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Les enseignants des révoltés permanents qui n'en finissent pas

d'être insupportables.

Support Wikipedia Quelques soient les gouvernements, quelques soient les ministres de l'éducation nationale, quelques soient les réformes plus ou moins pertinentes, il faut qu'ils expriment leur insatisfaction par des grèves, ou des manifestations. Jamais contents, profitant de la puissance électorale de leur nombre, leurs syndicats n'hésitent pas à mobiliser pour revendiquer en s'opposant à toutes avancées dès lors qu'il leur est demandé un effort. Leur dernière manifestation du mardi 12 février contre la réforme des rythmes scolaires, en est l'exemple frappant. François Hollande qui faisant de l'éducation nationale son cheval de bataille pour la jeunesse, n'a cessé de clamer que c'était un ministère privilégié pour lequel il était près à le favoriser par l'embauche de 60.000 fonctionnaires, enseignants et assistants d'éducation, 12.000 par an, et Dieu sait s'il ne fut pas critiqué. Tâche très difficile par celle de financer la dépense, mais aussi le fait que nombreux sont les enseignants qui furent liquidés dans le programme de réduction des effectifs de la précédente gouvernance. Donc obligation de recrutement, et formation pour des professeurs des écoles, et comme cela implique du temps, pas question d'organiser un concours, on puise parmi les candidats admissibles et on repêche pour combler les vides.

Mais cet effort n'intéresse pas les pédants de l'éducation nationale, jamais contents !

Mais aussi lancer une campagne de recrutement pour booster «l'excellent métier de professeur», «nous avons besoin de bons professeurs. Professeur est un métier de talent, d’excellence». Le ministre de l'éducation nationale, Vincent Peillon souhaite recruter plus de 43.000 professeurs, 22.100 ouverts aux concours externes en 2013, contre 16.000 en 2012, et le recrutement de 21.350 enseignants dans le cadre des concours de 2014. Il est prévu deux vagues de concours détailla-t-il. D'autres concours sont ouverts du 15 janvier au 21 février, une deuxième vague de candidats passeront les épreuves en juin. En septembre, ils seront en formation dans les Espe, Écoles supérieures du professorat et de l’éducation, et seront devant les élèves en 2014. Sur les 60.000 postes qui devraient être créés, 27.000 seront affectés à la formation des enseignants. Pour le reste, deux tiers des postes seront alloués à l’école primaire et un tiers au secondaire.

Une politique nationale d'éducation pour nos enfants autrement responsable que celle du précédent gouvernement !

Les effectifs sont en baisse au Capes de 30 %. Difficultés que rencontra également Luc-Chatel précédent ministre de l'éducation nationale finalement, mais sans conséquence puisqu'elle entrait dans l'objectif de réduction des effectifs.

Pour 90 % des directeurs d'école, le métier d'enseignant est épuisant, décourageant. Dans un tel climat tout ce qui touche à leur bien-être est raison de manifestations ou de grèves. Le problème des rythmes scolaires, fut donc la nouvelle occasion de manifester.

Le précédent gouvernement réduisit la semaine à quatre jours, libérant le mercredi et le samedi, la bonne aubaine pour eux, puisque sans réduction de salaire. On travaille moins pour gagner autant, et du repos en plus. Pour un salarié du privé de même valeur diplômée, puisque les pédants se prévalent les meilleurs, ils en n'ont plein la bouche, le métier d'enseignant est le nirvana, il suffit de comparer le coût horaire du privé avec celui des enseignants.

Cette politique de réduction des heures d'enseignement que beaucoup n'approuvèrent pas, «en communale, plusieurs décennies passées, il y avait 5 jours de classe par semaine dont le samedi et les enseignants étaient heureux d’enseigner».

Cette politique scolaire du gouvernement précédent avait deux buts, réduire la dépense avec la réduction d'une matinée de classe, mais aussi payer les enseignants autant dans un but électoraliste.

Le gouvernement socialiste, inconscient, veut rétablir avec juste raison la semaine de 4,5 jours, et là il se brûle. Vincent Peillon s'était fixé un objectif, qu'un écolier sur deux soit, dès la rentrée prochaine, en classe quatre jours et demi par semaine, contre quatre actuellement. Autrement dit, que plus de 3 millions d'élèves, sur un total de 6,7 millions, bénéficieraient de cette réforme des rythmes scolaires. Seulement, ce n'est pas une réforme pour moins travailler, mais pour plus, et là, les enseignants et les parents pour des motifs différents s'y opposent dans un amalgame d'intérêt prétextant pour les uns, l'allégement les rythmes scolaires pour pas d'école le mercredi matin, et pour les autres travailler plus pour le même salaire. Difficile d'y percevoir l'intérêt de l'enfant.

De l'irresponsabilité a l'état pur quand on sait que le niveau scolaire de nos enfants n'est pas au mieux, et que nombreux sont ceux qui ont des difficultés de lecture. J'avais cru comprendre que les enseignants étaient d'accord d'enseigner sur 4,5 jours, conscient de leur responsabilité. Mais les communes aussi renichent, elles sont directement impliquées voyant pour elles des dépenses supplémentaires.

Sarkozy à rendu difficile toute réforme des rythmes scolaires si on n'y attache pas une augmentation de la rémunération des enseignants, et une subvention aux communes.

À partir de là, seules 19 des 50 villes les plus peuplées ont fait savoir qu'elles accorderont, dès septembre, une demi-journée de classe supplémentaire par semaine, fixée au mercredi, sauf dérogation pour le samedi. Elles représentent moins de 400 000 élèves, dont presque 200 000 à Paris. Dix grandes villes ont annoncé qu'elles attendront 2014. Les autres hésitent. Elles ont jusqu'au 31 mars pour faire connaître leurs intentions. Mais les grandes agglomérations de droite hésitent à se prononcer. Le fait est net, l'opposition vient surtout des villes de droite comme Marseille, Nice, Le Havre....., Bordeaux hésite encore. Certaines communes ne sont pas prêtes à suivre l'orientation donnée par le gouvernement pour raison politique. Mais aussi des villes socialistes comme Montpellier, Lille Lyon n'ont pas encore pris de décision. D'autres villes de gauche comme Paris, Rennes, Nantes se sont alignées sur l'orientation du ministre Vincent Peillon, non sans mal.

Le problème est donc difficile, à la fois politique et budgétaire prenant le pas sur la nécessité d'accorder plus d'heures d'enseignement. 36, 17 % d'enseignants furent en grève le mardi 12 février contre le retour de la semaine de 4,5 jours. Pour la gauche, dont l'éducation nationale est une source d'électeurs, c'est un échec. Comment s'est-elle fait piéger par les syndicats ? Il ne me semble pas que Vincent Peillon ait joué les dictateurs, alors on ne comprend pas, mais si, ce qu'ils veulent c'est bien sûr de l'augmentation, mais il ne faut surtout pas le clamer dans le contexte actuel.

Le principal syndicat du primaire Snuipp-Fsu, un syndicat sans complaisance et sans scrupules qui veut imposer sa politique par le rapport de force du plus grand nombre, il veut être le patron, en d'autres termes, pas d'accord, alors on fait grève. Pour lui, il y avait 56 % de grévistes, un réel succès, écoles fermées, défilés, la plupart des villes de France touchées par la mobilisation pour réclamer le report à 2014 de la réforme des rythmes scolaires. Mais si les conditions de réussite de la réforme sont réunies, c'est à dire si toutes les parties prenantes sont d'accord, il admet que la réforme pourrait s'appliquer dès 2013. Cela ne concernerait que 14 % des écoles, c'est dire pas grand chose, et pour lui, il faut mettre toutes les questions pédagogiques attendues par les enseignants sur le tapis. Une bonne façon de noyer le poisson, vous faites ce que nous voulons ou l'on fait grève. En somme, il n'arrête pas de vomir,

«quid des activités éducatives de qualité pour tous sur le temps périscolaire ? Qu’est devenu le rééquilibrage de l’année scolaire tendant vers une alternance de 7 semaines de classe pour 2 semaines de vacances ? Quant aux activités périscolaires développées sur le temps scolaire libéré par le raccourcissement des journées, la gratuité est devenue facultative», voir la référence ici.

Alors il réclame une rencontre avec les enseignants, les parents et les collectivités, par la pérennisation des financements annoncés par l’État avec le fond de 250 M€ pour 2013.

L'éternel problème, comme les exigences syndicales ne sont jamais pleinement satisfaites, elles reviennent à chaque réforme voulue par un gouvernement quel qu'il soit, perturbant ainsi la scolarité des enfants, quand aux parents ils subissent désarmés. Cette politique syndicale du tout ou rien, ne peut que conduire à discréditer l'école de la république qui est déjà bien malade avec les difficultés d'enseigner aux enfants de toutes les couches sociales. On m'avait appris que l'école de la république était celle qui donnait l'égalité des chances à tous, mais c'était simplement pour donner une illusion..

 

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