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  • Ce n'est pas mon quinquennat qui est en cause,

    on vous dit, vous n'êtes pas populaire, mais je ne cherche pas à être populaire !

    Support Wikipedia Bien sûr il y a de quoi mécontenter ceux pour qui la politique doit s'adapter à ce qu'ils souhaitent, sinon, ils ne votent pas pour cette personne, et si elle est le président de la république ils critiquent autant qu'ils peuvent. Pas un instant, ils ne veulent admettre que, s'ils n'ont pas ce qu'ils souhaitent cela est peut être justifié par la gestion économique passée mais aussi par des conditions extérieures à nos domaines de responsabilité. Rappelez-vous le débat entre Jacques Attali entre Jean-Luc Mélenchon dans des paroles et des actes du 25/04/13. Jacques Attali répond à Jean-Luc Mélenchon lorsque celui-ci veut s'assoir sur la dette, que ce n'est pas crédible, une menace qui ne peut pas être exécutée, n'est pas crédible. Et de poursuivre nos taux d'intérêts augmenteront et on sera mort ! C'est en effet aussi simple que cela, la politique suivie par François Hollande, ne rien faire qui puisse fâcher des banques. Il faut aussi savoir qu'une dette aujourd'hui ce sont des impôts de demain, et là, ceux qui crient comme des oies égorgées contre l'augmentation des impôts devraient réfléchir un peu plus sur les raisons qui justifièrent qu'ils furent augmentés. Son prédécesseur les augmenta aussi, ne revalorisant pas les tranches d'imposition en fonction du coût de la vie. Il y a donc une hypocrisie du coté de la presse écrite et télévisuelle à masquer la réalité en squeezant ce fait qui justifie qu'ils furent augmentés et qu'ils vont peut encore l'être ! D'ailleurs, il ne s'en est pas caché lorsqu'il déclara dans son entretien du 14 juillet 2013 dans le jardin de l’Élysée renouant avec une tradition qui fit ses preuves, qu'ils ne les augmenteraient que si c'est indispensable. «Vous croyez que c'est agréable lorsque l'on arrive au pouvoir d'augmenter les impôts !». Tout est dit, si la dette continue d'augmenter, il faut s'attendre à des impôts supplémentaires.

    En fait François Hollande marche à vue, comment réduire de chômage et la dette qui le plombe en touchant le moins possible à la politique sociale ? C'est l'équation qui n'a pas de solution littérale mais que des solutions par approximations successives.

    Fallait-il, fallait-il pas, qu'il renoue avec cet entretien le jour de la fête nationale commémorant la prise de la Bastille du 14 juillet 1789 ? Qu'il ait rompu avec une promesse de campagne, quel problème, il n'est pas à cela près, c'est futile, si c'est pour la bonne cause. Son précédent show télévisuel sur M6 fut catastrophique en termes d'audience, et recommencer offrait le risque d'un second échec tout aussi accablant. Il n'en fut rien, mais c'est loin d'une grande audience. Il faut comprendre qu'il est la voix de la France et en ce jour de fête nationale tous les pays ont les yeux sur nous. Ce 14 juillet honore deux choses, notre armée, et notre république, il fallait que le président complète cet aspect par cet entretien dans le jardin de l’Élysée, d'ailleurs François Mitterrand y eu largement recours.

    Alors qu'entend-on, que lit-on, qu'il pratique la méthode Coué quand il déclare que nos indicateurs économiques sont moins mauvais. De l'avis des économistes, lorsqu'ils ne sont pas de mauvaise foi et complètement à coté des réalités, ne prenant un compte que le paramètre qui leur convient, le pays devrait bientôt sortir de la récession. «C'est peut-être déjà le cas», indique Gilles Moec, économiste chez Deutsche Bank, qui n'exclut pas un PIB positif dès le deuxième trimestre. D'ailleurs la Banque de France anticipe déjà une croissance de 0,2 % entre avril et juin ! De plus les exportations sont à 2 % de plus que pour le premier trimestre. Il se passe donc des choses qui, bien sûr, doivent être confirmées, mais, c'est la réalité de l'instant, et l'ignorer serait une faute.

    Il est évident que François Hollande marque un optimisme envers et contre tous. «Il y a l'assurance que le second semestre sera déjà meilleur que le premier. Donc, je ne vais pas attendre, je vais favoriser l’investissement». L’investissement, c’est ce que le Premier ministre a annoncé avec des choix qui porteront sur la France de demain. Parce que pour qu’il y ait de la croissance, le premier principe, c’est la confiance.

    «Moi, je me bats !». Je n’invente pas, parce que nous sommes devant vous, une mesure de plus. Ce ne serait pas crédible. «La politique, ce n’est pas de la magie. Ce n’est pas un tour de passe-passe. C’est une volonté, c’est une stratégie, c’est une cohérence». Nous avons mis en place les emplois d'avenir, il y en aura 100 000, je dis bien 100 000 à la fin de l'année. Il y aura les contrats de génération, 70 000 au début de l'année prochaine.

    Un an, ça, c’est l’emploi aidé, trois ans pour l’emploi d’avenir. «Je préfère qu’un jeune, plutôt qu’il traine dans un quartier ou dans une zone rurale sans espoir, les moins qualifiés, puisqu’il s’agit de ceux-là, puisse être maintenant plein d’enthousiasme en se disant qu’il va être utile. Oui, j’assume cette politique».

    Et Claire Chazal posa la question à un milliard d'euro, vous maintenez votre objectif de renverser la courbe à la fin de l’année ou en tout cas… ? Mais ce n’est pas un objectif, c’est un engagement. Je serai jugé là-dessus. «Déjà, on entend un certain nombre qui disent «vous allez y arriver avec les emplois aidés !». Si on y arrive, c’est déjà l’objectif, c’est déjà l’engagement. Mais il faudra aller au-delà. Donc, «je ne veux pas simplement gérer les prochains mois, ça, c’est l’urgence. Je veux qu’il y ait une trace qui soit fixée, un dessein qui soit proposé».

    Alors il parla de la France, nous sommes un grand pays industriel et économique, que devons-nous faire ? «Qu’on réfléchisse, qu’on agisse pour la France dans dix ans. Ce n’est pas mon quinquennat qui est en cause. Ce qu’on a à faire tout de suite.....».

    Cette phrase fit sursauter, envisagerait-il de se représenter en 2017 ?

    Cela veut dire deux quinquennat Monsieur le président déclara Laurent Delahousse. Non, «parce que ça veut dire, aller au-delà de nous, ne pas penser simplement à nous». Et ça c’est un point très important. Et ça vaut pour les membres du gouvernement comme pour toute la vie politique.

    Il est certain que le tournant de la transition énergétique de son programme pour mettre la France de pleins pieds dans les énergies renouvelables, il faut plus d'un quinquennat. La réduction à 50 % d'électricité nucléaire à 2025 demande de sérieux efforts qui ne seront pas compris par tous dès lors que les emplois créés, par ce virage, ne viendront pas au secours de ceux qui seraient supprimés par la fermeture des centrales. Il lui faut donc trouver des marges pour que l’État puisse investir dans ces énergies renouvelables.

    Et dans la foulée, il recadra son ministre du redressement productif sur sa déclaration du gaz de schiste. Moi, tant que je serais président, il n'y aura pas d'exploitation du gaz de schiste !

    Ce fut pour une fois sous un soleil radieux que le défilé s'effectua. Serait-ce à dire que la guigne qui le poursuit depuis son investiture passerait au beau fixe ? Tout y fut bien orchestré dans une sobriété de rigueur, et les chants de la Marseillaise et des partisans, nous rappelèrent que c'était la France qui défilait. Ce qui n'empêcha pas les sifflets de ceux qui n'aiment pas leur pays, il s'agit de ceux contre le mariage pour tous, une poignée de pauvres qui mériteraient la prison pour avoir sifflé nos armées. Le président en est le chef et le sifflet lorsqu'il passe, c'est siffler la France ! Dans une quelconque nation, cet acte serait puni !

  • En Egypte la chute des Frères musulmans

    montre que l'islamisme ne peut être un parti de gouvernement.

    Voir aussi le coup d’État militaire, l'armée écarte Morsi sous la pression de la rue.

    Support Wikipedia L'islam est une religion abrahamique articulée autour du Coran, elle fait référence à la parole du Dieu Allah, ce ne peut être ce qui permet de gouverner un pays moderne à moins que celui-ci ne vive que de prières se détachant du monde en s'enfermant sur les préceptes du Coran. Le refus de ne vouloir séparer les mosquées de l’État, est profondément incompatible avec la gouvernance d'un pays. C'est la primauté au laxisme. Les exemples ne trompent pas l'islamisme n'a d'autres buts que d'asservir la femme à l'homme en maintenant une gouvernance des imams ou alors, il pratique un sectarisme monarchiste qui se remarque dans les pays tels les Émiras arabes. Leur richesse pétrolière les sauvent, elle leur permet d'acheter les progrès technologiques de l'Occident, mais aussi le Qatar, 1,7 millions d'habitants qui peut investir 200 milliards de dollars pour la coupe du monde de foot, l'Arabie Saoudite, 28 millions d'habitants contrôlé par la famille Saoud dont les revenus pétroliers représentent 80 % de l'ensemble de ses revenus. Ce sont de petits pays ou l'argent du pétrole coule à flot ce qui fait que leurs habitants ont une richesse insolente, avec des immigrés presque en esclavages.

    Mais l’Égypte c'est 84 millions d'habitants avec ses différentes cultures religieuses. Les Frères musulmans qui furent en embuscade prirent le pouvoir aux élections. Mais si l'on se souvient de ceux qui lancèrent le mouvement révolutionnaire, et qui fut détourné de son objectif par les Frères musulmans, on se rend bien compte que cette génération est pour le pragmatisme et ne firent pas appel à la religion islamique. Ils exprimèrent le rejet de toute dictature ce qui fit, sans qu'ils soient laïcs, qu'ils rejetent le pouvoir des Frères musulmans.

    Le Monde.fr dans son article l'islamisme n'est pas un projet de gouvernement, nous montre que l'islamisme en a pris un coup en voulant construire le pays suivant les préceptes de l'islam originel. Mais ce qui gâche la chute de Morsi, c'est qu'elle ne fut démocratique, mais par un coup d’État, même s'il peut se comprendre. Quant à l'accepter c'est autre chose. Le président Morsi fut qualifié d’incompétence économique et sociale, mais c'est surtout son népotisme partisan, et son sectarisme, installant à tous les rouages de l’État ses partisans. Fallait-il que cette jeunesse laisse faire alors qu'elle s'était révoltée contre cette même gouvernance appliquée par Hosni Moubarack ?

    Pouvaient ils, ces jeunes espérer autre chose d'un religieux politique dont la culture se confondait à celle des rois du Qatar qui soutenaient ce régime en versant plus de 7 milliards de dollars pendant la présidence de Morsi ? Le retour sur investissement du Qatar risque d'attendre longtemps.

    Mais, c'est l'armée qui prit le relais des manifestions de rue, tandis que le pouvoir des Frères musulmans reste intact, ce qui laisse présager, pour eux, lors des prochaines élections une nouvelle victoire. Les manifestations eurent lieu dans les grandes villes, mais pas dans l’Égypte profonde ou le pouvoir religieux est puissant.

    Actuellement c'est l'épreuve de force entre l'armée et les islamistes. Les manifestations de ces jours entre partisans de Morsi et l'armée firent de nombreux morts. Au Caire les partisans de Morsi comptent leurs morts. Au moins 65 personnes périrent samedi 27 juillet au Caire, dont 37 hommes, tous tués par balles au petit matin furent emmenés un à un par les équipes de l'hôpital dans des ambulances en direction de la morgue. Au passage des dépouilles, enroulées dans des linceuls maculés de sang, l'assistance leur adressa une dernière prière, mêlée aux cris appelant à «exécuter Al-Sissi, le tyran». On ne voit pas comment cette guerre civile, car s'en est une, entre deux camps, avec l'armée anti Morsi au centre, puisse trouver un terrain d'entente pour y mettre fin. La communauté internationale suit de très près ce qui s'y passe appelant à l'arrêt des violences d'autant qu'en Tunisie l'assassinat du député d'opposition Mohamed Brahmi provoqua le 27 juillet, à ses obsèques, le rassemblement de milliers de personnes scandant des slogans contre le gouvernement.

    On sait que le renversement de Morsi n'est pas pour déplaire aux israéliens ni aux américains qui furent en sous mains pour soutenir le général Abdel Fatah al Sisi, mis en place par Morsi. L'intérêt du général fut de profiter de l'opportunité qu'offraient ces manifestations de rue pour redonner à l'armée le pouvoir qu'elle avait perdu. On ne sait jamais ce que pense l'armée dans ces pays, mais lui permet d'agir en fonction des circonstances, et ce que l'on sait c'est qu'elle est unie pour le faire dans son intérêt, et s'il coïncide avec l'intérêt national tout va bien. Elle se trouvait concernée par la rivalité qui se dessinait entre les deux blocs, et elle préféra se porter en aide aux jeunes anti Morsi, dont beaucoup de femmes, plutôt pragmatiques. Elle avait montré son oppositions lors des premières crispations à l'automne 2012 lorsque Morsi s'orientait vers une politique moyenne-orientale contraire à ses vues, qui risquait de mettre le pays en danger. Le paroxysme fut atteint lorsque Morsi remplaça dix sept des vingt sept gouverneurs que compte le pays, par des membres du groupe islamiste radical Gamaa Islamiya à la tête de la province de Louxor. Ce vaste mouvement renforçait la présence du camp présidentiel à des postes clés de l'organisation administrative et sécuritaire, voir Morsi nomme 17 gouverneurs dont plusieurs islamistes.

    Maintenant que voit-on, l'Arabie Saoudite avec les Emiras et le Koweit prendre le relais du Qatar, ces pays étant de fidèles allies des Américains. Ces trois monarchies du Golfe annoncèrent une aide de 12 milliards de dollars pour le Caire dont 5 des Saoudiens, trois des Emiras, et quatre du Koweit. Seulement, les Saoudiens soutiennent le parti salafiste al-Nour seconde force islamiste du pays qui est plus dogmatique que les Frères musulmans, mais contre Morsi. Morsi avait donc contre lui la puissance de la rue et les salafistes. Les Coptes minoritaires ressentaient encore plus fortement que sous l’ancien régime l’insécurité face à la politique gouvernementale et à la violence à leur encontre. Par contre rien n'indique la part qu'ils prirent dans la chute du président Morsi.

    L'équation Égyptienne est compliquée avec toutes ses tendances religieuses chrétienne et islamiste. Il faut comprendre que l’Égypte est le pays d'exemple, et s'il bascule dans une gouvernance laïque, ou tout au moins comme telle, la famille Saoud d'Arabie Saoudite à peur. Le problème égyptien ne concerne pas que l’Égypte mais tout le Moyen-Orient.

    La chute des Frères musulmans, mais qui furent victorieux en Tunisie et au Maroc, pose donc leur crédibilité quant à gouverner un pays, on le voit en Tunisie, d'autant que les salafistes sont en embuscade pour devenir une force politique de premier plan. L'assassina de Mohamed Brahmi par un salafiste témoigne leur volonté d'agir pour prendre le pouvoir. C'est donc toute une partie de l'Afrique du Nord qui est en recherche d'un équilibre démocratique religieux ou non. Il y a quelques mois, l'organisation tunisienne Ansar Al-Charia, plus connue pour son rôle joué dans l'attaque de l'ambassade américaine en septembre 2012, ouvrit un bureau, traduisant ainsi sa volonté d'inscrire ses revendications dans un cadre politique légaliste. Porteur d'aucun projet de gouvernement, les salafistes s'intègrent dans la population par le travail social qu'ils font auprès des populations. Il n'en faut pas plus, pour prendre un jour le pouvoir.

  • La mascarade de la droite ploutocratique,

    au secours de l'UMP dans la tourmente des fastes de Sarkosy.

    Support Wikipedia Cette histoire de comptes de campagne de Nicolas Sarkozy invalidés par le Conseil constitutionnel et contestés de quelle manière par la droite forte montre, sans ambiguïté, son caractère inconstitutionnel. Elle constitue un monde en marge qui n'hésite pas, dans ce Sarkothon, à apporter, à son parti, en quelques jours près de 7 millions d'euros, et 40.000 nouveaux adhérents, d'après Jean-François Copé. C'est unique dans l'histoire et montre combien ce parti est soutenu par ses adhérents. Le droit de financer un parti politique est légal, par des dons, mais le montrer d'une façon si ostentatoire à quelque chose de choquant. Mais quel culot, les dons aux partis bénéficient d'une fiscalité de réduction égale à 66 % dans la limite de 20 % du revenu imposable et jusqu'à 15.000 € par an et par foyer fiscal. En d'autres termes, les Français payeront une part du dommage que subit l'UMP. Il ne sera donc sanctionné que pour partie du non respect de la législation du financement des comptes de campagne. Mais comment le qualifier autrement que ploutocratique, qui ainsi sanctionné, il détourne la sanction par un appel aux dons ? Le respect de la sanction aurait montré sa morale à l'égard de ceux qui la lui ont infligée.

    On sait bien que les sages sont avant tout des politiques, et comme tels, ils jugent. Mais, ils jugent en fonction des textes, et aussi en fonction de la décision de contrôle des comptes de campagne qui avait statué pour un dépassement de 2 %, donc la sanction était évidente, sinon les sages auraient montré une partialité, il n'en fut rien. Ils appliquèrent la loi. Loi que Sarkozy fit lui même voter. La loi organique du 28 février 2012 décrit, le remboursement total ou partiel des dépenses retracées dans le compte de campagne, n'est possible qu'après l'approbation définitive de ce compte. Le remboursement forfaitaire n'est pas versé aux candidats qui ne sont pas conformes aux prescriptions, ou qui n'ont pas déposés leur compte de campagne dans le temps ou le compte de campagne est rejeté pour d'autres motifs.

    Finalement la question qui se pose, quel en sera le bénéfice électoral pour l'UMP au regard de l'image donnée aux Français ?

    On sait que Nicolas Sarkozy aime l'argent, et qu'il en dépensa largement ne sentant aucun frein, comme lorsqu'il fit, à ses débuts de président, un grand projet pour cette Union de la Méditerranée qui coûta plusieurs centaines de millions et qui fut un échec patent. Ce goût du faste le poussa dans des dépenses inconsidérées pour ses meetings, il fallait qu'il marque sa puissance. Et entre la tentation de faire un mélange avec sa fonction présidentielle et sa campagne électorale, il n'hésita pas, sachant qu'il y aurait ambiguïté et qu'il pourrait contester une décision de condamnation. La frontière est floue, mais il ne su empêcher la distinction.

    Mais au point de récuser la décision du Conseil constitutionnel majoritairement à droite qui, appliqua la loi, il y a un monde, d'autant que ce parti fut prévenu, que tout dépassement serait sanctionné, il y a une marge que tout président de la république en exercice ou ancien, ne doit pas se permettre. Et bien pour lui et son parti, qui suit à la lettre ses souhaits, cette décision est contestable et présente un acharnement contre lui, le présentant comme un persécuté !

    Tout était programmé, s'il aurait été élu une nouvelle fois le dépassement passait à la trappe, et s'il ne l'avait pas été, comme ce fut le cas, le tour était joué pour contester cette décision devant l'ambiguïté sous-jacente. C'était bien pensé !

    Cette droite, qui en a plein la bouche, applaudit cette contestation se croyant invulnérable et gonflée par les médias journalistiques, elle nous montre son vrai visage. Elle se plait à rêver et Sarkozy se prend pour le général de Gaulle se mettant en réserve de la république. Il parlera aux Français pour dire ce qu'il pense de la France, de la crise, nous dit-on ?

    Quelle mascarade !

    A-t-on besoin de lui, qui accumula plus de 500 milliards de dette ? Comme chacun le pense après avoir ruiné la France, il ruine son parti. Sarkozy, c'est la foudre qui bouscule tout sur son passage, qui répond du tac au tac, la justice cogne, Sarkozy riposte. Il montre une fébrilité maladive, ne tient pas en place, court dans tous les sens, le parfait excité, qui, il faut bien le reconnaitre lui réussit dans la prise d'otages, rappelez-vous à la maternelle de Neuilly/sur/Seine, devant l'human bombe !

    Pour le moment les ténors Jean-François Copé, François Fillon, Alain Juppé, et d'autres laissent son clan de fidèles allant de Brice Hortefeux à Christian Estrosi en passant par Nadine Morano, clamer son indispensabilité. Mais, le jour venu, c'est là que se jouera la bataille. Et penser un seul instant que ces cadors vont se plier à lui, il y a tout un monde, n'a-t-il pas tout perdu ? Cinq années en dehors de l'arène politique même si l'on entretien l'illusion d'un retour, pèsent lourd. Ces cadors n'oublieront pas que ce sont eux qui ont maintenu leur parti en vie, et qui auront probablement épongé leur dette. Alors cela pèse !

    Dans tout cela, le Front national se marre de voir l'UMP matraquer les immigrés, les gens du voyage et les Roms. Les Français savent bien que dans ce domaine l'original est mieux que la copie.

    Il va sans dire que cette orientation, ne plait pas à tous, les Juppé, Fillon, Baroin, plus réservés et expérimentés se taisent, mais oseront-ils entrer dans un conflit avec Sarkosy ? En ont-ils l'envergure ? En cas d'échec, c'est la mort politique pour eux, Sarkozy le sait bien, et il en profite. Mais le plus remonté reste François Fillon, particulièrement critique sur le quinquennat et qui a comprit que Sarkozy voulait revenir. Alors, il agit en sourdine ayant créé un micro parti, Force républicaine dont il développe l'implantation, selon le blog au Monde d'Alexandre Lemarié.

    Déjà dans sa riposte, à la Grande-Motte, le 11 juillet, il déclencha une sanglante réplique devant 600 partisans. Pour lui, il ne faut pas lier l'avenir de l'UMP à un homme, l'UMP ne peut rester immobile, congelée, au garde-à vous dans l'attente d'un homme providentiel ! Mais ce que l'on comprend mal, c'est qu'il fut son premier ministre pendant cinq années, alors ne prend-t-il des Français pour des imbéciles ? Quant à Jean-François Copé, il n'a rien à perdre, il ne fait pas de poids devant les trois autres qui ont eu des responsabilités. Sarkozy peut donc jouer les gros bras pour le moment dans l'attente de la décision sur l'affaire Bettencourt qui le bride étant mis en examen.

    Le lundi 8 juillet Nicolas Sarkozy flamboyant se rendit au siège de l'UMP convoqué par son président Jean-François Copé. Arrivé, escorté par de nombreux motards de presse, il fut accueilli par un petit bain de foule auquel, il se prêta volontiers au serrage de mains.

    Document Francetvinfo.fr.

    Il fustigea très vite la décision du Conseil constitutionnel,

    «respecter les institutions, ce n'est pas en accepter toutes les décisions. La décision prise par le Conseil crée une situation grave et inédite. La question n'est pas celle de l'UMP mais celle du pluralisme».

    En quoi le pluralisme est concerné dans ce rejet de ces comptes de campagne ? Pourquoi dépassa-t-il le montant autorisé ?

    Il accepta toutefois la «responsabilité pleine et entière» du rejet de ses comptes. «Quelqu'un qui a eu l'honneur de représenter la France pendant cinq ans a le devoir de prendre ses responsabilités», mais alors pourquoi contester cette décision ?

    Le discours de Sarkozy devant ses 500 cadres qui l'applaudirent à guichets fermés, malgré qu'il ait mené son parti à la défaite et ruiné, ce n'est pas donné à tous. Un parti de faux culs qui ne sait pas faire sans lui. Bravo Monsieur Sarkozy, ils sont à votre botte, et prêt à recommencer, vous êtes leur lumière !

    Pas de problème Monsieur Sarkozy avec de tels compagnons votre réélection en 2017, ne fait aucun doute, n'est-ce pas déjà un vrai plébiscite, un appel angoissé ?

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