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  • Ce que n'a pas dit François Hollande à son entretien du 28 mars

    avec David Pujadas sur France 2.

    Un président normal, cazimoto.net.

    La phrase, je suis président de la république depuis 10 mois, pas depuis 10 ans.

    Support Wikipedia Cette émission fortement médiatisée, cote d'impopularité du président oblige, comme si d'un coup de baguette miraculeuse, il pouvait en une heure quinze, alors que cet entretien n'était prévu que de 55 minutes, montrer qu'il pouvait inverser la tendance. Trop d'oppositions lui font face, l'ensemble de la droite et de la gauche de la gauche, ne changeront pas d'opinion bien que leurs critiques ne contiennent aucun fond de réalité devant notre déficit et notre chômage. Elle attira 8 millions de téléspectateurs avec un pic à 9, 165 millions vers 20 heures 46 selon l'institut médiamétrie. Un carton qui montre l'intérêt des Français. Cela contraste avec les critiques de la presse de droite qui le juge sans envergure, timidement relayée par celle de gauche, on l'a bien senti lors du débat qui suivit l'entretien. Un président bricolage que l'on peut lire le lendemain. Quand on n'a rien à dire de sérieux, on dénigre, c'est plus facile, comme celui qui déclara, une émission pour rien, en fait, il a raison puisque l'on savait tout ou presque.

    Rien n'empêche d'être mauvais et comme la liberté d'expression le permet on peut dire n'importe quoi, même des insultes, radicalisant ainsi le climat, dans un combat de chiffonniers. On attendait aussi qu'il ait des accents Churchilliens, tiens je ne savais pas que l'on exigea cela de lui, mais avec des journalistes, haut de gamme, il faut s'attendre à tout. Je trouve plutôt qu'il eut des accents Mendesiens, donc sérieux, étant combattu par les deux tiers des Français. Rappelez-vous, pour ceux qui sont nés bien avant la guerre d'Indochine, et qui ont apprécié Pierre Mendès-France en proie aux mêmes oppositions de droite et de gauche communiste.

    Ce qui est réconfortant c'est qu'il se place au milieu de l'échiquier politique, c'est à dire entre ceux qui ont mis la France dans un état catastrophique et ceux qui n'ont jamais eu de responsabilité.

    Il n'a pas fait d'effets de manche qui bien entendu ne servent à rien, il n'a pas non plus tapé sur la table ce qui aussi ne sert à rien, il a seulement rappelé les outils qu'il avait mis en place, et il faut bien reconnaitre qu'il faut des actions immédiates pour réduire le chômage, c'est plus efficace que de grands élans qui se briseraient sur les réalités du moment. Il n'est pas non plus Sarkozy, et tant mieux, et cela on le savait.

    Il respecte même ceux qui ne le respectent pas pour ne pas créer un climat d'affrontement, une gouvernance apaisée voila ce qu'il veut. Il y a bien assez d'antagonismes pour ne pas en rajouter. L'exemple le plus net fut celui sur les manifestations contre le mariage pour tous, ou il a entendu les doléances de la droite catho et admis le coté familial de leur revendication, pas leur coté politique. Il aurait très bien pu essuyer d'un revers de manche le coté indigeste de cette droite qui prétend représenter le peuple de France en clamant le mensonge le plus effronté, ils étaient 1.400.000 à manifester. Comment voulez-vous qu'un Français qui a seulement été à l'école primaire puisse ne pas comprendre qu'ils sont mauvais.

    Ainsi va la politique et mon dieu, il y a encore du boulot si l'on ne veut pas que cela éclate en révolution tant les antagonismes sont acérés. J'aurais aimé qu'il soit moins technique plus au dessus de la mêlée qui grouille d'un mécontentement qu'elle entretien par ce que reconnaître les efforts c'est déjà admettre qu'ils sont bons.

    La question qui brûle les lèvres est-ce que cet entretien inversera son impopularité, non, non pas par ce qu'il est trop sérieux, trop normal, mais simplement par ce que les mesures qu'il a prises ajoutées à celles envisagées ne serait-ce que sur les retraites, la sécu, et les allocations familiales sont impopulaires. Il ne peut avoir convaincu aux sacrifices selon un sondage réalisé le lendemain, 66 % des Français ne lui font pas confiance. C'est en fait sa cote d'impopularité.

    En fait, son impopularité ne semble pas le toucher, il a le cuir dur comme il dit, il en a vu d'autre, et comme un fait exprès, le lendemain, on apprend que notre déficit sur l'année 2012 atteint 4,8 %, (- 98,2 milliards d'euros) au lieu des 4,5 % espérés et que notre dette publique atteint 90,2 % du PIB, soit 1.883,8 milliards d'euros. En d'autres termes, il n'y a pas eu assez de réduction des dépenses, ce qui devrait faire réfléchir. Elles s'expliquent par une révision de 1,1 point à la hausse 2011, par la recapitalisation de la banque Daxia, et par une croissance nulle. Il lui faudrait donc serrer encore la ceinture des Français.

    La Commission européenne table sur un déficit de 3,7 % fin 2013, puis 3,9 % fin 2014 si rien n'est fait. Quant à la dette, elle serait de 93,4 % du PIB fin 2013 pour 96 % fin 2014 si rien n'est modifié. La question est, que peut-on faire ?

    Réfléchissons, la gestion précédente à déjà bien ponctionné dans les budgets, éducation nationale, police et sécurité, santé, défense nationale, administrations, services publics, retraites, justice.

    Ce qu'il aurait du dire avec, insistance, c'est que nous sommes déjà au mini, pas au minimorum, il reste donc peu à grignoter, le précédent gouvernement à déjà bien ponctionné. Plus, ce serait comme la Grèce, l'Espagne, le Portugal, pas encore l'Italie, mais elle y court. Ce qu'il aurait dû dire, par ce qu'il va se trouver en porte à faux en annonçant que les impôts ne seront pas augmentés en 2013 et 2014, qu'il ne pourra peut être pas éviter de les augmenter poussé par l'U.E pour tenir les 3 % en 2014. En 2013, le président a annoncé des économies pour ne pas qu'il y ait des efforts de plus demandés aux Français en 2014, sauf la TVA, tout en laissant planer un doute sur les prélèvements qui financent la Sécurité sociale.

    En dehors de la boite à outils, on attendait le président sur la taxe à 75 %, les allocations familiales, la retraite, la PMA, le Mali, les accords de participation sujets inquiétude pour le patronat, le budget de la défense.

    La taxe a 75 % son calvaire, celui pour lequel il subit les attaques de la droite, l'évasion fiscale de Depardieu et d'autres, bien mal leur en a prit puisqu'elle sera payée par les entreprises. «Quand la rémunération des chefs d'entreprise dépasse 1 million d'euros, l'entreprise prendra en charge la taxe de 75 %». Une façon de responsabiliser les sociétés. «Ceux qui sont au plus haut des rémunérations ne peuvent-ils pas faire cet effort pendant deux ans». En fait cette disposition exonère les professions libérales, les artistes, les sportifs tous ceux qui ne sont pas industriels, ce n'est donc qu'une demi compensation.

    Hollande : les entreprises paieront la taxe à... par lemondefr.

    Les allocations familiales, on sait que depuis la prouesse du Sénat qui majoritairement à gauche adopta avec une large majorité une proposition de loi visant le versement aux services d'aide à l'enfance des allocations familiales et des allocations de rentrée scolaire des familles ayant perdu la garde de leurs enfants par décision de justice, alors que la ministre de la famille Madame Bertinotti y était particulièrement opposée. Madame Bertinotti considéra que c'était un mauvais signe donné à l'égard des familles qui sont déjà en très grande difficulté.

    Différentes hypothèses furent envisagées, taxation ou plafonnement modulés en fonction du revenu. Finalement, elles seront modulées en fonction du revenu

    Retraites, la durée de cotisation, «on a 20 milliards d'euro de déficit en 2020, on n'en a forcément les prochaines années», voir «Et voila que resurgit l'indemnisation des retraites comme...» Ceux qui ont cotisé longtemps doivent pouvoir partir à temps mais, comme on vit plus longtemps, l'espérance de vie s'allonge, il va falloir avoir des durées de cotisation plus longues, affirma le chef de l’État. «Cela sera l'objet de la négociation avec les partenaires sociaux, mais nous n'en aurons pas fini pour autant». Il va falloir aussi faire des efforts pour 2014-2015 a-t-il averti, estimant que «les partenaires sociaux furent responsables», et qu' il y eut «un accord sur les retraites complémentaires avec des mesures très courageuses parce que très douloureuses».

    La PMA, un enterrement tout en douceur. Accueillit avec une manifestation des «contre le mariage pour tous» devant le siège de la télévision, il confirma aller jusqu'au bout du processus législatif. Mais l'ouverture de la procréation médicale assistée, PMA aux couples de même sexe est remise à l'avis du Comité national d'éthique qui doit le donner avant la fin de l'année. «S'il dit non, je respecterai son avis».

    François Hollande sur la PMA : "cette question... par lemondefr.

    Le Mali, retrait d'une partie des troupes, nos buts sont atteints. D'ici juillet il n'y aura «plus que 2 000 soldats français au Mali», annonça François Hollande, et plus que 1 000 à la fin de l'année, contre plus de 4 000 aujourd'hui. «Nous avons arrêté une offensive terroriste. Nous avons reconquis les villes occupées par les terroristes. Je suis allé constater moi-même sur place, avec un accueil de la population qui nous confiait que la France est un pays libérateur», estima-t-il, en remerciant les soldats français. Il admit que les otages n'avaient pu être retrouvés, même si des preuves de vie ont été apportées concernant la famille enlevée. En revanche, le sort de l'otage Philippe Verdon semble scellé, «des éléments accréditent le fait qu'il pourrait être mort», voir François Hollande ne veut plus payer.

    François Hollande annonce un retrait des... par lemondefr

    Les accords de participation, déblocage immédiat. Les fonds de la participation aux bénéfices des entreprises sont actuellement bloqués pendant cinq ans pour favoriser l'épargne. Mais François Hollande annonça une mesure temporaire qui devrait durer «six mois». Je propose que pour tous ceux qui ont l'usage de ces accords de participation, 4 millions de Français, qu'elle puisse être débloquée immédiatement, sans pénalité fiscale, déclara François Hollande. "Tous ceux qui ont un accord de participation, qui veulent jusqu'à 20. 000 euros l'utiliser pour quelque achat que ce soit, pour acheter un bien, ou participer à un apport pour le logement, ils pourront le faire», a-t-il ajouté.

    Le budget de la défense ne sera pas amputé. «Nous dépenserons en 2014 exactement le même montant qu'en 2013» pour la Défense, a assuré le président. «Comme nous avons été bien défendus en 2013, nous serons bien défendus en 2014, et ainsi ce sera la même somme qui sera affectée à l'outil de défense».

    Reste l'objectif de 3 % en 2013. «Nous n'atteindrons pas cet objectif car si je forçais l'allure, je casserais l'espoir de retour de la croissance». Cette phrase résume l'impuissance de François Hollande à obtenir ce qu'il s'était fixé. Coincé entre les exigences européennes de réduction du déficit, les difficultés sociales des Français, une croissance quasi nulle, il fait de la corde raide. Cela me rappelle une phrase de Bérégovoy lorsqu'il devait jongler entre les différents budgets. Plaidant pour une Europe de la croissance à l'opposé de l'austérité prônée par la chancelière allemande, Angela Merkel, et en minorité de gauche, il se trouve à mener une politique de rigueur pour ne pas dire d'austérité. Au début de l'entretien, il avoua n'avoir pas anticipé, avant d'arriver au pouvoir, «que cette crise allait encore durer, plus longtemps que prévu».

  • Otages François Hollande ne veut plus payer,

    il a répondu à la question posée dans mon article, Otages faut-il négocier, est-ce la meilleure solution.

    Support Wikipedia Ne pas vouloir payer n'implique pas de ne pas négocier, mais dans la prise d'otages lorsque l'on négocie c'est déjà une faiblesse, c'est reconnaître les terroristes donc leur donner une crédibilité, en approuvant qu'ils sont incontournables surtout lorsqu'il s'agit de terroristes religieux. On sait bien, et depuis toujours, que contre le terrorisme seule la fermeté est comprise. On ne comprend donc pas les faiblesses de Sarkozy qui a arrosé pour libérer nos otages. Rien n'empêche ces fous d'Allah, si la rançon est donnée, de ne pas livrer les otages, c'est ce qui aurait été fait pour libérer 4 de nos otages, employés d'Areva au Niger, détenus par les terroristes d'Aqmi. C'est l'ex ambassadrice Américaine au Mali et ex-responsable des affaires africaines au département d’État, désormais retraitée, interrogée par iTélé qui a révélé ce fait. Selon elle, le gouvernement de Nicolas Sarkozy a versé 17 millions de dollars à Aqmi en 2010.

    L'habitude voulait de verser une rançon si elle pouvait conduire à libérer des otages, mais ce qui importe, plus que la rançon, c'est l'encouragement qui en résulte. La preuve est flagrante avec nos 8 otages dont une famille avec 4 enfants détenue au Nigéria, les Français payent pourquoi se gêner ? Quinze Français dont Philippe Verdon, voir ci dessous, dont la mort reste à confirmer sont otages en Afrique de l'Ouest.

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    Pierre Legrand, Marc Feret, Daniel Larribe, et Thierry Dole, la famille Moulin-Fournier, DR Gilberto Rodriguez Leal, Philippe Verdon, Serge Lazrevic, Francis Collomp. DRMAXPP/AFP. Document Le Monde.fr.

    Parmi ces huit otages Philippe Verdon aurait été exécuté en représailles à notre intervention au Mali selon l'agence de presse mauritanienne ANI, Agence Nouakchott Information. C'est un dénommé «Al-Qairawani», se présentant comme un porte-parole d'Aqmi, qui aurait précisé que le Français, qualifié d'espion, avait été décapité le 10 mars. La barbarie n'a pas de limite. Il est évident que notre intervention au Mali peut servir de prétexte à toutes sortes de crimes. Cet Otage fut enlevé dans la nuit du 24 novembre à Hombori, dans le nord du Mali, en même temps que Serge Lazarevic. Le porte-parole du ministère des affaires étrangères français, Philippe Lalliot, déclara que les services du ministère vérifiaient l'information. «Nous n'en savons pas plus pour le moment», a-t-il indiqué.

    Le père de Philippe Verdon très fatigué ne se fait aucune illusion sur son fils, «je suis très fatigué et très affecté» déclara-t-il dans un entretien téléphonique à l'AFP. J'attends confirmation, je ne suis pas en état de m'exprimer. Que peut faire le président outre vérifier l'information, et puis après ? Faire comprendre l'intérêt national à une famille qui vient de perdre l'un des siens, difficile, c'est un cas de conscience lourd à supporter. La fonction de président de la république n'est pas dénuée de responsabilité, mais aussi de conscience. L'ambiguïté entre la négociation pour une rançon et la fermeté sera toujours dans son esprit. «Si j'avais négocié j'aurais peut être libéré les otages», ce doute doit le miner. Donner aux familles les informations qui lui parviennent, c'est ce qu'elles réclament, que peut-il faire de plus ? Mais, «on ne nous dit rien, côté français, on ne dit rien, les djihadistes ne parlent pas non plus, c'est-à-dire que nous sommes dans un brouillard total, et c'est insupportable à vivre», regrettait ainsi Jean-Pierre Verdon, le père de Philippe Verdon, mardi sur la radio française RTL. Pascal Luppart président du comité de soutien de Philippe Veron exprima le désarroi de son père, je m'exprime pour lui, car il s'est effondré. Nous avions déjà envisagé cette éventualité, mais pour un père elle est terrible.

    Pascal Luppart craignait que les otages soient entre les mains de seconds couteaux, c'est une angoisse permanente en représailles de la mort du chef d'un des terroristes d'Aqmi, Abou Zeid.

    Mais, si l'information ne parvient pas, on ne peut en donner. C'est d'ailleurs fait exprès pour accroître la pression sur les autorités afin que les Français finissent par faire admettre, à l'exécutif, qu'il faut payer. C'est donc sans fin. La France ne peut être à la merci de groupes terroristes, il faut l'admettre sans arrière pensée. Malheureusement, des otages risquent de payer de leur vie ce changement de politique, mais c'est la seule solution.

    Les politiques précédentes consistaient à nier toute rançon, mais elles étaient versées, cela se savait. Depuis 25 années, nous payons systématiquement des rançons. Rappelez-vous l'enlèvement à Beyrouth de Jean-Paul Koffmann avec Michel Seurat le 22 mai 1985. Il fut libéré le 4 mai 1988 avec d'autres otages, Michel Seurat étant mort en détention. Le 7 mars 2006 son corps fut rapatrié en France.

    François Hollande n'avait pas évoqué lors de sa campagne présidentielle la question des otages. Doit-on être étonné qu'il prenne cette volonté de ne pas négocier, donc de ne plus payer ? En fait, il y est contraint, d'une part à cause du versement des 17 millions, il n'en dit mots, bien qu'il ne peut ne pas être au courant, mais aussi devant l'ampleur que prennent ces prises d'otages.

    Depuis la mi-janvier, il fit savoir à l'ensemble des familles de citoyens Français détenus en Afrique, que la France ne paiera plus. Mais aussi l’État refusera toute transaction financière et s'opposera à tout versement. Cela vise les familles, les assurances, les entreprises, qui pourraient être conduites à des versements. Cette consigne fut transmise à l'ensemble des services de l’État concernés, au ministère des affaires étrangères et à la Direction Générale de la Sécurité Extérieure, DGSE. L'opération militaire au Mali, est donc aussi, avec l'obligation de combattre la menace terroriste envers nos compatriotes au Mali, la conséquence de ce changement de politique. Le ministre des affaires étrangères informa les ambassades des pays à risques dans le monde afin que cette nouvelle politique soit connue, notamment au Pakistan et en Afghanistan.

    Ne plus payer n'implique pas de ne pas mettre la pression sur les preneurs d'otages, les agents de renseignements sont aguerris à cet exercice. «Ce n'est pas parce que l'on ne paie plus que l'on ne travaille plus, note un agent de la DGSE en poste à l'étranger. On peut travailler sur l'entourage familial du ravisseur, on peut lui mettre la pression en coupant ses soutiens, on peut s'appuyer pour cela sur les autorités locales qui disposent d'autres leviers et puis, si on a assez d'éléments, on peut aller chercher l'otage de force». Évidemment ce n'est pas ce qui plait aux familles qui voient dans cette politique la perte de l'un des leurs, c'est humain, mais il s'agit de la France. En fait on se rend compte que payer ne change rien, c'est d'ailleurs le propos de l'invitée Diane Lazarevic dont son père est retenu en otage à l'émission le Grand Journal de Canal + le 20 mars. «C'est un cauchemar aujourd'hui, et je pense encore plus à la famille Verdon, .....je suis contre le versement de rançon,..... je suis d'une famille d'otage....mais si la France paie, malheureusement on va continuer.... ».

    Il est évident que tous nous attendons que l'opération Serval conduise à la libération des otages. Mais pour le moment rien de concret ne nous permet d'espérer leur libération. Ce qui est notable, c'est la position ferme du président que l'on qualifiait de mou, et de capitaine pédalo.

  • Depuis que l'on attendait que le parlement européen exerce son rôle

    c'est maintenant fait, il s'oppose au projet du budget de la Commission pour la période 2014-2020.

    Support Wikipedia On attendait cela depuis des années ! Trop longtemps que le Parlement européen est à droite, acceptant sans volonté d'action, les décisions de la Commission européenne ainsi que le renouvellement depuis novembre 2004 du président Jean Manuel Barroso, ne se conformant qu'à donner un avis pour la forme. On aimerait bien que cela change, le mandat du président se termine en 2014. Ce que l'on retient, depuis plusieurs années, c'est l'obscurité des débats parlementaires, alors que nous allons à être consultés pour élire de nouveaux députés ! A quoi donc sert-il ce parlement ? A une planque, bien payée, pendant cinq années ?

    C'est un peu l'impression qui s'en dégage si on ne s'informe pas. De plus, les questions européennes sont peu médiatisées et pourtant elles ont de plus en plus d'importance. Ce qui vient d'être décidé pour Chypre le démontre, nous allons donner 10 milliards d'euros à un pays qui ne prélevait pas, ou peu d'impôt ou les taxes sont ridicules, faisant le bonheur de russes fortunés, et servant de porte d'entrée de blanchiment d'argent dans le reste de l'Union. C'est notre argent, et la France en sera pour 2 milliards d'euros, si les chypriotes ne paient pas, voir «Qu'est-ce qui se passe à Chypre». Il serait bon que le nouveau parlement exerce un rôle de contrôle sur les décisions de la Commission.

    Il est vrai, qu'un parlement de 754 députés issus des 27 États membres représentant 375 millions d'habitants. Que voulez-vous qu'il sorte de positif d'une telle assemblée ou sont représentées 27 mentalités différentes ? Franchement c'est difficile tant les intérêts sont différents. Quand on sait que plus on est nombreux, plus il est aisé d'imposer, de manipuler, et qu'en outre, des petits pays n'ont que peu de députés par rapport aux grands, l'Allemagne à droit à 99+3 députés alors que Malte, Chypre, le Luxembourg et l'Estonie n'en n'ont que 6. Ils subissent la loi des plus forts. De plus, ses pouvoirs sont limités, il peut rejeter ou amender la partie dépense d'un budget de l'Union, article TFUE 314, une usine à gaz eu égard aux 10 conditions possibles dont chacune présente plusieurs conditions.

    Ce parlement est un gadget, il ne sert à rien.

    Il n'a aucune action sur la partie recette de l'Union c'est-à-dire ne vote pas les recettes du budget de l'Union, ne vote pas l'impôt, il est donc exclu de la fiscalité, dont le monopole appartient au Conseil après approbation à l’unanimité des États membres, article TFUE 311. On ne comprend pas le coté biscornu de son action, il peut agir sur les dépenses mais pas sur les recettes ! La supervision des dépenses de l'Union Européenne est l'une des compétences des députés, notamment en accordant, ou pas, la décharge budgétaire à la Commission, par laquelle les députés valident la manière dont les fonds sont gérés. Tout ceci paraît peu clair pour l'Européen que nous sommes, dans le concret on ne saisit pas.

    Mais, pour une fois, le Parlement européen a exercé son rôle en s'opposant au budget au rabais qui fut élaboré les 07 et 08 février 2013 par les chefs d’États et de gouvernements au terme de 36 heures de négociations acharnées entre le couple Cameron-Merkel partisans d'une réduction des dépenses, et les autres membres du Conseil. François Hollande s'en tirant au mieux sur la PAC, voir, Et voila que l’on reparle de la réduction du temps de travail. Ceci montre que cette Commission est un jeu de distribution d'avantages suivant l'importance du pays.

    Il faut donc féliciter les eurodéputés, ils ont agis le mercredi 13 mars en adoptant une résolution déposée par cinq groupes politiques et adoptée par 506 voix contre 161. Quand on a un Parlement européen fantôme ou de nombreux parlementaires ne sont même pas tenus d'y siéger, on ne peut qu' être satisfaits qu'il ne veuille accepter un budget de marchands de tapis, manquant de transparence. Les mots sont durs par ce qu'il ne répond pas à la crise en termes d'emploi et d'innovation manquant d'objectif de croissance. Ce qui est extraordinaire, c'est que c'est Alain Lamassoure le président UMP qui mena la fronde, c'est donc que ça va mal un eurodéputé de droite contre une commission à droite !

    Ils ont eu outrecuidance de mettre en cause l'enveloppe globale de 960 milliards, 1 % du revenu global de l'Union, ne cherchez pas c'est le couple Cameron-Merkel qui en est le responsable. Bientôt les élections législatives Allemandes, espérons un changement politique plus européen de ce partenaire, quant à Cameron, de Gaulle n'avait pas mâché ses mots sur l'adhésion de l'Angleterre à l'Europe.

    Comme pour la compétitivité, la flexibilité de transférer des fonds d'une année sur l'autre et d'un programme à l'autre n'y est pas. L'utilisation intégrale des crédits de paiement, contribuerait à éviter que l'Union se retrouve en déficit, comme c'est le cas actuellement avec des impayés atteignant 17milliards d'euros en 2013, notamment pour le programme d'échanges universitaires Erasmus.

    Le Parlement a fait des propositions afin de doter l'UE de ressources propres. Elles seraient tirées d'une future taxe sur les transactions financières, une taxe carbone ou un reversement d'une partie de la TVA seul moyen à même d'éviter les marchandages entre États. «C'est le point qui change la donne, estime la socialiste Pervenche Bérès. Celui qui peut transformer un budget conçu comme un empilement de cadeaux faits aux États en véritable arme contre la crise».

    Comme le prévoit la version consolidée du Traité de fonctionnement de l'Union européenne qui comprend 358 articles, une usine à gaz. L'UE régulée par ce Traité, est un machin indigeste pour le commun des mortels, trop compliqué et inadapté pour une assimilation aisée.

    La négociation du Parlement avec la Commission va donc être ardue. On sait, que les 27 pays ou presque, puisque certains ne sont pas de l'avis de prolonger l'austérité Cameron-Merkel, le socialiste bulgare Ivaïlo Kalfin vice président de la commission du budget fera, à ce titre, partie des cinq négociateurs mandatés par le Parlement, déclarant, «il n'y a rien dans les conclusions du Conseil qui réponde aux préoccupations exprimées par le Parlement depuis plusieurs semaines. Négocier sur cette base, c'est déjà trop».

    La question des 17 milliards d'impayés, interdits par les traités, placent l'Union en déficit, et constituent un blocage avant toute négociation. La question sera, puisque l'Union est en déficit de 17 milliards, faut-il que les États mettent la main à la poche. Ce n'est donc pas gagné, ce qui fait dire à Alain Lamassoure «qu'il faudra ensuite lâcher un peu sur chacun des points évoqués dans la résolution sans en abandonner aucun».

    Mais le Parlement est pour une fois en position de force, la forte majorité obtenue, puisqu'il ne faut que 378 eurodéputés pour valider le cadre de financement pluriannuel. Le groupe de droite PPE dont une partie, qui a bien essayé d'atténuer la rigueur de la résolution en lui ôtant le terme «rejet», fut contré par les eurodéputés polonais qui craignirent le renversement d'un accord très favorable à leur pays. Pour Alain Lemassoure, «c'était l'épreuve du feu, et le Parlement est toujours debout», rappelant qu'en cas de désaccord les règles de 2013 s'appliqueront automatiquement en 2014. Le Parlement joue sur du velours.

    Le président du Parlement, le socialiste allemand Martin Schulz, évoqua «un grand jour pour la démocratie européenne», tandis que Catherine Trautmann salua «un acte fort, surtout vu les pressions qui furent exercées».

    Ce que l'on peut dire, c'est que l'UE risque d'entrer dans des jours turbulents à cause de l'Italie qui n'a pas encore formé son gouvernement. Le fanfaron Peppe Grillo tient son pays dans ses mains. Mais aussi Silvio Berlusconi dont les États de l'Union ont eu déjà des problèmes avec lui. Le Merkozy en son temps, ne s'est pas gêné pour lui faire comprendre qu'il n'était pas désiré dans le club des gens sérieux. Deux populistes qui pour des raisons différentes sèment le trouble. Berlusconi pour ses affaires judiciaires, Grillo pour l’opprobre qu'il jette sur les partis traditionnels. Tous deux se présentent comme incontournables Berlusconi avec son parti le Peuple de la Liberté, PDL dans une alliance, et Grillo avec son Mouvement cinq étoiles dans des soutiens au coup par coup en fonction des sujets politiques traités. Berlusconi avec son programme de suppression de la taxe sur la résidence principale séduit un pays ou la grande majorité des Italiens sont propriétaires, quant à Grillo c'est l'aspirateur de tous les déçus de la politique glanant à droite comme à gauche.

    Le succès du mouvement 5 étoiles a montré la puissance des réseaux sociaux en tant que rassemblement des mécontents. Il sera peut être celui qui fera comprendre à l'UE qu'il faut remettre en cause la politique d'austérité, qui ne mène nulle part si ce n'est que vers le rejet des politiques.

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