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Pour les Salafistes djihadistes le film "The innocence of Muslin", apparaît être,

le prétexte à sa stratégie révolutionnaire contre l'Occident et en particulier les États-Unis.

La liberté d'expression qui est un droit fondamental chez-nous ne doit pas être, pour autant, une liberté salissant la pensée religieuse des autres.

Capture d'écran, L'Express.fr

Support Wikipedia Il est évident que ce film, qui n'est qu'un véritable nanar Américain, bien que je ne l'ai vu, n'est plus accessible est n'est qu'une attaque contre la religion musulmane dont le chef spirituel est le prophète Mahomet. Pour mettre le monde musulman en ébullition rien de tel, tout ce qui touche au prophète Mahomet et interdit, même si ce ne sont que des bricoles. La liberté de penser dans cette religion n'existe pas, et la laïcité est interdite. Je ne peux donc que traduire ce que je lis des divers articles de presse. Dans ce film Mahomet est incarné par un crétin coiffé par d'un turban ou un voile blanc.

Quand Mahomet s'assied jambes écartées une femme lui dit, «mais tu n'as pas de slip !». Voilà ce que serait l'outrage ! Le Canard enchaîné du 19/09/12.

Ce serait, pour ces fanatiques, salir celui, qui à leurs yeux, est le saint des saints, sous le prétexte de liberté d'expression. Dans l'immédiat ce film n'eut d'autres buts que de cultiver la haine bien présente parmi ces fanatiques religieux contre l'Occident. Les déchaînements de violences qui s'en sont suivis dépassent l'entendement puisque nous en serions déjà à 31 morts en une semaine. Ces déchaînements de violence ne sont pas des libertés de manifester, ce sont des attaques contre nos régimes. De plus, les caricatures de Charlie Hebdo qui font beaucoup jaser, ne peuvent être ce vendredi 21/09 qu'une raison de plus pour déchainer cette violence. Elles ne sont que de l'huile sur le feu même si ce journal en a parfaitement le droit. Je ne l'ai pas acheté, pas la peine il n'est pas parmi les journaux que je lis. Mais dans la presse on donne des aperçus. Les dessins les plus osés sont à la dernière page.

«On y voit un Mahomet les fesses à l’air, prononçant la célèbre réplique de Brigitte Bardot dans Le Mépris, devant un Jean-Luc Godard consterné. «Et mes fesses, tu les aimes, mes fesses ? «Sur un autre dessin, le prophète montre son derrière affublé d’une étoile avec cette légende, «Mahomet, une étoile est née».

De l'humour certes, mais tout de même une provocation.

Ces manifestations ne sont qu'un prétexte à une domination musulmane radicale dans ces pays. Les révolutions arabes que nous avons soutenues par ce qu'elles présageaient plus de liberté, de démocraties finalement se retournent contre nous. Le pouvoir religieux sous-jacent dans ces pays, s'est servit du désir de démocratie de ces jeunes femmes et hommes pour assoir sa domination. Les régimes dictatoriaux de Ben Ali et de Hosni Moubarack, autant ils étaient à vomir, autant ils préservaient de cet Islamisme djihadiste.

Ce qui se passe dans le haut du Mali ou sont quatre de nos compatriotes otages depuis 2010 est inquiétant. Des menaces de mort sont proférées contre eux par l'organisation terroriste Aqmi, Alqaida au Maghreb islamique. Elles nous montrent l'envahissement de cette organisation à travers l'Afrique et le Proche et Moyen-Orient. Elle me rappelle les Khmers rouges au Cambodge qui établirent un régime politique extrémiste d'obédience communiste en détruisant toute valeur humaine. Ces terroristes Aqmi détruisent le passé de ce pays pour instaurer leur charia sans aucune retenue. Cela forme un tout. Il faut ouvrir les yeux et se montrer responsable devant ce fanatisme religieux, les provocations ne mènent qu'à l'affrontement, ce que nous devons éviter tout en restant ferme sur nos valeurs.

Si le réalisateur de ce film dont le nom serait Sam Bacile est un promoteur Israélo-américain de Californie est évoqué, qu'importe son origine, seul le but compte. Le Washington Post explique qu'il pourrait s'agir d'un pseudonyme car il n'est répertorié dans aucune agence immobilière ou société en Californie, ni même dans les services de renseignements. D'après le quotidien Américain, Steve Klein, un proche de Bacile, affirmerait qu'il ne serait ni israélien, ni Juif, mais qu'est-ce que cela change ? Seul compte ce que décrit le réalisateur, l'Islam est un «cancer» et une religion de haine déclara le Wall Street Journal pour ce film qui n'est qu'un «film politique, et non religieux».

Finalement l'homme qui se faisait passer pour Sam Bacile s'est présenté aux médias. Il serait en réalité un Californien copte, habitants chrétiens d’Égypte, au passé trouble nommé Nakoula Basseley Nakoula. Arès avoir nié s’être fait passé pour Sam Bacile il reconnu avoir été le responsable logistique de la compagnie de production du film. L'agence A.P. découvrit alors qu'il est coutumier des alias. En 2010, il fut condamné à 21 mois de prison pour escroquerie bancaire. Parmi les fausses identités qu'il utilisa pour ouvrir des comptes se trouve Nicola Bacily, un patronyme dont la consonance rappelle «Sam Bacile».

Pendant des mois ce navet fut ignoré jusqu'à ce qu'un irresponsable décida de traduire la vidéo en arabe et de la mettre en ligne sur «youtube». Et c'est l’emballement sur les réseaux sociaux, «l'Amérique a incendié le prophète». On ne cherche pas à comprendre, il n'en fallait pas plus pour mettre toutes les capitales arabes ou se trouvent des ambassades ou des consulats Américains sens dessus dessous.

Les premières manifestations se sont déclarées en Égypte le 11 septembre comme pour marquer l'anniversaire de l'attaque du Trade center et du Pentagone qui fit plus de 3.000 victimes parmi les Américains, c'est donc une action murie par ces salafistes. Plus de 3.000 manifestants au Caire brulèrent le drapeau Américain devant l'ambassade des États-Unis. Les manifestants escaladèrent le mur d'enceinte et pénétrèrent dans l'ambassade arrachant le drapeau, qu'ils auraient remplacé par un drapeau noir.

En Libye, à Benghazi, le lendemain 12 septembre c'est au consulat des États-Unis que les manifestants agirent, mais cette fois-ci avec des armes de guerre. C'était également prémédité puisque le consulat fut détruit et que trois personnes et l'ambassadeur Christopher Stevens furent tués. Les circonstances de la mort de l'ambassadeur restent imprécises. L'ambassadeur tentait de se rendre dans un endroit plus sûr quand les protestataires attaquèrent le consulat avec des roquettes tirées sur le bâtiment, selon le responsable Libyen cité par l'agence Reuters. Les forces de sécurité qui tentaient de protéger l'ambassade se sont repliées devant les tirs des assaillants. Les roquettes auraient été tirées depuis une ferme proche du consulat, selon Abdel-Monem al-Hurr, porte parole du comité de sécurité suprême Libyen cité par Al Jazeera. «Il y a eu un violent accrochage entre l'armée Libyenne et une milice armée près du consulat». Il ajouta que les routes furent coupées et que les forces de sécurité encerclaient le bâtiment.

Le consulat Américain de Benghazi en flammes, afp.com. Document L'Express.fr

Après l'Indonésie, le Yémen, l'Afghanistan, le Pakistan, et l'Azerbaïdjan, l'Iran, le Soudan, quelques 150.000 manifestants auraient participé à ces violences. Le mouvement frappa aussi la Tunisie. Plusieurs ressortissants Américains furent évacués de Tunis après l'attaque vendredi 14 septembre de leur représentation diplomatique. Dès le début la journée, la police fut alertée sur internet. Des annonces vers 11h d'un prêche d'une grande mosquée en plein centre de Tunis, un des hommes les plus recherchés du pays nourrit l'inquiétude. Il s'agissait d'Abou Iyadh, le chef du groupe Ansar el-Charia en Tunisie. Il serait à l’origine de l’appel à manifester contre l’ambassade Américaine vendredi 14 septembre. La police avait déjà tenté de l'arrêter à son domicile, en vain. Pour ce prêche, les djihadistes avaient même convié des chaînes télévisées pour une retransmission en direct du discours, un véritable pied de nez au ministère de l’intérieur Tunisien. Du coup, pendant ce discours, un important dispositif policier fut déployé autour la mosquée d'Al Fatah à Tunis. Des forces anti-émeutes bloquèrent la rue et tous les accès vers la mosquée. Des brigades d’élites furent déployées avec pour ordre d’arrêter Abou Iyadh. Mais, très vite le ton monta. Des jeunes se rassemblèrent devant l’entrée pour empêcher son arrestation. Finalement, un autre chef djihadiste sorti pour s'entretenir avec la police. Quelques minutes plus tard, tout le dispositif policier fut levé, la police s'étant retirée. Des jeunes exultèrent en criant, «Nous sommes plus forts que la police !». Des gamins manipulés. Quant à Abou Iyadh, selon plusieurs témoins, il aurait quitté la mosquée sur une mobylette sans que la police ne parvienne à l’arrêter.

Dans ce contexte de haine contre l'Occident, il n'est plus question de loi, de liberté d'expression ou de manifester. Seul compte pour ces djihadistes la domination des peuples d'obédience musulmane pour imposer leur religion qui n'a rien à voir avec les préceptes de Mahomet.

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