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  • La perte du triple A par l'agence Américaine Moody's

    une notation sans effet sur les taux.

    Support Wikipedia C'est vrai qu'économiquement nos chiffres économiques sont mauvais. Le solde de nos échanges commerciaux en milliards d'euros, sont passés 2003 ou, ils étaient à l'équilibre, à fin 2011 à - 73 milliards d'euros. Notre croissance du PIB positive à 1,7 % en 2010-2011 tombe à 0,2 % en 2012, le chômage de 9,7 % en 2010, se maintien à 9,8 % en 2011 pour augmenter à 10,2 % fin 2012. Quant à la dette en % du PIB, elle passe de 82,3 % en 2010 à 86 % en 2011 pour atteindre 90 % en 2012, et le déficit budgétaire de 7 % en 2010 est remonté à 4,5 % fin 2012. Pour 2012 ce sont des extrapolations. Avec un tel bilan l'Agence Moody's d'analyses financières ne peut que donner une appréciation négative sur le bilan financier. Le problème, pour un gouvernement qui doit assurer la cohésion sociale, n'est pas que financier, il est aussi humain. Il ne peut donc se limiter qu'à la rigueur, il lui faut soutenir ceux qui en sont les plus affectés.

    Nombreux s'accordent à dire que les conséquences des réformes structurelles entreprises des pays du sud de la zone euro, réduction des effectifs, réduction des dépenses, repli des banques sur elles-mêmes n'accordant de financer les entreprises que d'une façon homéopathique, blocage, stagnation et réduction des salaires, n'ont fait qu'augmenter la récession. Baisse de la consommation avec l'augmentation du chômage, n'apportent rien de positif, sinon plus de misère poussant les peuples à la révolte contre cette austérité, dont ils ne sont pas responsables, mais en subissent les conséquences. Cette politique, soutenue par la droite Européenne afin de réduire les dettes souveraines, qui ne conduit qu'à miner la croissance, est un échec. Donc ce que l'on ne comprend pas bien dans l'analyse des agences de notation, c'est justement cet aspect humain qui apparaît pas être pris en considération.

    A quoi sert d'accabler la Grèce par des taux d'emprunts qui la ruine, alors qu'elle ne pourra jamais rembourser sa dette et quand plus, elle ne peut même plus acheter du papier toilette !

    Le gouvernement Jean-Marc Ayrault s'est donc orienté vers une augmentation des impôts des classes aisées tout en appliquant une réduction sélective des dépenses. Il agit donc sur deux volets économiques, ce que les autres pays ne font pas, se limitant à la rigueur budgétaire. Dans sa réponse au rapport de Louis Gallois sur la compétitivité, il met en œuvre un pacte sur trois ans par un crédit d'impôt pour l'allègement des charges des entreprises, et sur la réduction des déficits, il assume 20 milliards de prélèvements supplémentaires et 10 milliards d'économie budgétaire pour 2013, qui s'ajoutent au 50 milliards, 10 milliards par an, déjà programmés pour 2017, voir François Hollande réformateur dans les habits de la 5ème république. C'est donc un engagement complet qui fait grincer des dents ceux qui subiront les augmentations d'impôts.

    Le 19 novembre 2012, le service des investisseurs de Moody's a dévalorisé l'évaluation de l'obligation d’État de la France en passant sa note de Aaa, à Aa1 dans une perspective négative, c'est à dire qu'elle pourrait dans quelques temps passer en Aa2, si plus de réformes structurelles ne seraient pas programmées. Cet abaissement est consécutif à la décision de Moody's, du 23 juillet 2012, de changer en négatif, les évaluations des notes Aaa de l'Allemagne, du Luxembourg et des Pays-Bas. Le 13 février 2012, Moody's avait annoncé qu'elle évaluerait l'évaluation de la note souveraine de la France dans une perspective négative par l'impact du risque élevé d'une sortie de la Grèce de la zone euro, et par la probabilité croissante d'assistance collective pour d'autres pays souverains, de la zone euro, dans une perte de croissance économique.

    Dans le FESF, la France s'est engagée dans une contribution de garantie élargie de 158 milliards d'euros soit 20,31 % du total, et l'Allemagne 211 milliards d'euros soit 27,06 % du total dans un montant de 780 milliards d'euros. Cet argent représente une potentialité d'aide aux pays qui en feraient la demande. La Grèce représente donc un risque financier pour la France, à travers le FESF.

    La décision de Moody's de déclasser la France fut entretenue par la perspective négative corrélée par les faits,

    1. la perspective à long terme de la France est négativement affectée par les déficits structurels multiples, y compris sa perte graduelle et continue de compétitivité et les rigidités de l'emploi marchand et des services,
    2. la perspective fiscale incertaine de la France dans le cadre de ses perspectives économiques qui se détériorent tant à court terme en raison des demandes domestiques internes, qu'externes soumises à plus long terme, en raison des rigidités structurelles,
    3. la prévisibilité de l'adaptation de la France aux futurs chocs de la zone euro diminuant au vu des risques naissants de la croissance économique, la performance fiscale et le coût consolidé du financement. L'exposition de la France, par son attachement à l'Europe, par ses liens commerciaux et son système bancaire, est d'une façon grandement disproportionnée d'autant que ses obligations contingentes de soutenir d'autres membres ont augmentées. De plus, contrairement aux pays souverains hors zone euro qui ont, de la même façon que la France une haute évaluation, et qui n'ont pas d'accès à une banque centrale nationale pour le financement de leur dette en cas de perturbation du marché.

    En même temps Moody's explique que la France reste fortement évaluée à Aa1 à cause de forces de crédit significatives du pays qui incluent une grande économie diversifiée qui soutien la capacité de résistance économique de la France et un engagement fort aux réformes structurelles et la consolidation fiscale, comme reflété dans les annonces fiscales récentes, qui sur le moyen terme, peuvent atténuer certaines des rigidités structurelles et améliorer la dynamique des dettes de la France.

    Ce que dit l'agence Moody's ne sont que des hypothèses, rien ne prouve actuellement que les réformes envisagées par le gouvernement Ayrault ne porteront pas leurs fruits. La perte graduelle de compétitivité est la conséquence de la politique précédente, quant à la rigidité de l'emploi il faut bien comprendre que ce paramètre dépend des accords syndicaux. En fait Moody's a un raisonnement financier qui est prématuré. Moody's évoque les perspectives incertaines, mais toutes perspectives sont incertaines. L'agence ne donne pas de chiffre de sorte que chacun peut interpréter à sa façon ce que Moody's déclare. Si c'est les 0,8 % de croissance pour 2013 qui constituent la remarque de Moody's qui va dans le sens de presque tous les économistes comme n'étant pas tenables, Moody's ne fait que de traduire ce qu'ils pensent, c'est à dire un raisonnement partiel de la droite. Comment Moody's a-t-elle intégré la Banque Public d'Investissement qui doit aider les PME, PMI ? Cette banque disposera d'un budget de 42 milliards d'euros et débutera ses activités début 2013. C'est donc du souffle pour relancer l'économie qui n'existait pas sous cette forme avec le précédent gouvernement.

    Moody's met en avant la difficulté de la France aux futurs chocs de la zone euro, mais c'est également vrai pour les autres pays. On ne voit donc pas la raison qui a poussé cette agence à dégrader notre note à Aa1. Ce que l'agence ne dit pas de façon explicite c'est qu'elle laisse supposer, dans son analyse, la sortie de la Grèce de la zone euro, auquel cas tous les pays seraient affectés. Ce n'est donc pas à la France que Moody's doit dégrader la note mais à la zone euro. En outre, la France aurait un soutien disproportionné par son attachement à l'Europe d'autant que notre contingence a augmentée. Mais c'est la décision de la politique précédente, là encore rien de précis.

    En fait, ce n'est pas maintenant que la note de la France aurait dû être dégradée, si tant est qu'il faut qu'elle le soit, mais il y a cinq mois. Ce que le gouvernement Ayrault a entrepris n'aura des effets que dans plusieurs mois, et il est inconvenant de dégrader la note de la France alors que les réformes engagées viennent à peine d'être votées, elles n'ont donc pas encore été appliquées.

    Moody's va même jusqu'à dire que la France est fortement évaluée en Aa1 à cause de notre économie diversifiée qui atténuerait notre rigidité structurelle, et améliorerait notre dynamique au niveau des dettes de la France. Notre position conserve donc une potentialité à faire face à un choc financier.

    Pour Pierre Moscovici la dégradation décidée par Moody's sanctionne les errements du passé. «Pour nous, ce n'est pas une surprise, parce que le diagnostic de Moody's correspond à celui du gouvernement et celui décrit dans le rapport Gallois, c'est-à-dire, depuis dix ans, une perte continue en compétitivité et un déficit d'innovation, notamment».

    Vendredi 23 novembre, Roland Sicard sur France 2 recevait dans les quatre vérités le représentant Français de l'agence Fitch rating. À la question pourquoi n'avez vous pas dégradé la France alors que les deux autres agences l'ont fait, Fitch Rating répondit que son agence ne ferait rien avant l'année 2013 qui comporte douze mois. Et pour Fitch Rating les décisions économiques qui ont été prises sont dans une bonne trajectoire, puisque François Hollande a décidé de respecter les critères qu'il s'était fixé, a savoir un déficit qui ne serait pas supérieur à 3 % en 2013, ce qui va dans le bon sens. En outre, pour la politique économique François Hollande a tracé une trajectoire pour redresser la compétitivité Française. Pour ce représentant, les créanciers de la France s'interrogent si les mesures qui sont prises conduiront à l'équilibre pour 2007.

    En outre, cette dégradation n'a pas eu d'effet auprès des investisseurs puisqu'ils ont prêté dans des conditions très favorables, et pour les emprunts à court terme à des taux qui deviennent négatifs.

    François Hollande a commenté la dégradation de notre note en déclarant qu'il fallait tenir le cap, et comprendre «que nous avons tout intérêt à redresser nos comptes publics et à agir pour la compétitivité».

  • Pendant que nos otages au Mali attendent,

    la France se fait doubler par les Américains.

    Les otages prisonniers d'Al-Qaida au Magrheb Islamique , AQMI, depuis le 30 décembre 2010.3

    Une capture d'écran d'une vidéo montrant des otages et leurs ravisseurs, le 30 septembre 2010.(AL-ANDALUS / AFP), document francetvinfo.

    Le dernier otage Français enlevé le 20 novembre dans l'ouest du Mali par le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest, Mujao.

    Capture d'écran le 26 novembre 2012 du site Mauritanien Alakhbar montrant M. Rodriguez Leal, le dernier otage Français enlevé au Mali ALAKHBAR/AFP , document TV5 Monde.

    Document Centrafrique-press.com du 25/09/12

    Support WikipediaPendant que François Hollande était à Kinshasa au sommet de la Francophonie les 13 et 14 octobre, le président n'a pas été gêné parmi quelques dictateurs de clamer, «le temps de la Francafrique est révolu, priorité aux droits de l'homme». Mais c'est le nord Mali qui le préoccupe, comment récupérer nos 6 otages, maintenant 7, et chasser du Sahel ces groupes terroristes qui imposent la charia, mains coupées, femmes violées ? Comment tolérer que des enfants soient enrôlés de force dans des milices, que des terroristes viennent dans cette région pour y semer la terreur ? Comment tolérer qu'ils détruisent la mémoire de ce pays, mausolées profanés ? Et pour le convaincre dans la poursuite de son objectif, François Hollande reçu un avertissement d'un haut responsable jiadhiste malien Oumar Ould Hamaha. Il s'autoproclama chargé de la sécurité pour le djihad au nord du Mali, L'express.fr. Porte parole du groupe Mujao, groupe dissident d'Al-Qaïda au Maghreb islamique, Aqmi, qui déclara, «la vie des otages Français est désormais en danger à cause des déclarations du président Français qui veut nous faire la guerre. Lui-même, sa vie est désormais en danger. Il faut qu'il le sache».

    Et François Hollande de répondre, «est-ce que ce que nous disons pour la lutte contre le terrorisme devrait être tu parce qu'il y a ces menaces ? Je pense que c'est le contraire». «En disant ce que je dis sur l'intégrité du Mali, c'est aussi un message que j'adresse aux ravisseurs, libérez-les avant qu'il ne soit trop tard».

    Le groupe Mujao fut au départ, composé d'Arabes maliens ou mauritaniens, dont l'importance était mineure en 2011, il ne comptait qu'une centaine d'hommes. Il se fit remarquer par l'enlèvement de trois employés Européens d'une ONG à Tindouf puis d'attentats en Algérie. Ce groupe mystérieux formé de narco-islamistes, prit donc un essor rapide. Ce que veut Oumar Ould Hamaha, «c'est instaurer la charia». Pas plus clama-t-il ! «Nous ne nous référons à aucun autre modèle que celui de l'islam, qui existe depuis plus de 1400 ans. Nous suivons le message du Prophète. Je suis né en 1963. Cela fait plus de vingt ans que je prêche. J'ai visité plus de vingt pays. J'ai passé 40 jours en France, à la fin de l'année 2000, avec un visa Schengen. J'ai prêché à la mosquée de Saint-Denis, à Meaux, à Melun». Ce qui prouve, une fois de plus, que les mosquées en France sont aussi des lieux propagande de l'Islamisme radical.

    Tout comme Ansar Dine un groupe qui participe à l’insurrection Malienne dirigé par Iyad ag Ghali, qui est un ancien rebelle touareg convertit à l'Islam, et qui multiplie les recrues de l'étranger, au Sénégal et au Nigeria auprès du groupe Boko Haram autre organisation terroriste, mais aussi dans les communautés noires Maliennes, les Songhaïs et les Peuls. Cet ancrage local lui servit à prendre le contrôle de Gao aux dépens du MNLA, Mouvement National de Libération de l'Azawad qui est un espace désertique entre les espaces Saharien et Sahélien. Comme on voit, ces groupes djihadistes, forment une nébuleuse terroriste qui s'étend sur l'ensemble de la région.

    La Direction du renseignement militaire à Paris évalua à environ 300 le nombre de terroristes djihadistes venus à bord de dizaines de Pick-up, 4×4 flambant neufs, prêter main forte le 20 octobre, aux trois mouvements qui occupent le Nord-Mali. Il s'agirait d'Algériens, de Soudanais, Sénégalais, Nigériens, Mauritaniens, Tunisiens, Égyptiens, Ivoiriens, ce qui montre l'internationalisation djihadiste, Le Canard enchaîné du 20 octobre 2012. D'après les services de renseignements internationaux, il y aurait 6.000 hommes au Nord-Mali.

    Ce sont sept des collaborateurs d'Areva et de son sous-traitant Sogea Satom dont cinq Français, qui ont été capturés le 16 septembre 2010, à Arlit, dans le nord du Niger. Un Malgache, un Togolais et une Française, qui était malade ont été depuis libérés. Mais, dans la nuit du 23 au 24 novembre 2011, deux autres Français, Serge Lazarevic et Philippe Verdon furent enlevés à Hombori, entre Mopti et Gao, au Mali. D'après le Figaro.fr, ils travaillaient en liaison avec un entrepreneur local sur un projet de cimenterie dans le Nord du Mali. Les deux hommes avaient prévu de passer quelques jours dans un secteur à risques sans protection permanente. Serge Lazarevic et Philippe Verdon ont été présentés comme des «géologues» à la réputation imprécise.

    Dernièrement c'est Gilberto Rodriguez Leal, né au Portugal mais de nationalité Française, qui a été enlevé par des hommes armés le 20 novembre au soir à Diéma, localité située à l'est de Kayes, ville proche des frontières avec le Sénégal et la Mauritanie. Il circulait dans un camping-car et venait de Mauritanie, pays qu'il avait traversé.«Nous revendiquons l'enlèvement du Français dans le sud-ouest du Mali près de la frontière Mauritanienne», avait annoncé le 22 novembre à l'AFP le porte-parole du Mujao, Abu Walid Sahraoui, ajoutant que son groupe allait «prochainement publier une vidéo de l'otage».

    François Hollande reçut à l’Élysée lundi 15 octobre les familles des deux otages Serge Lazarevic et Philippe Verdon pour leur exprimer la solidarité de la Nation face à l'épreuve qu'elles traversent depuis bientôt un an. Il les a assurés du soutien et de la pleine mobilisation de l’État pour obtenir la libération de leurs proches. En sortant de leur entretien, les familles exprimèrent leur inquiétude devant des négociations difficiles. Les familles ont déclaré, «nous sommes certains de la mobilisation de l’État, donc nous sommes confortés par la volonté du président d’œuvrer dans ce sens, mais tout de même inquiets».

    La première condition de l'action du président est la libération des otages, engager un conflit au Sahel reviendrait à les condamner. Si une intervention Française terrestre est exclue, il n'a d'autres moyens pour que les États de la Cédéao, Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, interviennent sous le parapluie militaire Français. François Hollande a donc envoyé plusieurs messages et émissaires au président Tchadien Idriss Deby pour conditionner des hommes expérimentés dans les commandos du désert. Plusieurs fois la France, qui possède une base militaire au Tchad aida à repousser les coups d’États des opposants comme Ibi Oumar Mahamat Saleh en 2008, ce serait un prêté pour un rendu. L'autre démarche fut d'inciter le président Boutéflika à soutenir l'action de la France.

    Le 12 octobre le Conseil de sécurité de l'ONU dans sa résolution 2071, a fixé à 45 jours le délai accordé à la Cédéao pour mobiliser 3.300 combattants pour les envoyer au combat. Délai que le ministre de la défense Jean-Ives Le Drian jugea acceptable, contrairement à Laurent Fabius. Un diplomate avec d'autres collègues, jugèrent également, que cette décision était irresponsable, «une intervention dans les 45 jours, ce n'est pas sérieux, on aurait l'air de quoi fin novembre ?». C'est tout à fait exact, les effectifs ne sont pas encore à pied d’œuvre et pas formés au combat dans le désert, d'autant plus que l’État major n'est même pas opérationnel. En plus, la valeur de ce contingent est mise en doute par les militaires Français, Américains et Britanniques qui constatent des mouvements depuis l'Atlantique, le Nigeria et la Somalie, avec l'intention d'instaurer plusieurs États islamiques à la place de ceux existants. C'est donc une toile d'araignée qui se développe si l'on ne réagit pas rapidement. En outre, on ne peut compter sur l'armée Malienne qui est insignifiante. De plus, on ne peut lancer cette opération sans l'assentiment d'Alger, nous avons besoin de son consentement et de son aide.

    C'est à Bamako que se sont concertés des représentants Français, Américains et Européens pour définir les équipements à fournir à la Cédéao. Transports aériens, avions, hélicoptères, surveillance des mouvements terroristes, et bombardements. C'est donc toute une logistique à mettre sur pieds avant de s'engager.

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    Depuis le 15 juillet notre diplomatie mène des contacts intensifs avec le président Boutéflika pour le décider à une action commune dans le Sahel. Le premier fut Laurent Fabius qui fut reçu trois heures avec pour mission d'inciter les dirigeants Algériens à ne pas rester les bras croisés, devant ce que l'on nomme maintenant un "Afghanistan Algérien". Il s'est félicité des objectifs atteints, en sentant qu'il y avait un nouvel état d'esprit entre nous et les Algériens, et que nous pourrions faire des choses en commun. Pour la ministre déléguée à la Francophonie Yamina Benguigui, après Laurent Fabius, François Hollande arriverait avec de nouveaux mots, un nouvel langage plus humain.

    Ce n'est vraisemblablement pas gagné, les djihadistes du Nord-Mali détiennent encore quatre diplomates Algériens. De plus, le clan Boutéflika craint toujours des attentats en Algérie, il faut donc ne pas les déranger. En plus, les chefs Algériens sont hostiles à toute ingérence étrangère, notamment Française.

    Malgré cela, fin septembre ce fut au tour de Nicole Brick, ministre du commerce extérieur de faire de sa visite en Algérie l’opportunité pour donner un nouveau souffle à la réalisation de l'objectif que se sont fixé les autorités Algériennes de diversifier l'économie nationale, «nos deux pays font de l'emploi, une priorité. Il y a de la place dans nos deux économies pour la complémentarité» Tout en qualifiant l'Algérie de «une puissance émergente intermédiaire».

    Début octobre ce fut Manuel Valls, très ferme et offensif, voulant crever l'abcès qui subsiste entre nos deux pays, mais aussi aborder de front les questions liées à la lutte antiterroriste et à la crise Malienne. Ne s'interdisant aucun sujet, la relation bilatérale, la question des déplacements, la problématique de l'immigration bien évidemment et les grands dossiers qui concernent nos départements ministériels, la lutte contre le terrorisme, qui concerna très directement la France ces derniers jours. Très satisfait, il a qualifié la coopération entre nos deux pays en matière de lutte antiterroriste d’excellente, «l'information circule, nos responsables se connaissent et leurs relations sont quotidiennes, saluant l'engagement sans faille des autorités Algériennes».

    Le dimanche 04 novembre, ce fut Arnault Montebourg, en visite officielle pour préparer la visite de François Hollande afin de renforcer les relations économiques entre nos deux pays. Durant son déplacement, selon la même source, Arnaud Montebourg s’entretiendra avec son homologue Algérien, Chérif Rahmani, ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement, Le Canard enchaîne du 26 septembre 2012 et Bamako.com du 03 novembre 2012..

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    Malgré les visites de nos ministres François Hollande qui espérait convaincre Bouteflika de ne pas rester les bras croisés face à ces Islamistes au Nord-Mali se trouve doublé par les Américains. La reconnaissance du massacre de centaines d'Algériens le 17 octobre 1961, voir Du massacre du 17 octobre 1961 à l'indépendance de l'Algérie, et nos gestes de reconnaissance ne furent pas suffisants pour empêcher Bouteflika de reporter d'un mois la rencontre prévue en novembre avec François Hollande. Ce sera donc en décembre pour officialiser un accord de coopération militaire, projet négocié par Nicolas Sarkozy en juin 2008, mais en attente de l'aval du Conseil d’État.

    Des émissaires Algériens furent reçus à Washington, et le général Carter Ham patron des forces US en Afrique s'est rendu le 29 octobre à Alger. Hillary Clinton secrétaire d’État aux affaires étrangères confirma, que Washington ne laissera pas Al-Qaida se servir du Mali comme une base contre les États-Unis et les Européens. Il est évident que, dans le contexte de notre passé avec l'Algérie, les Algériens que l'on ne cesse de vilipender chez-nous en les traitants bien souvent, sans faire de distinction d'Islamistes, ne joue pas en notre faveur. De plus, comment lutter contre la puissance Américaine quand elle montre ses muscles. Des membres de l'équipe d'Hillary sont venus à Paris pour rencontrer des diplomates et des militaires Français ainsi que des représentants des pays Africains pouvant participer à reprendre le Nord-Mali. Le ton aurait été martial selon un officier Français. Nous avons combattus Al-Qaida au Yémen, en Somalie, en Afghanistan, et dans les zones tribales frontalières du Pakistan, clamèrent les émissaires d'Hillary Clinton montrant ainsi que nous n'étions pas à la hauteur, Le Canard enchaîné du 31 octobre 2012.

  • La Bérézina en héritage de Sarkozy après avoir tout perdu,

    il laisse un parti fendu d'une plaie profonde !

    Jean qui rit, François qui grimace, document Le Monde.fr

    Support Wikipedia On reste stupéfait devant les affrontements des deux seconds couteaux de l'UMP. Le chaos selon certains, l'éclatement selon d'autres, les statuts selon un camp, la médiation selon l'autre camp, et dans tout ça on va chercher «le surdoué», «le meilleur d'entre nous» selon Jacques Chirac, le droit dans ses bottes et le condamné dans l'affaire des emplois fictifs de Paris qui représente ce qui reste de l'UMP qu'il créa avec Jacques Chirac, lui aussi condamné pour détournements de fonds publics, abus de confiance, prise illégale d'intérêts..., la droitesse de cette droite décomposée. On pourrait jubiler de voir ce parti qui se prétend représenter la France trainer autant de casseroles. Mais toujours le verbe haut, l'UMP se croit dépositaire du droit de gouverner. Non, quand on pense qu'il a gouverné pendant 10 années de suite, avec de tels chefs on ne peut s'étonner de son bilan ! La base désemparée clame Sarkozy pour sauver ce qui reste qui, lui aussi, traine des casseroles, alors qu'il a tout détruit jusqu'à son héritage. On se dit, mais ces gens de droite, n'ont rien comprit, et se plaisent à nager dans le politico-judiciaire, François Fillon voulant aller en justice. Sans s'étendre sur le bilan de Sarkozy dont on sait qu'il est catastrophique, on ne peut que s'étonner qu'il soit aussi adulé, alors que le rapport de Louis Gallois sur la compétitivité a sonné le coup de grâce.

    Mais ce qui fait le plus de mal, ce sont les propos du son ancien premier ministre François Fillon. Le 23 novembre, il clame sur RTL, «un parti politique ce n'est pas une mafia». «On ne peut pas avoir confiance dans les statuts d'un parti dont le président s'est autoproclamé dimanche soir avant l'examen des votes».

    «Je n'accepterai aucune des conclusions de la commission des recours, les seules que j'accepterai sont celles d'Alain Juppé et de sa commission parce que c'est la seule en qui j'ai confiance». «Je suis désolé du spectacle qu'on offre», a poursuivi François Fillon, précisant «qu'il n'y a pas de haine mais une énorme méfiance» entre lui et Jean-François Copé.

    Les socialistes ont été mauvais au congrès de Reims en magouillant contre Ségolène Royal dont sa motion, portée par le maire de Lyon, fut arrivée la première, et ensuite lors du vote des militants. Ce qu'ils firent fut lourd de conséquences dans la victoire de Sarkozy en 2007, mais n'atteint pas la hauteur des attitudes et des invectives que s'envoient par, leurs seconds couteaux, des deux protagonistes qui ont, par ailleurs, la prétention de gouverner la France.

    L'UMP, un parti qui n'a jamais été démocratique, s'est lancé dans cette belle aventure fort de sa prétention voulant faire comme les socialistes qu'ils ne cessent de critiquer. La démocratie est une expression de l'égalité entre tous, ce qui peut parfois modifier la structure politique d'un parti. L'exemple de Martine Aubry et de Ségolène Royal le démontre, toutes deux furent balayées aux primaires socialistes. Seulement, la démocratie est difficile, et seuls les femmes et les hommes politiques qui se reconnaissent en elle peuvent engager leur parti, non sans risques, dans un processus d'élection de leur chef par une consultation de leurs adhérents. La difficulté est la maîtrise de l'affrontement qui n'existe pas lorsque le chef s'impose de lui même ou lorsqu'il est désigné comme étant le dauphin. C'est ce qui s'est toujours fait au RPR, l'ancètre de l'UMP, Union pour la Majorité Présidentielle créée par Jacques Chirac et Alain Juppé en avril 2002.

    Nicolas Sarkozy battu à la présidentielle, il a laissé son parti sans désigner de dauphin et sans un chef reconnu pour lui succéder. La raison est qu'il régna en maître incontesté, et qu'en outre, il a toujours tout maîtrisé, ne laissant aucune responsabilité à ses ministres. C'est donc un parti à la dérive soumis à des rivalités profondes par deux orientations politiques. La nécessité de combattre l'influence du FN à conduit à la droitisation de nombreux membres dans la ligne politique prise par Sarkozy, et soutenue par Jean-François Copé. De l'autre coté, moins réformiste, François Fillon est resté dans la politique de celle du gaullisme, plus proche de la politique du centre droit. Chacun des chefs de file sait très bien que la présidence du parti, mène à l'élection présidentielle. De plus, la présidence donne un avantage en plaçant ses proches à des postes clés. De ce fait, compte tenu du très faible écart de voix, chacun revendique la victoire dans une lutte assassine.

    Alors Jean-François Copé et François Fillon libèrent leur frustration de tant d'années supportées par l'omniprésence de Sarkozy, ils règlent entre eux le contentieux du silence. Ils n'ont pu se détacher de Sarkozy, qu'ils prenaient comme référence par obligation. Tous deux ont le même programme, aucune nouveauté, rien de porteur qui aurait permis de les départager. Des adversaires sans idées et sans perspectives autre que de vouloir taper sur les socialistes. De ce fait comment les départager ? Et là dessus, Sarkozy tirant les ficelles pour préserver un possible retour. Adulé par la base recevant les uns et les autres, jouant avec eux comme le chat avec la souris, il a fini de détruire son parti déjà en lambeaux. Pouvaient-ils faire le droit d'inventaire des années Sarkozy, non, c'était se suicider. Alors sans cartouches ils n'ont pu se départager.

    Il ne restait plus que la médiation d'Alain Juppé pour recoller les morceaux. Elle eut lieu le dimanche 25 /11 à 19 heures à l'Assemblée nationale. Ce que tout le monde présentait est donc arrivé. Après une trentaine de minutes de discussion, les positions de protagonistes sont restées les mêmes. Alain Juppé a jeté l'éponge déclarant, j'ai fait ce que j'ai pu. Jean-François Copé affirma ne pas reconnaitre la médiation, et déclara attendre que la commission des recours prononce le vainqueur. En outre, il ne veut pas vouloir «mélanger ce qui relève du processus juridique de ce qui relève du processus politique». La commission des recours doit pouvoir «continuer à accomplir naturellement son travail, qui consiste à statuer en deuxième instance de la régularité du scrutin, c'est son rôle, et on doit respecter les statuts», a-t-il dit.

    Pour François Fillon «Jean-François Copé porte seul désormais la responsabilité d'un échec qui touche notre parti et compromet, au-delà, l'image de l'action politique». «Soucieux de sortir de l'impasse dans laquelle les coups de force successifs de Jean-François Copé ont plongé notre parti, je saisirai la justice pour rétablir la vérité des résultats et rendre la parole aux militants».

    Au soir de cette semaine désastreuse pour l'UMP qui a mobilisé les médias, Nicolas Sarkozy s'engage pour recoller ce qui peut l'être. Il est évident que si la justice met son nez dans le parti bonjour les dégâts, ce que redoute aussi Alain Juppé qui prie Fillon de ne pas aggraver encore plus la fracture. «J'ai tout fait pour l'éviter. Transférer cette querelle aux mains de la justice, tout à fait à l'extérieur du mouvement, c'est aggraver la cassure et augmenter les risques d'explosion». Alors autant tout faire pour éviter un tel scénario.

    Nicolas Sarkozy a invité François Fillon à déjeuner le lundi 26 /11. Le malheur des uns fait le bonheur des autres, la base de l'UMP s'effiloche. Le FN voit des sympathisants affluer ce qui montre qu'ils sont politiquement très proches des thèses frontistes, et qu'en plus, ils n'ont rien dans le ciboulot. Mais, il n'est pas le seul à profiter de la déception de la base, d'autres Fillonistes rejoignent l'UDI un parti patchwork fait de bric à brac. La droite Française paye ses années de magouilles, d'affaires judiciaires, et de gestion catastrophique.

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