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Gadget ou pas François Hollande n'est pas Sarkozy,

et quoi de plus naturel que son attitude soit différente !

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Sur France 2 le 29 mai, document francetvinfo.

Support Wikipedia Une cure de désintoxication titre sur son blog Françoise Fressoz éditorialiste au Monde. C'est vrai, l'un est poli, cultivé, le précédent ne l'a pas toujours été, plutôt grossier à ses débuts, et quelque peu pédant prenant son succès comme une gloire d'avoir vaincu tous les obstacles politiques, c'était lui et rien d'autre. Bling bling, aussi histoire de montrer qu'il pouvait régner en maître, rien n'était de trop pour marquer sa puissance. Voyages, divorce, mariage, coup d'éclats avec les infirmières Bulgares en piétinant le travail des autres avant lui. Puis ce fut l'Union de la Méditerranée, Sarkozy devenait flamboyant, l'argent coulait à flots. Mouammar Kadhafi, Bachard el Assad à l'Elysée, la belle époque vous dis-je, Sarkozy ne se sentait plus, tout lui était permis, dépensant sans compter. Alors François Hollande fait petit, petite voiture hybride, s'arrête aux feux rouges, prend le train, réduit son salaire et celui de ses ministres, que des gadgets, quel pauvre président. Jusqu'à ce que David Pujadas, au journal de 20 heures le 29 mai 2012, lui pose la question sur son style. Il veut faire simple et non médiocre ou banal répondit-il sur son voyage à Bruxelles. «Ça m'a obligé à rentrer plus tard et alors ?» S'est-il interrogé. «Je préfère non pas faire des économies, mais faire simple. Et aujourd'hui, je suis devant vous, je ne vous ai pas invité à l’Élisée. Je ne vous ai pas demandé de faire une émission spéciale. J'ai répondu à vos questions sur le plateau».

C'est fou comment Sarkozy à traumatisé la France au point que les François lorsqu'ils trouvent un président comme vous et moi se disent mais, il n'est pas normal ! Un président doit prendre l'avion, au moins avec deux c'est plus présidentiel. Quoi, seulement une petite escorte de gardes du corps, l'image vous dis-je à ce peuple de France qui aime les ors et les stras. Il réduit de 90 à 60 le nombre de personnes affectées à sa sécurité. Mais aussi la diminution de parc automobile de l’Élysée avec des voitures hybrides de taille plus modeste, et aucun conseiller n'aura une rémunération supérieure à la sienne. Pas de garden-party pour le quatorze juillet. Cela va lui porter préjudice, regardez comment les Anglais font avec les soixante ans de règne de leur reine Élisabeth II, ils ont tout comprit. Pendant ce jubilé, ils oublient leur misère ce qui fait qu'ils aiment encore plus le faste de leur reine, et qu'importe si cela coûte. Pas François Hollande, ce gagne petit. Ce qu'il faut c'est faire plaisir, distraire.

Et ce David Cameron qui ironise sur la taxation à 75 % des Français qui gagnent plus d'un million par an. Mais attention, il s'agit de millions déclarés, c'est à dire de revenus imposables, c'est autre chose que ce qui et perçu, quand on connait la valeur des experts en fiscalité ! Ce Cameron ferait mieux de s'occuper de ses pauvres de Londres et d'ailleurs, voir Les émeutes de Londres et d'ailleurs. Mais aussi les personnes âgées de plus de 70 ans qui viennent en France pour se soigner. Lamentable à l'image de la droite Française.

François Hollande veut imprimer un nouveau style, trouver le juste équilibre entre une présidence d'action, depuis sa nomination pas un seul jour de non travail, et simplicité. «C'est une présidence d'action, de travail, de simplicité et d'efficacité», assure son conseiller politique, Aquilino Morelle. Il veut faire oublier Sarkozy qu'il accusait d'anormal et qui a meurtri par son style. «Hier, c'était l'hystérisation de la pratique politique. Aujourd'hui, le style est plus linéaire, plus continu. On dit ce qu'on a fait et on fait ce qu'on a dit». Sur la durée, c'est une équation gagnante déclare François Kalfon le délégué national du PS aux études d'opinion.

Il entend respecter l'article 20 de la Constitution, «le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation». «Le président est là pour impulser, fixer les grandes orientations, trancher sur les sujets graves, mais certainement pas pour faire tous les matins des arbitrages interministériels». L'idée est de revenir à une répartition des rôles classique, à l’Élysée la gestion du temps long, à Matignon celle du temps court. Et pas de porte-parole, «c'est aux ministres qu'il reviendra de faire les annonces, pas à tel ou tel membre du cabinet d'annoncer telle ou telle décision». Les collaborateurs du président n'ont pas vocation à s'exprimer dans les médias. Néanmoins le poste de conseiller en communication sera occupé par, Christian Gravel, ancien directeur du cabinet de Manuel Valls à la mairie d'Evry, et Claudine Ripert-Landler, ex-chef de cabinet de l'Association des régions de France, qui connaît le chef de l’État depuis Sciences Po.

C'est vrai qu'il a paru calme, sur de lui au journal de 20 heures le 09 mai, n'ayant rien annoncé de vraiment fort. Sur le SMIC, une augmentation mais limitée pas de chiffre, il faut préserver la compétitivité des entreprises, mais corriger le retard des salaires sur le coût de la vie depuis cinq années. Que du raisonnable. On a trop souvent entendu les critiques qu'il n'avait pas la stature présidentielle, critiques sans fondement puisqu'il montre, sans excès de doigts levés comme son prédécesseur, qu'il là. Il ne connaissait pas les grands de ce monde et cela ne l'a pas gêné. Ils respectent la France qui est un grand pays et je les respecte a-t-il déclaré. Et puis sur la Syrie pas d'emballement, une intervention militaire n'est pas exclue sous réserve que le Conseil de sécurité y soit favorable. S'il le faut je convaincrais Vladimir Poutine et les autres. A moi de trouver une solution qui ne serait pas forcément militaire.

Peine perdue Poutine a dit non lorsqu'il fut reçu pendant plus de trois heures à l’Élysée. Mais, ils se sont quittés en bons termes, et François Hollande fut invité par Poutine. Il faut donc laisser pourrir la situation, pour que la Russie change de position avant qu'elle ne perde ce qu'elle espérait de Bachar el-Assad. D'ailleurs Brack Obama n'a pas fait mieux, voire pire au G20 de Rio, ils ne se sont même pas regardés.

Il est vrai que cette présidence calme n'a pas offert matière à des joutes électorales pour les législatives, normal, pendant des mois les Français aspirent au calme. Ils sont presque aseptisés, l'abstention a été importante. Quant à l'opposition désordonnée, vengeresse, menteuse n'avait pas de possibilités d'attaque autre que les immigrés, dans la droite ligne du FN, et la ruine de la France. Hollande ne fait qu'appliquer son programme qui fut approuvé par son élection.

On connait le résultat, un désaveu complet de cette politique qui doit corriger son égarement dans le populisme du FN. Si elle veut retrouver une crédibilité républicaine, nécessaire à l'équilibre du pays, elle doit affirmer une ligne claire. Quand on entend Bruno Le Maire condamner cette dérive, même si je ne porte pas ses convictions, on se dit qu'il y a quand même des hommes à droite qui ont des valeurs républicaines.

Beaucoup trop d'abstentions. Elle s'exprime par l'inconscience du devoir républicain, qui porte atteinte à la démocratie. Mais aussi au sentiment de ne plus appartenir à la Nation Française, c'est à dire ne pas exprimer que l'on est Français et que l'on a un devoir. C'est aussi un rejet des politiques en général. Et c'est vrai que beaucoup ne sont pas exemplaires, quand on déforme la vérité, quand on renie sa parole en fonction des circonstances, quand on insulte, quand on n'a plus de réponse. Qu'il est difficile de clamer que l'on s'est trompé, et pourtant c'est le début de l'honnêteté. De plus, l'erreur est pardonnable par ce qu'elle est humaine. C'est dans l'erreur reconnue que l'on progresse, pas dans le mensonge. Quand on entend que les socialistes font des accords avec l'extrême gauche, on voit bien l'amalgame entre le NPA, Lutte ouvrière et le Parti de gauche. De tels propos ne sont pas honnêtes, et cela tue la valeur politique. La bi-polarisation de la cinquième république incite aussi à l'abstention dès lors que le président est élu. On sait implicitement qu'il lui faut une majorité législative pour appliquer ce pourquoi il est élu. Alors pourquoi aller voter ?

Le manque de débats nationaux entre l'élection présidentielle et les législatives ternissent la valeur de cette élection. Serait-ce à dire qu'il faut des joutes, des meetings géants pour que les Français se sentent motivés par les élections législatives. C'est à rien n'y comprendre. L'intervention de François Hollande du 29 mai sur France 2 n'a été regardée que part 6,23 millions de téléspectateurs alors que celle de Sarkozy fut par 11,6 millions après son élection en 2007. François Hollande n'a pas intéressé, serait-ce à dire que les jeux étaient faits avant le 06 mai ?

«Je ne suis pas le chef de la majorité c'est le premier ministre, je ne suis pas le chef du parti socialiste c'est Martine Aubry, je suis le chef de l’État. En même temps, je vais demander aux Français devant vous qu'ils fassent en sorte que j'ai une majorité pour le changement». Mais est-ce bien cet appel qui a été entendu, ou bien le fait qu'il soit élu et que cela coulait comme de l'eau de source.

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