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Indécis François Hollande tiens, mon œil,

et pourtant le risque politique est grand.

Des combattants d'Ansar Eddine, près de Tombouctou, en avril 2012. AP PHOTO, document Le Monde.fr, données protégées.

Support Wikipedia Pour une information, c'en fut une ce samedi 12 janvier, François Hollande avait engagé nos soldats au Mali en soutien aux forces Maliennes en déroute face aux Islamistes d'Ansar Eddine, (ou Ansar Dine suivant les orthographes), du Mujao et d'Aqmi implantés dans le désert du Sahel en toute impunité, voir, «Pendant que nos otages au Mali attendent», mais aussi, une opération commando en Somalie pour tenter de libérer notre otage, Denis Alex de la DGSE, détenu depuis le 14 juillet 2009 dans des conditions inhumaines par les Islamistes somaliens Al-Shabbaab.

Nous découvrions un autre président que je ne saurais qualifier de chef de guerre comme nous commençons à l'entendre sur les médias. Entre un chef de guerre tel un général qui ne voit que par et pour la guerre, nous en avons connus, notre président, à qui le président du Mali Dioncounda Traoré demanda l'intervention de la France pour arrêter l'avance de ces Islamistes aux portes de Savaré, après avoir pris Konna, ouvrant la route de Mopti vers celle de Bamako, il y a une différence de taille que je ne me risquerais pas à faire. C'est tout simplement la responsabilité d'un président qui veut marquer son engagement contre le terrorisme et préserver nos 6.000 ressortissants à Bamako.

Quand au commando de Somalie, qui n'a pas réussi sa mission, deux de nos soldats furent tués, un autre blessé serait aux mains des ravisseurs, quant à l'otage, tué par ses geôliers selon les informations Françaises, mais selon ravisseurs, vivant, montre bien, qu'à un moment donné, il faut agir, lorsque les exigences des ravisseurs qui ont refusés pendant trois années et demies toute négociation, plutôt que de laisser se poursuivre une telle situation. Le pari engagé était donc très risqué eu égard à l'otage mais aussi à sa famille et à ses amis, mais aussi à nos soldats qui ont rencontré une très vive résistance, faisant penser que l'effet de surprise n'y était pas.

C'est bien la raison d’État qui prima face à une situation qui ne pouvait qu'empirer rendant bien plus difficile toute intervention future.

Nous savons tous que ces otages, aux mains des Islamistes, sont des moyens de pression pour perpétrer leurs méfaits sachant, qu'ainsi, une action militaire verrait leur mort. Mais aussi, payer ce qu'ils demandent ce qui fut fait plusieurs fois, bien que ce fût toujours démenti, en échange de leur libération ne conduit qu'à aller dans leur sens, c'est à dire leur permettre de s'armer encore plus. C'est un terrorisme international qui s'attaque aux pays de même type que la mafia Italienne qui, par la peur, rançonne les habitants du sud de l'Italie. Bien sûr, les portées ne sont pas de même nature, et dans le cas du terrorisme Islamique, c'est une déclaration de guerre.

Les sept otages retenus dans le désert du Mali sont-ils ainsi abandonnés à leur sort ? Quelles ont été les négociations ? Et si négociation il y eu, pourquoi n'ont-elles pas abouti ? Autant de questions qui viennent à l'esprit lorsque l'on engage nos soldats et la vie des otages. Comment espérer les libérer, dans un désert de cette immensité ? Ces questions ont dû tarauder François Hollande, qui ne laissa percer aucun signe sur ses intentions, tant sur la politique intérieure que sur le sort de ces otages.

Combien sont ceux qui lui reprochent le manque de visibilité dans ce qu'il veut faire ne donnant pas d'espoir aux Français devant les difficultés qui les attendent en 2013, et qui sont étonnés de constater les réformes qu'il entreprend. En fait, il apparait très ferme dans une figure indécise, ce qui l'expose à des critiques, mais le préserve d'attaques qui viendraient contrarier sa politique. En fait, il montre une sorte de mépris, dites ce que vous voulez, je fais ce que je veux.

C'est la première fois que nous avons un président franchement social démocrate, et nous n'en avons pas l'habitude. Il n'est pas le général de Gaulle à qui l'on faisait confiance malgré qu'il ne se dévoilait pas. Cela déroute ses opposants, et même son camp. Mais aussi l'opinion internationale qui découvre un président qui agit alors qu'on l'avait présenté comme un mou. En fait, il tient fermement la barre, et ces engagements, malgré sa mauvaise cote de popularité ne le font pas dévier d'un iota.

Nous en avons eu plusieurs exemples, tout d'abord sa manière de gouverner aux antipodes de celle de son prédécesseur, laissant à ses ministres la lumière de l'actualité, respectant ainsi la Constitution. Sur cet engagement militaire, il laissa à son ministre des armées le soin de le présenter dans le détail, ce que Sarkozy n'aurait fait. L'autre exemple fut l'affaire Arcelor Mittal, pour laquelle on ne cessa d'entendre qu'il manquait de courage en ne nationalisant pas provisoirement l'usine. Outre le fait qu'il a bien fait, il laissa s'enferrer Arnaud Montebourg dans une voie qu'il n'approuvait pas, quitte à en supporter médiatiquement les conséquences. Mais oh! Combien bénéfique puisqu'elle place ceux qui s'engagent dans une incertitude qui lui laisse la maîtrise des faits sans qu'il ait à intervenir. C'est très subtil pour mettre au pas ses ministres, mais encore plus, sa majorité à l'Assemblée idéologiquement difficile à maîtriser, il lui faut donc lui donner peu afin qu'elle soit devant le fait accompli, par sa décision définitive.

Autre exemple de fermeté, il fera ce qu'il à promis sur le mariage Gay et ce quelque soit la masse des manifestants à Paris contre ce mariage le 13 janvier. 13 pays l'ont adopté dont l'Espagne plus catho que nous.

Ce n'est pas Mitterrand qui recula sur l'école privée, François Hollande ne cherche pas une quelconque adhésion à sa politique, il la fait, sachant qu'il est aux commandes pour encore plus de quatre années. Ce ne sont pas non plus les vociférations d'une opposition en pleine décomposition qui lui feront changer sa politique, la laissant dans ses contradictions sur cette manifestation qui va au contre courant de la liberté, ce que l'église a toujours fait, chercher l'erreur.

Cette logistique vient de prouver son efficacité par l'accord obtenu dans la négociation syndicale sur la flexisécurité, ou tous nous pensions qu'elle serait un échec. Pourquoi, elle n'en fut pas un, et bien simplement par ce qu'il y avait le couperait du gouvernement qui imposerait ses vues, et ce quelques soient les critiques, en fait, il gouverne et atteint ses objectifs.

Cet engagement militaire ne peut que marquer encore plus sa domination politique, son courage devant le risque politique est reconnu, mais oh ! Combien bénéfique dans l'Union européenne, se plaçant dans une position de force.

Au niveau des formations politiques Françaises c'est l'unanimité de la droite à la gauche non communiste. Jean-Louis Borlloo salua «l'esprit de responsabilité du président de la République et du premier ministre», tandis que Marine Le Pen, «jugeait légitime, quoique avec certaines réserves», l'engagement Français au Mali. Seul Jean-Luc Mélenchon trouva à y redire s'enfonçant encore plus dans un isolement qui fait de lui, un électron qui est de moins en moins écouté.

Le président prit tout le monde à revers devant l'urgence des faits. «Il fallait prendre une décision tout de suite, le président a décidé. Voici comment l'un de ses principaux conseillers présente la réaction du chef de l’État face au risque de voir chuter la ville de Mopti, dernier verrou sur la route de Bamako selon un conseiller ministériel, et s'écrouler du même coup ce qu'il reste d’État malien».

C'est à la suite de la proposition du ministre de la défense qu'il aurait décidé de cet engagement pour l'essentiel aérien. Auparavant, vendredi 11 janvier au cours d'une brève allocution télévisée, «j'ai, donc, au nom de la France, répondu à la demande d'aide du président du Mali, appuyée par les pays Africains de l'Ouest». Deux lettres du président Traoré reçues mercredi par le chef de l’État, dont une demande pressante d'intervention, et un vote du Conseil de sécurité de l'ONU dans la nuit ont fini de le persuader d'intervenir.

De plus, il a promis d'informer régulièrement les Français et de saisir le Parlement dès lundi 14 janvier, bouclant le bec des impatients qui commençaient à gémir. Le premier ministre, qui avait prévenu les principaux dirigeants de parti, va ainsi saisir les commissions de la défense des affaires étrangères, du Sénat et de l'Assemblée nationale.

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