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  • L'Italie fragmentée par des fanfarons irresponsables,

    2.000 milliards de dettes, le désarroi des italiens, un pays ingouvernable, l'Europe et les banques tremblent.

    La démocratie grandie, mais ne résout rien.

    L'un des premiers pays fondateur de l'Europe donne un coup de pied dans celle de Merkel.

    L'Italie dans les mains du comique Peppe Grillo.

    Peppe Grillo, nous ne nous allions avec personne nous serions un obstacle au gouvernement.

    Anna Finocchiaro pas de grande coalition, Berlusconi ouvre Bersani, Bersani c'est non.

    Nécessité d'un gouvernement de changement.

    Berlusconi arrêtons-nous pour le bien de l'Italie, faisons des sacrifices.

    L'Europe des Goldmans Sachs, Cameron, Merkel, prennent une grande baffe, les bourses chutent.

    François Hollande se frotte les mains.

    Support Wikipedia Il fallait s'attendre à ce revirement, les Italiens n’acceptent plus cette misère, et Mario Monti poussé par les marchés est balayé par la vague 5 étoiles. À gouvernement illégitime sanction légitime. La droite n'a rien d'autre que le populiste Berlusconi qui fait une remontée spectaculaire talonnant Bersani. Les sondages pires que tout se sont fourvoyés d'au moins cinq points donnant Bersani à 34,5 % pour la chambre, et au Sénat une majorité de 5 sièges pour Berlusconi, ce qui fut le contraire. A la chambre des députés majorité absolue Bersani 340 sièges avec la prime au premier, Berlusconi 124 sièges, Grillo 108 sièges, Monti 45 sièges. Aucune majorité de soutien au Sénat Bersani devant, 120 sièges, Berlusconi 117 sièges, Grillo 54 sièges, Monti 18 sièges, c'est l'impasse gouvernementale.

    La carte électorale

    Rouge Bersani, bleu Berlusconi, jaune Grillo, document La Stempa.it

    L'Europe à droite en prend un coup, elle a peur d'un abandon de sa politique austère, de ses réformes structurelles voulant imposer sa doctrine en contraignant des peuples à la misère. Ses élections valident la politique de relance de François Hollande de réduction des dépenses et une augmentation des impôts, pour réduire le déficit. Conjuguer un juste équilibre montre le sérieux de sa politique.

    Mario Monti n'existe plus.

    L'exemple Italien risque de faire tache d'huile sur le vote Allemand en septembre avec la France, la Grèce, l'Espagne, Le Portugal qui en ont assez de cette austérité imposée par Merkel, Cameron et les autres pays du Nord de l'Europe. La grande Bretagne qui vient de perdre son triple «A» cela commence à faire beaucoup. L'Italie vient de donner une leçon de politique à l'Europe du nord inconsciente que ce sont les peuples qui votent.

    Une coalition avec Bersani souhaitée par Berlusconi sans Mario Monti pour sauver l'Italie, droite et gauche ensemble c'est antinomique. Bersani c'est non, nous allons traiter le résultat dans l'intérêt de l'Italie.

    Les discussions pour trouver un possible gouvernement ont commencées dès le lendemain des résultats. Le premier à intervenir fut Berlusconi maintenant écarté un temps du Rubygate, de corruption, et de fraude fiscale. Il penche pour une grande coalition. «Nous devons tous avoir une grande responsabilité, l'Italie ne peut ne pas être gouvernée». Pour le parti démocrate c'est non, cherchant une proposition de gouvernement vers tous les parlementaires, mais de préférence au mouvement cinq étoiles. Nous disons non à une alliance Pd-Pdl. pour avoir un gouvernement de changement. Nous chercherons un parlement avec une majorité pour des réformes clama Anna Finacchiaro présidente au sénat du parti démocrate, Grillo est le vrai vainqueur des élections. Nous ne ferons pas d'alliances potiches déclare Nichi Vendola leader de la Gauche Écologie et Liberté, SEL.

    Refus de Grillo, «nous sommes contre le monde». Nous réformerons pour réformer, loi après loi, si vos propositions entrent dans notre programme, elles seront valorisées. J'irais aux consultations du président Napolitano pour former le nouveau gouvernement, et déclara qu'il lui plairait d'être Dario fo au palais du Quirinal, résidence officielle du président de la république Italienne. Dario fo fut un écrivain dramaturge metteur en scène et acteur, Grillo fanfaronne toujours.

    Peppe Grillo, le comique, le Coluche, qui surfe sur le mécontentement général comme font tous les populistes, a su canaliser le rejet de la classe politique Italienne, préconisant un référendum pour sortir de l'euro. Il prit des voix un peu partout droite et gauche dans une Italie avec 2.000 milliards de dettes soit 127 % du PIB, qui vient de se réveiller dans une situation ou son avenir se joue. Sa montée électorale est la conséquence des échecs des partis traditionnels et de celui de Mario Monti, qui avec les pleins pouvoirs n'a pu réduire la dette sans apporter la moindre croissance, ne faisant que, comme en Grèce, que de la pauvreté, l'Italie est en récession économique de - 2,2 % en 2012.

    Les Italiens n'ont pas compris qu'ils ne peuvent subsister avec une dette de cette importance et si leurs politiques sont mauvais c'est d'abord de leur faute, ils sont leur reflet. Les critiques de Peppe Grillo sur les hommes politiques montrent que c'est un imbécile dangereux.

    Le mouvement cinq étoiles est devenu en une seule élection la troisième force du pays, «nous sommes 110 au parlement mais nous serons des millions dans la rue». «Ils ont fait faillite aussi bien à gauche qu'à droite, ils peuvent durer 7 à 8 mois, nous serons un véritable obstacle pour eux». Le centre droit de Mario Monti est derrière. C'est le grand vaincu.

    Pour le moment Grillo crie victoire sans apporter de solution. Mario Monti qui assurait une confiance internationale a limité la casse, aucun des nouveaux leaders n'a son aura. Les banques ont plongées, et l'Europe s'interroge.

    La Bourse de New York a nettement reculé le 25, craignant une situation politique instable à l’approche d’une date butoir cruciale pour le budget Américain. Vendredi 22, le Dow Jones a perdu 1,54% et le Nasdaq 1,44%. Selon les résultats définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average a reculé de 216,40 points à 13.784,17 points, enregistrant son recul le plus important sur une séance depuis novembre, et le Nasdaq, à dominante technologique, a abandonné 45,57 points à 3116,25 points. L’indice élargi Standard and Poor’s 500 a cédé 1,83% (-27,75 points) à 1487,87 points. Le CAC 40 plonge de 2,67% à la clôture, plombée par l'issue du scrutin, la Bourse de Paris a reculé de 2,67% à 3621,92 points, dans un volume d'échanges supérieur à 4 milliards d'euros. La banque de Milan perd 4,9 % et Frankfort 2,7 %.

    Ce qui devrait calmer les ardeurs des fous est le spread qui commence à monter. Il est fort à parier que les Italiens vont vite se trouver devant des réalités, il va falloir emprunter, et Mario Monti grand perdant ne l'est peut être pas pour longtemps !

    Pier Luigi Bersani devient l'homme recours par ce que devant les autres, avec une majorité à la chambre pas au sénat. Plébiscité au centre gauche en 2009 secrétaire du parti démocrate après avoir gagné les primaires, plusieurs fois ministre, il devient l'homme sur qui reposent les espoirs d'un gouvernement d'union. Ancien communiste, il est promu vice président Emilie-Romagne et adhère au parti démocrate de la gauche qui succède au PCI. Pour les élections générales des 24 et 25 février 2013, il forme une coalition de centre-gauche, Italie, Bien Commun, Italia Bene Comune, avec Gauche, Écologie et Liberté (SEL) et le Parti Socialiste Italien, PSI, ensuite rejoints par le Centre Démocrate, CD, fondé fin 2012. Candidat aux primaires de la coalition, il arrive en tête du premier tour, le 25 novembre 2012, avec 44,9 % des voix, soit 1 395 096 suffrages, devant le maire de Florence. Lors du second tour, le 2 décembre, il s'impose avec 1 706 457 voix, ce qui correspond à 60,9 % des suffrages. Lors de la présentation des candidats de la coalition aux élections, il annonce que Pietro Grasso, procureur national anti-mafia, sera tête de liste pour le Sénat de la République dans le Latium.

    C'est un homme simple qui n'a pas le verbe haut, sans éloquence verbale. C'est un pragmatique qui a soutenu le gouvernement de Mario Monti. Ses priorités immédiates seraient, s'il devient président du Conseil, l'adoption d'une loi anticorruption, le renforcement des institutions de l’État et la baisse des prélèvements, afin de favoriser le marché de l'emploi. De plus, il entend maintenir les réformes engagées par Mario Monti. C'est certainement le meilleur politique Italien actuel, dans une ligne hollandaise.

    2Document la Républica.it du 27 février.

    Aux dernières informations Peppe Grillo, «Non daremo mai la fiducia al Pd». «Mi aspetto elezioni». Ma detta la sua agenda. Nous ne donnerons jamais la confiance au Pd. J'attends les élections. Ma dit son agenda.

    Peppe Grillo lance une dure attaque contre Bersani qui espérait construire une alliance avec son mouvement 5 étoiles. Un morto che parla, dia le dimissioni, un mort qui parle, je donne les démissions. Et pourtant un accord ne semble pas exclu. Sur Twitter, Grillo envoie un message spécifiant une position au cas par cas. Revenu de population comme une mesure de soutien social, et abolition des contributions publiques aux partis, faites un calendrier et nous le voterons avec passion. Impossible à satisfaire, l'Italie s'achemine donc vers une seconde élection en mars. Bersani refuse toute alliance avec Berlusconi, et Mario Monti n'a pas assez de sièges au sénat pour une majorité. Le comique se défile de prendre des responsabilités espérant en de nouvelles élections qui pourraient remettre Mario Monti dans la course, les Italiens ne voyant pas d'autres solutions.

  • Benoît XVI ne sera plus dans la lumière le 28 février à 20 heures terrassé

    par la tourmente politique et les affaires qui minent l'église.

    Pontificat du 24 avril 2005 au 28 février 2013

    Benoit XVI annonce qu'il n'a plus "les forces... par lemondefr

    Un pape est mort, un autre pape est appelé à régner.

    Support Wikipedia Ce ne sera plus cette phrase, ce pourrait être «Un pape est mort ou a démissionné, un autre pape est appelé à le remplacer», ce qui fait que deux papes sont vivants, l'un en retraite, l'autre en exercice, situation ubuesque si le second pape venait à démissionner, ou à décéder, il peut y avoir trois papes deux en retraite et un en exercice si le premier serait encore en vie ! Cette démission fit l'effet d'une bombe planétaire, dans le monde des terriens, le pape glorifié pour l'éternité, étant au-dessus entre le ciel et terre. C'est toute la symbolique qui s'écroule, l'église a perdu sa valeur spirituelle.

    Benoît XVI démissionna tranquillement par une simple annonce devant ses cardinaux, «je déclare renoncer au ministère d'évêque de Rome, je ne peux plus exercer ma charge, je suis fatigué, je n'ai plus les forces de diriger l'église en raison de mon âge, 85 ans, je partirais le 28 février à 20 heures» ! C'est vrai qu'il paraît très fatigué, mal à une hanche, mais le successeur de Saint-Pierre ne peut démissionner. Sa charge c'est Dieu qu'il lui donna, alors cette grâce divine, on l'assume jusqu'à sa mort, on n'a pas le droit pour l'honneur de Dieu !

    Ce propos n'est pas majoritaire dans l'opinion délivrée par les médias, ici ou là on approuve une décision, sage, courageuse. Benoît XVI fait preuve de modernité. Monseigneur André Vingt-Trois le chef de l'église Française, affirme qu'avec cette décision tout à fait exceptionnelle, «Benoît XVI rompant avec plusieurs siècles de pratique a brisé un tabou».

    Pas un seul pour dire ce que le sens de la foi implique et qui normalement doit sublimer. N'a-t-il pas été illuminé par cette grâce divine à être le représentant de millions d'humains auprès de Dieu en jurant d'assumer la charge qu'il connaissait ! C'est donc une trahison de sa parole et pour le représentant de Saint-Pierre c'est inconcevable , l'église va mal, elle n'est plus au dessus des hommes, dominée par la politique et les affaires de pédophilie,«Anche i peccatori possono votare il Papa», La Stampa.it .

    Bien heureux ceux qui souffrent car le royaume des cieux est à eux, (leur appartient est plus connu), la souffrance est une porte qui s'ouvre sur le royaume de Dieu Béatitude 5-10 de l’Évangile selon de Saint-Mathieu.

    Est-ce que la parole du Christ,

    «tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Je te donnerai les clefs du royaume des cieux, ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux», Mathieu 16.18-19, explique-t-elle l’existence de l’Église ? Ou bien lie l’Église à Dieu ? Si oui, un pape ne peut démissionner !

    On sait qu’après la mort du Christ, il n’y avait pas encore d’Église. Le mot Église vint du Grec eklésia, «l’assemblée du peuple désigne à la fois la communauté religieuse fondée par Jésus-Christ, le christianisme, et l'institution religieuse qui a été mise en place autour de cette foi commune», voir ici. Le titre de pape n’est réellement apparu qu’à partir du concile de Nicée en 325, mais il n'était pas ce qu'il fut devenu. Le terme n’a désigné exclusivement l’évêque de Rome qu’à partir de Grégoire VII, au XIème siècle. Selon la tradition apostolique, la succession pontificale légitime remonte à l'apôtre Pierre, ici.

    Mais ceux qui approuvent cette démission sont des pêcheurs du peuple, minés par la politique, et bien que professionnels, ils ne démissionnent jamais, paradoxal, non !

    La politique voila le mot, elle détruira l'église, mais aussi sa perversion sexuelle, car elle perd sa vocation spirituelle. Bien sûr, elle pourra par la voie d'un autre pape dire ce qui lui semble bon ou mauvais selon sa doctrine, mais ce ne sera qu'une façade, devant ce qui l'affaiblit. Ce qui l'affaiblit c'est justement de ne pas voir l'évolution du monde et d'y apporter un langage modernité, de bonté, de tolérance, de paix conscient des difficultés qu'il traverse.

    L'église par la voie de ses cardinaux a perdu toutes considérations quand, elle se laisse entrainer à manifester contre l'union de deux être de même sexe, elle qui justement prêche l'amour entre les hommes, mais aussi accusée de pédophilie. Benoît XVI a ouvert une porte sur l'inconnu emmenant avec lui plusieurs millions d'humains qui vont se trouver déboussolés, et ce n'est pas ceux qui approuvent qui y changeront quelque chose. La valeur pape n'est plus. Maintenant ce ne sera plus comme avant, il ne sera qu'un représentant des cardinaux, un homme nommé pour faire un sacerdoce, qu'elle différence, elle est énorme !

    Il a ouvert une porte fermée depuis Grégoire XII Gregorius, duodecimus, des ans 1406 à 1415 par démission. Mais d'autres aussi n'ont pas achevé leur pontificat, Saint Clément I sanctus Clemens des ans 92 à 97, Saint Poncien, sanctus Pontianus, des ans 230 à 235 qui abdiqua parce qu'il fut déporté par les Romains et qu'il ne voulait pas laisser les fidèles sans un guide, Saint Silvere Silverius des ans 536 à 537, Benoit IX des dates 10 mars 1045 au 1er mai 1045 renoncement, Saint Célestin V, sanctus Coelestinus quintus 5, des dates juillet 1294 au 13 décembre 1294.

    2Benoît XVI avait prévu sa démission dans un livre-interview publié en 2010, «tu es la lumière du monde», «en prenant forme humaine, Dieu n'a pas enchanté le monde pour en faire un paradis terrestre, comme nous l'aurions souhaité. Mais il a mis en lui la lumière silencieuse de l'amour et de la compassion qu'il ne laisse plus s'éteindre. Cette lumière ne nous écrase pas, elle ne nous contraint pas. C'est une invitation à l'humilité, à la liberté, à l'amour. À cette lumière, nous devons, à Noël, offrir à nouveau un cœur neuf». Par ces mots on voit qu'il était déjà écrasé par la charge, et par cette envolée, «À la lumière .......offrir un sang neuf».

    Sa démission ne faisait aucun doute, il a seulement attendu un peu de temps pour voir. La tache, il la connaissait comme cardinal ayant été le vice pape du Bien heureux Jean-Paul II, (beatus Ioannes Paulus secundus). Ils se rencontraient plusieurs fois par semaines, il était très présent à ses cotés.

    Benoît XVI restera dans l'histoire pour avoir été celui qui aura le premier démissionné dans l'ère moderne, et cela ne suscite pas la passion seulement des réactions simples vu son âge. C'est loin de la ferveur que rencontra Jean-Paul II tout au long de ses voyages, et lorsqu'il mourut ayant réussi par sa bonté à tisser un lien avec les Romains, se fut une foule sur la place Saint-Pierre. Il noua le contact avec la foule serrant des mains. Et puis, la tentative d'assassinat qu'il subit en 1981 le jour de l'audience générale hebdomadaire qui se tient place Saint-Pierre à Rome, renforça l'amour des Romains. Plus tard il pardonna à l'auteur Mehmet Ali Ağca en se rendant dans sa cellule.

    Joseph Ratzinger est un théologien dogmatique froid, pur, il ne pouvait se faire complice des dérives politiques et pédophiles, enseignant comme professeur la théologie fondamentale. Natif de Bavière, région conservatrice, dominée par le catholicisme Autrichien. Cette culture le marquera jusqu'à son pontificat. Pour lui, l'église devrait revenir aux sources de la théologie catholique en remontant à la Bible et aux Pères de l'église afin de pouvoir revivifier l'enseignement de la théologie et permettre de revitaliser la vie catholique. Ce retour aux sources fut pour lui, la seule possibilité d'un dialogue authentique avec le monde moderne. L'église étant alors «la continuation de l'histoire de la relation de Dieu avec l'homme». Il voit la Liturgie comme «une question de vie ou de mort». La liturgie, et principalement l'Eucharistie est la raison de l'existence de l'Église, car elle permet aux fidèles l'adoration de Dieu. L'importance qu'il accorde à la liturgie fut pour lui essentielle à la vie de l'église. Professeur en dogmatique et théologie fondamentale à l'école supérieure de Freising, puis titulaire de théologie fondamentale à l'université de Bonn, et de 1963 à 1966 il enseigna la théologie dogmatique et l'histoire des dogmes à l'université de Münster, la théologie est sa passion, et déjà, il reprend ses livres se sentant libéré de sa tache.

    Son passé dans les jeunesses hitlériennes resurgira au début de son pontificat bien qu'il fut enrôlé contre sa volonté. Il est donc plus acclamé pour son départ que pour son arrivée.

    Cette démission suscite de nombreux espoirs pour un pape plus moderne, plus apte à l'évolution du monde. Mais est-ce possible, tant l'église et ses cardinaux sont imprégnés de conservatisme tout au moins ceux d'Europe. Alors, un pape progressiste, acceptant le mariage des homosexuels, la pilule contraceptive, faut pas rêver. Les cardinaux autorisés à prendre par au vote furent nommés par Jean-Paul II et par Benoît XVI, donc, ils ne peuvent être progressistes.

    Quelques temps après cette démission des choses apparaissent. Le journal la Républica.it du 21 février,

    «Sesso e carriera, i ricatti in Vaticano dietro la rinuncia di Benedetto XVI Lotte di potere e denaro in un rapporto segreto con i risultati di un'inchiesta sul Vatileaks consegnato da tre cardinali al Papa. Ipotizzata anche una lobby gay. Il documento passerà nelle mani del nuovo pontefice, dovrà essere abbastanza «forte, giovane e santo».

    Sexe et carrière, les chantages au Vatican derrière le renoncement de Benedetto XVI. Luttes de pouvoir et argent dans un rapport secret avec les résultats d'une enquête sur le Vatileaks remis par trois cardinaux au Pape. Mais aussi un suppose lobby gay. Le document sera dans les mains du nouveau pontife, il devra être assez «fort, jeune et saint». Le renoncement de Benoît XVI ne masque-t-il pas plus les difficultés de l'église que sa fatigue annoncée ?

     

  • Prison, réinsertion, récidive, et lutte contre la récidive,

    les gros problèmes de l'incarcération en France,

    Support Wikipedia Nos prisons sont pleines, elles débordent même, et l'on ne voit pas comment arrêter cette croissance, puisque la réinsertion n'est pas efficace d’où récidive, et à nouveau prison. Une logique implacable qui fait éclater la bulle pénitentiaire. Voici l'état carcéral, au premier janvier 2013,

    «66.572 dont 724 mineurs étaient emprisonnés, soit 2,8 % de plus qu'en janvier 2012. Les prisons offrent 56 992 places, 639 détenus dorment sur des matelas. 76 798 étaient placées sous écrou, c'est-à-dire sous la responsabilité de l'administration pénitentiaire sans être détenus. Le record absolu de 78.262, fut atteint au 1er juillet 2012. 25 % des détenus étaient des prévenus, c'est-à-dire dans l'attente d'un jugement définitif. 20 % des condamnés font l'objet d'un aménagement de peine, semi-liberté, placement, bracelet».

    Depuis dix années la politique pénale de la droite fut explosive en lourdes peines, il fallait montrer la volonté de combattre la délinquance afin de dissuader les délinquants potentiels de commettre des délits. De nombreuses lois ont accru la sévérité de la politique pénale et rempli les prisons. La récidive continua d'augmenter entre 2002 et 2010, et le risque de récidive fut nettement plus élevé pour les anciens détenus, 80 %, n'ayant obtenu ni suivi ni aménagement de peine. En outre, la prison coûte beaucoup plus cher à la collectivité que les peines alternatives, semi-liberté, bracelet électronique....

    On aurait pu penser que cette politique aurait dissuadé, mais malheureusement ce fut le contraire puisque, pour de multiples raisons, misères, vols, drogues, viols, attaques à main armée, crimes, même celle d'avoir un toit et à manger, la prison est toute indiquée, et cinq ans de prison, c'est presque mieux que la rue. Bref, la politique de sévérité n'a pas répondu comme il avait été souhaité.

    Cette surpopulation carcérale dont on ne cesse de clamer qu'elle pousse à la catastrophe vu l'état de certaines prisons pose la question, peut-on continuer à emprisonner autant, et construire des prisons alors que l'on manque de financement, sans y apporter d'autres solutions alternatives permettant un contrôle rigoureux dans le cas de forfaits mineurs plutôt que d'emprisonner à tout va d'autant que l'emprisonnement tant à augmenter la délinquance, puisque qu'après libération des condamnés, les récidives sont importantes par suite des conséquences sociales, la prison n'engage pas pour trouver du travail dans le contexte actuel.

    En 2010, 6% des personnes condamnées pour crimes, viols, homicides, vol à main armée, étaient en récidive légale. La récidive légale est la réitération d'une infraction proche ou équivalente d'une infraction précédemment et définitivement condamnée. C'est une circonstance aggravante qui permet de prononcer une peine plus lourde, jusqu'au doublement de la peine.

    Pour les délits, le taux est à 11 %. Il varie en fonction du type de délit, 17 % en 2010 pour vol et recel, 16 % pour conduite en état alcoolique, autour de 10 % pour violences volontaires et infraction à la législation sur les stupéfiants, 5 % pour les délits sexuels. Le taux de délits commis en réitération, a augmenté de 26,4 à 28,3 % en quatre ans. Une étude publiée en 2011 par l'administration pénitentiaire, indiqua que «les risques de recondamnation des libérés n’ayant bénéficié d’aucun aménagement de peine demeurent 1,6 fois plus élevés que ceux ayant bénéficié d’une libération conditionnelle», référence la Croix.

    En 2012 le contrôleur général des prisons Jean-Marie Delarue demanda une loi d'amnistie spécifique, parue le 13 juillet 2012 au journal officiel pour des condamnés à des peines très légères. Nicolas Sarkozy dans un élan de dur à cuire, voulant montrer ses muscles, avait supprimé la tradition de l'amnistie en 2007. Qu'importe, la droite applaudissait, seulement elle n'a pas résolut, ne faisant que reporter le problème pour après. Quant à la gauche assommée après la défaite de Ségolène Royal, elle était aphone. Et bien, le après c'est maintenant, on ne sait plus ou mettre les délinquants ! Il est donc entre les mains de la garde des Sceaux Christine Taubira qui veut s'attaquer à la récidive.

    Le 13 février s'est ouverte à la Maison de la chimie à Paris une conférence de consensus réunissant une trentaine d'experts pendant deux jours, le thème était la lutte contre la récidive. Près d'un millier de personnes furent inscrites pendant deux jours pour suivre les débats présidés par par une magistrate belge, Françoise Tulkens, ancienne juge à la Cour européenne des droits de l'homme. Pour qu'une politique soit appliquée, il faut qu'il y ait consensus de tous les acteurs dit-elle, d'où cette conférence de consensus. Christine Taubira devrait en tirer les pistes d'une grande loi pénale.

    La première présidente Nicole Maestracci de la cour d’appel de Rouen, ancienne juge des enfants, ancienne juge d’application des peines et présidente de la Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie, MILDT, de 1998 à 2002, qui vient d'être nommée au Conseil constitutionnel par François Hollande, détaille après cinq mois de travaux sur la récidive réunissant magistrats, chercheurs, conseillers de probation, surveillants, élus, associations etc...ce que devrait proposer la conférence de consensus.

    Nicole Maestracci, première présidente de la cour d'appel de Rouen, le 18 janvier 2007 à Paris, Photo emilie lescale. AFP, document l'écho républicain.fr.

    On sait, avec certitude, que les peines exécutées en milieu ouvert favorisent moins la récidive que celles en prison. On sait également que la justice pénale est devenue illisible dit-elle, bien qu'elle prétende apporter une réponse aux délits. Elle dresse, en fait un constat que l'on connait, les prisons sont surchargées, et les peines en milieu ouvert ne cessent d'augmenter, quand aux juges, et les services pénitentiaires, ils vivent cet état comme une fatalité.

    Nous aurions en France, mais aussi à l'étranger des informations scientifiques qui, mises à disposition du législateur, lui permettrait d'en tenir compte avant de voter de nouvelles lois. Pour Nicole Maestracci, les lois récentes sont fondées sur la supposition que plus les peines sont sévères, plus la récidive est limitée.

    Il est évident, sans avoir d'expérience, que si la prison au lieu d'être un univers d'affrontement dans des conditions de vie déplorables et anarchiques, l'entassement des prisonniers sans discernement de gravité de délit, par manque de place, ne peut que conduire à l'aggravation de la peine, et dans ce cas le risque de rechute est plus élevé. Il est aussi évident que si l'exécution de la peine s'effectue dans un accompagnement encadré et humain, la rancœur du prisonnier libéré sera moindre, d'autant plus si, pendant son séjour il a compris qu'il fallait qu'il paye sa faute à la société, et s'il ressort de prison avec une adaptation à la vie du dehors, la récidive sera moindre. Nicole Maestracci cite que les médias s'attachent à informer de la récidive des criminels, alors que ceux-ci sont ceux qui récidivent le moins.

    Dans le cas de délits de moins d'un an, 81% des personnes écrouées ne bénéficieraient pas suffisamment de temps pour mettre en place un programme favorisant la réinsertion. Ces courtes peines seraient considérées comme inefficaces contre la récidive à la quasi-unanimité des experts entendus. En Allemagne, les juges éviteraient de prononcer des courtes peines. Peut être faut-il «contraventionner» beaucoup plus afin d'éviter des sanctions corporelles ? Mais, il ne faut pas se faire d'illusion, le problème n'a pas de solution satisfaisante, elle serait déjà appliquée.

    Pour Nicole Maestracci, la justice est trop sollicitée, elle ne peut répondre à tout, il est donc suggéré de dépénaliser.

    Il est certain que vouloir tout sanctionner, cela implique des policiers, des juges et magistrats, mais aussi beaucoup d'argent, et si en définitive le résultat est plus grave que celui d'une dépénalisation des coutres peines, le bilan sera négatif. Mais, est-ce que les Français accepteraient que les petits délits ne soient pas punis ? Et puis, c'est la porte ouverte à tous les abus dès lors que la justice serait plus laxiste. Ce serait donner une prime à ces petits malfrats pour qu'ils recommencent, impossible à accepter. Il ne faut pas seulement voir le problème que sous l'angle de la prison, et de la récidive, mais aussi sur celui de l'opinion publique qui demande de la sécurité d'autant plus que les Français soufrent de l'insécurité.

    La présidente Françoise Tulkens a remis le 20 février le rapport au premier ministre, «si le gouvernement mettait en œuvre la moitié de ses recommandations, la face de la justice pénale en serait changée. Le jury propose d'engager la justice dans la voie d'un changement réel, sérieux, solide, pour assumer sa responsabilité dans un monde nouveau».

    Le rapport préconise des peines de probation en supprimant les peines automatiques qui remplissent les prisons. Il faut surtout créer une peine de probation qui soit «indépendante et sans lien ni référence avec l'emprisonnement, pour permettre, la réinsertion de la personne condamnée et la protection de la société, ainsi que celle des victimes». Pour la dépénalisation, il est préconisé l'évitement de la prison de certains délits mais ne donne pas de proposition. Il suggère de «contraventionaliser» certains contentieux de masse, comme les délits routiers qui constituent un peu moins de la moitié des affaires correctionnelles.

    Sur la récidive, l'emprisonnement est le lot commun des récidivistes, avec des sanctions automatiques et peu de possibilités d'aménagement de peine, constate le rapport.

    Il ne s'agit pas de mettre dehors les tueurs en série, «le taux de récidive et particulièrement élevé en matière de délits routiers et d'atteintes aux biens, alors que celui concernant les crimes les plus graves est faible». Il ne faut donc pas concevoir une politique publique en fonction des cas les plus extrêmes qui sont rares.

    La privation de liberté «reste pour beaucoup une peine nécessaire, indique le rapport, mais les conditions de détention aggravent au contraire le risque de récidive». Le jury estime qu'il ne faut pas augmenter le parc pénitentiaire mais l'améliorer, ouvrir la prison à l'extérieur et accorder des droits aux détenus.

    Une vraie bombe dans le contexte actuel ou deux policiers furent tués et un grièvement blessé dans leur voiture par un récidiviste sans permis et avec un taux d'alcool de plus de 1,5 grammes par litre de sang et pourchassé par la police. Un rapport de bonnes intentions mais pour rien.

    Ce qu'il faut c'est construire des lieux d'emprisonnements qui ne soient pas des pousses aux crimes.

     

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