Avertir le modérateur

  • Les vacances n'ont pas été populaires au président et du premier ministre

    qui ont une forte baisse de confiance dans les sondages.

    Support Wikipedia Il fallait s'attendre à ce que des Français soient mécontents, plusieurs facteurs pourraient expliquer cette chute de 5 points pour le président passant sous la cote de 50 % selon le baromètre CSA pour les Échos.fr. À cela s'ajouterait un soupçon d'inactivité de 72 % pour faire face à la crise et au chômage ! Ne voit-on pas dans ce constat encore l'empreinte de Sarkozy qui bluffait montrant ses muscles, mais qui donnait de l'espoir une façon squeezer les Français ? Ils ne s'apercevaient que plus tard du désastre de cette logistique, mais c'était du temps de pris. Le retour à une gouvernance respectueuse des institutions entre le président et le premier ministre a donc encore du mal à s'affirmer. Le fonctionnement du couple Hollande-Ayrault fait chuter leur confiance. Ce n'est pas par ce que l'on ne fait pas de long discours que l'on ne fait rien ! Ce sondage montre une incohérence le gouvernement n'a été opérationnel qu'en juillet, bien qu'agissant par décrets dès début mai, ne faut-il pas que ces décrets soient votés ? Les vacances sont en août et à la reprise la gouvernance est dans le rouge ? Ce n'est pas sérieux ! C'est donc une offensive tout azimut à gauche de la gauche, les critiques vont bon train sur la politique du gouvernement au point que la CGT demande de choisir entre le Medef et les syndicats ! Le problème est que les syndicats ne donnent pas de travail, et que ceux qui en ont le pouvoir sont les patrons. Classé d'amateur ce gouvernement sait très bien qu'il doit aussi rassurer le patronat, d'ailleurs Jean-Marc Ayrault est allé à leur université d'été, pour un homme de gauche c'est une avancée, mais c'est aussi du réalisme. Quand à François Hollande, il les invite à déjeuner. De suite, Mélenchon le trublion de la politique clame «une faute politique», «un signe de faiblesse». Là dessus, Bernard Thibault annonce une journée d’action en octobre «pour la défense de l’industrie et de l’emploi». La gauche de gauche déclare la guerre à la gauche sociale démocrate. Remarquez, il a raison, la défense de l'industrie et de l'emploi n'est-ce pas ce que fait Jean-Marc Ayrault en allant saluer le patronat !

    Les opinions négatives sont en hausse de 42 et 47 % pour le président. Pour le premier ministre c'est «quif-quif» sa cote de confiance tombe à 42 % et les mécontents sont à 42 % !

    3

    Document Les Échos.fr. Cliquez sur l'image.

    Ce qu'il faudrait connaître c'est, quels sont les mécontents ? Bien sûr à droite on doit en trouver le plus, normal, mais à gauche de la gauche il doit y en avoir pas mal non plus. Ce ne serait que la confirmation d'une situation qui se perpétue lorsque ce sont des socialistes qui sont aux commandes. François Hollande fut vainqueur de l'élection présidentielle, avec les voix, et encore pas toutes, des partis extrêmes communistes, parti de gauche et d'autres. Ils ne pouvaient faire autrement, voter à droite aurait été un non sens. Ce n'est, depuis toujours, qu'un électorat occasionnel qui exprime son mécontentement sur tout ce qui ne lui semble pas bon, faisant fi des réalités. Il a voté parce qu'il le fallait, mais avec la ferme intention de mettre en difficulté ceux là même pour qui ils avaient votés. Et en ce moment c'est sur la ratification du Traité de Stabilité de la Coordination de la Gouvernance, le TSCG, puisque celui-ci ne sera pas ratifié par référendum. Réclamé également par d'autres y compris des socialistes et des écologistes. Voir, La règle d'or n'a pas a être inscrite dans la Constitution. Les attaques bien qu'elles soient démagogiques de Jean-Luc Mélenchon contre le gouvernement semblent avoir eu un écho histoire d'exister. Comme celle d'ailleurs sur le coût des carburants à la pompe, une promesse de blocage des prix au détail de François Hollande qui coûte cher.

    Pour Mélenchon, il faut faire payer les grandes sociétés pétrolières qui font des profits énormes ! Le gouvernement n'avait pas à réduire la taxe sur les carburants. Mais, il oublie au passage que ce sont des entreprises privées, donc libres de pratiquer les prix qu'elles veulent, et qu'en outre, la mission sur le prix des carburants n'a pas trouvé de marges indues. Ce qui signifie que les marges brutes examinées ne montrent pas une évolution anormale selon l'inspection générale des finances et du Conseil général de l'économie, de l'industrie, de l'énergie et des technologies. Pour Mélenchon il ne resterait qu'à prendre son fusil ! On voit de suite la valeur démagogique et politique de Mélenchon. S'il eut réfléchit il aurait préconisé les transports en communs, le covoiturage ou la marche à pieds seuls conditions pour faire baisser le prix des carburants. Il aurait même dû préconiser le boycott des pompes qui pratiquent des prix trop élevés, l'effet aurait été immédiat.

    A cette gauche extrême viendrait s'ajouter le mécontentement des jeunes qui selon Les Échos.fr seraient 79 % des moins de 25 ans qui le jugent trop peu mobilisé. Les 18-24 ans ne sont plus que 45 % à déclarer faire confiance à François Hollande. Une baisse de 17 points en un mois. Là aussi c'est du farfelu quand on pense à l'héritage laissé par les années Sarkozy à rattacher aux difficultés que rencontra Obama avec l'héritage de Georges Bush. Ce mécontentement traduit plus une réalité sur leur situation que sur l'inaction du gouvernement. Ils ont eu une espérance clamée par François Hollande quand il disait qu'il veut faire de la jeunesse une priorité avec la justice. A Tulle au soir de son élection, il déclara,

    «aujourd'hui, je demande à être jugé sur deux engagements majeurs, la justice et la jeunesse. Chacun de mes choix se fondera sur ces seuls critères, est-ce juste et est-ce vraiment pour la jeunesse ? Et quand, au terme de mon mandat, je regarderai à mon tour ce que j'aurai fait pour mon pays, a-t-il poursuivi, je ne me poserai que ces seules questions, ai-je fait avancer la cause de l'égalité ? Et ai-je permis à la nouvelle génération de prendre toute sa place au sein de la République ?».

    C'est donc au terme de ses cinq années qu'il veut être jugé, mais les jeunes ne peuvent attendre leur situation est précaire, le chômage ne cesse de croître. Les plans sociaux, PSA 8.000 emplois, Air France 5.122 emplois, Conforama 288 emplois, Sanofis-Aventis entre 1.200 et 2.500 emplois, BTP 6.000 emplois, Castorama 1.167 emplois, Carrefour 3.000 emplois et la liste n'est pas terminée, voir la liste des plans sociaux, de quoi donner le frisson au gouvernement. Selon le Parisien.fr le 29 mai 2012, 90.000 postes étaient en sursis.

    Document d'archives du Parisien.fr, cliquez sur l'image.

    Là dessus histoire de mettre un peu d’ambiance, Montebourg réveille la guerre du nucléaire, en affirmant qu'elle est une énergie d'avenir ! Propos repris de suite par Manuel Valls. Tollé chez les écolos qui oblige le premier ministre invité sur la 2 d'affirmer que François Hollande ne s'est engagé que d'arrêter l'exploitation de la centrale de Fessenheim et de réduire la part du nucléaire de 75 % à 50 % d'ici 2025. Mais, c'est là que s'installe un imbroglio journalistique des médias heureux de souffler sur les braises, accusant le gouvernement de dire et de faire tout et son contraire, comme le clame Greenpeace. Or, Montebourg et Valls ont parfaitement raison, le nucléaire n'est pour le moment que la seule énergie que nous puissions utiliser pour notre industrie et notre électricité domestique. Le recours aux énergies fossiles sont trop polluantes, et de plus elles tendent à disparaître. En outre, le gaz de schiste les Verts n'en veulent pas, alors qu'est-ce qu'on fait ? Curieux qu'il ne soit pas venu à l'esprit de certain et du premier ministre de clamer que la réduction du nucléaire, ne conditionne pas sa disparition ! Et que, dans ce cas, le nucléaire apparaît avec les énergies renouvelables, la seule opportunité que nous avons. L'opposition silencieuse laissant les gauches en découdre doit bien se marrer.

  • Breivik le tueur d'Oslo 21 ans de prison pour avoir tué 77 personnes,

    cela fait 3,272 mois par personne assassinées, vive la Norvège !

    C'est article fait suite «au terroriste d'Oslo tueur de l'Île d'Utoya».

    3

    Anders Breivik et son salut fasciste dès que les menottes lui furent enlevées au moment du verdict qu'il écouta sourire aux lèvres. Document Le Point.fr.

    Support Wikipedia On se trouve devant un cas qui mériterait la mort selon l'idée que l'on se fait de la justice, en exemple à ceux qui seraient tentés par cette folie meurtrière au nom d'un idéal. Mais tuer pour venger le crime c'est aussi donner la mort, ce qui pour ces personnes idéalistes ne seraient pas un frein à leur folie. Breivik revendique ses crimes et il en est fier, et heureux qu'il ne soit pas déclaré irresponsable. Alors quel châtiment autre que ces 21 ans de prison qui sont une rigolade, d'autant plus qu'en Norvège les prisons ne sont pas des goulags, mais à la prison d'Ila, qu'il rejoindra non loin d'Oslo, avec trois cellules de 8 m2 à sa disposition, une chambre, une salle de travail avec un ordinateur non connecté à Internet et un coin pour la gymnastique, c'est le pied ! Ces 21 ans sont assujettis de 10 années de prison incompressibles, qui pourraient être prolongés par périodes de cinq en cinq ans au delà de 21 ans s'il s'avérait qu'il soit toujours aussi dangereux pour la société. Mais après les 10 premières années, il peut bénéficier de remise de peine en fonction de son comportement de sorte qu'il peut être libéré avant les 21 ans d'incarcération, plutôt de mise au placard. On pourrait s'en contenter comme l'exprime les Norvégiens en clamant qu'il a eu la peine maximale, justice a été faite résume l'un des parents des victimes ! L'argument de clamer que maintenant il va expier est dérisoire pour ce fou, il n'y a qu'à le regarder. Il s'est forgé un mental à toutes épreuves devenant un parasite de la société, et que fait-on des parasites on les élimine.

    Bien que je sois contre la peine capitale, en Europe on est désarmé pour punir de tels crimes puisque la peine de mort est abolie partout sauf pour la Biélorussie dont la dernière exécution eu lieu en 2012. En France la peine maximale est la perpétuité incompressible assortie d'une peine de sureté de 30 années, ce qui est déjà mieux. Mais le condamné peut aussi bénéficier de remise de peine pour bonne conduite applicable après les deux tiers de la période de sureté soit 20 années. Cette condition devrait être abolie pour de tels crimes et donner comme aux États-Unis une peine de prison au delà de l'existence du condamné. En d'autres termes, le condamné reste enfermé jusqu'à sa mort quelques soient ses comportements. Ce châtiment ne paraît plus important que la mort. Mort on n'est plus rien, mais vivant et en prison, on expie son forfait.

    Mais ce qu'il convient aussi de retenir c'est la sérénité dans laquelle le procès s'est déroulé, et la maturité des Norvégiens qui sans mettre en cause leur gouvernement ont attendu avec confiance le jugement, et l'on accepté.

    Anders Breivik n'a pas fait appel contre le jugement afin d'éviter qu'il soit reconnu irresponsable de ses crimes, et l'internement dans un asile aurait été dégradant pour son idéologie. Cela montre bien l'état d'esprit qui l'anime, «il faut que l'on sache que j'ai tué pour cet idéal, celui que je veux imposer». En d'autres termes, il marque dans l'esprit de ces fascistes le sacrifice qu'il a fait à leur cause, éliminer ceux qui ne sont pas de sa race. Le fait de ne pas reconnaître la validité du tribunal, montre bien qu'il ne situe pas dans la société dans laquelle il vit. Les cinq juges, deux magistrats professionnels et trois citoyens désignés pour les assister, n’ont donc pas suivi le réquisitoire de l’accusation. Celle-ci estimait que le doute quant à l’état mental de l’accusé était trop fort pour l’envoyer en prison. Elle s’appuyait alors sur les conclusions d’experts psychiatres, selon lesquels l’intéressé était psychotique au moment des faits. C'est l'éternelle difficulté de la psychiatrie pour juger un assassin de folie.

    On peut être un moment pris d'une période de folie que l'on nomme psychotique, sans que l'on soit fou. Il est des fous tout à fait normaux quand on discute avec eux, mais qui ont par moment une perte de contact avec la réalité qui se traduit par des hallucinations ou des illusions.

    Dans un jugement de 90 pages lu pendant plus de six heures, les juges ont estimé, eux, et à unanimité qu'il devait être puni pour ses actes. Finalement Breivick a-t-il gagné, oui et non. Oui par ce qu'il a été déclaré saint d'esprit et non par ce qu'il est en prison, lui qui plaidait non coupable.

    Il tué 77 personnes dont des jeunes militants sympathisants de gauche qu'il voyait responsables du multiculturalisme tant décrié par l'extrême droite, c'est donc une action contre la liberté de penser. Il reconnait avoir commis des actes atroces mais nécessaires pour préserver la Norvège. Mais c'est une génération qu'il a traumatisée. Il n'a pas choisit l'Île d'Utoya par hasard, c'est l'Île ou des jeunes générations de sociaux démocrates se sont succédés comme le premier ministre Jens Stoltenberg. Utoya est le symbole d'une pensée de liberté ou l'on peut rêver, ou tous les espoirs sont permis. C'est le défoulement d'une jeunesse pacifique dont la passion inspire à un monde meilleur.

    C'est un acte contre la coalition de centre gauche au pouvoir à Oslo. C'est aussi pour cela qu'Anders Breivik s'en était pris aux quartiers des ministères. Au tribunal, il a voulu rester dans le registre politique présentant ses excuses à tous les nationalistes pour ne pas avoir tué plus. Il eut tout juste le temps de tendre à nouveau son poing droit vers l’avant, faisant le salut des Chevaliers templiers, selon lui, avant d’être emmené hors du prétoire, menotté.

    Pour ces jeunes il fallait un procès exemplaire, pour comprendre, pour que l'état de droit s'exprime face à un crime de masse comme ceux perpétrés par les nazis. Anders Breivik est en fait un nazi tout en lui le démontre pour ceux qui ont connu cette douloureuse période de notre histoire. Il est certain qu'il y aura un avant et un après Utoya pour ceux qui ont connus l'horreur. Ils formeront une catégorie à part portant en eux le souvenir de ce fou. Certains se sont fait tatouer sur le bras la mémoire des terribles moment passés sur cette Île le 22 juillet 2011.

    3

    Document Le Monde.fr.

    La question est pourquoi faut-il que de tels actes soient commis ? Les psychologues n'apportent pas de réponse, ils ne font que constater. Le phénomène s'est produit récemment aux États-Unis, la fusillade d'Aurora qui eu lieu dans la nuit du 19 juillet 2012 au 20 juillet 2012 dans une salle de cinéma d'Aurora, dans le Colorado, non loin de Littleton, siège de la fusillade de l'école secondaire de Columbine. Au moins douze personnes furent tuées et cinquante-neuf blessées par un tireur apparemment isolé, âgé de 24 ans, pendant une séance du film The Dark Knight Rises.

    Plus près de chez nous Mohamed Merha pour ses tueries à Toulouse et Montauban les 11, 15 mars en pleine rue et le 19 mars 2012 dans une école juive de Toulouse. Affaire qui n'est pas encore terminée et qui pose des questions aux familles des victimes réclamant l'audition de l'ex patron de la Direction Centrale du Renseignement Intérieur, DCRI, Monsieur Bernard Squarcini.

    Dans la petite ville de Winnenden, au nord-est de Stuttgart, un adolescent Allemand de 17 ans, vêtu d’une tenue de camouflage noire et armé d’un pistolet-mitrailleur, abattit au moins 15 personnes, la plupart dans un collège. Tim K., ancien élève du collège Albertville de Winnenden, près de Stuttgart, fit irruption vers 9h30 dans l’établissement où il tua neuf élèves âgés de 15 à 17 ans, ainsi que trois enseignantes. La liste est longue de crimes commis par ces tueurs de masse. Mais celui de l'Île d'Utoya est le plus meurtrier par ce que politiquement préparé.

  • Le trublion de la politique qui revient du Venezuela ou il

    passa ses vacances auprès de Hugo Chavez, clama 100 jours pour presque rien !

    Support Wikipedia On a tous découvert de qui il s'agissait, mais ce que l'on ne savait peut être pas c'est qu'il avait passé ses vacances avec Hugo Chavez le très controversé président du Venezuela selon Daniel Cohn-Bendit, mais ce n'est pas l'avis de tous, voir Ignacio Ramonet du Monde diplomatique. Il juge stupéfiant qu'il puisse donner des leçons de politique. Si son modèle démocratie c'est Chavez dit-il, «pour moi, merci et au revoir». En fait, nous ne sommes pas contraints de partager l'opinion de Daniel Cohn-Bendit, bien qu'il ait souvent des arguments qui sonnent justes. Sur le sujet, il est bien gentil envers Mélenchon le qualifiant de donneur de leçons ? Mais ce n'est pas de cela qu'il s'agit, mais tout simplement d'un besoin d'exister, et pour cela, on propage ses propos vagabonds. Dans ce genre de propos dénué de valeur politique, il a un maître en la personne de Nicolas Sarkozy «le va en guerre» contre son ancien ami Bachar El-Assad. Deux politiques qui s'impatientent selon le Canard du 22 août, mais pourquoi ?

    Si le parti de gauche a contribué, moins qu'espéré, à la victoire de François Hollande, Mélenchon, a pour sa part tout fait pour prendre des voix aux socialistes lors de la présidentielle. Crédité de 11,1 % des voix au premier tour, il ne lui restait qu'à se déclarer pour François Hollande ce qu'il fit contraint et forcé, l'abstention ne lui aurait pas été pardonnée. De même, aux législatives il est troisième derrière le socialiste, une baffe, lui qui croyait vaincre Marine le Pen, et là c'est contraint, rouge, et forcé qu'il demande de soutenir le socialiste Philippe Kemel. Alors ses gesticulations sur le fait qu'il aurait fait gagner les socialistes, il faut relativiser. Quant à Sarkozy, on ne voit pas ce qu'il peut encore espérer, n'a-t-il pas tout eu ? Il en veut encore pour cumuler plus ? Mais, il ne sait plus par quel bout prendre le chemin de la contestation. Membre du Conseil constitutionnel, n'a-t-il pas un devoir de réserve ?

    Son conseil de va en guerre à François Hollande contredit par tous les politiques sensés et responsables, la Syrie n'est pas la Libye, n'est pas digne d'un ancien président de la république qui connait les risques d'une telle aventure. Mais, on sait bien que rien ne l'arrête glorifié par son fan club de porte voix dont Brice Hortefeux en est le président n'ont que lui pour sortir du trou. Orphelins, comme le furent les socialistes, le placard risque d'être une croix. Cinq années c'est long et si de plus les socialistes venaient à inverser la situation ce pourrait être 10 ans. Copé, Fillon et les autres qui se chamaillent sont en train de faire le lit de Marine Le Pen. Fillon qui fait l'inventaire des années Sarkozy, assume sa différence comme une complémentarité, en fait il a fait tout ce Sarkozy lui dictait. Copé c'est le plus roublard, maniant la langue de bois on ne sait jamais ce qu'il pense, mais il se glorifie d'avoir le parti avec lui. En fait, hypocrites comme les autres prétendants ils n'ont fait que du Sarkozysme le doigt sur la couture du pantalon pendant cinq ans et on sait ce que la France est devenue. Tout dépendra comment leur primaire s'effectuera. Si elle est ouverte à tous comme celle des socialistes, c'est Fillon qui l'emporte comme ce fut pour François Hollande. Dans le cas ou seuls les adhérents UMP seraient consultés Copé a toutes ses chances. Mais cinq années à attendre sans certitude de vaincre à nouveau pour l'un de ces deux chefs dont on a déjà constaté la valeur a de quoi donner des inquiétudes. Mais la gauche de la gauche est là, alors tout espoir est permis. Des écolos au parti de gauche qui ni allié ni opposant du PS cherche sa voie, jusqu'aux communistes, comment comprendre ces critiques vagabondes ?

    En fait tout est possible, Mélenchon a commencé à torpiller histoire de faciliter le travail de ceux dont il était membre il y a quelques temps. Mais c'est du passé. Maintenant chef d'un parti, il est revenu pour son université d'été après avoir pris des leçons de gauche chez Chavez. Le problème est que nous ne sommes pas le Venezuela et que notre économie et au bord de la récession, alors, il est aisé quand on n'a aucune responsabilité de clamer 100 jours pour presque rien !

    Le problème pour lui serait de connaître l'écho de ce propos, qui ne devrait pas être à la hauteur de ses espérances. Qui peut penser qu'en 100 jours avec les vacances d'août qu'un gouvernement de gauche écarté pendant 10 années du pouvoir peut en 100 jours modifier profondément la politique précédente, surtout dans une Europe à droite. Ne lui faut-il pas avant tout obtenir des députés et une majorité parlementaire pour constituer une équipe ministérielle. Après, et seulement après, le gouvernement peut légiférer pour appliquer le programme présidentiel, n'est-ce pas ce qu'il fait ? À cela vient s'ajouter les difficultés de la zone euro pour les pays du sud en récession et écrasés par leurs taux d’emprunts. Les difficultés d'agir dans une commission Européenne menée par une Allemagne plus intransigeante que jamais ne facilite pas les choses. Si l'on ajoute l'héritage des plans sociaux laissé par Sarkozy, on se rend bien compte que les propos de Mélenchon sont indignes d'un responsable politique.

    Taxé d'immobilisme par la droite sur la compétitivité des entreprises le gouvernement par la bouche de Jean-Marc-Ayrault, dans son calme habituel, vient d'annoncer des mesures dont le projet de loi de création de la banque publique d'investissements pour la fin de l'année. La réforme du secteur bancaire ferait l'objet d'un projet de loi «au cours du dernier trimestre» et que son objectif était de faire en sorte que «les banques soient pleinement au service de l'économie et de l'emploi». C'était une des promesses de campagne de François Hollande. Rappelons que cette banque aurait pour but d'aider les PME et PMI en difficultés de trésorerie. Rappelons également que le gouvernement à cinq années pour mettre en œuvre sa politique, ce que semble oublier ceux qui déjà le critique.

    Jean-Marc Ayrault a également précisé que le gouvernement se réunirait au cours de la deuxième quinzaine d'octobre pour travailler sur les «enjeux de la compétitivité» ajoutant que des décisions seraient prises «d'ici à la fin du premier trimestre 2013 » sur la réforme de la protection sociale. Par ailleurs le mercredi matin 22 août sur BFMTV et RMC, il a déclaré que la France devait tenir son objectif de déficit de 3% du produit intérieur brut en 2013 et que le pays s'adapterait si la croissance se révélait inférieure aux prévisions actuelles de 1,2% pour l'an prochain.

    La croissance ne se décrète pas, elle se construit pas à pas, mais auparavant ne faut-il pas assainir nos finances. Sur ce point nous avons à trouver 33 de milliards d'euros pour 2013 afin de ramener le déficit public à 3 %, mais cette prévision était accrochée à une croissance de 1 % et si elle n'est que de 0,5 %, c'est 38,5 milliards qu'il faut trouver et 44 milliards si elle est de zéro. Le gouvernement ne s'est pas clairement prononcé sur le moyen d'y parvenir. Mais, il s'engage à l'équilibre en 2017, la foi fait souvent bien des choses. Faut pas rêver l'augmentation de la CSG et d'autres impôts sont à prévoir d'autant que les mesures sociales pompent nos finances.

    Et comme l'écrit Le Monde.fr les riches payeront. La taxe de 75 % sera une taxe patriotique sous forme d’exceptionnel pour le redressement des comptes. 2.000 contribuables seraient concernés. À cette contribution de 75 % s'ajouterait une réforme de l'ISF, ainsi qu'une tranche à 45 % touchant les revenus supérieurs à 150.000 euros. De plus, un plafonnement global à 10.000 euros /an sera institué par foyer fiscal. Il prendra en compte tous les abattements et réductions ainsi que crédits d'impôts cumulés. Le quotient familial serait abaissé à 2.000 euros par demi-part. Cela serait malgré tout insuffisant pour atteindre quelques 30 milliards d'euros pour arriver à 3 % de déficit en 2013.

    Jean-Marc Ayrault s'est surtout préoccupé de répondre à l'urgence poussé par l'opinion. Une baisse limitée et provisoire sur les taxes sur l'essence sans bien en chercher les conséquences sur nos finances. L'augmentation du montant du livret A de 25 % puis d'une seconde augmentation de 25 % d'ici la fin de l'année afin de financer le logement social. Mais les entreprises ne sont pas oubliées puisque le plafond du livret développement durable, actuellement fixé à 6 000 euros, serait, lui, doublé pour financer les PME et les entreprises innovantes. Un relèvement qui entrera en vigueur mi-septembre également, selon Pierre Moscovici.

    Et puis, la création de 150.000 emplois d'avenir par un projet de loi qui sera soumis au parlement dès la fin du mois de septembre. Ces emplois aidés, seraient subventionnés sur un à trois ans par l’État à hauteur de 75 % environ, ils s'adresseront pour l'essentiel au secteur public, et en tout cas non marchand. Notamment les associations ou les sociétés mutualistes, mais aussi qu'au secteur privé, à la marge, pour les secteurs de services aux personnes. Ces CDI ou CDD seront destinés aux jeunes de 16 à 25 ans, peu qualifiés, des quartiers en difficulté ou des zones rurales enclavées. Si l'on ajoute les 80.000 emplois aidés pour 2012 votée cet été, l'addition évaluée fait 1,5 milliards par an. Bien que l'on sache que ces emplois feront de la consommation, et que la sécu en sera bénéficiaire par les charges sur les salaires, ils sont une grosse dépense pour nos finances.

    Quels étaient les choix possibles pour le gouvernement ? Ne pas réduire même légèrement et momentanément la taxe sur l'essence, alors que c'était une proposition de François Hollande, non ! Ne rien faire pour les jeunes non, non plus, leur situation est dramatique. Quand au reste le plafond du livret A augmenté est une bonne chose même si ce ne sont pas les plus nécessiteux qui peuvent y placer 19.125 euros dans un premier temps puis à la fin de l'année 23.906 euros. Le problème est que le livret A ne serait soumis à aucune fiscalité, et que de ce fait ce n'est qu'un transfert des assurances vie vers lui. On déshabille Paul pour Pierre, et ce sont les personnes âgées qui pendant 10 années ont constitué une rente par l'assurance vie qui se trouvent squeezées en payant une fiscalité. 12.000 euros pour le livret de développement durable est aussi une bonne chose pour le financement des entreprises.

    Manifestement, le gouvernement hésite encore à s'engager dans une politique visible d'assainissement de nos finances, attend-t-il de voir comment ses premières mesures agiront ?

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu