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Otages François Hollande ne veut plus payer,

il a répondu à la question posée dans mon article, Otages faut-il négocier, est-ce la meilleure solution.

Support Wikipedia Ne pas vouloir payer n'implique pas de ne pas négocier, mais dans la prise d'otages lorsque l'on négocie c'est déjà une faiblesse, c'est reconnaître les terroristes donc leur donner une crédibilité, en approuvant qu'ils sont incontournables surtout lorsqu'il s'agit de terroristes religieux. On sait bien, et depuis toujours, que contre le terrorisme seule la fermeté est comprise. On ne comprend donc pas les faiblesses de Sarkozy qui a arrosé pour libérer nos otages. Rien n'empêche ces fous d'Allah, si la rançon est donnée, de ne pas livrer les otages, c'est ce qui aurait été fait pour libérer 4 de nos otages, employés d'Areva au Niger, détenus par les terroristes d'Aqmi. C'est l'ex ambassadrice Américaine au Mali et ex-responsable des affaires africaines au département d’État, désormais retraitée, interrogée par iTélé qui a révélé ce fait. Selon elle, le gouvernement de Nicolas Sarkozy a versé 17 millions de dollars à Aqmi en 2010.

L'habitude voulait de verser une rançon si elle pouvait conduire à libérer des otages, mais ce qui importe, plus que la rançon, c'est l'encouragement qui en résulte. La preuve est flagrante avec nos 8 otages dont une famille avec 4 enfants détenue au Nigéria, les Français payent pourquoi se gêner ? Quinze Français dont Philippe Verdon, voir ci dessous, dont la mort reste à confirmer sont otages en Afrique de l'Ouest.

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Pierre Legrand, Marc Feret, Daniel Larribe, et Thierry Dole, la famille Moulin-Fournier, DR Gilberto Rodriguez Leal, Philippe Verdon, Serge Lazrevic, Francis Collomp. DRMAXPP/AFP. Document Le Monde.fr.

Parmi ces huit otages Philippe Verdon aurait été exécuté en représailles à notre intervention au Mali selon l'agence de presse mauritanienne ANI, Agence Nouakchott Information. C'est un dénommé «Al-Qairawani», se présentant comme un porte-parole d'Aqmi, qui aurait précisé que le Français, qualifié d'espion, avait été décapité le 10 mars. La barbarie n'a pas de limite. Il est évident que notre intervention au Mali peut servir de prétexte à toutes sortes de crimes. Cet Otage fut enlevé dans la nuit du 24 novembre à Hombori, dans le nord du Mali, en même temps que Serge Lazarevic. Le porte-parole du ministère des affaires étrangères français, Philippe Lalliot, déclara que les services du ministère vérifiaient l'information. «Nous n'en savons pas plus pour le moment», a-t-il indiqué.

Le père de Philippe Verdon très fatigué ne se fait aucune illusion sur son fils, «je suis très fatigué et très affecté» déclara-t-il dans un entretien téléphonique à l'AFP. J'attends confirmation, je ne suis pas en état de m'exprimer. Que peut faire le président outre vérifier l'information, et puis après ? Faire comprendre l'intérêt national à une famille qui vient de perdre l'un des siens, difficile, c'est un cas de conscience lourd à supporter. La fonction de président de la république n'est pas dénuée de responsabilité, mais aussi de conscience. L'ambiguïté entre la négociation pour une rançon et la fermeté sera toujours dans son esprit. «Si j'avais négocié j'aurais peut être libéré les otages», ce doute doit le miner. Donner aux familles les informations qui lui parviennent, c'est ce qu'elles réclament, que peut-il faire de plus ? Mais, «on ne nous dit rien, côté français, on ne dit rien, les djihadistes ne parlent pas non plus, c'est-à-dire que nous sommes dans un brouillard total, et c'est insupportable à vivre», regrettait ainsi Jean-Pierre Verdon, le père de Philippe Verdon, mardi sur la radio française RTL. Pascal Luppart président du comité de soutien de Philippe Veron exprima le désarroi de son père, je m'exprime pour lui, car il s'est effondré. Nous avions déjà envisagé cette éventualité, mais pour un père elle est terrible.

Pascal Luppart craignait que les otages soient entre les mains de seconds couteaux, c'est une angoisse permanente en représailles de la mort du chef d'un des terroristes d'Aqmi, Abou Zeid.

Mais, si l'information ne parvient pas, on ne peut en donner. C'est d'ailleurs fait exprès pour accroître la pression sur les autorités afin que les Français finissent par faire admettre, à l'exécutif, qu'il faut payer. C'est donc sans fin. La France ne peut être à la merci de groupes terroristes, il faut l'admettre sans arrière pensée. Malheureusement, des otages risquent de payer de leur vie ce changement de politique, mais c'est la seule solution.

Les politiques précédentes consistaient à nier toute rançon, mais elles étaient versées, cela se savait. Depuis 25 années, nous payons systématiquement des rançons. Rappelez-vous l'enlèvement à Beyrouth de Jean-Paul Koffmann avec Michel Seurat le 22 mai 1985. Il fut libéré le 4 mai 1988 avec d'autres otages, Michel Seurat étant mort en détention. Le 7 mars 2006 son corps fut rapatrié en France.

François Hollande n'avait pas évoqué lors de sa campagne présidentielle la question des otages. Doit-on être étonné qu'il prenne cette volonté de ne pas négocier, donc de ne plus payer ? En fait, il y est contraint, d'une part à cause du versement des 17 millions, il n'en dit mots, bien qu'il ne peut ne pas être au courant, mais aussi devant l'ampleur que prennent ces prises d'otages.

Depuis la mi-janvier, il fit savoir à l'ensemble des familles de citoyens Français détenus en Afrique, que la France ne paiera plus. Mais aussi l’État refusera toute transaction financière et s'opposera à tout versement. Cela vise les familles, les assurances, les entreprises, qui pourraient être conduites à des versements. Cette consigne fut transmise à l'ensemble des services de l’État concernés, au ministère des affaires étrangères et à la Direction Générale de la Sécurité Extérieure, DGSE. L'opération militaire au Mali, est donc aussi, avec l'obligation de combattre la menace terroriste envers nos compatriotes au Mali, la conséquence de ce changement de politique. Le ministre des affaires étrangères informa les ambassades des pays à risques dans le monde afin que cette nouvelle politique soit connue, notamment au Pakistan et en Afghanistan.

Ne plus payer n'implique pas de ne pas mettre la pression sur les preneurs d'otages, les agents de renseignements sont aguerris à cet exercice. «Ce n'est pas parce que l'on ne paie plus que l'on ne travaille plus, note un agent de la DGSE en poste à l'étranger. On peut travailler sur l'entourage familial du ravisseur, on peut lui mettre la pression en coupant ses soutiens, on peut s'appuyer pour cela sur les autorités locales qui disposent d'autres leviers et puis, si on a assez d'éléments, on peut aller chercher l'otage de force». Évidemment ce n'est pas ce qui plait aux familles qui voient dans cette politique la perte de l'un des leurs, c'est humain, mais il s'agit de la France. En fait on se rend compte que payer ne change rien, c'est d'ailleurs le propos de l'invitée Diane Lazarevic dont son père est retenu en otage à l'émission le Grand Journal de Canal + le 20 mars. «C'est un cauchemar aujourd'hui, et je pense encore plus à la famille Verdon, .....je suis contre le versement de rançon,..... je suis d'une famille d'otage....mais si la France paie, malheureusement on va continuer.... ».

Il est évident que tous nous attendons que l'opération Serval conduise à la libération des otages. Mais pour le moment rien de concret ne nous permet d'espérer leur libération. Ce qui est notable, c'est la position ferme du président que l'on qualifiait de mou, et de capitaine pédalo.

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