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François Hollande va-t-il gagner son pari,

l'inversion de la courbe du chômage ?

Support Wikipedia Ce n'est plus du conditionnel, on va dépasser les 100.000 emplois d'avenir à la fin de l'année, selon le ministre du travail Michel Sapin. Au début août les 48.000 emplois aidés seraient atteints ! Une bonne nouvelle qui devrait réjouir tout le monde, même si ce sont des emplois aidés. Ils ne sont, c'est vrai que des emplois «construits», mais des emplois qui apportent un plus aux employeurs mais aussi à la consommation et des rentrées fiscales, tout en réduisant le chômage. De plus, ils participent à la croissance au même titre que si les charges sociales avaient été réduites, ce que souhaite le patronat, puisque ce sont des salariés moins chers ! Mais au lieu de réduire ces charges comme le souhaite l'opposition, ce qui conduirait, en premier lieu, à une meilleure rentabilité des entreprises, mais aussi des actionnaires, sans aucune certitude d'embauche de salariés. La droite donne toujours au patronat sans contre partie. C'est toute la différence entre une gestion de gauche et de droite.

Mais nombreux sont ceux qui oublient ou ne veulent pas considérer que le chômage ne peut continuer constamment progresser, et de ce fait, il ne peut que se stabiliser puis se réduire !

Cette une évidence, avec les emplois aidés, et les emplois francs, François Hollande est certain de gagner son pari d'autant plus que la croissance pointe son nez. Les 0,5 % de croissance au second trimestre selon l'INSEE furent une bonne nouvelle pour le chef de l’État l'engageant à poursuivre dans l'optimisme qu'il afficha pendant ses cinq jours de son périple en France, avant ses vacances, voir, La semaine de François Hollande à la rencontre des Français. L'INSEE précise néanmoins que l'emploi a baissé de 0,2 % avec moins de 27.800 postes. Ce qui montre que cette croissance n'est pas assez suffisante pour stopper celle du chômage. Mais cette amélioration va se poursuivre jusqu'à la fin de l'année selon Jean-François Ouvrard économiste à l'INSEE.

Cela est dû à la consommation des ménages qui s'est accélérée de 0,4 % après un recul de 0,1%. Les exportations de 0,2% après une baisse de 0,5%, mais aussi une hausse des importations de 1,9% contre 0,1%.

Une ombre au tableau, le tourisme qui est une source de revenu importante en période estivale enregistrait pour les hôteliers une baisse de 4,4 % en juillet, d'autant qu'il y eut une baisse de 6 % en juillet 2012. Les Français sont partis à l'étranger chercher moins cher ce qui montre que nos hôteliers ne sont pas encore pris à la gorge n'hésitant pas à pratiquer des prix élevés. Néanmoins, la clientèle étrangère, surtout chinoise, est venue abondante dans la capitale. Le temps exceptionnel de juillet et d'août s'il ne fut pas bénéfique au niveau de l'hôtellerie devrait l'être pour la consommation. La fin d'août et septembre ou les prix sont de moitié devraient rééquilibrer la perte pour l'hôtellerie. La prime pour la rentrée scolaire devrait, aussi, booster la consommation.

La croissance au troisième trimestre devrait être également positive, voir plus élevée.

À cela, la reprise de la zone euro s'intensifie. L’Indice PMI Flash Composite de l’Activité Globale dans l’Eurozone s’inscrit à 51,7, 50,5 en juillet, au plus haut depuis 26 mois, il a dépassé les attentes. Les analystes interrogés par DowJones Newswires tablaient sur un PMI à 51 points. C'est le plus haut niveau du PMI depuis juin 2011. «Si cette tendance se confirme, la zone euro devrait connaître, au troisième trimestre, sa plus forte croissance économique depuis le printemps 2011. La conjoncture économique qui se dégage des dernières données PMI est conforme aux prévisions des banques centrales et responsables politiques qui tablaient sur un modeste, mais fragile, retour à la croissance», estime Chris Williamson chef économiste chez Markit. Cette expansion est menée par l'Allemagne qui connait un nouveau regain de croissance en août dû au raffermissement de la demande intérieure et de la hausse des ventes à l’export. Pour la France, si le PMI, reste supérieur aux plus bas enregistrés au cours du premier semestre, la contraction s'accélère en août en particulier dans les services, ce qui est contraire à mes impressions, mais il convient d'attendre la fin de septembre.

Par ailleurs la France a enregistré un recul de 1,4 % de création d'entreprises, ce qui ne signifie rien de positif, ce ne serait qu'un fléchissement continu des auto-entrepeneurs dont on connait leur statut précaire. Les difficultés du gouvernement à fixer pour ces auto-entrepeneurs un statut qui soit positif, sans trop défavoriser les artisans, ils sont fiscalisés par un prélèvement libératoire sur la base d'un pourcentage du chiffre d'affaire, et sont exemptés de facturer la TVA, par contre, ils payent la TVA sur ce qu'ils achètent à leurs fournisseurs si ce ne sont pas des auto-entrepreneurs. Si l'auto-entrepeneur ne génère aucun chiffre d'affaire, il ne verse aucune contribution sociale !

Sous certaines conditions de limite de revenu imposable, l'autoentrepreneur peut opter pour le régime microfiscal et s'acquitter de l'impôt sur le revenu de son activité indépendante par prélèvement libératoire simultanément au paiement de ses cotisations sociales. Ce régime avantageux fait qu'il est combattu par les commerçants et le petit artisanat qui est soumis à des charges sociales plus lourdes. Cela explique, avec le coût pour les finances de l’État, la difficulté du gouvernement à fixer un plafond pendant deux années au chiffre d'affaire à partir duquel ces avantages seraient supprimés. Le statut des auto-entrepeneurs reste encore flou, la recherche de l'un d'eux pour un travail manque de visibilité.

Depuis quelques temps on entend un peu partout, des économistes envisager que François Hollande pourrait gagner son pari de voir la courbe du chômage s'inverser d'ici à la fin de l'année. Dans le Monde, en juin 2013, l'économiste Olivier Blanchard en chef du FMI répondait au journaliste qui l'interrogeait, sur la baisse du chômage. «Cela n'est pas certain, mais possible. Lors de nos prévisions d'avril, nous tablions sur un chômage qui se stabiliserait fin 2013». Or les données sur la croissance au second trimestre n'étaient pas connues !

C'était déjà un autre langage, moins contradictoire. Or quand l'on sait que ces économistes ne prennent pas en compte les emplois aidés, on peut raisonnablement penser que François Hollande gagnera son pari !

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