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  • Que retenir de cette année 2012,

    le changement politique, les conflits sociaux, l'affaire Merah, les jeux de Londres, le président Obama, la tuerie de Newton, .........

    Support Wikipedia Les années à la gloire de Sarkozy se terminaient en 2012. C'était pour lui l'épreuve de vérité après avoir tenu pendant presque 10 années dont cinq en tant que président le haut de la politique par son omniprésence sur tous les fronts. Tel un roi, ne respectant pas les institutions, il l'a conduite de façon à ne laisser que des miettes à ses ministres qu'il dominait de la tête et des épaules. L'état dans lequel se trouve son parti en témoigne l'importance puisque aucun de ses ministres, comme les membres imminents de son parti, n'ont pu montrer leur valeur politique. La droite Française médusée par ses réparties, par sa présence, ne vit que lui. Mais cette façon de faire a laissé des traces profondes parmi les Français, son goût pour le luxe passa mal, les injustices fiscales qu'il développa pendant ses cinq années, la loi Tepa, l'ISF, l'accroissement de 60 % notre dette firent qu'il accroissait le rejet qu'il avait suscité, dès son avènement à la présidence, à la soirée des nantis au Fouquet's, et déjà, on sentait qu'il ne serait pas apprécié. Nombreux disaient qu'il ne tiendrait pas longtemps. L'injustice sur la réforme des retraites pour les salariés qui commencèrent à travailler tôt, montra qu'il n'avait aucune considération pour le monde ouvrier, qui se lève tôt, comme il le clamait, accentuant ainsi le mécontentement.

    La droite étant encore forte, il a pu pendant longtemps bluffer, mentir, faire des annonces choc, comme ministre de l'intérieur «on va nettoyer la citée au karcher», comme président, «casse toi pauv'con», «le travailler plus pour gagner plus», il se sentait maître du monde par un langage de parvenu qui n'allait pas avec sa fonction présidentielle. Ses connivences avec Kadhafi, les infirmières Bulgares, l'hôtel Marigny, Bachar-el-Assad, au 14 juillet 2008, le Merkozy outrageant pour les autres membres de la zone euro. Et puis, sa droitisation vers le FN montrait déjà qu'il avait perdu pieds, cherchant un second souffle à l'extrême droite. Malgré l'affaire de Mohamed Merah, ou trois enfants juifs furent assassinés à Toulouse avec un enseignant et un sous officier, puis l'assassina de deux militaires à Montauban et un grièvement blessé. Puis son lobbying sur le vote des étrangers pour lequel, il l'avait auparavant souhaité, montre bien qu'il était à bout de course.

    Les affaires Bettencourt, les sondages de l’Élysée, les rétrocommissions de l'affaire Karachi, et puis un rejet de bons nombres de sympathisants de Jacques Chirac ainsi que ceux du centre droit qui n'ont pas aimé sa droitisation politique ont, avec le reste suffi, inverser la tendance pour qu'il ne soit pas de nouveau élu.

    Il restera le président qui a mis la France dans un état déplorable, pensant qu'il serait réélu, pour appliquer une politique de rigueur, sachant par ailleurs, que s'il ne l'était pas, son successeur aurait de grandes difficultés à surmonter les obstacles. Il a laissé filer les conflits sociaux, les fermetures d'usine, Alcatel-Lucent, SFR, Danofi, Pétroplus, Presstalis, Lejaby, Peugeot, Arcelor Mittal, et beaucoup d'autres qui profitèrent de cette période électorale pour dégraisser leurs effectifs, qu'ils ont maintenus jusqu'à l'élection. Le taux de chômage de 9,1 % en mars 2011, passa à 9,9 % fin 2012, c'en est la conséquence. Il devrait atteindre 10,6 % l'an prochain selon le FMI.

    Cette campagne présidentielle a vu se développer des meetings géants portés par Nicolas Sarkozy, François Hollande et Jean-Luc Mélenchon. Le meeting du Bourget de François Hollande fut l'acte révélateur de sa politique, celui de Villepinte fut celui de Sarkozy. Par contre celui de Toulouse fut une glorification de la droite dure, inhumaine, se croyant maître du monde avec ces drapeaux bleu blanc rouge comme si, il n'y avait qu'elle qui pensait Français. Une honte pour notre pays aux yeux de l'étranger. Il préparait le meeting de la Concorde qui devait être à l’apothéose de sa gloire. Quant à Mélenchon, c'est la marche et le rassemblement de la Bastille de 50.000 personnes s'inscrivant dans un mouvement révolutionnaire.

    Et puis, le moment fort de cette présidentielle fut le duel tant attendu entre François Hollande et Sarkozy, duel dans lequel Sarkozy devait écraser Hollande, ce fut le contraire. Sarkozy fut dominé sur de nombreux sujets, perdant pieds lorsqu'il parla de DSK, sujet en dehors du débat, et perdit définitivement le duel lors de la tirade de François Hollande, «moi président de la république....», qui restera comme «vous n'avez pas le monopole du cœur» de Valéry Giscard d'Estaing à François Mitterrand, ou «oui monsieur le premier ministre» de François Mitterrand à Jacques Chirac.

    L'élection de François Hollande avec un peu plus de 51 % des suffrages, constitua la nouvelle politique de la France, avec un nouveau gouvernement à majorité socialiste.

    Le changement fut donc effectif, bien que contesté par cette droite haineuse, la gauche n'a pas le droit de gouverner.

    Il eut à affronter deux conflits sociaux d'importance nationale, celui de la fermeture de l'usine PSA-Citroën d'Aulnay-sous-Bois portant sur la suppression de 8.000 emplois en 2014, et celui d'Arcelor Mittal portant sur la fin d'activité de deux hauts fourneaux et de 630 salariés privés d'emplois.

    Arcelor Mittal fut pour le gouvernement une épreuve de vérité sur son pouvoir d'inverser la loi du marché. Attaqué par son propre camp, relayé par la gauche extrême et l'incompétence des médias sur la nationalisation partielle d'Arcelor Mittal, comme si un industriel fermerait une activité si elle lui apporterait de l'argent. Il a su tenir bon dès lors que les emplois seront préservés par un reclassement dans la filière froide. Ce fut une cacophonie entre le ministre du redressement politique et le premier ministre sur cette nationalisation du site. Nationalisation refusée, avec justes raisons, par François Hollande. La sidérurgie Européenne est dans le déclin.

    Sur PSA-Citroën rien n'est sûr quant à la reprise de l'activité de l'Usine d'Aulnay, par un repreneur dans une autre activité, mais une garantie de reclassement ou de départs en retraite des 8.000 salariés. Là encore, c'est la marché qui commande, la baisse de la vente des voitures conditionne la survie de l'activité automobile. Notre endettement nous empêche de soutenir ce marché, nous payons la dette de Sarkozy, bien que le gouvernement apporta, en octobre une aide de 7 milliards d'euros de garantie bancaire à la Banque PSA finances assujettis à l'arrivée dans le Conseil d'administration d'un administrateur indépendant chargé d'agir en relation avec l’État. Cette aide doit encore recevoir l'aval de Bruxelles par le commissaire à la concurrence.

    L'autre sujet de cette année 2012 fut l'affaire Merah évoquée ci-dessus, qui se place aux yeux des Français après les conflits sociaux. Cette affaire ne représente qu'un cas de société lié à la conjoncture internationale, par l'influence de l'islamisme radical favorisé par l'hégémonie Israélienne envers les Palestiniens, et le soutient Américain. Les autres faits internationaux sont les Jeux de Londres qui ont été un immense succès, voir, Londres 2012 la fête mondiale du sport, et Londres c'est fini bravo les Anglais, c'était formidable, et les États-Unis avec la réélection d'Obama et la tuerie de Newton.

    La réélection d'Obama fut longtemps indécise surtout après sa mauvaise prestation au premier débat avec Mitt Rommey. Obama a joué intelligemment en s'appuyant sur l'électorat de couleur allant des Hispaniques aux Afro-américains, qui voient leur représentation augmenter de près de 4 millions depuis 2008, elle représente 11 % de l'électorat. Les femmes aussi ont joué un grand rôle dans son élection. Obama a joué sur tous les fronts sachant que l'électorat blanc, socialement pour Mitt Rommey ne lui serait pas favorable. L'électorat Gay fut aussi l'un de ses supports puisque celui-ci est passé à 48 % en 2012 contre 42 % qui y sont opposés. Il est évident, qu'il a dans la minorité noire, une large préférence d'autant que pendant son premier mandat, il a obtenu avec des difficultés des avancements sur la politique de la santé.

    Barack Obama avait promis une vaste réforme du système de santé publique (Medicaid pour les pauvres et Medicare pour les personnes âgées), indispensable pour équilibrer les finances publiques. La réforme de la santé devint la plus cruciale des réformes du début de mandat de Barack Obama. Le Patient Protection and Affordable Care Act, promulgué fin mars 2010, visa à fournir une couverture à 31 des 36 millions d'Américains qui en sont dépourvus et à faire baisser les coûts de la santé, tout en améliorant la qualité des soins.

    Et puis dernièrement la tuerie de Newton qui remet en cause les ventes d'armes surtout les armes de guerre fusils et autres automatiques, voir la tuerie de Newton, l'Amérique des armes, un effroyable massacre.

  • Existe-t-il un hollandisme ?

    N'est-il pas un peu tôt pour le dire ?

    François Hollande à l’Élysée le 26 novembre document pure people.

    Support Wikipedia En tout cas c'est très loin de ce qu'avait été le sakozysme. Rien d'étonnant, François Hollande fut principalement élu pour battre Sarkozy plutôt que pour la politique qu'il pouvait engager. D'ailleurs, il n'a vaincu Sarkozy que de moins de deux points. Il est donc loin d'avoir la même aura, la gauche ne fait aucun culte de la personnalité, elle ne glorifie pas François Mitterrand, seule personnalité qui la porta au pouvoir depuis 1981, pas comme la droite qui glorifie le général de Gaulle. La droite est fière de ce qu'elle fait, la gauche, toujours divisée, critique par dogmatisme. Démocrate socialiste de gauche, il se trouve dans le même milieu politique que celui de Bayrou qui est à droite, c'est à dire dans un centre dont on ne connait pas précisément la politique qui sera appliquée.

    C'est toute l'ambiguïté d'un centre démocrate qu'il soit de droite ou de gauche, par rapport à la droite ou à la gauche. L'exemple d'Arcelor Mittal est révélateur. Une partie de la gauche était pour la nationalisation ainsi qu'une partie de la droite, François Bayrou ne l'était pas tout comme François Hollande. Cette opposition à ne pas vouloir nationaliser, indépendamment du bien fondé ou pas, montre la cassure de François Hollande avec son électorat. Même plus, avec son propre parti, Arnaud Montebourg en est le parfait exemple, avec Marie-Noëlle Lienemann qui critiqua ouvertement l'orientation prise balayant les emplois préservés.

    Les attaques qu'il reçut des syndicalistes d'Arcelor Mittal, des accusations de ne pas respecter sa parole, bien qu'il ne se soit jamais engagé à préserver la filière chaude, mais seulement à préserver les emplois, accusations qui n'ont jamais été prononcées aussi intensément contre un président de la république, sans même provoquer la moindre réaction de la direction du parti socialiste.

    On voit bien l'isolement de François Hollande, il n'y a pas d'hollandisme dans son parti. L'aversion de Martine Aubry, secrétaire nationale du parti socialiste, que l'on constata lors des primaires socialistes, témoigne de l'anti-hollandisme de certains mammouths du PS.

    Que représente-t-il en potentialité électorale ? La droite du centre au FN est contre lui, la gauche du milieu des socialistes à l'extrême gauche ne lui apportent pas de soutien. Sa cote de popularité est de l'ordre de 40 % selon un sondage BVA réalisé les 13 et 14 décembre, donc après sept mois d'exercice. On voit bien que le hollandisme n'est qu'un mot. Les écologistes au gouvernement ont un pied dedans et l'autre dehors, ce qui fait désordre. L'argumentaire qui consiste à dire que l'appartenance à une majorité n'engage pas à toujours être de son avis ne fait que le nid de l'opposition. N'est-ce pas, avant de s'engager qu'il faut savoir ce que l'on veut, après c'est trop tard. Le parti de gauche de Mélenchon et les communistes n'hésitent pas à voter contre, même le budget, et le pacte de compétitivité qui sont pourtant loin d'être de droite.

    Dans notre 5ème république, qui n'est plus un régime de partis, crées des tensions qui n'existeraient pas si l'hollandisme était la culture des politiques de cette majorité.

    Ce que l'on peut dire c'est qu'il fut pris à la gorge dès son arrivée. L'Europe et Angela Merkel ne l'ont pas appréciés. Sa prise de position en forme d'ingérence pour Sarkozy pendant la campagne présidentielle, et les propos de François Hollande sur une renégociation du traité par l'introduction d'un volet croissance avec la mutualisation des dettes, n'ont rien arrangé.

    François Hollande est le fruit de Jacques Delors, et de François Mitterrand, donc un Européen, il ne pouvait être question pour lui de provoquer un conflit, il négocia donc au mieux pour ce volet croissance en s'appuyant sur l'Italie et l'Espagne, de la stratégie intelligente. Cela mit Angela Merkel en difficultés. Il n'obtient que 120 milliards pour ce volet qui furent jugés ridicules par la gauche, mais probablement durs à négocier. À la suite de cela, il adopta la règle d'or, puis le TSCG qui fit éclater, à gauche, une partie de sa majorité. Mais, il ne fut pas arrêté par ce chantage à gauche.

    Là dessus, il veut restituer une gouvernance respectueuse des institutions, ce qui tranche avec celle de Sarkozy. Il réduit son salaire et celui des ministres, et prend le train, fait respecter les feux rouges à son chauffeur ce qui fait la risée d'une bonne partie de la droite sans pour autant que son parti le soutienne, et que l'opinion approuve, cela fait petit pour un président de la république. Autant d'actions qui n'activent que des critiques journalistiques, attendant le moindre changement de comportement par nécessité de temps et de distance, pour enfoncer un clou sur la présidence normale. Si ces faits apparaissent futiles, par rapport à Arclor Mittal, ils n'en n'ont pas moins un impact, qui, à force, démoralise sont électorat.

    Ce qui frappe dans sa méthode c'est la recherche permanente du compromis, de l'équilibre. Cela manifestement ne plait pas. On n'arrête pas d'entendre qu'il ne sait pas ou il va. Mais c'est la seule politique raisonnable et la plus démocratique.

    Elle tranche avec celle du bulldozer Sarkozy, qui a fait beaucoup de vent, sans résultat.

    Sera-t-elle plus incisive sur les transformations en profondeur ? Il apparaît souvent indécis, l'équilibre des choses l'impose, peser d'un coté ou d'un autre demande de la réflexion, du temps. Est-ce de l'indécision, ou de l'intelligence, la peur de faire, on peut trouver toutes sortes d'hypothèses, mais une chose apparaît certaine, il veut être ferme tout en paraissant souple. Il est insaisissable. L'expérience d'Arcelor Mittal montre son calme devant cette tempête, combien seraient révoltés devant les accusations.

    Les trois élections partielles du 09/12/12, sont un premier avertissement pour la majorité, elles montrent bien la défection de son électorat ainsi que le manque d'enthousiasme à son parti de soutenir ses candidats. Cette morosité d'ensemble montre que pour le moment le hollandisme n'existe pas.

    L’état dans lequel se trouve la France, fit qu'il fut contraint à s'éloigner de son discours du Bourget, il dut agir dans la rapidité. Les emplois tombent comme de la grave-lotte, le chômage vient encore de s'aggraver au troisième trimestre de près de 41.700 emplois principalement dans l'emploi marchand et l'intérim, portant sur un an la perte de 56.000 emplois. Bien que ce chiffre soit très inférieur au 165.000 emplois perdus au seul premier trimestre 2009, il fut important de donner des gages aux industriels pour marquer que ce sont eux qui embauchent et qui font l'économie, d'autant que les impôts ont été notoirement augmentés, et que la taxe à 75 % fait un grand nombre de mécontents.

    Cette période transitoire est un calvaire pour la majorité, ses réformes demandent du temps entre le passage du sarkozysme au hollandisme. La réforme de la fiscalité, la mise en place de la banque d'investissement, le volet de compétitivité aux entreprises ne peuvent se faire immédiatement. Le budget vient d'être voté les sénateurs l'avaient rejeté. Là dessus il faut soutenir les plus fragiles. Les augmentations de l'énergie, essence, gaz électricité, (elle augmentera de 2,5 % début 2013), minent le moral des Français, et perdent confiance dans la possibilité pour François Hollande de remettre le pays en croissance, donc d'inverser la courbe du chômage.

    Il vient d'annoncer une année 2013 extrêmement difficile, la croissance prévue de 0,8 % ne sera pas maintenue d'après le FMI et les experts économiques, l'INSEE prévoit 0,1 % pour les deux premiers trimestres de 2013, mais ne prévoit pas de récession.

    Le gouvernement vient aussi d'annoncer une augmentation du RSA de 10 % sur cinq ans, en plus sur l'indexation annuelle sur l'inflation, ainsi que la création de 8.000 places d'hébergement supplémentaires, ainsi qu'un crédit aux particuliers afin de lutter contre le surendettement, et un relèvement du plafond de la CMU-complémentaire pour couvrir 500.000 personnes. Le RSA est de 474, 93 € pour une personne seule sans abattement logement, 10 % en cinq ans une misère, 9,5 euros par mois. Cette indexation prise en charge par les départements sera compensée intégralement par le gouvernement. Une dépense qui serait de l'ordre de 2,5 milliards sur la mandature. Serait-ce du hollandisme, oui si le hollandisme est aussi de penser aux plus fragiles.

    Mais alors ou peut-on trouver du hollandisme ?

    Emmanuel Todd en trouve un de révolutionnaire quand il déclare à Marianne le 16 octobre 2012 «dans cinq ans François Hollande sera un géant ou un nain».

    Le moral du pays est au plus bas et nous sommes en plein «Hollande blues».

    «Je suis historien et toujours dans le bonheur d'être débarrassé de Sarkozy. C'est quand même quelque chose qu'on peut déguster, non ? Si le président sorti avait été réélu, nous ne pourrions pas aujourd'hui débattre des problèmes économiques de la France. Nous serions encore en train de piapiater sur l'identité nationale, les Roms, les musulmans, les enseignants, les chômeurs et autres boucs émissaires, oubliant la débâcle industrielle et le déficit commercial. Vous vous rendez compte qu'Hollande a gagné la présidentielle malgré l'affaire Merah, malgré l'affaire du droit de vote des étrangers aux élections locales ? Comment être pessimiste dans ce pays qui a compris que les ultra-riches, plutôt que les pauvres, les fonctionnaires ou les étrangers, étaient responsables de la crise, dans cette nation qui a rejeté, il y a cinq mois, le côté obscur de la force. S'il le veut, quand il le voudra, Hollande pourra s'appuyer sur des forces sociales profondes et positives.

    Je voudrais rappeler comment mon hypothèse d'un «hollandisme révolutionnaire» avait été formulée pour maintenir sa validité : j'avais évoqué un mitterrandisme à l'envers. En 1981, Mitterrand arrive au pouvoir avec un programme très à gauche, de nationalisations, d'augmentations des salaires et des avantages sociaux. En 1983, tournant de la rigueur, adhésion du socialisme français au néolibéralisme, probablement inévitable dans le contexte mondial......».

    Mais encore, ou peut-on trouver du hollandisme ?

    Dans la mise en valeur des diplômés de l'ENA, ceux de sa promotion Voltaire. Pas un ministre du privé, mais des conseillers. À ceux qui ont reçu le savoir de l'état, et qui ont aguerris leurs connaissances pendant ces longues années dans l'opposition, de l'exercer. Toute cette logistique tranche avec celle de Sarkozy, le retour aux valeurs de la république. On entend parler de réformisme de gauche, balayé l'idéologie pour le pragmatisme devant les difficultés du moment. Si le hollandisme n'est pas encore instauré, cette gouvernance marquera un tournant politique, elle aura vu une gauche responsable, volontaire, faire face à une situation qu'aucun gouvernement n'eut à subir.

  • L'évasion fiscale, la perte de la nationalité,

    un peu de courage socialistes.

    Support Wikipedia D'aucuns diraient des «couilles» socialistes devant cette évasion fiscale dont on ne cesse de nous montrer des évadés fiscaux, et d'en faire l'apologie. Ils narguent ceux qui payent. Y en a marre, on ne nous montre jamais ceux qui restent, et qui sont de l'avis de faire des sacrifices pour redresser les comptes et éviter la récession. La télé nationale, il faudrait peut être qu'elle soit moins partiale dans ses informations. Les présentateurs n'ont pas encore admis que c'était un autre gouvernement, attention, il va y avoir de la casse.

    Le patriotisme de ces évadés à des limites, il n'est plus leur problème dès lors que les impôts deviennent confiscatoires comme ils le clament, ils donnent du travail et ils en payent déjà trop. Certains diront qu'ils travaillent trois mois pour eux sur une année, alors que d'autres c'est toute l'année, et pour presque rien, des imbéciles. Seulement, ces grands évadés ont fait souvent leur fortune en France, et aux yeux de nombreux Français, eu égard à notre situation actuelle, ils n'admettent pas qu'ils quittent le navire dans la tempête. Parmi ces grands évadée fiscaux, il y a des industriels qui ont vu leur salaire croître en 2010 de 34 % et en 2011 de 4,4 %, alors que les retraités ont vu des revalorisations de l'ordre du 1 % et en 2013, ils n'auront que 0,3 %, de plus, ils payent leurs impôts. À coté de cela, les plus grosses capitalisations boursières engrangent 4,4 millions d'euros par an.

    À les écouter, ils ont raison, ils contribuent suffisamment par leurs impôts sur leur affaire au redressement de la France, alors en s'expatriant, et ce n'est que justice, on peut comprendre.

    Mais ceux de la tranche supérieure selon l'INSEE ont un patrimoine moyen 920 fois plus élevé que le patrimoine de ceux de la tranche inférieure, voir ici. Alors, la sur-taxation imposée par la crise ne devrait pas leur faire de difficulté pour payer leurs impôts. Seulement, puisque la liberté d'aller ou l'on veut  existe, pourquoi ne pas aller ou l'on est le moins taxé, dans la recherche de plus de profits.

    Ils reviendront lorsque la droite reprendra le pouvoir, elle comprend leurs difficultés. Pendant ce temps, les socialistes s'attaquent à la pauvreté, les conflits sociaux, à la dette, à l'insécurité, à l'éducation, à la santé, eux sont à l'abri, ils pourront toujours se défendre et se soigner......D'ailleurs, nombreux se sont logés près de la frontière dans le village Méchin qui devient ainsi célèbre, le trajet sera moins long pour rentrer en France au cas où ils seraient malades, nous avons une bonne médecine. Franchement, au vu de ce que nous avons vu de la maison de Depardieu à Méchin, pour tout au monde, je préfère rester en France.

    J'ai beaucoup aimé la tirade de Daniel-Cohn Bendit à Canal + le 18/12/12, quand il déclara 85 % (en 2012 sur ses revenus de 2011), c'est du baratin, oui mais ça ce n'est pas la gauche, c'est Sarko qu'a fait ça. Il a le droit de partir, oui, mais j'ai le droit de dire que c'est un crétin. Il nous dit qu'il a payé 145 millions d'impôts en 45 ans, il a gagné en 45 ans au moins 350 millions, 8.000 par jour, vous comprenez, 8.000 euros par jour, un mec qui me dit, je suis tout nu, par ce que avec 8.000 par jour je n'arrive plus à vivre ....

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    Ces socialistes ont voulu gouverner pour redresser la France comme ils le prétendent, cela ne les regarde plus. Ce n'est pas ce Gérard Depardieu qui me fait écrire cela, à le regarder, il me donne des nausées.

    Comment fait-il, en 2011, la fiscalité était celle de Sarkozy ?

    Minables sont donc ses conseillers fiscaux ! Tout comme Alain Delon exilé en Suisse depuis 20 ans et qui donne des leçons de patriotisme, que l'on reçoit à la télé, chez Druker, avec le tapis rouge, vous savez celui de David Cameron. Il y en assez de cette hypocrisie, ils sont partis et bien qu'ils restent, on fera sans eux.

    Il y en a assez de cette domination des mêmes chroniqueurs qui encensent l'opinion en nous montrant sans cesse ces évadés fiscaux. Il a longtemps que l'on aurait du réagir à cette déviation du service public.

    Rappelez-vous Sarkozy voulait, s'il était réélu taxer les exilés fiscaux de la différence entre l'impôt payé à l'étranger et celui qu'ils auraient payé s'ils étaient restés en France. Il fut l'invité le lundi 12 mars sur TF1 à l'émission paroles de candidat, il trouvait particulièrement choquant «qu'on puisse s'exonérer de la fiscalité Française avoir tous les avantages mais aucun inconvénient», mais, il n'était pas question de suppression de nationalité en cas de fraude, bien qu'il n'eut peut être pas définit sa pensée. On n'avait entendu personne moufeter, mais déjà, l'exil commençait dans le silence.

    Marrant n'est-ce pas d'entendre cette droite qui a fait monter la dette à 90 % du PIB soutenir ces exilés !

    C'est ce que propose un député socialiste du Cher, Yann Galut, mais avec suppression de la nationalité. «Je vois la pauvreté augmenter. Je vois des gens qui ont du mal à boucler leurs fins de mois. «Je vois des gens qui vivent entre 500 euros et 800 euros de revenus», déclare-t-il. «Face à cette désespérance sociale, on a des individus qui estiment qu’ils doivent fuir leurs responsabilités alors qu’ils sont milliardaires. C’est un vrai coup de colère contre ces privilégiés qui fuient notre pays».

    L'évasion fiscale un trou de 50 milliards d'euros.

    Comment ne rien faire, ce problème est toujours envisagé mais jamais été résolu. Il est délicat, il s'agit de personnes puissantes. Mais il faut remarquer, que ce serait tout bénéfice pour les socialistes. D'une part cette perte de nationalité empêcherait ces exilés de voter aux législatives et à la présidentielle n'étant plus Français. D'une pierre, ils feraient plusieurs coups pour ceux qui refuseraient de payer. Alain Delon qui vit depuis 20 ans en Suisse ne serait pas gêné ainsi que toute la Famille Muliez en Belgique, 30,4 milliards d'euros avec ses participations dans nombre de sociétés, voir ici et propriétaire du groupe Auchan, 3ème mondial dans la grande distribution, qui probablement ne vote plus en France. Comme il n'y a pas d'harmonisations fiscales entre les pays, les autorités sont désarmées, elles ne peuvent empêcher l'exil de ces personnes. Selon un sondage CSA avec La Croix et Orange réalisé les 28 et 29 septembre 2011, 7 Français sur dix attendaient des candidats à l'élection présidentielle des propositions pour lutter contre l'évasion fiscale, un vœu pieux.

    La déchéance de la nationalité n'est possible que pour ceux qui l'ont acquise au cours de leur vie et non par naissance, sauf si la déchéance a pour résultat de rendre apatride. De plus, la Déclaration universelle des Droits de l'homme de 1948 adoptée par la France, stipule, «tout individu a droit à une nationalité. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité». Ce n'est donc pas la solution, à moins qu'ils prennent la nationalité de leur pays d'accueil. De plus, la règlementation Européenne prône la liberté de circulation ainsi que la possibilité de vivre dans le pays d'accueil. En fait tout le monde déplore cette évasion mais les armes pour la juguler sont minces.

    A l'issue du Conseil européen du 14 /12 François Hollande déclara vouloir réviser les conventions fiscales avec les États membres de l'Union, visant nommément la Belgique. L'évasion de Gérard Depardieu qui a acheté une résidence en Belgique près de la frontière Française lui a laissé un gout amer. Sa démarche s'inscrit dans ce qu'il avait annoncé dans ses 60 engagements sur les paradis fiscaux. Faisant référence à Nicolas Sarkozy, voir plus haut, «il y a les pays membres de l'Union européenne, la Belgique, avec lesquels nous avons une convention fiscale. Donc, nous allons revoir ces conventions fiscales et je pense que c'était l'esprit de ce qu'avait déclaré mon prédécesseur». «Nous sommes obligés de renégocier la convention fiscale pour traiter le cas de ceux qui se sont installés dans quelques villages... belges». Sur cette lancée, il a déclaré que des négociations Franco-suisse allaient être menées pour une révision de la fiscalité.

    En outre, il a commenté l'annonce du maintien du triple A par l'agence Fitch Ratings dans une perspective négative le 14/12/12. «La politique de la France ne se fait pas par rapport à une agence de notation, mais dans l'intérêt du pays», a-t-il répondu.

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