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La contre attaque de Sarkozy, dès la levée de son immunité,

selon un plan préparé à l'avance ?

Support Wikipedia Son immunité présidentielle a été levée le samedi 16 juin à 0 heure, et le même jour, il fait adresser une copie certifiée conforme de son agenda de 2007 avec un dossier de sept pages d'observations et de témoignages au juge Michel Gentil chargé de l'affaire Bettencourt pour laquelle il est accusé de financements illicites lors de sa campagne de 2007. C'est son avocat Maître Thierry Herzog qui a envoyé samedi ce dossier d'après le Journal Du Dimanche, du 17 juin 2012.

Cette attaque vise à contrer pour le moment son implication dans l'affaire Bettencourt, mais il est soumis a bien d'autres accusations dont celle de l'affaire Karachi. Le Figaro.fr fait l'inventaire des affaires qui pourraient le toucher. Outre Bettencourt et Karachi, il cite les sondages de l’Élysée, le financement Libyen de 2007, des casseroles qu'il traîne qu'il serait bon de clarifier. Voir aussi Robert Bourgi le porteur de valises.

Sa liberté retrouvée lui permet de prendre les devants dans ce dossier avant que le juge ne se soit prononcé d'une quelconque demande à son égard. Par cette action, il tient a apporter au juge Michel Gentil les éléments qu'il juge irréfutables sur les prétendus rendez-vous secrets au domicile des «Bettencourt» en 2007. Ils auraient été matériellement impossibles d'avoir pu être effectués. Il tient donc à tuer dans l’œuf toute demande de comparution. Selon son avocat l'agenda et les témoignages parus dans la presse, permettraient de démentir formellement la mise en cause de son client dans ce dossier ? A noter simplement que Sarkozy n'était pas le trésorier de l'UMP mais Eric Woerth en 2007. Le juge enquête sur des témoignages d'anciens employés prétendants avoir vu Sarkozy chez les Bettencourt début 2007 lors du vivant d'André Bettencourt. La grande bagarre commence bille en tête, elle vise à démentir hormis un rendez-vous de 25 minutes à la date du 24 février 2007, que Nicolas Sarkozy n'aurait pu mettre les pieds chez les Bettencourt à une toute autre date de cette année là, le JDD du 16 juin 2012.

Or si l'on en croit ce qu'écrit Le Canard Enchaîné du 20 juin 2012, la rencontre du 24 février figure bien (sur l'agenda de Sarkozy) pour un entretien seul à seul, avec André Bettencourt, mais elle serait la seule. Et Maître Thierry Herzog y verrait la preuve que les allégations de certains témoins seraient pure affabulation. De plus, l'agenda d'André Bettencourt, retrouvé par les enquêteurs porterait, à la date du 24 février 2007, la mention NS accompagnée d'un n° de téléphone. Il s'agirait de celui du secrétariat permanent au ministère de l'intérieur. Plus encore, le chauffeur de «Monsieur», «mais le nom n'est pas précisé», à raconté sur procès verbal avoir repéré un homme qui allait et venait devant le portail.....un fonctionnaire en repérage pour la visite du ministre de l'intérieur Nicolas Sarkozy.

Des 400.000 euros qui arrivent de Suisse en 2007 !

Le retour d’une commission rogatoire de Suisse, démontre des venues d’espèces en provenance des comptes helvétiques de Liliane Bettencourt, et le juge Michel Gentil dans son ordonnance du 22 mars, demande le placement sous mandat de dépôt de Patrice de Maistre, l'ancien gestionnaire de la fortune de Madame Bettencourt. Le juge est amené ainsi à citer trois fois le nom de Nicolas Sarkozy !

1 - Il observe que le 5 février 2007 que, 400.000 euros arrivent de Suisse, «deux jours avant le rendez-vous discret entre de Maistre et Woerth», dans un café parisien, «à proximité du siège de campagne du candidat Nicolas Sarkozy». 2 - Le magistrat remarque que le 26 avril 2007, une deuxième remise de 400.000 euros a lieu «le jour» où le photographe François-Marie Banier, ami de Liliane Bettencourt, écrit dans son journal que celle-ci lui confie, «de Maistre m’a dit que Sarkozy a encore demandé de l’argent. J’ai dit oui. Comment puis-je savoir s’il lui donne vraiment ? Vous verrez ce que c’est l’argent». 3 - «Il convient de noter, poursuit le juge Gentil, que des témoins attestent d’une visite du ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, au domicile des Bettencourt pendant la campagne électorale de 2007».

Lu dans le JDD du 03 juin 2012.

Il sera extrêmement difficile de prouver que Nicolas Sarkozy a reçu de l'argent ce jour là. Personne ne le dit. Nicolas Sarkozy aurait été vu maintes fois par les employés dans l'hôtel particulier de Neuilly ? Les agendas des Bettencourt, selon le JDD, ne mentionnent qu'une visite d'un quart d'heure le 24 février 2007 ! Il y aurait donc convergence entre les agendas des Bettencourt et les dires de Nicolas Sarkozy sur cette date.

Les dires des employés ne signifient rien, ce n'est pas par ce qu'ils auraient vu Nicolas Sarkozy chez les Bettencourt en 2007, qu'il aurait touché de l'argent, le 24 février !

Le journal Du Dimanche est sybilin quand il écrit, «incarcéré depuis le 23 mars un homme le sait si des fonds secrets des Bettencourt étaient destinés ou non à la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy». Mais quel homme ? Puis, est cité Patrice de Maistre qui, entendu deux fois, soutient que non ! Tout ceci ne tient pas la route, c'est d'ailleurs la conclusion du JDD, «pas certain donc que le dossier, sur les bases actuelles, suffise à coincer Nicolas Sarkozy, comme avant lui le trésorier de sa campagne, Éric Woerth, mis en examen pour trafic d’influence passif et recel de financement illicite de parti politique».

Il faut donc attendre des éléments plus significatifs, en particulier ou sont passées les remises de 400.000 euros ?

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