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  • Claude Sérillon, au plus près de l'oreille du président.

    Après tant de périodes de placard, et d'électrons libres.

    Un homme heureux lors de la cérémonie d'investiture de François Hollande le 15 mai 2012, document Le Monde.fr, Lionel Bonaventure/AFP.

    Support Wikipedia Un esprit que nous avons su apprécier ces derniers temps dans l'émission de soirée de vivement dimanche de Michel Drucker pour son analyse des publications livresques. C'était un job fort distrayant dans le poeple, mais loin d'être à la hauteur de ces capacités. Politique, il l'est de la tête aux pieds c'est d'ailleurs ce qui lui fit des tords avec son caractère obtus, il ne courbe pas aisément l'échine. Dans le journalisme de télévision ou l'audience est forte, l'impact journalistique revêt énormément d'importance. D'ailleurs, n'a-t-il pas fait perdre le premier tour de l'élection présidentielle à Lionel Jospin ? Rappelez-vous l'interview au JT de 20 heures du 13 septembre 1990 lorsqu'il en est le présentateur, faisant dire à Lionel Jospin «il ne faut pas tout attendre de l’État» au sujet de l'usine Michelin qui annonçait le licenciement de 7.500 personnes sur trois ans, le même problème que Renault actuellement. La gauche tolérant des licenciements inadmissible !

    Bien que de gauche, il se montra sans concession, boudé par la gauche et peu apprécié à droite. Cette phrase est restée dans les mémoires par l'impact qu'elle eut, tous les responsables politiques font attention pour éviter de ne pas la prononcer, et pourtant, elle est réaliste. Il montra ainsi que l'impuissance de l’État, que le monde salarié qui vote, comprend mal. C'est toute l'ambiguïté de la gauche qui ne réussit pas à faire comprendre que les espoirs dont-elle est porteuse ne sont que limités. Mais c'est un autre débat.

    Il est vrai que le président a un problème de communication. C'est la presse et les médias télévisuels, baignant dans la désinformation, quand sont qualifiés de couacs certaines actions politiques, voir, Un ministre se bâillonne ou il démissionne. On sait bien que les résultats d'une politique sont incertains, et tout tabler sur eux pour montrer que l'on a bien gouverné, est risqué. Il faut donc améliorer, la communication, même si ce n'est que beaucoup de vent, il en reste toujours. Un analyste comme Claude Sérillon s'imposait, eu égard aux autres conseillés puisqu'ils n'ont pas bien réussit à faire mieux communiquer le président.

    Claude Sérillon est un ami du président qu'il conseilla pendant la campagne présidentielle, notamment lors du duel entre les deux tours avec Nicolas Sarkozy. Il avait déjà une demi-oreille, et comme il connait les réactions des médias télévisuels et la presse, il apporte du positif.

    Le problème du président est sa cote de popularité, lâché par la gauche de la gauche et fortement critiqué par l'opposition, il se doit d'inverser la courbe, même s'il prétend qu'il vaut mieux qu'elle soit mauvaise au début de son mandat qu'à la fin. Mais, est-ce que François Hollande ne provoque pas lui-même ce défaut de communication lorsqu'il refuse une interview au Figaro ?

    Il ne peut faire autrement que de se servir de la presse, même d'opposition, s'il veut être entendu. Les Français feront le tri entre les critiques et les avancées politiques. Le story-telling mot à la mode pour désigner de manière moderne l'adhésion du public à une politique, s'est imposé, et François Hollande tout comme Nicolas Sarkozy, ne peut y échapper.

    Le 26 août 1999 Claude Sérillon, journaliste présentateur de France 2, interviewa François Hollande pour le JT de 20 heures.

    L'osmose juvéline, document Libération.

    Ce dernier, premier secrétaire du Parti socialiste en phase avec la politique de Lionel Jospin alors premier ministre sous Jacques Chirac, dernière cohabitation avant la réforme du mandat présidentiel à cinq ans, donne ses réponses sur les sujets suivants, baisse des impôts envisagée par le gouvernement Jospin, minimaux sociaux, le Smic, la TVA et la politique de gauche en matière économique.

    La Claude Sérillon montre déjà sa maîtrise politique de la situation. On pourra constater comment évolua François Hollande sur les impôts et sur la rigueur, premier secrétaire PS et maintenant président de la république.

    Nommé le 3 janvier 2013 comme qualité de spin doctor, cadeau de bonne année, il ne fut pas le mercredi 16 janvier dans la grande salle des fêtes de l’Élysée lors des vœux à la presse. Il faut éviter, maintenant dans l'antre du pouvoir, de fréquenter la presse, éviter le mélange des genres. Il faut bien à 62 ans se stabiliser, mettre de coté son indépendance, et ma foi, avec François Hollande c'est pour cinq ans, voire plus ? Comme fin de carrière ce n'est pas mal, n'est-ce pas Monsieur Jacques Attali, après on peut écrire ses mémoires, la belle vie quoi !

    Il était le jour des vœux à la presse en train de déjeuner avec Jean Galvani, un ami de longue date. C'est beau le pouvoir, on déjeune aux frais du populo, mais c'est pour le bien des Français.

    De gauche, on le savait dans ses propos télévisuels, cela se devinait, et cela ne lui a pas toujours porté chance. il faut savoir ce que l'on veut, si c'est pour la gloire la gauche n'est pas porteuse, ce n'est qu'un sacerdoce.

    À 23 ans, il intègre l'ORTF Île de France, et puis, il entre à Antenne 2 en 1975, il a alors 25 ans, et il prend, l'année suivante, les commandes du journal de 18 h 45, il a 29 ans. En 1979, il est en charge de la revue de presse dans Antenne 2 midi. Mais là c'est le clash, il évoque l'affaire des diamants de Bokassa, mettant en cause Valéry Giscard d'Estaing. Il a vraiment cherché à être viré. Cette affaire pourrira la vie politique du président Giscard d'Estaing pendant des années. Le directeur de l'information Jean-Pierre Elkabbach, supprima la revue de presse, afin de ne pas lui déplaire.

    Noël Mamère, alors journaliste, «j'avais trois minutes de news», se souvient-il, je parle des diamants et Elkabbach me dit, «tu ne me recommences jamais ça !». On était quelques-uns à défendre Claude, tiré du Monde, fr . L'intersyndicale des journalistes entre dans le conflit avec la direction de la chaine, et transforme Sérillon en martyr. De là, il se dit incarner seul une conscience morale.

    En juillet 1981, gauche oblige, il devient rédacteur en chef du service société, et présente le dernier journal. En février 1984, il quitte Antenne 2 pour TF1 afin d'y présenter le journal de 20 heures de la Une qui se trouve alors en perte de vitesse face au tandem Christine Ockrent / Bernard Rapp.

    Mal à l'aise au sein de la rédaction de TF1 et opposé au style du nouveau JT mis à l'antenne en janvier 1985, dramatisé et plus sensationnaliste, il reste nostalgique d'Antenne 2 et la réintègre en janvier 1986, pour présenter le 20 heures en alternance avec Bernard Rapp.

    Autre affaire, présentateur du 20 heures de la 2, il est débarqué en juillet 1987 pour avoir «maltraité» le préfet de police de Paris dans l'affaire de la mort de Malik Oussékine, un étudiant tabassé par la brigade des voltigeurs en moto, mais surtout à l'approche de la présidentielle, c'est la période de cohabitation, Jacques Chirac est à Matignon. Il faut dire que Claude Sérillon souriait tout le temps, ce qui irritait le.premier ministre. Claude Sérillon devra attendre 11 ans pour reprendre le même poste, en août 1998, en remplacement de Daniel Bilalian.

    On lui redonne le 20 heures sur France 2 où il propose alors un JT remanié. L'audience néanmoins demeure inférieure à celle de la Une. Le 13 septembre 1999, fidèle à sa réputation d'indépendance, il réalise une interview sans concession de Lionel Jospin alors Premier ministre, on connait la suite.

    La présidentielle approchant, Sérillon, tout comme en 1987, devient un interviewer «boudé à gauche et peu apprécié à droite». En juillet 2001, Olivier Mazerolle, nouveau patron de l'information de la chaîne, lui retire la présentation du JT, et en septembre, il est remplacé par David Pujadas, débauché de LCI.

    Par la suite, il quitte France 2 et retrouve ainsi intégralement sa liberté de parole. En 2002, Patrick Chêne fait appel à lui pour son projet de dynamisation de la chaîne Santé Vie mais la chaîne cesse d'émettre un an plus tard.

    De 2007 à 20127, il rejoint l'équipe de Michel Drucker en tant que chroniqueur, dans la seconde partie de l'émission Vivement dimanche prochain sur France 2.

    Fidèle à ses convictions politiques, et à son indépendance il mena un combat contre les pouvoirs en place. Maintenant, il peut être un conseillé averti ami d'un président. On ne gouverne jamais seul, bien qu'un président soit toujours seul devant ses responsabilités.

  • La droite attaque sur le Mali pour entacher l'action de François Hollande,

    elle joue au feu, et elle se brule, Tombouctou est pris.

    Support WikipediaPersonne ne s'attendait à la prise de Gao et de Tombouctou sans tirer un coup de feu, et les vociférations de la droite allaient bon train. Après le consensus national, nos soldats engagés, la France est à leur coté, nous soutenons l'action du président de la république, que de bonnes intentions, mais vite il faut contrer cette décision de François Hollande qui ne peut que lui faire de bien, étant taxé de mou. Le problème devient donc comment contre attaquer pour qu'il soit discrédité dans l'opinion, et là l'hypocrisie reprend le dessus. Mais comment agir sans désavouer l'engagement contre ces terroristes Islamistes aux portes de Bamako, menaçant l'intégrité du pays, mais aussi la vie de nos 6.000 ressortissants, lorsque le président du Mali Dioncounda Traoré demanda l'aide de la France.

    Gros problème, tout simplement en clamant que la France est isolée, que les conditions de l'intervention militaire sont le fait d'une impréparation. «Que François Hollande n'a pas de stratégie claire sur le sens de la présence Française au Mali», Jean-Louis Borloo et Laurent Vauquier. Jean-Louis Borloo, «vous ne croyez pas que son prédécesseur aurait déjà rencontré Rajoy, Cameron et Obama ?», la meilleurs façon de noyer le problème. Bachelot, «la guerre c'est comme la coke c'est bon au début mais ensuite ça détruit», qui ne se rappelle pas l'engagement de Jacques Chirac en Afghanistan et l'envoi de troupes supplémentaires par Sarkozy, qui sont depuis la fin 2012 rentrées en France. Quand on entend des politiques de ce calibre qui prétendent diriger la France, mon Dieu protégez-nous !

    À écouter cette opposition, il aurait fallu mettre notre armée soit en état d'intervenir avant que le président du Mali fasse la demande de notre aide. Il aurait fallu aussi mobiliser les autres puissances pour ne pas être seuls, mais elles savaient, et surtout elles ne voulaient pas s'engager sachant que la France a une responsabilité envers ces pays amis d'Afrique. Franchement il faut avoir une morale biseautée pour avancer de tels propos. En outre, l'on sait très bien que ce n'est qu'après que les opérations seront engagées que l'apport des grandes puissances interviendra Si l'on se rapporte à l'Irak, puis à l'Afghanistan, les États-Unis furent seuls au départ.

    Je ne crois pas que les Malins pensent comme cette droite qui est complètement dépassée et qui ne sait plus ce qu'elle dit, marquant une grande irresponsabilité.

    Les soldats de la coalition sont fêtés partout dès leur arrivée dans les villes.

    Pierre Lellouche, «la France ne devait pas y aller seule», c'est ça, il fallait laisser les terroristes aller jusqu'à Bamako ? «Régler le problème de la solitude Française, en mettant en place une coalition, doit être l'urgence absolue pour mener cette guerre dure et longue», affirme le président du groupe sur le Sahel à l'Assemblée. «Il est choquant qu'on ait vocation à être les mercenaires de l'Europe, en payant le prix du sang et de l'argent, alors qu'on défend la sécurité de tout le continent contre le terrorisme». Dominique de Villepin «ne cédons pas au réflexe de la guerre pour la guerre», le déjà-vu des arguments de la «guerre contre le terrorisme» m’inquiètent. Ce n’est pas la France. Tirons les leçons de la décennie des guerres perdues, en Afghanistan, en Irak, en Libye.

    Quel courage ont ces gens qui connaissent très bien l'inertie de l'Europe en matière militaire d'autant plus que l'Europe de la défense n'existe pas. C'est donc un tir de barrage dument organisé, même Alain Juppé qui met ainsi en garde contre les dangers d'une étape qu'il juge «extrêmement risquée et craint» que nous ne nous soyons mis dans une spirale que nous allons avoir beaucoup de mal à maîtriser, mais aussi Hervé Morin, le député Axel Poniatowski.....

    A cela, rapportons l'intervention des députés Européens au parlement le mardi 15 janvier sur la solitude de la France, qui n'a pas fait bouger le moindre petit doigt. Daniel Cohn-Bendit, «si j'étais méchant, je dirais, on dit aux Français, on va vous donner les infirmières et allez vous faire tuer là-bas, nous n'avons pas une force d'intervention civile ou militaire Européenne et c'est là que le bât blesse».

    L'UMP Arnaud Danjean déplora sur le même ton l'inaction de l'U.E. alors qu'elle adopta il y a deux ans, dans le cadre de la politique de sécurité et de défense commune, «une stratégie Sahel qui intégrait un volet sécuritaire qui identifie clairement les menaces et qui identifie clairement aussi le besoin que nous aurons un jour d'une action robuste». Michael Gahler, élu chrétien-démocrate Allemand, «j'aurais souhaité que des menaces communes appellent des réponses communes».

    «Un État membre a demandé un soutien mais nous n'avons pas de forces de défense Européennes», a réagi la haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères, Catherine Ashton, avant d'annoncer l'adoption prochaine par l'UE d'un plan de soutien logistique et humanitaire à Bamako. Tout ceci montre la fausseté de cette droite quand 65 % des Français approuvent l'intervention de la France, et s'ils l'approuvent c'est qu'elle est juste.

    Les Nigériens se sont engagés à envoyer 1200 hommes au Mali, au lieu des 900 prévus auparavant, pour participer à la force Africaine chargée de combattre les islamistes qui occupent le nord du territoire, a indiqué un sénateur vendredi, selon le HUFFINGTON POST. De même la Russie a proposé d'acheminer des troupes et matériels Français, selon Laurent Fabius. Il y a aussi des Tchadiens, et les Maliens qui reprennent du courage aux cotés des forces Françaises. La France a donc été le déclencheur de cette prise de responsabilités des Africains puisqu'ils se sentent plus forts, et petit à petit les forces Africaines viendront grossir les combattants engagés.

    La France avait plusieurs fois évoqué le danger qui couvait par l'implantation de ces terroristes dans le désert du Sahel, voir, Pendant que nos otages au Mali attendent, mais aussi la résolution 2085 du Conseil de sécurité dans sa séance du 20 décembre 2012 appelant à une force militaire internationale chargée d'aider les forces Maliennes à reprendre les régions occupées dans le nord Mali. Et puis, la déclaration du président de la république le 11 janvier 2013 aux Nations-Unies sur la situation au Mali.

    À l’Élysée on invoque des arguments tactiques, «la tentation existe toujours de porter la contradiction pour exister, mais ce serait une faute, estime un collaborateur du président. On ne peut à la fois approuver l'opération et, deux jours plus tard, attaquer. Aucun événement ne justifie un changement de position. Il y a là une sorte de calcul politicien qui ne va pas servir l'opposition».

    C'est extraordinaire de constater, 8 jours après ces critiques, que ces donneurs de leçons à droite mangent leur chapeau, les troupes Maliennes et Françaises sont entrées à Tombouctou le 28 janvier sans avoir tiré un coup de feu ! Pour le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian. «Ce n'est pas tout à fait achevé mais c'est en bonne voie» déclara-t-il sur TF1 lundi soir. Il reste probablement des Islamistes parmi la population Malienne qui sont difficiles à repérer. Ils peuvent fomenter des attentats ou toute autre action terroriste, mais l'intégrité du Mali est en bonne voie.

    Mais, et c'est vrai, qu'il reste le plus dur, déloger ces terroristes des montagnes du Haut Mali. Mais aussi nos otages toujours aux mains des Islamistes, et ils ne pourront libérés que sous la contrainte.

    François Hollande satisfait de cette avance rapide de l'intervention, est à féliciter avec les troupes engagées, il gagne quatre points dans les sondages. Il annonça, hier, 28 janvier que c'était aux Maliens de retrouver leur intégrité territoriale, ce qui signifie que nos troupes n'iront pas plus au nord contrôlé par les groupes Islamistes.

    «La France n'a pas vocation à rester au Mali. En revanche, notre devoir c'est de faire en sorte que nous puissions permettre aux forces Africaines de donner au Mali une stabilité durable»", a-t-il déclaré. «Les Africains peuvent prendre le relais et ce sont eux qui iront dans la partie du nord» lors de sa conférence de presse à l’Élysée. «Une fois l'intégrité du Mali restaurée, les forces françaises ont vocation à rejoindre leurs bases».

  • Arnaud Montebourg invité pour justifier sa politique,

    à des paroles et des actes.

    A la sortie du conseil des ministres le 29 août 2012 , document pure people.

    Support Wikipedia Le peu de téléspectateurs qui regardèrent la prestation d'Arnaud Montebourg, marque t-il une perte d'intérêt pour l'émission, ou pour l'invité ? Pourquoi se poser cette question ? Tout d'abord les intervenants politiques qui furent appelés à le questionner apparaissent «enracinés» avec David Pujadas formant ainsi l'équipe de base. Peuvent-ils encore apporter du neuf ? Ne sont-ils pas trop connus de sorte que leurs analyses apparaissent fades, Nous l'avons ressenti, ils reprennent les mêmes questions que celles qui avaient été posées donnant le sentiment qu'ils n'avaient pas entendu, ou qu'ils étaient à court d'arguments. «Le changement c'est maintenant», et l'on ne comprend pas l'arrivée d'Alain Minc qui fit un peu rétrograde, on aurait pu choisir mieux, sa prestation ne fut pas à la hauteur de ce qu'il prétend être, lisant un papier pour l'introduction de son intervention, et s’embrouillant un peu dans sa démonstration. Quant à Laurent Vauquier, représentant l'opposition, ce fut surtout des fausses annonces, ne voulant pas entendre ce que Montebourg disait, un débat pour la forme qui n'apporta rien. Le seul point positif fut la fraîcheur de la journaliste Anglaise Sophie Pedder chef du bureau parisien de l'hebdomadaire libéral «The Economist».

    2,27 millions de téléspectateurs pour 2 h 30 d'émission soit sa plus mauvaise audience que d'aucuns attribuent à Arnaud Montebourg, est-ce à dire qu'il ne présente qu'un intérêt mineur pour un ministère stratégique comme celui du redressement productif ? Il y a surement un peu de vieillesse pour cette émission.

    De nombreux sujets brulaient les lèvres des journalistes questionneurs, Renault, PSA, Arcelor Mittal, les nationalisations, l'affrontement avec Jean-Marc Ayrault, la mondialisation, la taxe à 75 %, la curiosité et la validité de ce nouveau ministère, plutôt technique que politique, en pointe sur les fermetures d'usines, les licenciements, et bien sur l'homme politique qui bousculait, il y fut un temps, la cinquième république pour une sixième, mais aussi celui, qui, sur l'usine d'Aulnay, ne ménagea pas ses mots envers la famille Peugeot. Donc, de nombreux sujets qui auraient dû motiver les Français.

    Mais selon le baromètre de confiance politique, les sondés pensent que 85 % des politiques ne se préoccupent pas des gens comme eux, cela pourrait aussi expliquer le désintérêt pour les émissions politiques, Le Figaro.fr.

    Nous avons vu un autre Arnaud Montebourg, beaucoup plus calme, pondéré, écoutant calmement les intervenants ne prenant la parole que lorsque David Pujadas la lui donnait, pas d'envolées verbales non plus, un tout autre Arnaud Montebourg qui reconnu avoir eu des propos assez durs envers Philippe Varin, le PDG du Directoire de Peugeot «pour lequel, il avait beaucoup d'estime». C'était un Montebourg modeste et réfléchi n'apparaissant plus le jeune lion du PS qu'il fut. En fait, il s'est grandi, donc plus mûr, il a pris de l'expérience. Il répondit à tout avec aisance, et tint l'émission sans jamais décrocher.

    Le sujet qui revint le plus souvent fut celui des conflits Renault Peugeot pour lesquels la position du gouvernement apparaissait être ambigüe laissant supposer deux attitudes illogiques. On sait bien, et cela fut souvent dit par le gouvernement que la situation sociale de ces deux conflits était différente. Pour Arnaud Montebourg, l'usine d'Aulnay devait fermer et une ligne de l'usine de Rennes détruisant ainsi l'outil productif, avec à la clé 8.000 salariés dont 3.000 sur le site d'Aulnay, et de plus, ce projet de fermeture fut dissimulé pendant la campagne présidentielle, ce qui, nous l'avons remarqué, déplût non seulement à Montebourg mais aussi au gouvernement et à François Hollande, voir, Les voltes face de François Hollande et d’Arnaud Montebourg sur le dossier PSA.

    Pour le cas Renault c'est le problème du chantage qui est évoqué par François Lenglet et par les syndicats dans le cadre d'un accord de flexibilité, sur le maintien des emplois en France à condition que les ouvriers acceptent, le gel des salaires, l'augmentation du temps de travail, et la mobilité, contre la fermeture des sites ou 7.500 postes sont envisagés supprimés au cas ou ? Arnaud Montebourg déclara, avoir demandé un accord pour, pas de fermeture d'usine, pour maintenir les sites en activité, pas de destruction de l'outil industriel, mais aussi pas de licenciements, et que des départs volontaires, donc être socialement à l'intérieur de limites rouges. Mais, pour lui, il faut que les partenaires sociaux trouvent un accord qui serait, en plus, de ramener la production de l'étranger en France, faire de la relocalisation, et de clamer, il est hors de question de chantage. À la question de confiance chantage ou pas, Arnaud Montebourg déclara, «il n'est pas possible qu'il y ait des fermetures de sites Renault, dans le plan automobile que j'ai présenté au nom du gouvernement au mois de juillet, il a pris (Carlos Ghosn) l'engagement de ne fermer aucune site», trancha-t-il.

    Dans la foulée, les appointements du PDG de Renault Carlos Ghosn furent évoqués, puisqu'en 2011 ils furent, pour la part Renault, de 2,8 millions d'euros et de 10,5 millions au titre de Nissan. Et Montebourg de clamer que l’État actionnaire et présent au conseil d'administration s'était opposé contre cette rémunération.

    Alain Minc qui suivit François Lenglet était là pour mettre Arnaud Montebourg face aux mammouths du PS qui, avant lui, avaient eu à traiter des affaires industrielles et l'avaient fait avec réalisme. Évoquant Pierre Mauroy et Pierre Bérégovoy, Alain Minc s'est évertué à qualifier Arnaud Montebourg en un démondialisateur sans envergure, plus porté par les effets d'annonces, évoquant la marinière, que sur l'économie, par suite de la conjoncture, en regrettant la non exploitation du gaz de schiste. Ce choix tactique trouva vite sa réponse par le fait que le gaz de schiste présentait un aspect dangereux et qu'il était préférable d'exploiter le gaz de charbon, moins dangereux. Sur le fond, Alain Minc resta dans un conservatisme d'un autre temps malgré les efforts qu'il déploya.

    Appelé à montrer le rendement de son action, qu'il qualifie d'un travail de bénédictin, le reproche qu'on lui fit fut que, malgré les demandes formulées par les journalistes, il fut impossible d'obtenir des informations. Arnaud Montebourg répondit qu'il à un dossier comportant 1.900 entreprises Françaises suivies par son ministère, et brandissant le dossier, déclara, «voila la liste, voila le tableau de bord», faisant savoir que 312 dossiers étaient clos. Arnaud Montebourg assura avoir sauvé près de 42. 747 emplois, sur les 51. 000 emplois qui étaient menacés, «il y en a eu seulement, hélas, 42. 747 préservés». «Il y a des endroits où nous arrivons à sauver tout le monde, il y a des endroits où on n'y arrive pas»", selon lui. «C'est un travail très difficile, de bénédictin et qui concerne tous les territoires, tous les départements et nous ne laissons rien au hasard», souligna Arnaud Montebourg. «Les 1.900 entreprises qui connaissent des difficultés sont suivies par les commissaires au redressement productif dans toutes les régions, la cellule de restructuration de mon cabinet et le comité interministériel sur la restructuration industrielle».

    Sur Florange, la nationalisation partielle reste une option valable, et Arnaud Montebourg veut oublier le différent qu'il eut avec Jean-Marc Ayrault sur le dossier Arcelor Mittal. Arnaud Montebourg reste convaincu que l'usage de la nationalisation temporaire est «un des outils parmi d'autres», il a même sorti une liste des pays ayant nationalisé «dans tous les domaines».

    Mais ou on l'attendait le moins ce fut sur Philippe Varin le PDG de Peugeot, lorsqu'il déclara avoir beaucoup d'estime pour lui. «C'est un homme très droit, et d'ailleurs, ce n'est pas facile pour lui».

    Il restait parmi les sujets délicats l'exode de Bernard Arnaud qui aurait expatrié une partie de sa fortune en Belgique. Lui communiquant le conseil, «je crois qu'il devrait y renoncer, car la France a permis le développement de son industrie». «L'industrie brillante qu'il a développée dans le luxe et la mode a permis finalement à ce groupe de prospérer», a-t-il déclaré. «L'image de la France, c'est dans les deux sens. On doit soi-même en bénéficier, mais aussi la respecter, l'entretenir», a-t-il dit.

    Sur la taxe à 75 % Arnaud Montebourg, «il faut trouver une formule de remplacement», qui puisse obtenir le visa du Conseil constitutionnel, et de rappeler l'expérience de Roosevelt en pleine crise des années 30. A cette époque, «le président Américain avait fait monter la taxe sur les plus gros revenus à 91%», rappela-t-il.

     

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