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Gaza 41 km de long, 6 à 12 km de large, 1,8 millions d'habitants, d'un coté la mer,

de l'autre les chars, au dessus les avions, 20.000 soldats de Tsahal rappelés avant les 75.000, contre quelques roquettes et 6 années de prison.

Mais aussi 4751 habitants au km², de quoi faire des milliers de morts.

Voir aussi Le conflit israélo-palestinien, les frontières de 1967 qu'est-ce que c'est ?

C'est ça aussi,

un garçon palestinien devant les ruines d'une voiture et les gravas des bombardements, document abonnés Le Monde.fr.

Support Wikipedia Telle est la situation de ces Palestiniens soumis à un blocus depuis 6 années qui, pour défendre leur liberté se révoltent, et qui subissent des ripostes des Israéliens sans commune mesure avec leurs actes, subissant de nombreux morts, dans un Gaza trop étroit, sous la bienveillance des occidentaux la France y comprit. Le changement de Sarkozy à Hollande n'a rien donné contre le martyr de ce peuple traité de terroriste par ce qu'il se défend.

La honte à ceux qui soutiennent l'hégémonie d'Israël.

Pour Erdogan, «Israël fait un tapage international avec ses trois morts, en fait c'est Israël qui a violé le cessé le feu».

C'est en visite au Caire que le premier ministre Turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré la provocation Israélienne, le samedi 17 novembre. Cette visite a pour but la rencontre du président Égyptien Mohamed Morsi, issu du mouvement des Frères musulmans après la révolution de la place Tahrir, voir Des révoltés de la place Tahrir, aux élections législatives. L'Égypte et la Turquie sont sous pression des États-Unis pour amener le Hamas à cesser de tirer des roquettes sur Israël, mais les deux pays ont de leur côté fermement condamné l’État hébreu pour ses attaques sur l’enclave Palestinienne. «C’est une tactique d’Israël que de pointer du doigt le Hamas et d’attaquer Gaza», a affirmé M. Erdogan qui a indiqué s’être entretenu vendredi soir du conflit à Gaza avec le président Américain Barack Obama et le président Russe Vladimir Poutine. Dans un discours devant l'Université du Caire, le premier ministre Turc Recep Tayyip Erdogan, a prévenu qu'Israël devrait rendre des comptes. «Tout le monde doit savoir que tôt ou tard, des comptes seront demandés pour le massacre de ces enfants innocents tués par des méthodes inhumaines à Gaza», a-t-il asséné.

Document Assawra.

Le président Morsi a, quant à lui, dénoncé vendredi l’offensive Israélienne contre la bande de Gaza comme «une agression flagrante contre l’humanité», en promettant que son pays «ne laisserait pas Gaza seule». Par ailleurs, l'Iran appelle le monde islamique à des représailles contre Israël. La Russie et la Jordanie sont également préoccupés, ce qui laisse supposer que si, Tsahal pénètre dans Gaza il y a un risque d'une escalade qui peut s'étendre au Moyen-Orient, la Syrie aidant.

Depuis quelques temps l'armée Israélienne élimine les groupuscules armés de la bande de Gaza. La mort du chef militaire du Hamas, Ahmad Jaabari, le mercredi 14 novembre visé par un raid aérien fut tué dans sa voiture ainsi que six autres personnes, tel est le message envoyé par Israël au Hamas contre les tirs de roquettes. «Ce chef militaire du Hamas, a été dupé par une opération de diversion, l'insouciance affichée par le premier ministre Benyamin Nétanyahou et son ministre de la défense Ehoud Barak, en tournée sur le plateau du Golan, l'ont visiblement persuadé que son ennemi était prêt à respecter la trêve négociée deux jours plus tôt par l'Egypte, en réponse à une série de bombardements croisés. Erreur fatale. Sitôt sorti de sa planque, le "général", comme l'appellent les Gazaouis, était fauché par un tir de missile», Le Monde.fr.

Pour Israël ce fut le début d'une opération contre ces groupes armés dénommée "Pilier de défense".

On sait bien qu'Israël est le provocateur tant qu'il assurera le blocus de Gaza. 6 années déjà que ces Palestiniens sont enfermés entre d'un coté la mer et de l'autre l'armée Israélienne. Leur seul point de sortie est le passage vers l’Égypte par le terminal de Rafah.

Document Wikipédia.

Le Likoud, le parti nationaliste de l'ultra conservateur Benyamin Netanyahou a besoin de gagner les prochaines élections législatives du 22 janvier 2013, la Knesset ayant déjà voté sa dissolution. Pourquoi ne provoquerait-il pas le Hamas histoire de faire le plein des voix des colons ? Aux élections législatives de 2009 son parti n'obtint pas la majorité, c'est Kadima, parti centriste, qui le devança d'un seul siège. Tzipi Livni cheffe du parti Kadima, proposée à la succession d'Ehud Olmert comme première ministre, donna sa démission, préférant être dans l'opposition. À l'été 2011, un important mouvement de contestation sociale contre la cherté de la vie, la révolte des tentes de la contestation, la plus grande manifestation que Israël connu depuis sa création, mobilisa quelque chose comme 300.000 personnes à Tel-Aviv et dans les autres villes, voir Les tentes de la contestation. Cela montre que nombreux sont les Israéliens qui en n'ont assez de cette guerre qui n'en fini pas et qui finalement leur coûte très cher.

Il ne fait donc aucun doute que Benyamin Netenyahou, à besoin d'une majorité pour mener sa politique d'hégémonie et d'isolement des Palestiniens. Argument massue lors d'une négociation sur le fait qu'il n'aurait pas d'interlocuteur pour négocier un plan de paix préalable à la reconnaissance d'un État palestinien. On sait que Mahmoud Abbas envisage au mois de novembre de demander aux Nations-Unies cette reconnaissance. La meilleure façon pour bloquer cette initiative est de provoquer le Hamas. Il joue donc sur du velours avec la puissance de son armée contre les Kalachnikov et les pétards des Palestiniens lancés n'importe où.

Qu'importe les milliers de morts Palestiniens de la guerre de la bande de Gaza du 27 décembre 2008 au 19 janvier 2009 dénommée Plomb durci, voir les 16 articles sur le conflit israélo-palestinien et la suite Gaza le conflit israélo-palestinien suite 1.

Gaza est attaquée par air et mer, avant l'assaut terrestre, qui, s'il se produit, ne donnera pas cher du Hamas. Les forces Israéliennes ne feront qu'une bouchée de la bravoure Palestinienne.

Dimanche 18 novembre, les raids sur Gaza ont faits deux morts et six journalistes ont été blessés. Les frappes visaient les bureaux d’une chaîne de télévision, au lendemain de bombardements ayant détruit le siège du gouvernement.

La marine Israélienne, positionnée au large, a également pilonné intensivement la ville de Gaza dans la nuit de samedi à dimanche 18/11, selon des journalistes de l’AFP sur place. Seize Palestiniens ont péri dans la journée de samedi, portant à 48 le nombre de Palestiniens tués depuis le 14/11/2012 de l’opération militaire "Pilier de défense". Trois Israéliens ont également péri, tandis que près de 400 Palestiniens et 18 Israéliens ont été blessés. Cette liste des blessés et morts s'allonge chaque heure.

Système anti missile "Iron Dome" déployé près de Sdérot en juin 2011, document Wikipédia.

Dans le même temps, 733 roquettes ont été tirées sur Israël, dont 243 interceptées par le système antimissile "Iron Dome", mais aucune depuis samedi 21h00, 19h00 GMT, selon l’armée Israélienne, qui a fait état de 950 cibles touchées dans la bande de Gaza. Les États-Unis toujours aussi pro Israélien ont déclarés qu'Israël avait le droit de se défendre et de décider de la tactique à mettre en œuvre, mais n'ont pas condamné le blocus de la bande de Gaza.

Le vice-premier ministre Israélien Moshe Yaalon a conditionné tout éventuel cessez-le-feu à l'arrêt des tirs en provenance de Gaza. «Jusqu'ici, nous avons frappé plus d'un millier de cibles et le Hamas doit faire le calcul pour décider si, oui ou non, cela vaut la peine d'observer une trêve» a-t-il écrit sur son compte Twitter. «Si le calme revient dans le Sud, si les Israéliens se sont la cible d'aucun tir de missile ou de roquette, ni d'attentat terroriste préparé dans la bande de Gaza, nous n'attaquerons pas».

La situation évolue donc de jours en jours, et la diplomatie s'active. Le président Égyptien Mohamed Morsi a dépêché, vendredi 16/11, son premier ministre Hicham Qandil, dans Gaza. Pour cette visite, Benyamin Nétanyahou a consenti à suspendre l'offensive aérienne pendant les trois heures que devait durer la visite de M. Qandil. Les États-Unis, ainsi que la France, ont d'ailleurs appelé Le Caire à user de son influence auprès du Hamas pour obtenir un retour au calme. Du coté de la France, Laurent Fabius est parti dimanche 18/11 pour Israël afin d'appeler à arrêter l'escalade de la violence, et proposer une médiation de la France pour un cessé le feu immédiat. De Tel-Aviv, il se rendra ensuite à Ramallah pour rencontrer Mahmoud Abbas. Pour Mahmoud Abbas, «ce déplacement, préparé en concertation avec nos principaux partenaires régionaux et internationaux, sera l'occasion d'entretiens avec le président Shimon Peres, le premier ministre Benyamin Netanyahou, le ministre de la défense Ehud Barak ainsi que le ministre des affaires étrangères Avigdor Lieberman», a précisé son ministère.

Il apparaît que le Hamas est exclu de ces rencontres. Comment donc résoudre le problème du blocus si le Hamas est ignoré ? Croire que l’Égypte, la Turquie, voire l'Iran puisse modifier la stratégie Israélienne d'enfermement de la Cisjordanie et de Gaza est un leurre. Même si le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil al-Arabi s’est engagé samedi 17/11 à soutenir les Palestiniens contre l’agression Israélienne et à mettre fin au blocus de Gaza, lors de l’ouverture d’une réunion d’urgence des ministres arabes des Affaires étrangères. «Nous nous engageons auprès des Palestiniens à Gaza et partout ailleurs à les soutenir pour faire face à cette agression et à briser le siège», a-t-il affirmé. Nabil al-Arabi se rendra mardi 20/11 à Gaza à la tête d'une délégation ministérielle pour affirmer sa solidarité avec les Palestiniens.

Pour les Israéliens le siège de Gaza ne cessera que si le Hamas s'engage à la reconnaissance de l’État d'Israël et à ne plus mener d'actions armées. Alors Israël aura dominé l'ensemble de la Palestine et les Palestiniens seront leurs subordonnés. Un État de Palestine pourra alors être créé mais seulement avec des pouvoirs de police sous la domination Israélienne. La puissance des armées de la Ligue arabe n'est pas assez forte pour vaincre l'armée Israélienne, qui dispose d'armes sophistiquées et de soldats aguerris. Quand à l'autorité Palestinienne de Mahmoud Abbas, elle n'est plus crédible ne faisant rien pour les Gazaouis. Quand à la diplomatie internationale ses échecs répétés montrent, eu égard aux exigences Palestiniennes sur le retour aux frontières de 1967 et sur celui des réfugiés Palestiniens qui sont de l'ordre 4 millions depuis 1967, l'impossibilité d'un accord. Les Israéliens n'ont aucune raison de créer un État palestinien.

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