorme exagération. Tout d'abord il faudrait expliciter ce que l'on entend par cerveaux ? S'il s'agit de diplômés de Grandes Écoles, il faut relativiser. Beaucoup trouvent du travail en France, peut être estiment-ils qu'il ne soit pas assez payé ? La qualification G.E., se rapporte à des écoles dont l'admission est obtenue par concours au terme de deux années de prépas. Elle est donnée en fonction de critères qui justifient cette distinction. C'est la Conférence des Grandes Écoles, CGE, qui donne ce label.

    Ces écoles sont le fruit d'une tradition qui date du Moyen-âge. Mais c'est vers le XVIIIème siècle qu'apparaît la nécessité de disposer de cadres capables de gérer les réalisations techniques et industrielles et de créer ses propres écoles pour une nouvelle catégorie de cadres, ce seront les ingénieurs. Les premières G. E. furent les écoles d'ingénieurs, la première en 1747, l'École nationale des ponts et chaussées, en 1783 l'École des Mines de Paris, puis le CNAM en 1794, qui est à part pour perfectionner l'industrie nationale, et sous l’Empire et tout le XIXème siècle. Aujourd'hui, environ 220 écoles dispensent des formations conduisant au titre d'ingénieur diplômé y compris pour certaines composantes des universités. Parmi les Grandes Écoles on note,

    • 145 écoles d'ingénieurs,
    • 40 écoles de management,
    • 20 autres écoles spécialistes Veto, Normale sup, Arts appliqués.

    Il faut donc mettre de la vérité dans cette propagande. Si de jeunes diplômés partent à l'étranger à la sortie de leur école, ils représentent peu par rapport à l'ensemble des diplômés, quant à la qualité des cerveaux, il faut être mesuré. J'ai connu des cerveaux de grandes écoles, qui présentaient d'énormes trous ! En fait beaucoup de ceux qui partent vont dans la finance ou le commercial, et ce ne sont pas eux qui font les créations, mais les ingénieurs et les techniciens qui inventent, conçoivent des machines et des logiciels. Ceux qui partent dans la finance sont ceux des très Grandes Écoles telles HEC, l'Essec, Polytechnique, ESC Paris, ....dont l'enseignement forme des cadres supérieurs dirigeants généralistes, et commerciaux. Ceux qui partent en tant que managers sont issus d'écoles de niveau inférieur.

    En 2012, 16 % des diplômés partirent pour leur premier emploi, un taux qui monta à 23% chez les managers. «On ne peut donc pas parler de fuite des cerveaux». Si les sortants d'écoles partent à l'étranger c'est surtout par ce que aller à l’étranger c’est d’abord une expérience internationale essentielle à leur CV qui le complète par un master d'une grande université internationale. Ce n'est pas une question d'emploi, le niveau de leur diplôme leur ouvre toutes les portes en France s'ils savent se vendre. C'est aussi ceux qui recherchent de suite un emploi à haute rémunération, les salaires proposés sont en général supérieurs à ceux des entreprises françaises. Les pays recherchés sont les États-Unis, le Royaume-Uni, la Suisse, la Chine.

    C'est le Royaume-Uni que l'emporte pour tous les profils, près de 15 % d'expatriations et un peu plus de managers, 16 %, la Suisse 12 %, 14 % pour les ingénieurs. Les États-Unis passent de 5,5 % à 7,2 % quant à la Chine de 4,5 à 6,8 %. L'expatriation est rentable puisque le salaire moyen, primes comprises, atteint les 48. 200 € pour les managers et 49. 000€ pour les ingénieurs, soit 11. 000€ de plus qu’en restant en France ! Les ingénieurs sont en général plus payés.

    La baisse des salaires en France pour des ingénieurs est constante dans les secteurs industriels et marchands. Le nombre d'ingénieurs formés par an, est supérieur aux possibilités d'emploi. Par rapport à 2012, la proportion de diplômés sortant des écoles n’ayant pas trouvé d’emploi, voir le blog d'Olivier Rollot , journaliste et rédacteur en chef au Monde étudiant, passe de 12,5% à 15,4%. Mais les ingénieurs s’en sortent beaucoup mieux puisqu’ils ne sont que 1,8% de plus en recherche d’emploi, 13,3% contre 11,5%, quand ce taux passe chez managers de 14,6% à 19,1%. La CGE estime néanmoins que l'emploi a chuté en France, mais il s'inscrit dans des fluctuations normales, correspondant à une année moyenne, voire légèrement supérieure à la moyenne.

    Comme en France d'ailleurs, l'écart des salaires homme femme est très marqué. Un homme manager gagne 9.000 de plus qu'une femme, 52.000 € primes comprises contre 43.200 €. Il faut y voir que le problème de l'expatriation est plus complexe à vivre pour une femme, et de plus une femme trouve difficilement un emploi à la hauteur de son diplôme.

    Olivier Rollot développe très bien le problème des diplômés des Grandes Écoles, et pour lui c'est loin d'être la crise ! «Si le taux d'emploi net est en baisse (81,5% sur l’ensemble des diplômés contre 84,9% sur l’année 2012), on est loin de l’effondrement que certains annonçaient», selon Bernard Ramanantsoa, directeur général d’HEC et responsable à la CGE de la commission «aval» en charge de l’insertion des jeunes diplômés.

    On voit ainsi que la propagande orchestrée sur la fuite des cerveaux n'est pas crédible, mais agit efficacement par ce que peu Français peuvent vérifier.

    Mais combien reviennent ?

    Peu de données sur les cerveaux, mais sur les jeunes scientifiques 80 % des expatriés reviennent au pays au bout de quelques années, surement le mal du pays.

    Beaucoup d’étudiants partent à l’étranger sur une courte durée, moins d’un an, dans le cadre du programme «Erasmus». Un étudiant sur 5 choisit de rester sur place malgré le mal du pays et l’éloignement familial.

    La tendance avec la mondialisation est genérale, elle marche dans les deux sens, il faut avoir une référence étrangère. La France ne perd pas tous ses talents, malgré l’envoi de 77 653 étudiants à l’étranger, elle en reçoit 288.540, chiffre de l’année 2011-2012. Lorsque ses étudiants reviennent d’Amérique, ils rapportent une expérience et un savoir-faire qui est sans aucun doute une source richesse. Il faut donc voir le problème par les deux bouts !

    Les enquêtes montrèrent que les jeunes sont pessimistes sur leur avenir, mais ce n'est pas si simple à prouver car la jeunesse n'est pas homogène, ceux qui auraient le plus d'intérêt à s'exiler sont ceux qui ont le moins de possibilités ! Le lot de ceux qui partent sont les bac+ 5, ils seraient 1,6 millions vivant actuellement à l'étranger.

    «Solenne a le profil classique du bac+5 , 32 ans et se prépare au grand saut. Le 31 juillet, à 16 heures, elle devait quitter la France. Un départ de Paris par le vol Corsair SS 900, direction Montréal, au Canada. «Émigration, expatriation ?» Elle hésite, bonne question...Puis elle tranche, expatriation. Ce départ au milieu de l'été avec pour seuls bagages deux grosses valises remplies de vêtements, de CD et de bouquins «est un choix, pas une nécessité», affirme-t-elle», tiré du Monde.fr.

    On voit qu'il est difficile de dire que nos cerveaux abandonnent la France pour l'étranger, tant l'amalgame est important entre les supers diplômés et les autres. Pourquoi, par ce que le niveau de leurs études et de leur diplôme leur donne du travail en France, et s'ils partent c'est surtout un plus pour leur CV, une meilleure maîtrise de l'Anglais, mais aussi un meilleur salaire. Et comme l'écrit Olivier Rollot, on ne peut pas parler de fuite des cerveaux ! Et finalement ils reviennent car c'est encore en France qu'on est le mieux !

  • L'université d'été du PS égale à elle-même,

    une confrontation d'idées compréhensives mais qui crée la désunion.

    De la Marseillaise rejaillit l'union, on se dispute mais on s'aime et à la fin de la récrée le dimanche 25 août on chante, document Le Monde.fr / Jean-Claude Coutausse.

    Support Wikipedia Les socialistes ne changeront pas, et le fait qu'ils sont au pouvoir n'a pas calmé leur ardeur à montrer leurs divisions. Normal direz-vous, d'autant plus que la politique de François Hollande est plutôt centrée entre droite et gauche suivant les obligations. En fait elle n'est pas lisible pour beaucoup c'est le tord du démocrate socialiste, qui se met tout le monde à dos, à l'instar de François Bayrou démocrate de droite. Alors, dans ces universités d'été, chaque ténor y va de son aura. C'est devenu un rituel pour tous les partis. Ne faut-il pas à chaque grande rentrée de période estivale montrer sa présence des fois que l'on vous aurait oublié ? La politique n'est que de la concurrence, et l'on est vite dépassé par d'autres. Montrer sa présence afin de rassembler ses partisans pour s'imposer à nouveau comme le leader est une obligation. Au PS, contrairement aux autres partis il n'y a pas un leader qui fait taire tous les autres. Les Marine, Copé, Fillon, Mélenchon, Laurent et d'autres, nagent sans trop de contradicteurs, tout au moins on n'en a pas vu !

    Au PS, les ténors comme Ségolène Royal qui marque son retour politique à la Rochelle, ville ou fut mise à terre par Olivier Falorni, prononça le discours d'ouverture en tant que présidente de la région. Manuel Valls, Christine Taubira, bien que non encartée au PS, furent, lorsqu'ils arrivèrent, entourés, comme des vedettes, par une foule de journalistes, caméramen et de sympathisants, ce qui fixa la cote socialiste de leur popularité du moment. Cette chaleur les réchauffe, ils en ont besoin pour montrer leur influence tant il est vrai, qu'en politique, seul compte le nombre de sympathisants même si ce que l'on porte comme projet est sujet à controverses mais qu'importe c'est l'adhésion qui compte.

    Cette université du PS démarra sur le conflit entre ces deux calibres du gouvernement, l'un plus à droite et l'autre plus à gauche. L'un, auréolé d'une cote populaire à faire rougir le président, applique simplement la politique sécuritaire précédente, non pas qu'elle fut mauvaise sur tous ses points, le respect de la loi s'impose à tous, mais laisser les Roms s'installer près des habitations dans des conditions hors de toute humanité est intolérable. Quant à la sécurité bien que tout aussi volontaire et positif, il apporte un plus en effectifs de forces de l'ordre, il faut dire que Sarkozy ne fit que du vent réduisant ces forces de plus de dix milles agents ! Par contre, il déconne tout autant quant au tout carcéral, porteur d'un raisonnement à l'emporte pièce pour faire plaisir à ses policiers, l'exemple de Trappes le prouve, voir, Trappes comme toute ville de banlieue a ses quartiers islamophobes et islamiques.

    L'autre plus intelligente raisonne et réfléchit, sa cote popularité ? Elle s'en fout ! Pour elle, qui n'a pas d'argent pour construire des prisons trouve, avec bons nombres de magistrats qui ne sont pas des imbéciles vivant au quotidien le drame de la récidive, que le tout carcéral appliqué depuis 10 années n'a fait que l'aggraver. Les prisons, surpeuplées, sont devenues des lieux qui ne font plus leur office purgatoire, elle veut donc apporter une solution sachant bien qu'elle sera contestée et qu'elle ne pourra résoudre le problème, qui est plus du ressort de la société et de la misère qui la mine, que dans des solutions plus adaptées à la récidive, voir, Les peines plancher une bonne fausse loi de la droite. Il faudrait plus de suivi et une vraie réadaptation à la vie sociale au sortir de prison, et du travail, mais là, les moyens sont sans répônse, voir aussi, Les cambriolages sous l'influence de la misère de notre société.

    Ces gros calibres se sont donc chamaillés pendant la période estivale avant cette université, faisant la joie de la droite et de la presse qui s'en est donné à cœur joie n'ayant rien à se mettre sous la dent. Un vrai gros couac gouvernemental qui comme les autres finira dans le cercueil des disparus. Le président a tranché en penchant de droite à gauche, mais une préférence pour Valls et reportant la réforme après les élections municipales, c'est plus prudent. Pour Manuel Valls c'est un consensus la justice et la sécurité sont liées pour réussir. Pas question d'opposition, mais collaboration.

    Vous pensez bien que ces gros calibres arrivant à la Rochelle furent entourés par leurs fans, cherchant à se montrer comme si c'était des dieux, mais ne font-ils pas leur boulot ?

    Mais ce qui fit le plus de bruit fut la taxe carbone remise au tapis par les écologistes, il fallut qu'ils mettent du piment à leur université d'été et qu'elle déteigne sur celle des socialistes pour tester leur réaction. Elle fut sans ambiguïté, trop de taxes tuent les taxes. Encore une taxe a-t-on entendu de droite à gauche au PS, Ségolène Royal en tête ! On va encore taxer les petits, et c'est vrai l'expérience précédente de Nicolas Sarkozy, sous l'influence de Nicolas Hulot, se lança dans cette aventure qui se résuma après épuration de son contenu à ne taxer que les utilisations domestiques écartant celles de l'industrie.

    Rappelez-vous, l'ancien ministre Jean-Louis Borloo ministre de l'écologie en avait, fait, le pauvre, un des engagements majeurs du Grenelle de l'environnement. Cette Contribution, Énergie Climat, CEC, destinée à limiter les émissions de gaz à effet de serre, consistait à taxer, sur le principe «pollueur-payeur», la consommation d'énergies fossiles émettrices de CO2 dans les secteurs du transport et de l'habitat, une bonne mauvaise idée. Elle devait s'appliquer à la fois aux ménages, en contrepartie d'une compensation financière, et aux entreprises.

    Un coup politique de Sarkozy après les élections européennes de juin 2009 ou les Verts obtinrent 16,3 % de suffrages. Mais ce fut sans compter avec la majorité de droite qui la rendit inopérante sous la pression des lobbies industriels, la taxe carbone se réduisant à un impôt pesant sur les ménages. Voir aussi La vérité sur la taxe carbone.

    Les trois mousquetaires aux journées d'été d'Europe écologie les Verts le 22 août à Marseille/AFP/ Franck Pennant , document Le Monde.fr.

    Il faut reconnaître que les écologistes se sont pris à rêver, si l'environnement était enfin pris en compte ? Philippe Martin le ministre de l'écologie remplaçant Delphine Batho dû admettre vu le tollé de ce nouvel impôt, bien que cette taxe sur le climat énergie, qui était actée, ayant reçu l'approbation du président, qu'il lui fallait mettre un peu d'eau dans son vin. Il fut aussitôt prié de mettre les points sur les "i" en déclarant, ce n'est pas une taxe nouvelle, ce n'est pas une fiscalité additionnelle, mais une fiscalité de substitution. En d'autres termes, on retire à Pierre pour donner à Paul, et le tour est joué ! Jean-Marc Ayrault dans son discours de clôture, assura que la future contribution climat énergie, annoncée jeudi par le ministre de l'écologie, Philippe Martin, ne «modifierait pas le niveau des prélèvements» fiscaux en France. Elle «ne sera pas un impôt de plus, mais une réforme fiscale, une réorientation de la fiscalité», a-t-il déclaré. Voilà qui ne nous rassure pas, dixit François Hollande avec la transition écologique en dévoilant lors de la conférence environnementale les grands principes de la future contribution climat-énergie.

    Le 24, donc la veille de la clôture de cette université d'été du PS, Christine Taubira annonça pour mettre, tout le monde au parfum, la création d'une peine probatoire de prison. Une «réforme sérieuse, rigoureuse, qui assure la sécurité des Français», qui serait proposée dans sa réforme pénale, hors prison, avec des mesures pour renforcer les sorties aménagées de détention. Selon, Christine Taubira, le projet permettra d'améliorer la réinsertion par la «construction avec le détenu d'un projet pour lui permettre de devenir à sa sortie un citoyen libre et responsable» !

    J'aime bien Taubira, elle raisonne ce qui est rare chez les politiques, voir Christian Estrosi, au langage honteux, se servant de cas douloureux pour sa politique. Mais il ne faut pas rêver, il n'y a pas d'argent et sans travail, la récidive ne sera pas jugulée, malgré le désir de justice. Pour le moment, rien de précis, il faut donc attendre après les municipales.

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu