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0,1 % d'augmentation des cotisations retraite, pour 110.000 salariés,

et le patronat pousse avec l'opposition des cris d'oies égorgées !

Madame Marisol Touraine ministre des Affaires sociales, document Wikipédia Italia.

Support Wikipedia Cette fameuse retraite à 60 ans, objet de tous les mensonges pour diversions politiques, car elle ne s'applique que pour certains salariés, pas à tous les salariés comme bien souvent l'opposition actuelle n'avait cessé de le clamer, elle est enfin adoptée par le nouveau gouvernement. François Fillon n'avait-il pas déclaré «les syndicats vont être les premiers cocus de la gauche. Cela a souvent été le cas dans l'histoire. La gauche s'était engagée sur le retour de la retraite à 60 ans. Je vois que ce n'est déjà plus d'actualité puisque maintenant, ça n'est plus que pour ceux qui ont commencés à travailler à 18 ans». Laurent Wauquiez, «Hollande ne veut pas rétablir la retraite à 60 ans pour tous, mais les Français le croient, et nous allons faire en sorte qu'ils continuent à le croire. Ce sera un boulet au pied de la gauche, comme le loi Tepa l'a été pour nous». Ce n'est ce n'est donc pas ce qu'ils espéraient, François Hollande ait toujours resté sur une retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencés tôt, c'est donc de l'hypocrisie. Tel Jean-Michel Apathie journaliste d'opposition sur RTL et Canal +, qui oublie de dire, dans ses critiques, que la gauche n'était pas au fait même d'un chiffrage précis éloignée, des comptes publics pendant 10 années, elle ne pouvait faire une estimation précise de cette correction. Fallait-il pour autant ne pas corriger cette injustice d'une retraite pour ceux qui ont travaillé tôt et qui ont cotisés le nombre d'annuités fixées par le précédent gouvernement ? Il est heureux que cette injustice soit réparée. Elle ne toucherait que 110.000 salariés au lieu des 150.000 qui avaient été annoncés par des chiffrages au cours de la campagne. Ce qui compte finalement c'est que ceux qui ont commencés à travailler à 18, 19 ans et qui remplissent les conditions d'application puissent prendre leur retraite au taux plein.

C'est une avancée sociale considérable par rapport aux personnes de mon âge. J'ai commencé à travailler à 16 ans, et à 60,5 ans j'avais 44,5 années de vie salariée, dont seulement 37,5 années furent prises par la Caisse Nationale des Vieux Travailleurs Salariés, CNAVTS. C'est grâce à François Mitterrand que j'ai pu partir à 60,5 ans.

Madame Marisol Touraine ministre des Affaires sociales ne cache pas, que de ce fait, pendant la campagne, c'est au «doigt mouillé», que les annonces furent faites. En effet, le chiffrage définitif a été beaucoup complexe que prévu par le gouvernement. Marisol Touraine déclarant, nous n'avions pas accès aux services de l’État. Mais tout a été fait pour que la promesse de François Hollande soit tenue le plus vite possible.

Voila un langage de vérité que nous aurions aimé entendre du précédent gouvernement.

Cette réforme avait suscité l'annonce de coûts aussi faux les uns que les autres, allant jusqu'à 5 milliards, voire plus, au terme des cinq années de mandature Élyséenne. En fait, le coût ne serait que de 3 milliards, en conséquence, la hausse des cotisations retraites serait moins élevée qu'annoncé. Elle porterait sur une augmentation de 0.1 % sur la cotisation salariée et patronale, soit une hausse quasi indolore de 1,40 euro par mois pour le SMIC de 1398,37 € brut mois pour 35 heures en 2012 et pour 2013 ce ne serait plus 0,1 % mais 0,25 %, et non 0,5 % comme prévus initialement puisqu'elle devait doubler chaque année pour être à 1 % en totalité, salarié + employeur. De ce fait, le salarié payé au même SMIC, verra sa cotisation à 3,49 euros en 2017, au lieu de 7 €. Initialement, le gouvernement comptait, à terme, une hausse globale de 1 point, 0,5 salarié et employeur, de la cotisation vieillesse. Marisol Touraine estima que la hausse pourrait être réduite de moitié, 0,25 pour les salariés et 0,25 pour le patronat. Il faut donc se méfier des fausses annonces qui calculent sur 0,5 % par part en 2017. De plus, il apparaît clairement que le dispositif des carrières longues des salariés ayant travaillé à 17 ans, voire avant, coûterait moins cher que prévu. Dès lors il y avait des marges de manœuvre qui m'ont permit d'ajuster le dispositif déclara-t-elle.

Faut-il crier au feu ? Il n'y a pas d'argent dans les caisses, la gauche ruinerait le pays, faisant porter le poids de cette charge, même, sur les retraités ! Pour 1,40 € par mois et 3,49 en 2017, honteux. De plus, si une telle cette charge ruine le pays, c'est donc que la droite et le patronat ont mis le pays dans une situation catastrophique, et dans ce cas ce sont eux qui en portent la responsabilité.

Le dispositif donne le droit à la retraite à 60 ans à partir du 1er novembre 2012. Pour les personnes qui ont suffisamment cotisé, 41 annuités pour la génération née en 1952, un trimestre de plus pour les générations 1953 et 1954, etc..... Ils devront avoir cotisé cinq trimestres à la fin de l'année civile de leurs 20 ans. Les départs anticipés sont possibles comme depuis 2003, dans le cadre du dispositif des «carrières longues». La réglementation actuelle exige 8 trimestres de cotisations supplémentaires, par exemple 43 annuités au lieu de 41 pour la génération 1952. Le décret fera sauter cette exigence, et il élargit le dispositif à deux classes d'âge supplémentaires pour ceux qui ont commencé à 18 ou 19 ans.

Sous l'impulsion des organisations syndicales reçues le mardi 29 mai, le dispositif fut élargit aux femmes et aux chômeurs malgré les cris du patronat. Le décret permettra de compter jusqu'à deux trimestres supplémentaires de congé maternité, ce qui concernera en particulier les mères de trois enfants ou plus. En outre il s'étendra de deux trimestres de chômage pour les chômeurs, ce qui n'était pas le cas jusque-là.

Mais, le patronat n'a pas tord lorsqu'il s'élève par le fait que les effets financiers à moyen et long termes sur la viabilité du système n'ont pas été rendus publics. Le gouvernement n'a en effet pas rendu public, ni transmis aux partenaires sociaux, les chiffrages de toutes les possibilités envisagées. Marisol Touraine a même refusé de se rendre devant la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale pour être interrogée. Bernard Accoyer, le président de l'Assemblée, a estimé qu'il s'agissait «d'un déni de démocratie parlementaire» de la part du gouvernement.

Pour Marisol Touraine il s'agissait d'un engagement électoral très clair de François Hollande. Les Français ont tranché. «Laurence Parisot voulait négocier quelque chose qui n'était pas négociable» défend-t-elle en retour. Cela permit à la CFDT de lui répondre, «nous n'avons pas entendu Laurence Parisot se plaindre quand le gouvernement précédent durcissait les conditions de départ sans aucune concertation» a clamé François Chérèque. François Hollande n'aurait fait que trancher mardi 05 juin en déjeunant avec le premier ministre. C'est donc dans la rapidité que la décision fut prise.

Il est clair que le gouvernement désirait aller vite pour les élections législatives en donnant un signe fort à la gauche qui attendait cette décision. Le texte ne devrait être officiellement publié que début juillet, après consultation légale des caisses. En d'autres termes, c'est le respect de la promesse de campagne de François Hollande qui devait être satisfaite puisque élu par les Français.

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