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  • Du choc de compétitivité de Louis Gallois aux fausses annonces de l'UMP

    au pacte de compétitivité de François Hollande.

    Voir aussi «le faux problème des charges patronales», et «aux cris des industriels de l'automobile François Hollande,...». Et puis la mise en garde des Pigeons du CAC 40 qui viennent perturber le feuilleton de la compétitivité.

    Support Wikipedia Encore au bal de hypocrites sur France 2 à l'émission des paroles et des actes du 25/10, des deux duettistes que sont François Fillon et Jean-François Copé, ont tirés à boulets rouges contre François Hollande, et Jean-Marc Ayrault, les accusant de mettre aux oubliettes le rapport de Louis Gallois sur le choc de compétitivité. Oubliant que le rapport n'est pas encore publié, se basant sur une annonce du Figaro économie qui cite plusieurs sources. Oubliant aussi au passage que lorsqu'ils étaient en affaire des rapports mis aux oubliettes furent nombreux dont celui de Jacques Attali en janvier 2008 sur la relance de la croissance intitulé Commission Attali. 316 propositions, 20 décisions fondamentales et 8 ambitions. Aucune des 20 «décisions fondamentales» n'a été explicitement reprise.

    En fait, on demande un rapport, on pressent des économistes ou des industriels compétents, et si politiquement le rapport qui se veut "apolitique" n'est pas dans la politique de celui qui l'a commandé, et bien, il reste sans effet ou presque. Si l'on se rapporte aux propos de Sarkozy qui déclara qu'il écoute et fait ce qu'il veut, la droite n'a pas d'autres choix que de se taire.

    Ce n'est pas ce que François Hollande déclara devant 3.000 industriels réunis par la banque des PME Oseo à Paris le 25 octobre. Pour lui ce n'est pas un choc comme le suggère Louis Gallois, qu'il convient de faire mais un pacte, c'est à dire un accord, du donnant donnant en quelque sorte. Il déconseille l'idée d'un choc qui traduirait un effet d'annonce plutôt qu'un effet thérapeutique. La piste d'un allègement massif des charges sociales serait trop couteuse selon l’Élysée avec un résultat incertain. À cela deux risques, la récession qui pourrait augmenter et les syndicats qui exigeraient des augmentations de salaire. L'Allemagne, prise souvent en exemple, aurait d'abord fait de la modération salariale puis ensuite, l'allègement des charges.

    Ce n'est pas ce que l'Association Française des Entreprises privées, AFEP, demande. Laurence Parisot veut un plan de 70 milliards sur trois ans, une paille ! Mais donc pourquoi ne l'a-t-elle pas demandé à Nicolas Sarkozy ?

    C'est bien sur la contre attaque aux 10 milliards se hausses d'impôts sur les entreprises. Mais le problème n'est-il pas qu'il faut réduire notre dette, «et que cela est impératif parce que nous venons de faire un effort historique pour réduire nos déficits publics», avec l'objectif de les ramener de 5 % du PIB en 2012 à 3 % en 2013, selon le ministre Pierre Moscovici. De plus, il faut comprendre que les propos du ministre du redressement productif leurs hérissent le poil, ce qui donne un climat d'affrontement. Les Pigeons du CAC 40 déclarèrent,

    • l'État doit réaliser 60 milliards d'euros d'économies, 3 points de PIB, au cours des cinq prochaines années.
    • Pour les entreprises, il faut baisser le coût du travail d'au moins 30 milliards d'euros sur deux ans, en réduisant les cotisations sociales qui pèsent sur les salaires moyens, 2 SMICS et plus. Un transfert financé pour moitié par un relèvement de la TVA de 19,6% à 21%, dans la moyenne Européenne, et l'autre moitié par une baisse des dépenses publiques.
    • Il faut garantir aux entreprises un environnement fiscal favorable et stable en baissant notamment l'impôt sur les sociétés pour le ramener au niveau de nos voisins européens, le JDD.

    Pierre Moscovici répondit, «je pense pour ma part que nous allons d'abord agir sur ce qui n'est pas le coût du travail, mais nous allons aussi agir sur le coût du travail, mais pas comme le demande l'AFEP, par une augmentation de la CSG ou de la TVA de manière massive, parce que nous pensons au pouvoir d'achat». De plus, il renchérit, «il est exclu de compenser ces 30 milliards par une hausse de la TVA ou de la CSG car cela grèverait le pouvoir d'achat des Français qui sont les clients de ces mêmes entreprises».

    A la suite d'un déjeuné à Matignon, les Pigeons du CAC 40 ont déclarés, «nous avons eu un échange très direct, très pragmatique, sur les points que nous avons eu l'occasion d'exprimer ni une agression, ni une menace ». François Hollande, qui participait au siège de l'OCDE le 29/10 à une réunion avec les organisations économiques internationales, avança quelques éléments devant l'impatience dont témoignent les dirigeants d'entreprise. Des «décisions seront prises dès le mois de novembre dans tous les domaines de la compétitivité», y compris le coût du travail.«Aucun sujet ne sera occulté, tout sera traité, tout sera mis sur la table».

    Le gouvernement aurait examiné les scénarios de zéro à 60 milliards, et plus il avance, moins il serait enclin à un gros basculement. Pour François Hollande, il n'y a pas de formule magique, pas de mesures miracles, pas de réponses uniques. De toutes façons le transfert de charges se fera dans le temps clama-t-il. Le gouvernement veut surtout éviter les couacs de ces derniers temps l'obligeant à faire marche arrière, comme il le fit pour les pigeons.

    Le patronat réuni n'a pas dû apprécier puisqu'il attendait ce choc proposé par Jean-Marc Ayrault en septembre. Ce n'est pas donner de l'argent comme le fit le précédent gouvernement, mais de définir une trajectoire. Tout à fait à l'opposé de la politique de la droite, et c'est tant mieux. On comprend maintenant que la droite tire à boulets rouges incapable d'avoir défini une politique de compétitivité laissant, comme à son habitude, aux entreprises l'utilisation des avantages distribués, on connait le résultat, l'enrichissement des grands patrons, sans amélioration de notre compétitivité. La droite n'a jamais politiquement admis que donner de l'argent public, sans contre partie d'un accord ferme et contrôlé, était favoriser une classe sociale au détriment des autres Français. Pour elle, il faut d'abord aider les riches à devenir encore plus riches dans l'espoir qu'ils donneront un peu de cette richesse aux autres. C'est un reste de la politique des seigneurs du Moyen-âge que l'on croyait dépassée, mais qui se perpétue.

    L'exemple de la TVA sur la restauration en est le plus frappant, avez-vous vu la différence lorsque vous payez un café, une bière, ou que vous allez au restaurant ? Il était évident que c'était un transfert d'argent public pour satisfaire le groupe de pression des marchands de bière et de la restauration. Si, il y a eu des embauches, elles ont un coût de l'ordre de 60.000 € pour l’État, invraisemblable.

    Une trajectoire permet d'adapter la réponse en fonction de l'évolution, sachant que la compétitivité d'un pays, surtout en tant de crise, ne peut se faire en une année. Ne faut-il pas avant tout bien maîtriser ce qui est à soutenir, car il n'y a pas que les charges sociales qui interviennent dans ce que l'on appelle la compétitivité, voir mes deux publications présentées en tête de cet article.

    La première vague, du pacte de compétitivité prévu en trois vagues, serait programmée pour le 6 novembre à l'issue d'un séminaire rassemblant tout le gouvernement. Le programme porterait sur des actions secondaires, comme la simplification des procédures administratives, l'amélioration des dispositifs d'aide à l'exportation, ou encore le renforcement des mesures d'aide à l'innovation. La future Banque publique d'investissement, BPI, devrait, par exemple, mettre en place un système de préfinancement du crédit d'impôt recherche. Des mesures qui coûtent peu, mais qui ne changent pas la donne. Rien n'est donc définitivement arrêté, ni le montant de la baisse des charges, ni les éventuelles contreparties demandées aux entreprises, par exemple en matière d'investissement, ni les nouvelles recettes qui compenseraient l'allégement des charges. Au lieu de recourir à la CSG, certains préconiseraient des hausses ciblées de la TVA, par exemple un relèvement à 12 % de celle sur la restauration.

    Certes, comme le souhaite Laurence Parisot et l'opposition, un abaissement des charges patronales donnerait du souffle, mais ne corrigerait rien en profondeur. Pour elle la situation est gravissime, et si avant l'élection la situation était préoccupante elle devient après gravissime, soyons sérieux. Les mesures gouvernementales, hausses d'impôts et autres, qui sont en projet, n'affectent en rien la situation actuelle qui est la continuation de la politique laissée par l'ancienne majorité.

    Donc, si la situation est devenue gravissime ce n'est que par les hausses d'impôts sur les entreprises, c'est la conséquence de leur défaut de compétitivité, elles n'ont pas su s'adapter à la concurrence mondiale, malgré les avantages qu'elles ont reçus.

    Le rapport de Louis Gallois, d'après ce que la presse en donne, serait pour un choc de 30 milliards d'euros sur deux ou trois ans. Il proposerait une baisse des cotisations sociales patronales de 20 milliards et par 10 milliards des cotisations salariales de la branche famille de 5,4 points, ce que le gouvernement souhaite par ailleurs faire. Ces réductions concerneraient les salaires jusqu'à 3, 5 SMIC. En somme, ce choc de compétitivité serait supporté par la sécurité sociale qui verrait une baisse de son financement dont les conséquences seraient reportées sur les allocations familiales.

    Pour financer ce choc, Louis Gallois proposerait une réduction massive de la dépense publique, au-delà de 10 milliards d'euros déjà prévus dans le projet de finances débattu au parlement, et que Laurence Parisot a qualifié dans le Figaro de «trompe l’œil». Politique irréaliste quand on voit la nécessité d'augmenter les effectifs de la police, ceux de l'éducation nationale, et ceux de la justice. Pas étonnant que la droite soutienne ce rapport, il est le reflet de sa politique. Il n'était donc pas utile de changer de majorité gouvernementale !

    À cela s'ajouterait une hausse de la CSG, et de la TVA pour pouvoir «être supportée pas les ménages», (ce qui mérite une explication), compte tenu des forts prélèvements qu'ils subiront en 2013. Si on devine bien, ces hausses CSG, et TVA devraient alléger les impôts sur les hauts revenus, et faire porter cet allègement sur l'ensemble des Français, ce qui est contraire à l'objectif du gouvernement. Une taxe écologique serait également proposée sur le diesel ce qui ne ferait pas l'affaire des constructeurs automobiles.

    Pour faire passer la pilule aux syndicats, Louis Gallois verrait donner aux syndicats une voie délibérative dans les conseils d'administration des entreprises, une rigolade, et de lancer une grande négociation sur la compétitivité.

    Il est évident qu'une telle conclusion, si elle était confirmée, ne peut que faire la joie de l'opposition puisqu'elle reprend, avec des aménagements, la politique qui a été mise en œuvre par le précédent gouvernement.

    Si l'on recense les pistes sur lesquelles le gouvernement pourrait agir pour donner rapidement du souffle à notre compétitivité industrielle, il n'y a que la baisse des charges patronales, mais à quel niveau ? Ce ne sont pas les quelques 3, 32 %, (voir l'article ci-dessus présenté sur le faux problème des charges patronale), d'écart avec l'Allemagne qui feront repartir notre compétitivité. Il faut bien sûr beaucoup plus, et c'est dans des produits non concurrentiels que se trouve notre salut.

    A cette baisse des charges sociales, si elle est possible, sans aggraver le pouvoir d'achat et la misère sociale, celle des allocations familiales pour les familles d'un certain niveau de revenu, bien que ce soit discriminatoire, pourrait compenser, avec un nouveau taux de TVA sur la restauration, la perte financière correspondante. Il y a aussi l'action de la banque publique d'investissement qui peut aider les entreprises en difficultés. Mais bien plus, elle doit aider au développement de nouveau produits compétitifs. C'est donc un ensemble avec une meilleure gestion de coûts salariaux des improductifs et de l'encadrement, une politique industrielle vers des produits porteurs et un markéting offensif, qui conduiront à une meilleure compétitivité. C'est bien pour cela, que c'est un pacte et non un choc comme l'opposition le clame ainsi que Louis Gallois.

  • Christine Taubira une autre politique plus responsable,

    que le tout carcéral qui augmente la récidive.

    Voir aussi Christine Taubira de marbre devant les vociférations de l'UMP.

    Support Wikipedia Elle ne fut pas ménagée par l'opposition depuis qu'elle est ministre de la justice. Qui connaissait Christine Taubira pour, qu'à peine nommée, elle attaque sur les centres éducatifs fermés prenant le contre pied du programme de François Hollande qui voulait les porter à 80. Pour elle, ces centres ne sont pas la solution et les 18 qui sont à construire sont arrêtés à une inspection d'évaluation, annonce faite dans une interview au journal Libération, «Les courtes peines il faut arrêter». Peut-on dire pour autant que cette annonce ne soit pas logique quand elle déclara dans ce journal, combien de places ? Quel public y met-on ? Quelle répartition territoriale ? Autant de question que doit se poser une ministre de la justice quand elle prend ses fonctions après 10 années de droite. D'ailleurs, elle ne fut pas reprise par François Hollande tant cette logique est évidente. Alors sans réfléchir, le député de Seine et Marne Yves Jego, que les journalistes interrogent souvent, dans les couloirs de l'Assemblée nationale sur ces problèmes de délinquance, lance qu'est-ce qu'on fait des mineurs ultras délinquants qu'on ne sait pas traiter ? On ne les envois pas en prison ? On ne les envois pas en CEF ? On voit de suite l’invraisemblable interrogation, comme si faire une évaluation, de ces centres consisterait à ne pas prendre des mesures contre cette délinquance ? Cette opposition ferait bien de réfléchir au ridicule de ses propos !

    Christine Taubira originaire de Cayenne porte bien sûr la culture de ceux qui ont souffert et souffrent de l'injustice des blancs sur les hommes de couleur noire. Membre du Parti radical de Gauche, elle s'associa à Bernard Tapie en 1994 dans la structure Énergie radicale lors des élections Européennes, puis, elle rejoignit Lionel Jospin en 1997. Elle se présenta en 2002 à l'élection présidentielle sur l'égalité des chances, puis apparentée au groupe socialiste, elle fut à nouveau députée de la première circonscription de Guyane en 2002. Infatigable, en juillet 2006 elle brigua l'investiture du PRG pour l'élection présidentielle de 2007, puis renonça pour rejoindre Ségolène Royal ou elle obtint le poste de déléguée à l'expression républicaine. Elle fut réélue en 2007 toujours dans la première circonscription de Guyane. En 2008 elle fut chargée par Nicolas Sarkozy d'une étude sur les accords de partenariats économiques entre l'Union européenne et les pays d'Afrique, Caraïbes et Pacifique ou elle émit de lourdes critiques. En 2010, en tête d'une liste divers gauche à l'élection régionale, elle fut battue par Cayenne Rodolphe Alexandre UMP. La même année elle soutint Arnaud Montebourg aux primaires socialistes pour l'élection de 2012. Militante pour l'indépendance de la Guyane, elle abandonna cette position à l'arrivée de François Mitterrand en 1981. Elle donna son nom à la loi française n° 2001-434, votée le 10 mai 2001, qui reconnut comme crimes contre l'humanité la traite négrière.

    Personnage incontournable de la vie politique par son influence dans les DOM, elle est qualifiée d’électron libre. C'est donc une femme de convictions et ses positions politiques sont mûries depuis longtemps.

    Ses difficultés, en tant que garde des Sceaux, sont l'injustice d'une propagande de l'opposition depuis 2002 lorsque Sarkozy devint ministre de l'intérieur écrasant son prédécesseur Daniel Vaillant sur le laxisme de la gauche, qui laisserait les criminels en liberté. Et la seule pensée qu'elle puisse modifier la politique pénale fit que, de Marine Le Pen à Eric Zemour que je croyais plus intelligent, jusqu'à Copé, les invectives furent violentes, «on a voté Marine Le Pen on a Taubira à la justice». Une chose est certaine, elle n'est pas Rachida Dati qui allait recevoir ses ordres de l’Élysée. C'est une autre pointure.

    Comme de nombreux responsables Christine Taubira veut changer le visage de la prison. Outre le fait qu'elle veut supprimer les tribunaux correctionnels pour mineurs de 16 à 18 ans, elle veut moins de répression. C'est l'opposé de la politique de Nicolas Sarkozy qui était axée sur plus de sévérité. Le sens de sa politique est la primauté de l'éducation et à la réinsertion sur la sanction prônée par l'ordonnance de 1945 qui sert de fondement à toute l'organisation de la justice des mineurs. Une partie importante des magistrats chargés de la jeunesse, mais aussi des éducateurs, n'avaient pas cessé de protester contre les récentes mesures jugées trop répressives. Dans ce cadre, elle veut rompre avec le tout carcéral.

    Entasser les délinquants comme actuellement ne mène qu'à les rendre plus aptes à la récidive, et de plus comme les prisons sont pleines, de nombreuses peines pour emprisonnement ne peuvent être exécutées. Son objectif est donc plus de places en 2017, 63.000 contre 57.400 actuellement, alors que gouvernement précédent prévoyait 80.000 places dans cinq ans. Le taux d'occupation est actuellement de 115,2 % avec 66.126 détenus, il est légèrement inférieur à celui de juillet dernier avec 67.376 détenus. Pour elle, il s'agit de créer des conditions d'incarcérations dignes par des rénovations, et de nouvelles constructions. La création de nouveaux centres de rétention est conditionnée à l'examen des projets de la précédente majorité qui, ferait apparaître, qu'ils n'étaient pas correctement proportionnés par ce qu'il n'y avait pas eu d'étude, et surtout qu'ils n'étaient pas financés. Il est certain que la surcharge carcérale limite la préparation à l'insertion. L'équation est difficile l'état de nos finances ainsi que celui des prisons laissé par la droite limite toute action d'amélioration dans le court terme.

    Au Conseil des ministres du 19 septembre 2012, elle a présenté sa ligne pénale, fin de l'automaticité des peines, aménagement des peines, mais aussi accompagnement des victimes. Cette politique est fondée sur la triple exigence de fermeté, d'efficacité de la lutte contre la délinquance et du respect des droits fondamentaux. Ces orientations ont été transmises aux procureurs. Toute décision doit être individualisée, même dans les contentieux répétitifs, circulation routière, vol à l'étalage, en tenant compte «des éléments de fait, du contexte et de la personnalité des mis en cause». Le but est donc de vider les prisons de tous les condamnés qui pourraient bénéficier d'autres peines, plus adaptées à leur sort. Christiane Taubira demande aux procureurs que «toute peine d'emprisonnement, et plus particulièrement les peines anciennes ou inférieures à six mois, soit réexaminée et que soit "envisagée l'exécution de la peine sous une modalité adaptée"». Lire le compte rendu du Conseil des ministres ici.

    On sait que la France est devenue un pays ou l'on emprisonne à tout va, on constate aussi que nombreux sont les délinquants libérés qui récidivent et cela conduit à l'aggravation de cette surpopulation. Les libérés reviennent. D'ailleurs, la France est montrée du doigt. Il s'agit d'agir selon une recommandation adoptée par le Conseil de l'Europe le 11 janvier 2006.

    Le chantier est immense, nous accusons un retard considérable. Depuis dix ans, le système pénal est engagé dans une course folle, qui est aussi une course à l'abîme, notent une soixantaine de magistrats et chercheurs dans un manifeste, publié le 12 juin par Libération. Véritable frénésie législative, 29 lois pénales votées en 10 ans générant une augmentation continue de la sévérité des peines. «Les résultats de cette politique doivent être pris pour ce qu'ils sont, le témoignage d'un échec et la promesse d'une faillite».

    Depuis 2002 les gouvernements ont adoptés 55 textes qui ont alourdi le niveau des peines. En 2001, 20. 837 personnes ont été écrouées, et 88. 058 en 2011, la durée moyenne de détention a augmenté de 8,1 mois en 1999 contre 9,8 mois en 2011. Les peines de plus de vingt ans sont passées de 1.252 en 2000 à 2. 291 en 2011, pour le laxisme des juges il faudra repasser. Pour remédier, le gouvernement précédent, tout en prônant une grande fermeté, a doublé le nombre des aménagements de peine, multipliant par cinq le nombre de bracelets électroniques depuis 2005. Nécessité oblige quand on ne sait plus ou mettre les délinquants. Tout cela, avec les 57.400 places à ce jour conduit à un coût faramineux de 95 millions d'euros de loyer en 2010, mais 567 millions en 2017, a prévenu la Cour des comptes, et sans réussir pour autant à contenir la surpopulation carcérale. On voit la débilité mentale de cette politique, données tirés du Monde.fr.

    Une étude réalisée par deux chercheurs du ministère de la Justice, portant sur 7.000 dossiers de détenus libérés entre juin et décembre 2002. Il en ressort que 59% d'entre eux furent recondamnés dans les cinq ans suivant leur remise en liberté. Pour 46 % d'entre eux, il s'agit d'une peine de prison ferme, détaillent Annie Kensey et Abdelmalik Benaouda, du bureau des études et de la prospective de l'Administration pénitentiaire. Leur travail montra que le taux de récidive varie selon la nature de la peine initiale, les trois quarts des condamnés pour vol, 74%, ou coups et blessures volontaires 76%, écopèrent d'une nouvelle condamnation dans les cinq ans contre 19% des auteurs de viol sur mineur, ces derniers n'écopant d'une peine de réclusion criminelle que dans 0,6% des cas.

    Les mineurs seraient particulièrement exposés, les trois quarts ont écopé d'une nouvelle condamnation dans les cinq ans. Les femmes 34% sont deux fois moins recondamnées que les hommes 60%. Les personnes qui se déclarent mariées sont moins recondamnées que celles qui sont dans une autre situation 38% contre 61%. «Le taux de recommandation des libérés de nationalité étrangère est moins élevé que celui des libérés de nationalité française. Cependant, pour les étrangers la connaissance du casier judiciaire est moins certaine», selon l'article tiré de TF1 News.

  • A un agent Français la mort de Kadhafi ?

    Le mérite de la capture du Rais serait à mettre au compte des services secrets de Paris !

    Tel s'exprima Lorenzo Crémonesi dans « il Corriere della le sera» du 29 septembre 2012. Mais plus que ça, le colonel vendu à l'Occident (da Assad).

    De Tripoli.

    Support Wikipedia Ce serait un agent étranger et non les brigades révolutionnaires Libyennes qui auraient tiré le coup de pistolet à la tête de Moammar Kadhafi, et qui l'aurait tué le 20 octobre de l'année dernière à la périphérie de Sirte. Ce ne serait pas la première fois qu'en Libye des doutes viennent mettre en cause la version officielle la plus répandue sur la fin du colonel. Mais actuellement, et également Mahmoud Jybril, ex premier du gouvernement transitoire en charge pour la gouvernance du pays après les élections parlementaires du 7 juillet, aurait relancé la version du complot ordonné par un service secret étranger. «Ce fut un agent étranger infiltré aux brigades révolutionnaires pour tuer Kadhafi», déclara-t-il, le 1er octobre, lors d'une interview au Caire de la TV Égyptienne, «Songe TV» qui participait à un débat sur le printemps arabe.

    La piste Française.

    3Entre les milieux diplomatiques de la capitale Libyenne, le commentaire officieux le plus répandu fut «qu'il y avait vraiment la main d'un tueur aux services des 007 étrangers», celui-ci était certainement «quasiment Français». Ce raisonnement est connu depuis le soutien à la révolution fortement exprimé par le gouvernement de Nicolas Sarkozy, Kadhafi menaçait de révéler le détail de ses rapports avec Nicolas Sarkozy, concernant les millions de dollars versés pour financer sa candidature à la campagne présidentielle de 2007. «Sarkozy avait tous les motifs pour chercher à faire taire le colonel le plus rapidement possible», ont clamé les sources diplomatiques Européenne à Tripoli.

    Les ultimes instants de Kadhafi

    Révélations.

    Cette thèse est renforcée des révélations récoltées par «il Corriere» le 2 octobre à Benghazi. Des branches El Obeidi, anciens responsables pour les rapports avec les agences de renseignements étrangers de la part du Conseil National Transitoire, l'Organisme ancien autonome des révolutionnaires Libyens à mi 2011, racontèrent ce qu'ils connaissaient sur les conditions qui permirent au Nato, (OTAN) de déterminer l'endroit ou le colonel Kadhafi s'était caché après la libération de Tripoli afin d'informer les révolutionnaires entre le 20 et 23 août 2011. Alors qu'ils croyaient que Kadhafi s'était enfui dans le désert vers la frontière méridionale de la Libye, dans un but de manipuler quelques disciples avec l'intention de réorganiser la résistance, explique El Obeidi, information continuellement répétée par les révolutionnaires fit, que ceux-ci, intensifièrent les attaques dans la région sud de Bani Walid et vers les oasis méridionales. En fait, Kadhafi avait trouvé refuge dans la ville loyaliste de Sirte. El Obeidi ajouta, le Rais essaya de communiquer avec son téléphone satellitaire iridium avec l'un des plusieurs fidèles qui ont fuis en Syrie sous la protection de Bachar Al Assad. Dans la liaison, il y avait aussi son dauphin pour la propagande télévisuelle Yusuf Shakir, aujourd'hui incognito, et saint et sauf à Prague.

    «Ce fut le président Syrien qui donna le numéro satellitaire de Kadhafi aux 007 Français !».

    Assad aurait obtenu de Paris la promesse de limiter les pressions internationales sur la Syrie pour cesser la répression contre la population en révolte. Localiser ensuite l'iridium du dictateur avec des GPS fut un jeu d'enfant pour les experts de l'OTAN. Si cela était confirmé, ce fut donc le premier pas qui engagea la fin tragique du colonel Kadhafi peu de semaines après.

    Traduit par A.Mirolo.

    Ce sont des révélations sans preuves formelles sur la logistique qui conduisit à la mort de Kadhafi, mais il n'y a pas de fumée sans feu. Elles arrivent au moment où a été officialisé le décès d'un de ses meurtriers présumés. Omran Ben Chaaban, un jeune Libyen de 22 ans, décédé le 25/09 dans un hôpital parisien. Enlevé en Libye par des partisans de l'ex-chef de l’État et gravement blessé par balles, il avait bénéficié d'un visa humanitaire. Cet étudiant en électricité était apparu à plusieurs reprises dans des vidéos brandissant le revolver en or du colonel Libyen, selon une source du Quai d'Orsay, Le Parisien.fr.

    Il est évident que Kadhafi devait connaître des choses dans le cadre de ses relations avec Sarkozy. Il n'est donc pas improbable que nos services secrets aient ouvrés pour l'éliminer avant qu'il puisse parler. Quelques soient les logistiques, il fallait le supprimer, voir aussi Kadhafi, la mort d’un tyran qui s’en est allé vers son destin.

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