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  • Afghanistan la barbarie d'un autre temps,

    une femme Afghane filmée lors de son exécution pour adultère.

    Support Wikipedia Il fallait que ce soit su, pour l'exemple, peu importe l'impact médiatique, sur de l'impunition, on peut tuer des femmes adultérines en Afghanistan. Un crime qui mérite la mort selon leur religion, et c'est le mari de tous les droits qui exécute la sentence. Un tribunal juge pour la forme, histoire de donner une chance au coupable, mais son cas est réglé d'avance, il faut venger l'affront par la mort. Elle écoute la sentence sans même bouger ni chercher à s’enfuir, elle sait qu'elle sera condamnée à mort. Najiba 22 ans est la fille de Sar Gul, sœur de Mostafa et épouse de Juma Khan, qui s'est enfuie avec Zemarai qui serait un commandant Taliban du district de Shiwari dans la province de Parwan. Elle n'a pas été vue dans le village pendant environ un mois, énonce son invraisemblable juge, un homme portant une longue barbe noire, après avoir cité quelques versets du Coran condamnant l'adultère. Mais heureusement, les moudjahidines l'ont attrapée. Nous ne pouvons lui pardonner. Dieu nous dit d'en terminer avec elle. Juma Khan, son mari, a le droit de la tuer. C'est réglé. Par contre l'homme, Zemarai, qui aurait profité de ses charmes n'est pas coupable, c'est toute la différence.

    Pacifier ce pays de sauvages une gageure, impossible sans tous les tuer, ces Talibans. Comment trouver le coupable, ils le sont tous. La femme est une esclave point. Dans le temps, même les esclaves étaient mieux traités, on avait besoin d'eux, de plus on avait payé pour en avoir. En Afghanistan dans ces tribus sauvages, la femme on ne l'achète pas on la donne, alors elle ne vaut rien. En fait a-t-elle été vraiment adultérine, on ne le saura jamais. Elle n'avait pas le droit de disposer d'elle même, de son corps. Résignée elle s'est assise pour expier cette courte liberté.

    À vomir !

    Dix ans de présence Française et beaucoup plus de présence occidentale n'ont rien apporté à ces coutumes d'un autre temps. Dans ces villages ou la civilisation est celle des moudjahidines qui se prévalent du Coran, l'Occident n'a pas prise, seule la force armée permet d'éviter de tels crimes. Mais comment faire pour maintenir une présence civilisatrice ?

    Voici l'image de l'exécution qui est une capture de la vidéo.

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    Il y a des hommes et la femme est assise le dos tourné vers son bourreau. Un voile recouvre ses épaules, et l'homme a qui l'on vient de donner une Kalachnikov, quelques mètres derrière elle, tire deux premiers coups qui manquent leur cible. On aurait pu s'en tenir à ce supplice, non, il fallait la tuer. Un troisième coup l'abat dans la tête, elle s'écroule. Ce n'était pas assez pour lui, il fallait finir le travail par une rafale de dix coups. Elle est bien morte.

    Allah Akbar «Dieu est grand»

    Dans la foule qui assiste les réactions sont multiples. Certains enregistrent la scène sur leur portable, ils sont quand même civilisés, d'autres demandent au tueur de s'arrêter tandis que d'autres ont le sourire des «longue vie à l'islam», «longue vie aux moudjahidines» résonnent. La scène s'est passée dans un village à 100 km de Kaboul non loin de la province de Kapisa ou se trouve nos forces.

    Dans ces villages l'affaire est vite réglée, et en moins d'une heure les femmes accusées passent de vie à trépas. Pour les talibans leur vie n'est rien «Allah» leur donnera la gloire éternelle. La police et l'armée qui étaient mobilisées ailleurs, n'ont pu intervenir. Elles prépareraient une opération pour retrouver les coupables. Le ministre Afghan de l'intérieur a fortement condamné cet acte odieux, un acte anti-islamique et inhumain.

    Des crimes odieux sont perpétrés chaque mois ou règne la charia. Selon l'ONG Oxfam, 87% des Afghanes affirment avoir subi des violences physiques, sexuelles ou psychologiques ou un mariage forcé, voir Les Talibans pires que des barbares.

    Le double jeu du gouvernement Afghan est dénoncé par la société civile. Elle l'accuse de duplicité, d'un coté il épouse la cause des femmes pour recevoir l'aide internationale et de l'autre, il écoute les demandes d'éléments extrémistes. Début mars, le président Hamid Karzaï a ainsi appuyé le Conseil des oulémas, la plus haute autorité religieuse, lorsque celui-ci a édicté que «l'homme est fondamental et la femme secondaire».

    Ce crime a déclenché un mouvement de protestation à Kaboul parmi une centaine de femmes Afghanes impliquées pour le respect de leurs droits.

    Des mères de famille, poussant pour certaines des berceaux devant elles, et des écolières en uniforme scandaient «mort aux hommes qui tuent nos sœurs», quelques jours après que la vidéo a dévoilé l'exécution à l'arme automatique d'une femme de Najiba.

    Les Islamistes ont niés être responsables de la mort de cette femme, pour eux, ils auraient appliqué la vraie charia. De cette réponse découle le problème de l'interprétation de Coran sur la charia.

    L'essence même de la charia est que les hommes seraient des êtres faibles et que de ce fait ils auraient besoin d'être guidés par Dieu. La charia est la loi divine qui laverait tout dès lors que l'homme exécute ses précepts. Selon le Coran, Dieu a révélé une Loi à chaque grand prophète, Noé, Abraham, Moïse, Jésus.

    La charia islamique n’est que la dernière en date de ces législations transcendantes. Le Coran, autorité suprême en matière religieuse, ne constitue pas vraiment un texte législatif. Sur les quelques 6.300 versets qui le composent, 500 environ concernent la vie sociale, et 80 sont suffisamment précis pour fonder des règles, concernant le culte, le jeûne, la pureté rituelle, les interdits alimentaires, les mariages et les divorces, les successions et les tutelles des orphelins, la punition du vol ou de l’adultère, Institut européen en sciences des religions.

    Le gros problème réside dans l'interprétation du Coran. Le Coran ne donne pas comme nos lois laïques une définition précise de la loi. On s'y perd dans la définition de l'adultère. Pour le Coran, l'adultère serait prononcé dès lors qu'une femme est trouvée nue dans le lit avec un homme, mais celui-ci ne serait pas coupable. Les articles concernant le châtiment de l'adultère,

    • 129. Si la femme d'un homme a été prise au lit avec un autre mâle, on les liera et jettera dans l'eau, à moins que le mari ne laisse vivre sa femme, et que le roi ne laisse vivre son serviteur.
    • 131. Si le mari d'une femme l'a incriminée, et si elle n'a pas été surprise dans la couche avec un autre mâle, elle jurera par le nom de Dieu, et elle retournera à sa maison.

    Judaïsme,

    la mise à mort pour adultère est explicitement prévue mais la lapidation est employée aussi dans d'autres cas.

    Levitique,

    Chapitre 20.

    • 10. Si un homme commet un adultère avec une femme mariée, s'il commet un adultère avec la femme de son prochain, l'homme et la femme adultères seront punis de mort.

    La sourate 4 versets 15, 16, 17, 18, 34 disent,

    • 15. Celles de vos femmes qui forniquent, faites témoigner à leur encontre quatre d'entre vous. S'ils témoignent, alors confinez ces femmes dans vos maisons jusqu'à ce que la mort les rappelle ou qu'Allah décrète un autre ordre à leur égard.
    • 16. Les deux d'entre vous qui l'ont commise [la fornication], sévissez contre eux. S'ils se repentent ensuite et se réforment, alors laissez-les en paix. Allah demeure accueillant au repentir et miséricordieux.
    • 17. Allah accueille seulement le repentir de ceux qui font le mal par ignorance et qui aussitôt se repentent. Voilà ceux de qui Allah accueille le repentir. Et Allah est omniscient et sage.
    • 18. Mais l'absolution n'est point destinée à ceux qui font de mauvaises actions jusqu'au moment où la mort se présente à l'un d'eux, et qui s'écrie, «certes, je me repens maintenant», non plus pour ceux qui meurent mécréants. Et c'est pour eux que Nous avons préparé un châtiment douloureux.
    • 34. Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu'Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu'ils font de leurs biens. Les femmes vertueuses sont obéissantes, à leurs maris, et protègent ce qui doit être protégé, pendant l'absence de leurs époux, avec la protection d'Allah. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d'elles dans leurs lits et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Allah est certes, Haut et Grand !

    Si la mise à mort est effectivement prévue, au numéro 10 du chapitre 20 elle s'applique à l'homme et la femme, de plus il faut à leur encontre le témoignage de quatre témoins. Le verset 34 de la sourate 4 énonce clairement l'autorité des hommes sur les femmes, et quant à celles qui ont désobéi, frappez-les.

  • Londres 2012, la fête mondiale du sport,

    dans un markéting capitaliste de haute voltige, mais de toute beauté.

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    Discobole Lancellotti, copie romaine, vers 120 ap. J.-C., palais Massimo alle Terme, cliquez sur l'image.

    Le logo officiel des jeux de Londres 2012.

    Support Wikipedia Le baron Pierre de Coubertin doit se retourner dans sa tombe, il fut le rénovateur des Jeux olympiques d'été en 1884 lorsqu'il fonda le Comité International Olympique CIO, organisateur des premiers Jeux de l'ère moderne si l'on veut bien accepter cette expression au vu de l'évolution. Pensait-il à ce qu'ils sont devenus, un grand commerce international, surement pas. Seuls comptaient la fraternité entre les peuples et la participation. C'est donc un Français, et déjà une gloire pour nous mêmes, puisque le Français reste la langue officielle des jeux olympiques. Athlétiquement nous ne sommes plus une grande puissance, balayés depuis quelques décennies par les grands pays de l'Athétisme mondial. Mais si nous sommes petits nous restons bien classés, par le CIO, au 5ème rang derrière l'Allemagne en 2011. Ce fut à la Sorbonne, dans le même amphithéâtre que celui de son appel que se tint le premier CIO. Et c'est à Athènes en 1896 que les premiers jeux eurent lieu. Tout un symbole eu égard à la Grèce romaine au IIème siècle av J.C ou les combats de gladiateurs devinrent publics et qui furent interdits au IVème siècle ap J.C par le 34ème empereur romain Constantin 1er.

    Pour Pierre de Coubertin la performance venait après, c'était l'amateurisme avec tout ce que cela implique c'est à dire pas grand chose par rapport à ce qu'ils sont devenus, le sport de haut niveau professionnel géré pour le spectacle et le profit.

    Comme il se devait, nous eûmes les seconds Jeux en 1900, à Paris, puis ils furent à Saint-Louis aux États-Unis en 1904, et de nouveau Athènes en 1906, et Londres en 1908. Les jeux avaient lieu tous les deux ans et à partir de 1912 tous les quatre ans. En 1924 nous eûmes les seconds jeux à Paris avec les premiers jeux d'hiver à Chamonix. En 1936 furent les jeux de Berlin sous le troisième Reich de triste mémoire ou Jesse Owens un noir Américain, sur une piste de terre, battit les records du monde du 100 m, du 200 m et du saut en longueur et du relais 4×100 m remportant ainsi 4 médailles d'or, record battu par Carl Lewis avec 5 médailles en 1990 en athlétisme. Adophe Hitler convaincu de la supériorité de la race aryenne quitta le stade rouge de rage, et paraît-il, il alla s'excuser dans le vestiaire auprès de Jesse OWens. C'est en 1948 que Londres eut ses seconds jeux olympiques d'été. C'est donc le premier pays dans l'histoire des jeux à les avoir obtenus trois fois.

    Depuis le monde évolua, quelques 204 pays participent maintenant à ce grand raout du sport, et ces jeux sont devenus à l'image du CIO une confrontation ou règne l'argent tant pour les athlètes professionnels sponsorisés que pour les pays organisateurs. Les grandes manifestations sportives sont devenues un spectacle mondial, attirant de plus en plus de spectateurs par leur diffusion hertzienne autour du globe, et les grands athlètes des stars payées très cher. Ces jeux sont une façon de montrer sa puissance, son nationalisme, et pour cela des pays n'ont pas hésité à pratiquer la culture du dopage même sur des adolescents très jeunes. Former des champions dès l'enfance pour ces pays de l'Est miséreux fut pour eux un moyen de montrer et de faire croire en la politique de leur culture. Cette culture reste pratiquée en Chine pour sa gloire à être la plus grande puissance athlétique mondiale.

    Le gigantisme des Jeux de Londres imposa des infrastructures d'accueil pour les milliers de touristes, les presses, les officiels, les personnalités, les chefs d’État, les athlètes, les lieux de rencontre villages et magasins, les moyens de transport, les stades, les plans d'eau et rivières, les restaurants, pour quelques 16.000 athlètes et officiels, et des lieux de culte pour 39 disciplines dans 26 sports. A cela il faut ajouter les services de santé, les contrôles, la sécurité, 40.000 gendarmes et policiers, militaires et moyens d'attaques terrestre et aériens. Une idée, 356 paires de gants de boxe, 600 ballons de basket, 2. 200 ballons de football, 6. 000 cibles de tir à l'arc, 26. 400 balles de tennis et 120. 000 préservatifs ont été provisionnés pour ces Jeux, sans parler des 10.000 toilettes provisoires. Qui aurait pensé que ces jeux sont aussi un vrai lupanar ?

    Rien d'étonnant qu'ils soient l'un des plus chers de l'histoire avec un coût de l'ordre de 11,5 milliards d'euros, un coût qui serait triplé par rapport à son estimation initiale.

    Nous avons échappés à la catastrophe.

    Bien sûr autant d'argent dépensé pour si peu de temps entre le 27 juillet et le 12 août est une gageure mais l'évènement quand on l'a obtenu, il faut le réaliser. Alors on ne regarde pas s'il y a des malheureux qui vivent dans une grande pauvreté entassés dans des banlieues pourries, cela leur donnera du spectacle s'ils peuvent payer les entrées. Surtout cela flattera leur nationalisme d'appartenir à une grande nation et pendant ce temps ils oublieront leur misère. Tout n'est pas négatif, cet argent donna du travail à tous les corps de métier, et puis ce fut une modernisation de Londres qui n'aurait peut être pas été faite sans ces jeux. D'un coup elle prit 10 années d'avance. Dans ces conditions rien n'est perdu, ces stades et autres lieux de jeux resserviront. Et puis, il y a les coûts payants des retransmissions télévisuelles à plus de 2 milliards d'individus, ainsi que les coûts des entrées aux stades, et les dépenses de ces touristes pendant la durée des jeux. Impossible à chiffrer, ce n'est qu'à la fin que l'on fait un bilan approximatif, histoire de voir, mais qui ne sert plus à rien.

    Ce qui compte c'est que les jeux soient réussis, sans désastre et que tous repartent satisfaits des médailles qu'ils ont obtenues. Les jeux olympiques bien plus que toutes les compétitions sportives internationales sont celles qui engagent des moyens énormes. Le top fut les jeux de Pékin avec un coût de 42 milliards d'euro, mais il y avait tout à faire. Et puis Pékin se devait d'être à la hauteur. Les moins couteux furent ceux de 1984 payés par le privé. Ah ces Américains !

    David Cameron trouvera bien par quelques taxes dont il a le secret pour renflouer les finances déjà mise à mal par le jubilé de la Reine.

    Les supers stars comme Usen Bolt le plus rapide au monde avant ces jeux peuvent remporter des contrats valant aux alentours de 200.000 € à 400.000 €, et pour les autres 100.000 €. Par rapport aux stars mondiales du basket professionnel de la NBA, des joueurs de foot et tennismans, ils restent des petits. L'athlétisme est un sport de second ordre médiatique, les fréquences des compétitions ont lieu surtout aux beaux jours. La valeur de l'athlète n'en est pas moins aussi honorable si non plus, et bien souvent il pratique l'athlétisme sans qu'il en tire de l'argent. Il est avant tout un sport d'amateur, un sport de vie et de santé, qui ne paie que lorsque l'on devient une grande star.

    La cérémonie d'ouverture fut un grand spectacle ou l'histoire raccourcie du Royaume-Uni fut évoquée devant plus d'un milliard de personnes. Pendant une heure et demie Danny Boyle fit de cette cérémonie une œuvre différente de tout ce que nous avions assisté auparavant. L'évocation du développement industriel de la grande Bretagne constitua le must avec ces cheminées qui sortirent de terre, grandiose. Cette forge géante ou l'on vit le métal en fusion s'écouler dans les moules et les forgeront frapper le fer fut d'un réalisme so British. 80.000 spectateurs, 155 chefs d’États et de gouvernement, 10.000 volontaires ont maintenu le regard des spectateurs jusqu'au défilé des 204 nations participatives. Oublié le coût de 34 millions d'euros de cette cérémonie, seule comptait la qualité du spectacle. Dans le ciel attachés à des câbles quatre anneaux virent glisser les uns vers les autres pour former avec un cinquième s'élevant de la forge le symbole olympique des cinq Continents par des anneaux entrelacés. Et puis, au final une explosion d'étincelles s'abattit sur la scène dans un fracas assourdissant de tambours.

    Restait un mystère qui allumerait la flamme ? Ce fut David Beckham qui l'apporta d'un bateau sur la Tamise en mémoire au grand champion de l'aviron que fut Steve Redgrave, vainqueur de cinq médailles d'or en cinq J.O. Le parcours final de cette flamme fut fait par 7 jeunes athlètes qui enflammèrent un calice de 205 pétales donnant ainsi dans une ambiance émotionnée l'ouverture finale de ces jeux.

    Document 20 minutes.fr, cliquez sur l'image

  • Peugeot, le contexte, la politique, le plan Montebourg,

    après le calumet de la paix entre Ayrault et Varin des pansements.

    Support Wikipedia Nous sommes tous inquiets de la situation de Peugeot reflet de la situation générale de l'automobile Française qui ne vend pas assez de voitures. Puisque l'on ne vend pas assez de voitures c'est que les commandes ne le permettent pas. Et si, elles ne le permettent pas, on ne peut fabriquer plus que ce que l'on peut vendre. C'est tout simple à dire mais c'est dramatique par ce que cela touche un secteur majeur de notre économie qui emploi une forte main d’œuvre. Et la question qui se pose faut-il soutenir cette activité alors que la crise fait que les Français ne gagnent pas assez pour en acheter, et les entretenir, ils préfèrent garder aussi longtemps que possible leur vielle voiture.

    L'austérité imposée montre son vrai visage, le chômage, la chute de la consommation, la rigueur imposée par ces traités sur la gouvernance, le TSCG, poussé par nos gouvernants à quoi servira-t-il s'il n'y a plus personne qui travaille ? Cette mondialisation que notre Europe libérale ne sait combattre nous mène à notre perte, par des vagues de chômeurs. L'Europe, l'Europe disait de Gaulle, mais une Europe différente.

    Garder sa voiture c'est d'ailleurs ce que je fais. Et ce n'est pas la réduction de la charge patronale de 3,2 % pour qu'elle soit égale à celle de l'Allemagne qui me ferra changer d'avis, voir Le faux problème des charges patronales, et aussi Le coût du travail les exagérations de PSA. C'est beaucoup plus avec le carburant, l'assurance, les péages, le garage, les parkings, l'entretien qui pose problème. Pour une Clio III 6 cv essence 9022 km/an parcourus, l'Automobile club a chiffré en 2011 un coût de 5.976 € sans tenir compte des PV et des retraits de points, voir du permis. Comment font les Français dans la situation actuelle et bien, ils font exploser leur épargne, l'inconfiance dans leur avenir est la prudence.

    Le parc automobile Français comptait début janvier 2012 38 millions de véhicules. Il n'a progressé en 10 ans que de 1 % par an en moyenne. Cela signifie que l'on est saturé de voitures. Le monde change, il aspire a plus de qualité de vie, la voiture pollue tout en étant un danger sur la route, c'est un luxe devenu un fléau.

    La première chose qui vient à l'esprit est qu'il ne faudrait pas faire comme pour la sidérurgie c'est à dire soutenir avec notre argent une activité vouée, à sa perte. L'industrie automobile Française est importante en termes d'emplois, mais aussi en tant que vitrine mondiale, il nous faut donc être présent sur le marché. C'est aussi un domaine de développement technologique important, alors il nous faut aider ce secteur autant que faire se peut, dans une reconversion qui demandera du temps.

    Il y a trois ans, Sergio Marchionne, le PDG de Fiat, déclara que les constructeurs généralistes qui survivront à la décennie actuelle devront produire plus de 6 millions de voitures par an. PSA est à 3 millions et Renault, avec Nissan, à 2,3 millions en 2010.

    Pourquoi ne pas fusionner les deux constructeurs cela ferait 5,3 millions de voitures an ?

    PSA est au 6ème rang mondial et Renault au 11ème rang, cette fusion nous ramènerait au 4ème rang derrière Volkswagen.

    L'argument est évident, les études et fabrication regroupées supprimeraient les doublons, les coûts d'achats des composants seraient réduits avec une standardisation adaptée, et ils porteraient sur une plus grande quantité pour un seul donneur d'ordres. Ça existe déjà direz-vous certes, mais pas sur tout.

    Pierre Escande dans Le Monde édition d'abonnés nous apprend qu'en 2005 la politique de modules de Volkswagen avait cinq ans d'avance sur celle des Français. Elle lui fit économiser 20 % sur ses coûts et 30 % sur les heures d'ingénieurs. Cela représenta plusieurs points de marge qui expliquent l'envolée de ses bénéfices, qui réinvestis dans la recherche, l'outil de production et l'élargissement de la gamme lui donna du souffle.

    C'est aussi une politique commerciale qui se voulait franco-française que Peugeot a appliquée. Cette entreprise conservatrice paraît donc, par rapport aux Allemands, avoir eu des difficultés à évoluer, vers des méthodes commerciales et de production plus modernes. Il aurait fallu bien avant que le gouvernement précédent réagisse à ses difficultés. Seulement, elle est privée et seule en mesure de définir sa politique. Alors le gouvernement arrosait avec notre argent sans contre parties, sans une volonté de faire évoluer Peugeot sur le long terme. Les difficultés de Peugeot sont celles de tous les Français et ce manque de volontarisme du gouvernement précédent montre aujourd'hui son échec. En d'autres termes, il est devenu coupable par le fait qu'il fut battu aux élections, ce qu'il n'avait pas prévu.

    La gauche arrivant aux affaires reçoit en héritage cette bombe sociale, pas la seule, et notre ministre du redressement productif, qui encaisse une foule de plans sociaux, n'est pas comptant d'autant qu'il trouve qu'il y a un grave problème sur la stratégie de Peugeot. «Nous avons un vrai problème sur la stratégie de Peugeot, l'alliance avec Général Motors, le comportement de l'actionnaire», a-t-il clamé le mercredi 18 juillet sur France Inter, quelques heures avant de recevoir le patron du groupe Philippe Varin.

    Il fut donc la cible de ces politiques sans honte, qui ne se rappellent pas comment Nicolas Sarkozy traita les socialistes lorsqu'il vint aux affaires au ministère de l'intérieur. L'UMP jugea irresponsable les attaques de Montebourg et son président du Conseil de surveillance Thierry Peugeot les vécues mal. Quoi de plus normal de mettre un important dirigeant devant les erreurs de sa politique, elles ont une conséquence sur l'ensemble de la Nation. Ces 8.000 licenciés et plus seront tôt ou tard à la charge des Français même si les bonnes intentions de PSA sont de ne faire aucun licenciement sec. On sait bien que c'est toujours un déchirement si l'on est amené à changer de lieu de travail donc de lieu d'habitation. Et même si tous les «Peugeot» seraient reclassés correctement, mais ceux des sous traitants, que deviendront-ils ?

    Attaqué comme il l'a été, Arnault Montebourg s'expliqua dans une interview à Libération. Je ne veux en aucun cas blesser le groupe PSA. «Ni ses dirigeants, ni ses salariés. J'ai personnellement une histoire affective avec cette marque, comme beaucoup de Français». Je veux protéger l'avenir de cette entreprise, de ses usines en France, de ses salariés, ajoute-t-il. «Mon ministère n'est pas celui des mondanités, c'est celui de l'action et du rassemblement patriotique au service de notre industrie». «Nous n'esquiverons pas les problèmes et les désaccords. Nous n'enfouirons pas les dossiers comme nos prédécesseurs dans les armoires profondes de la République». «Ma méthode, c'est la négociation franche pour, ensuite, rassembler tout le monde autour des difficultés et les surmonter ensemble», explique-t-il. «Nous sommes dans une situation d'urgence économique et sociale qui exige que chacun fasse un effort». On ne peut être que de cet avis, mais il aurait du y mettre la forme bien que nous n'étions pas présent à cette entrevue, et que nous ne savons pas ce que Thierry Peugeot lui a déclaré ?

    Le problème est peut être qu'il aurait aimé être reçu par le président de la république, un ministre du redressement productif qui n'a jamais travaillé en usine, et qui n'a jamais porté les responsabilités d'une entreprise comme PSA, peut être considéré comme dégradant. Il aurait raison, mais François Hollande applique le respect des institutions, se sont ses ministres qui sont en charge des dossiers et je trouve cela très bien.

    Le 25 juillet le président de la république en Conseil des ministres a soutenu le plan présenté par ses ministres à la filière automobile. Auparavant, le premier ministre déclara que le gouvernement avait choisit d'être offensif dans un plan très ambitieux, ajoutant il faut «faire face dès maintenant pour que la négociation entre la direction de PSA et les salariés avance dans les meilleures conditions possibles».

    Auparavant comme un fait exprès, la direction de Peugeot dévoila ses pertes pour bien marquer l'importance de ses difficultés. Elles sont lourdes 819 millions d’euros, contre un bénéfice net de 806 millions au premier semestre 2011, voir PSA chiffre ses mesures d'économie et dévoile une perte de 819 M€. Cela n’empêcha pas l’action de progresser à la Bourse de Paris, comme si elle connaissait le plan du gouvernement. Le titre, éreinté ces dernières semaines, progressait de 3,78% à 6,48 euros vers 10 heures, , soit la plus forte hausse du CAC 40. Tout n'est pas perdu.

    Quelles sont les grandes lignes de ce plan, tout débord la politique développement. C'est une exigence du gouvernement. Il annonce qu'il sera exemplaire pour que 25 % des nouveaux véhicules de son parc automobile, soient électriques ou hybrides. Pour appuyer cette exigence vers les futurs acheteurs il augmente le bonus écologique à 7.000 € contre 5.000 € et à 4.000 € pour les hybrides au lieu de 2.000 €. De plus, il accélérera l'implantation de bornes de recharges électriques pour les voitures au tout électrique et pour les hybrides. La balle est donc dans le camp de PSA pour activer la production de ses voitures. Cela revient à dire que pour le moment l’État ne donne quasiment pas de bonus puisque la production de PSA en écologique et hybride est négligeable et surtout majoritairement fabriquée hors de France. Toyota domine l'hybride avec la Prius, la Grande Bretagne l'Auris, la Yaris est fabriquée à Valenciennes par Toyota. Les quatre modèles électriques les plus vendus en France sont fabriqués à l'étranger Japon, Italie, Turquie. Le parc des voitures écologiques et hybrides Françaises ne représente que 1 %.

    La dessus, pour les véhicules thermiques faiblement polluant, les bonus sont augmentés de 100 € à 150 € en fonction du niveau de CO2 / km. Pour les véhicules émettant entre 61 et 90 g de CO2 /km le bonus serait à hauteur de 400 €. Le plan en outre ne mentionne pas de renforcement du malus de 200 à 3.600 € imposés actuellement aux véhicules plus polluants. Pour les grosses voitures le malus pourrait doubler. Son niveau sera précisé dans la loi de finance de 2013. L'objectif est de financer les bonus dont le coût en 2013 serait de 490 millions, par les malus. Ces mesures applicables immédiatement pour les bonus concerneront tout le monde, et seront valables jusqu'à la fin de l'année, puis précisées dans la loi de finance de 2013. Les malus seront appliqués dans quelques mois. La prime à la casse est supprimée, son coût trop élevé et son efficacité est insuffisante. Elle bénéficiait également à l'achat de voitures étrangères.

    En échange de ces incitations, l’État demande des contreparties, «nous voulons une visibilité sur leurs sites à moyen terme, dit-il, visant l'incertitude entretenue par PSA sur le site d'Aulnay-sous-Bois depuis un an». «Nous leur demandons de nous accompagner dans la musculation de la sous-traitance». Cela passera aussi par un renforcement du dialogue social dans toute la filière.

    Les sous traitants ne sont pas oubliés 600 millions leurs seront débloqués. La banque des PME, Oseo, devrait mobiliser 150 millions d'euros pour «soutenir leur trésorerie», et ils pourront «solliciter plus de 450 millions d'euros de financement dédiés à la modernisation des sites et l'investissement industriel». Les PME sous-traitantes «stratégiques» profiteront, en outre, de 260 millions d'euros de crédit disponible immédiatement pour leur développement auprès du Fonds de modernisation des équipementiers automobiles, qui sera prolongé.

    Le projet prévoit d'appuyer de 350 millions la réorientation pour les investissements d'avenir. Ils seront intégrés au programme d'avenir «en lien avec les pôles de compétitivité, la banque publique d'investissement, la Banque Européenne d'Investissement et l'Union européenne».

    Ce plan représente le tiers du coût d'un plan évalué à 1,8 milliard d'euros, mais qui ne comprendrait que 170 millions de dépenses nouvelles au titre du bonus-malus.

    C'est donc un plan d'ensemble, concocté un peu vite, qui n'attend plus que la mise en œuvre par PSA. Ce qui importe outre, les licenciements, c'est la restructuration du site d'Aulnay pour laquelle Philippe Varin s'est engagé à faire le maximum. Attendons !

    Ce plan ne peut résoudre à lui seul les difficultés de l'industrie automobile Française qui sont profondes. Ce ne peut être qu'une œuvre de longue haleine faite de plans successifs jusqu’au changement complet de notre façon de vie. Mais plus que tout, c'est l'austérité imposée par cette Europe qui a accordé un volet croissance à faire mourir de rire le plus optimiste. Cette perte de croissance conditionne le manque de confiance en l'avenir.

    Le nombre de chômeurs vient encore de faire un bon en mai de 0,8 % le portant à 23.700 de plus ! En incluant les personnes exerçant une activité réduite, ce sont 4,395 millions de personnes qui étaient à la recherche d'un travail, un record depuis la mise en place des ces statistiques en 1991, soit une hausse de 48. 400 demandeurs d'emploi, + 1,1 % en un mois, selon les chiffres de la Dares. Comment voulez-vous acheter une voiture ?

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