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  • Le grand déballage de l'émission "mots croisés" du bon et du mauvais,

    deux grandes «gueules», mais aussi des instants de fraîcheur.

    Copie d'écran.

    Support Wikipedia Yves Calvi anime maintenant tous les lundis un débat sur l'actualité en seconde partie de programme et le lundi 15 avril 2013, jour de la publication du patrimoine des ministres, tombait à points nommés pour aborder cette petite révolution Française. Il était tentant, seulement par curiosité, de regarder cette émission, quand on sait que ce genre de foire d’empoigne ne mène nulle part, sinon à se jeter à la figure ses vérités. Mais écouter les deux grandes «gueules» invitées Nadine Morano et Bernard Tapie patron du quotidien «La Provence» et homme d'affaires, valait bien d'y consacrer un peu de temps. C'était le spectacle qu'avait concocté Yves Calvi, avec Bernard Tapie c'était la garantie de quelques millions de téléspectateurs même si, ce que Tapie avait à dire n'engageait que lui. Dans ce registre il fut le meilleur lorsque d'une façon impromptue, parfois les débats dérivèrent, fut abordé l'affaire du tribunal arbitral, ce qui n'avait rien à voir dans cette émission, on dérive très vite. Outre ce fait, il fut plus un arbitre qui écoutait l'air amusé qu'un participant actif. Cela montra, une fois de plus, que ces émissions ne servent que pour le peuple qui finira par ne plus les regarder, sous le slogan, fallacieux, de tous pourris. Les divergences politiques sont-elles qu'ils font leur malheur eux mêmes.

    Il fut suivi par Nadine Morano ancienne ministre autre grande voix qui ne répondait pas aux questions posées et qui débita sa litanie soigneusement préparée avec ses feuilles mémoire devant elle, ce qui énerva pas mal les autres participants, sachant que ce qu'elle clamait on le savait depuis longtemps jetant son jus, sans preuves d'ailleurs, contre Pierre Moscovici.

    Le seul un instant de fraicheur fut par le représentant de l'UDI Maurice Leroy, suivi par la députée représentante du PS Karine Berger, avec le communiste Pierre Laurent secrétaire du PC, et le directeur du Nouvel Obs Laurent Joffrin légèrement effacé peinant à prendre la parole. Tous quatre parlèrent calmement essayant de développer des arguments.

    Sur la question de la déclaration du patrimoine des ministres, on retrouva le clivage droite gauche bien que la gauche de la gauche fut introduite par Nadine Morano évoquant le président de l'assemblée nationale Claude Bartelone, bien sûr contre, comme s'il avait une opinion maitresse dans ce déballage des patrimoines. On connait bien son obédience au sein du PS, ancien porte-flingue de la gauche socialiste, mais sans responsabilité gouvernementale, et puis ce fut une bonne occasion de taper sur Hollande qui lui offrit ce poste par son élection.

    Outre la représentante du PS la députée Karine Berger, je ne fus pas étonné de constater que Nadine Morano était franchement contre, avec les arguments que l'on connait puisque fidèle à son mentor Jean-François Copé. Cette déclaration de patrimoine n'aurait pas empêché le mensonge de Cahusac, c'est évident, mais cela ne veut signifier qu'il ne faut rien faire. Mais aussi de rappeler la difficulté que dû surmonter Michèle Delaunay, cancérologue, ministre déléguée aux personnes âgées et de l'autonomie avec un patrimoine de 5,4 millions d'euros, le second plus élevé des ministres. Évidemment, pour elle, c'est un patrimoine difficilement compréhensible pour la majorité des Français qui sont dans la difficulté. Mais finalement, les Français comprennent qu'il peut y avoir des socialistes riches. Et puis, dans les patrimoines il y a l'héritage des parents comme le fit remarquer Laurent Fabius le plus riche de tous, qui est d'ailleurs en déficit de 30.000 € sur son compte courant. Cette déclaration des patrimoines qui soulève des polémiques autant à droite qu'à gauche n'a rien de choquant, et lorsqu'elle sera introduite dans les habitudes personne n'y fera attention.

    Et là, la représentante du PS, de dire que c'est la première pierre d'un édifice qui va se construire, ce que d'ailleurs aussi bien Laurent Joffrin que Pierre Laurent en convenaient.

    Le représentant de l'UDI très calme n'était pas contre à condition que soit pratiqués des contrôles ce que tous demandaient. À croire qu'ils n'avaient pas bien assimilés les déclarations du président qui portaient sur une haute autorité indépendante, mais aussi le parquet financier dans le cadre d'un office central de lutte contre la fraude et la corruption. Bien sûr, la députée PS se fit une joie de rappeler que cela avait été prévu dans son intervention du mercredi 10 avril à la fin du conseil des ministres et que 63 % des Français approuvaient cette déclaration de patrimoine.

    Bernard Tapie qui avait préparé sa riposte critiqua le voyeurisme malsain, le climat de soupçon qui était latent, et aussi le fait qu'une déclaration ne dispense pas qu'elle soit fausse, voire mensongère. Pour lui le coût des mètres carrés des maisons laissaient un doute sur leur réalité. En fait rien de bien différent de ce que d'aucuns avançaient, et que tout le monde sait.

    Et puis vint ce fameux problème du statut d'élus pour les maires, les conseillés généraux régionaux de France député et sénateurs, lancé par le représentant de l' UDI. Chose curieuse d'ailleurs personne ne connaissait ce que voulait signifier ce statut du député ? On comprit vite qu'il signifiait l'injustice sociale entre les parlementaires venant de l'administration et ceux venant du privé. À l'assemblée nationale il y a 37 % de fonctionnaires, et des ouvriers moins de 1 % ! Mais aussi que la diversité politique nationale n'était pas représentée, et Pierre Laurent de rependre que s'il n'y a pas d'ouvrier, cela ne s'était pas encore vu. Sur ce point, aucun n'eut le courage de dire que s'il n'y avait pas d'ouvriers, c'était aussi un peu de leur faute, et l'hypocrisie toucha l'ensemble des présents, sauf peut être ceux qui n'avaient pas de mandat parlementaire. En effet, pour qu'il y ait des ouvriers, il faudrait avant tout que ceux qui cumulent laissent de leur place, mais là, ce serait trop demander. Ce point douloureux fut vite oublié, pour marquer que finalement l'assemblée nationale était majoritairement composée de fonctionnaires, et d'avocats ce qu'aucuns ne contredit. Mais outre ce fait, que son évolution n'arrangera pas la présence d'ouvriers, s'il n'y a pas, pour Pierre Laurent, une part de proportionnelle. Et de là, le débat porta sur les conflits d'intérêts.

    On imagine de suite le clivage entre Morano fidèle à Copé (il vient de changer d'avis abandonnant sa robe pour se consacrer aux Français après avoir tant critiqué), qui cumule son métier d'avocat avec celui de député. Karine Berger estima que la fonction de parlementaire implique, pour être complète, de s'y consacrer à temps plein. Citant l'exemple de médecins qui pourraient avoir un intérêt avec les industries pharmaceutiques, et ceux qui sont conseils de ces industries. Pour elle il ne s'agirait pas, non plus, d'interdire l'intégralité des professions aux parlementaires.

    Un conflit d'intérêt c'est quand l'intérêt personnel entre en collision avec l'intérêt général. Bien des lois furent votées pour favoriser des groupes de pression, ne serait-ce que la TVA réduite sur la restauration rapide.

    Ce fut aussi l'opinion de Pierre Laurent mettant en avant qu'un député sert l'intérêt général et non l'intérêt privé citant la politique précédente qui empilait les niches fiscales et les cadeaux, et que dans certains cas les conflits d'intérêt posaient problèmes. Il est évident que dès lors qu'un député exerce également dans le privé, son statut de député lui ouvre des portes, et peut l'inciter à favoriser une loi.

    Pierre Laurent, on ne peut pas cumuler une indemnité parlementaire avec un revenu privé.

    Maurice Leroy de l'UDI, il s'est dit favorable à regarder les conflits d'intérêts. Mais, pour lui, la question qui se pose quand un médecin est battu à l'élection d'après cela se passe comment ? Pôle emploi ? On n'en parle jamais, c'est exact. Il faudrait en effet que les députés non fonctionnaire et non réélus puissent retrouver un emploi. Mais c'est la loi pour tous les Français qui perdent leur emploi, et ils sont nombreux. Un député non réélu a quand même plus d'une corde à son arc, ne serait-ce que sa carte de visite, pour retrouver un emploi. Je n'ai jamais entendu ni vu de députés chômeurs. C'est donc un faux problème qui n'intéresse pas les Français.

  • Du deuil de la baronne de fer honoré, à la joie qu'elle soit morte,

    ainsi va la grande Bretagne, un pays à fortes inégalités sociales.

    Margaret Thatcher baronne adulée et haïe décédée le 8 avril à l'âge de 87 ans.

    Les armoiries de la baronne de fer

    Un losange circonscrit par la Jarretière et le ruban de l'Ordre du Mérite avec la Croix suspendue surmonté par la couronne d'un baronnet par chevrons azuré et gules (gueules) et une double clé entre deux lions combattants sur une tour avec son portail ouvert avec à droite un amiral Britannique et sa jumelle, et à gauche Isaac Newton tenant une balance tous deux portant la devise Chérie Liberté. Document Wikipédia.

    Support Wikipedia De la joie des pauvres qui dansent à l'honneur des riches qui pleurent, je ne surprendrais personne sur le rejet que me provoque l'enterrement en "grandes pompes" de la Dame de fer. À Liverpool l'annonce du décès de Margaret Thatcher, le 8 avril, la mère de John Grimway s'est mise à danser. «Elle a 80 ans, mais je n'arrivais plus à l'arrêter !». Alors que les funérailles de l'ancienne première ministre britannique se déroulèrent en "grandes pompes" le mercredi 17 avril, devant plus de 2 000 dignitaires du monde entier, lui-même prépara sa propre cérémonie, «j'ai l'intention de me bourrer la gueule pour célébrer ça !».

    L'ouvrier en bâtiment, accoudé à une table en formica dans un café poisseux en face du stade d'Anfield où joue l'équipe de football de Liverpool, résuma bien la colère qui régnait dans cette ville du nord de l'Angleterre. Presque un quart de siècle après avoir quitté le pouvoir, en 1990, la "Dame de fer" provoque encore des réactions d'une étonnante violence, quasiment unanimes. «Une salope !», cracha Linda, la tenancière du café. Sandra, une retraitée qui promène son chien dans le parc voisin, préfère une comparaison immobilière, «du temps de Thatcher, Londres était la chambre conjugale, Liverpool était les toilettes, sans produits de nettoyage», tiré d'Eric Albert Le Monde.fr.

    Près de 11 millions d'euros dépensés alors que la Grande-Bretagne est en récession. Bravo le conservatisme Britannique si cher à notre droite française. Une bricole me direz-vous 11 millions d'euros dans un pays ou l'argent est roi et la misère si profonde des maisons ouvrières. Qu'avons-nous à faire avec ce pays dans l'U.E. quand on voit le faste déployé pour les obsèques de cette dite «Grande-Dame» par ceux qui ont le pouvoir. Le capitalisme honoré au plus haut degré, alors que la misère règne près des rats dans ce grand pays.

    Si le tchachérisme permit à l'Angleterre avec le réaganisme pendant la même période une avancée du conservatisme sectaire, cela fait, que presque deux décennies plus tard le monde entra dans une grave crise de la finance par ses abus. Le big-bang de la City de Londres à l'origine du plus vaste dérèglement financier de l'histoire moderne qui se généralisa dans le monde entier comme l'écrit La Tribune, Nous en subissons actuellement les effets vingt années plus tard.

    Margaret Thacher mit en œuvre une politique de réduction drastique des dépenses et de la pression fiscale.

    «La politique économique du nouveau conservatisme doit reposer sur deux principes, le monétarisme et le libre marché en opposition à l'intervention de l'État et à la planification centralisée», de Niguel Lawson chancelier de l'Échiquier entre 1983 et 1990.

    Elle se revendiquait anti socialiste dans ses mémoires «je n'ai jamais oublié que l'objectif inavoué du socialisme, municipal ou national, était d'accroître la dépendance. La pauvreté n'était pas seulement le sol nourricier du socialisme, elle en était l'effet délibérément recherché». Dans un discours devant le Conseil central de son parti, en mars 1990, elle déclara, «le socialisme a l'État pour credo. Il considère les êtres humains ordinaires comme le matériau brut de ses projets de changements sociaux ».

    Le thatcherisme permit une augmentation du niveau de vie moyen britannique, la libération des initiatives, la baisse de l'inflation, des subventions et des charges, la reprise de la croissance et de l'emploi, la paix sociale et une hausse globale du niveau de consommation et de vie. Au passif, la désindustrialisation, les inégalités sociales, régionales et professionnelles, la vulnérabilité des entreprises des personnels et des secteurs, les effets risqués de l'ouverture à l'étranger et l'excessive suprématie de la valeur-argent.

    Dans ce monde bipolaire, les deux idéologies conservatrice ou socialiste ne peuvent vivre que dans l'inégalité sociale pour le conservatisme sectaire, ou la planification par le bas pour le socialisme sectaire, tous deux inégalitaires. Ces deux dirigismes oublient la dimension humaine, par la domination des seigneurs sur le peuple ou par la domination d'une idéologie politique tout aussi destructrice.

    Le décile inférieur vit ses revenus baisser d'environ 10 % alors que les revenus de tous les autres déciles augmentèrent de + 4 % pour le deuxième décile, mais + 60 % pour le premier décile. Les riches s'en tirent toujours. La proportion de familles vivant en dessous du seuil de pauvreté à, 50 % du salaire moyen, passa de 8 % en 1979 à 22 % en 1990, et la pauvreté infantile doubla, un enfant sur trois vivant sous le seuil de pauvreté. Cette évolution traduisit une augmentation des inégalités de revenu ce qui fit dire à l'historien marxiste britannique Eric Hobsbawm que «le sort des 20 % d'ouvriers du bas de l'échelle devint bel et bien pire, dans la Grande-Bretagne de Mme Thatcher, en comparaison du reste des ouvriers, qu'il ne l'était un siècle auparavant». Cela fut dû aux «changements dans la distribution des revenus», à la faible redistribution des politiques fiscales et à l'évolution des structures familiales. Si l'immense majorité vit son revenu augmenter à peu près comme le PIB, pour les plus favorisés il augmenta plus rapidement. Par contre, les quartiers déshérités des grandes villes furent le théâtre d’émeutes violentes, Toxteth à Liverpool en 1981, Brixton à Londres en avril 1981 et septembre 1985, révélateurs de tensions et de problèmes d'insertion dans la société britannique, comme le montra le développement de l'hooliganisme.

    L'intervention de l’État voila ce qu'il fallait combattre. Le régime des seigneurs en quelque sorte, les obsèques de la Dame de fer sont là pour le démontrer. Un héritage fortement controversé brisant le peuple Britannique en deux parties avec plus d'inégalités et de cohésion qu'auparavant.

    Elle fit des banquiers l'élite de la Grande-Bretagne.

    Le big-bang fut la libéralisation des marchés financiers britanniques entreprise en 1986. Techniquement, le principal changement fut de mettre fin à la «capacité unique» par laquelle un négociateur boursier pouvait agir soit comme intermédiaire, soit comme contrepartie en principal, mais pas les deux.

    • Suppression de la distinction entre «stockjobbers», intermédiaires entre courtiers, et «stockbrokers», agents de change, qui achètent et vendent des actions.
    • Autorisation pour les groupes étrangers d'acheter 100 % des actions d'entreprises cotées britanniques.
    • Suppression des commissions fixes qu'il fallait payer pour échanger actions, obligations, etc.

    Cette libéralisation facilita l'arrivée rapide de banques américaines et ouest-européennes à Londres et le développement du marché financier grâce à la baisse des coûts. Cela bouleversa le marché mondial. Le Big-Bang demeura l'une des mesures emblématiques du programme de réformes du gouvernement de Margaret Thatcher. La City était auparavant considérée comme un lieu policé et élitiste pour gentlemen anglais. Avec son essor elle entraina la multiplication des Golden Boys dont on voit aujourd'hui le coté néfaste sur les marchés.

    Margaret Thatcher fut également honorée pour son combat contre les mineurs. Elle s'engagea dans un bras de fer contre les syndicats dont elle voulu casser l'influence, limitation du monopole syndical sur les embauches et les salaires, encadrement du droit de grève et répression des grèves sauvages. Durant son passage au pouvoir, cinq lois sur les syndicats furent votées, en 1980, 1982, 1984, 1987 et 1988. Cette politique entraîna sans doute la plus violente grève que connue le pays, la grande grève des mineurs qui dura de mars 1984 à mars 1985. Un an de grève, soldée par un échec. Margaret Thatcher fit face à de très nombreuses grèves durant son règne. Mais elle résista toujours, elle ne transigea jamais. D'où son surnom de «Dame de fer».

    La longue grève des mineurs britanniques, impopulaire, chargée de violences verbales et parfois physiques ne fut pas seulement un drame humain pour ceux qui la subirent. Elle traduisit l'inquiétude des travailleurs européens devant la modification des conditions d’exploitation des ressources naturelles et des appareils industriels à l’échelle mondiale.

    «Il fait encore nuit sur Sheffield, sur l’immense zone industrielle fantomatique et moribonde, cimetière métallique insensé, kilomètres d’usines à la dérive, de hangars désossés, d’entrepôts aux vitres brisées à vendre, de poutrelles hérissées et de murs effondrés, gris de suie, noirs de fumées. Encore nuit sur les soixante-cinq puits de mine dispersés dans les vertes collines du Yorkshire toutes pénétrées d’humidité. Nuit sur les vagues de maisons soigneusement alignées, toits gris, briques rouges, de Barnsley. Il est quatre heures et demie du matin,........», par Maurice Lemoine janvier 1985, Le Monde diplomatique.

  • Ou en est l'Irak dix ans après,

    encore en proie aux conflits inter ethniques.

    Voir, l'Irak sept années après.

    Support Wikipedia On n'entend plus et on ne voit plus les médias évoquer la situation en Irak et pourtant il s'y passe des choses. Le mois de mars fut le plus meurtrier, deux cent soixante et onze personnes ont péris dans des attentats depuis août 2012, deux cent soixante dix huit personnes étaient alors mortes de violences. Ces chiffres montrent l'instabilité dont souffre l'Irak dix années après son invasion. Le mercredi 24 avril 118 morts en deux jours de violences liées aux manifestations sunnites contre le Premier ministre chiite Nouri al-Maliki, aggravant la crise sécuritaire et politique dans le pays, ont annoncé des responsables. Les affrontements et les attaques impliquant des manifestants et des hommes armés et des forces de sécurité ont également fait 240 blessés, ont-ils ajoutés. Ces violences sont les plus sanglantes depuis le début des manifestations anti-Maliki en décembre dans les provinces majoritairement sunnites du nord du pays. Les protestataires réclamaient sa démission et la fin de la «marginalisation» dont ils estiment être victimes en raison de leur appartenance religieuse, voir Assawra le site du mouvement démocratique arabe.

    Plus de 122.000 civils morts en dix ans, voilà le bilan de l'intervention américaine au 20 mars 2013. Il n'était pas nécessaire d'être un expert pour envisager que malgré la puissance de l'armée américaine, que cette guerre ne pouvait que modifier l'équilibre bien fragile de la région, la guerre du Golfe, irano-irakienne, venait de se terminer en 1988.

    Le 9 avril 2003, après 20 jours de combat, l'armée américaine entrait dans Bagdad et renversait la statue de Saddam Hussein. Cependant, il faudra encore plus d'une décennie pour un semblant d'ordre en Irak.

    L'intervention américaine devait libérer le pays de la dictature de Saddam Hussein pour en faire un pays démocratique. Une folie dans un pays ou les ethnies sont fortes chiites, sunnites et kurdes que le parti baas de Saddam Hussein maintenait d'une main de fer. Cette folie fut la suite des attentats du 11 septembre 2001 pour la domination géostratégique du Moyen-Orient. Goerges W Bush prit le fallacieux motif que Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive, qui ne furent jamais trouvées. Ce fut le mensonge de Colin Powel secrétaire d’État américain qui fut à l'origine de cette guerre, déclarant que Saddam Hussein entretenait des liens avec Al-Qaîda. En fait, la politique de domination des États-Unis poursuivait plusieurs buts, terminer ce que n'avait pas fait son père Georges Bush lors de la tempête du désert, et se venger de l'arrogance et des provocations de Saddam Hussein, mais aussi mettre la main sur le pétrole irakien, nul n'est dupe. Cet objectif géostratégique avec une implantation militaire dans un des pays du Moyen-Orient avec à coté Israël, et plus à l'Ouest l'Italie ou sont 7 bases militaires américaines, voir «l'Italie base Etasunienne en Méditerranée», lui permettait d'avoir l’œil sur toute cette partie Est du monde, l'Afghanistan, le Pakistan et la Chine pas loin.

    Cette invasion de l'Irak fut un cauchemar américain, la puissance de ses forces ne pouvaient rien contre des attentats déstabilisant toute formation gouvernementale. De plus, les Américains devaient être présents en Afghanistan pour combattre Al-Qaïda ce qui leur fit soutenir deux fronts. L'importance de la frontière avec l'Afghanistan était propice à des infiltrations terroristes.

    La violence n'a pas cessé contre la communauté sunnite depuis le départ des soldats américains en décembre 2011. Le 21 décembre 2012, 120 gardes du corps du ministre sunnite des finances, Rafa Al-Issaoui, furent arrêtés à Bagdad. Ce dernier échappa de peu à la rafle et se réfugia dans son fief de Fallouja, à 80 kilomètres à l'ouest de Bagdad. C'est là qu'il s'était fait connaître en dirigeant l'hôpital pendant la terrible année 2004, durant laquelle la ville passa sous le contrôle de la rébellion, et d'Al-Qaida, avant d'être reconquise par l'armée américaine, qui dut s'y reprendre à deux fois, laissant Fallouja à moitié détruite, selon Christophe Ayad du Monde.fr .

    Des manifestants chantent des slogans contre le gouvernement chiite à Ramadi à l'ouest de Bagdad le 09 janvier 2013/AP/Kalid Mohammed. Document le Monde.fr.

    La communauté chiite est à 50-55 % alors que la sunnite n'est qu'à 18 % et les kurdes à 22 - 25 %. De ce fait, toute élection pousse les chiites aux responsabilités, ce qui n'était pas le cas avec Saddam Hussein qui m'était tout le monde d'accord.

    À huit jours des élections provinciales du 20 avril dans 12 des 18 provinces irakiennes, selon un nouveau bilan communiqué par des sources médicales et sécuritaires, l'attaque la plus meurtrière eu lieu devant la mosquée Omar Ben Abdelaziz, près de Baqouba, une ville située à 60 km au nord de Bagdad. Une bombe placée en bord de route explosa à l'heure où les fidèles sortaient de la mosquée après avoir assisté à la grande prière hebdomadaire. Un autre attentat à la bombe fit cinq blessés à Al-Sadeh, un village majoritairement sunnite proche de Baqouba, à la même heure. Et dans le quartier de Salam, dans l'ouest de la capitale irakienne, deux personnes furent blessées dans une troisième attaque survenue près d'une mosquée sunnite, selon le site d'informations Yahoo actualités.

    La police, par ailleurs, découvrit les dépouilles criblées de balles de deux policiers et d'un soldat près de Mossoul, dans le nord de l'Irak. Un officier de police précisa que les trois hommes avaient été enlevés la veille par des inconnus.

    Mais des améliorations se font jour, la parole est plus libre, les investisseurs arrivent timidement, un peu de tourisme se développe, le pouvoir d’achat et les salaires des irakiens ont augmenté. Mais le chômage est élevé, 18% de la population. Il touche particulièrement les 15- 29 ans, 57%. Le pourcentage de personnes qui souffrent de malnutrition a baissé par rapport à 2007 mais la faim touche encore 1,9 millions de personnes. Résultat, de plus en plus d’irakiens cherchent à émigrer, 23. 743 demandèrent asile, essentiellement en Europe en 2011. La situation des femmes s’est dégradée. Le pays est à la 120ème place mondiale sur 148 pays en ce qui concerne l‘égalité. Un anniversaire plutôt mitigé et fêté sans grand enthousiasme, un anniversaire à minima.

    En 2003 on arrivait à Bagdad par la route et en avril à peine une semaine plus tard les premiers chars américains apparaissaient aux abords de l'aéroport de Bagdad, qui ne servait plus depuis la guerre du Golfe. La chute de Saddam Hussein et la levée des sanctions font qu'aujourd'hui, on y atterrit directement. Mais rien n'a changé depuis les années 1980. Depuis le départ du dernier soldat américain, en décembre 2011, il est de plus en plus difficile de venir en Irak, qu'on soit journaliste, homme d'affaires ou surtout mercenaire pour une société de sécurité privée. Dix ans d'occupation et d'abus ont rendu les Irakiens assez désabusés sur les bienfaits que pourraient leur apporter les étrangers. Les Américains partis ont laissé un pays en reconstruction. La longue avenue qui mène de l'aéroport au centre ville fut la plus meurtrière au monde entre 2004 et 2008. Aujourd'hui des fouilles obligent les passagers de passer par une dizaine de postes ce qui les contraints à partir cinq à six heures avant celle de leur vol.

    Bagdad en mars 2013, des dizaines de checkpoints rendent la circulation difficile en centre ville/Bruno Stevens/Cosmos. Document le Monde.fr.

    Cette artère d'une vingtaine de kilomètres est devenue celle des pots-de-vin versés par la mairie de Bagdad pour le chantier de rénovation et d'embellissement mené par des entreprises turques. La politique est la continuation de la guerre par d'autres moyens, en Irak, elle est la poursuite du pillage par des moyens pacifiques. On fait comme on peut pour avoir de l'argent.

    Mais, malgré les bonnes annonces rien n'est encore stabilisé. Le lundi 15 avril une série d'attentats furent perpétrés à l'entrée de l'aéroport international. Deux voitures piégées ont secoué plusieurs villes tuant au moins 20 personnes et en blessant 120 autres annonça la police. De multiples attaques ont visé la capitale irakienne, les villes de Kirkouk, Touz Khourmato et Samarra dans le nord du pays, mais aussi Nassiriya dans le sud. A Bagdad, les explosions de deux voitures piégées dans le périmètre sous haute sécurité de l’aéroport ont fait au moins deux morts et 17 blessés, précise-t-on de sources policières et médicales, selon Assawra1-subscribe@yahoogroupes.fr.

     

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