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  • La Grèce sera-t-elle la clé qui fera admettre les euro-obligations

    aux dirigeants de la zone euro qui y sont opposés ?

    Support Wikipedia Tout est une question d'intérêt, de milliards d'euros, pas de solidarité, voila l'Europe telle qu'elle est construite. On ne peut rien faire avec cette philosophie autre que du commerce qui mine les pays avancés au profit de ceux qui le sont moins. L'ouverture des frontières au sein même de la zone euro sans des règles de concurrence la conduit à sa perte. Le problème des échanges a été mal pris, il eut fallu d'abord commencer par structurer la potentialité industrielle des pays sous équipés, mais pas sur le dos des autres. La Grèce est un pays fortement agraire, l'industrie est peu développée, ses moyens ne sont limités principalement qu'au tourisme. Nos exportations se chiffraient en 2005 à 3,6 milliards d'euros pour 520 millions d'importation. La Grèce n'aurait jamais dû être intégrée à la zone euro, et c'est l'Allemagne qui a poussé pour qu'elle le soit.

    Son avenir dans la zone euro pourrait être mesuré, à retrouver un équilibre budgétaire, par la comparaison de deux masses de milliards d'euros représentant chacune le coût de sa sortie de la zone euro, à celui de son maintien. Celle qui sera la moins lourde devrait faire pencher vers la décision. Les opposants à une mutualisation de la dette ont l'argument massue de clamer que c'est récompenser les pays qui n'ont pas été vertueux dans leur gestion. C'est vrai jusqu'à un certain point dès lors qu'après avoir fait subir à leurs concitoyens des plans d'austérité aussi drastiques les uns après les autres, ils se trouvent acculés à accepter, pour la Grèce sa sortie de l'euro ou a payer pour qu'elle y reste. Et de plus, ils promeuvent que les euro-obligations ne serviraient qu'aux États pas à leurs concitoyens, c'est leur faire porter une intention sans fondement. Mais quelque soit leur décision, ils paieront, la sortie de la Grèce entrainera des difficultés dans les autres pays. Ceux qui souhaitent son maintien sans mutualisation de la dette dans la zone euro auront a résoudre l'équation, la Grèce peut-elle supporter des taux d'emprunts de 22 % après qu'ils ont été près de 36 % en février 2012 comme le montre le graphique ci-dessous,

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    Document Olivier Berruyer, Les- Crises.fr, cliquez sur l'image.

    Entre août 2011 et février 2012 le taux d'emprunt à 10 ans pour la Grèce a fait un bon de 140 % passant de 15 % à 36 %. Pendant ce même temps, le CDS, Crédit Default Swap qui mesure l'assurance financière de remboursement d'un pays est passé de 1.800 € à plus de 10.000 €. Sans entrer dans plus de détails, ils sont donnés par la référence citée, on voit bien qu'elle ne pourra jamais obtenir l'équilibre budgétaire tant clamé par les partisans de l'austérité à toutes fins. La mutualisation de la dette serait un moyen de compenser l'interdiction des banques nationales de prêter directement à leur État, l'obligeant à le faire à des banques privées subventionnées par les mêmes banques d’État, un comble ! C'est cette fameuse loi du 03 janvier 1973 dite loi Pompidou-Giscard ou loi Rothschild, reprise dans le second traité de Lisbonne, et étendue à la BCE qui veut cette absurdité. Cette loi pouvait s'expliquer en 1973 afin d'éviter de battre monnaie, mais actuellement elle ne fait que l'enrichissement des banques privées. Elle étrangle des pays par les taux de prêt que les banques pratiquent. On se demande donc comment ses pays peuvent promouvoir cette politique autrement que par égoïsme tout en clamant qu'ils souhaitent que la Grèce reste dans la zone euro ?

    On ne comprend pas !

    On peut toujours clamer comme Christine Lagarde, dans un entretien au Guardian, que les Grecs devraient payer leurs impôts, et s'entraider collectivement, ce qui est exact, mais on peut payer des impôts que si on gagne de l'argent, et dans le cas actuel, c'est plutôt le contraire. Les Grecs paieraient d'avantages d'impôts que ce qui est clamé, d'après Jacques Saphir économiste dans Marianne. Là, se mesure son hypocrisie. Ceux qui ne payaient pas leurs impôts et qui avaient recours aux paradis fiscaux et, pour qui, l'entraide ne pouvait être qu'un mot, sont ceux de son obédience politique, c'est à dire la droite. Tous les autres, la grande majorité du peuple Grec, payait et payent leurs impôts qui, pour les fonctionnaires, étaient et sont prélevés à la source. Pour les autres la fraude était massive paraît-il ? Que les Grecs vivaient au dessus de leurs moyens c'est aussi vrai. Mais cela ne doit pas masquer notre responsabilité de l'avoir acceptée dans la zone euro. Les fraudes, les mensonges de ses dirigeants et le manque de transparence de son équilibre budgétaire notamment par la levée de fonds hors bilan et par le biais d'instruments financiers mis au point par la banque d'investissement Goldman Sachs, pour s'intégrer à la zone euro afin de bénéficier de profits sur le dos des autres, est indéniable. Mais c'est dépassé, et la question est que fait-on de la Grèce dont le nombre d'habitants n'est que d'environ 11 millions de personnes sur 331 millions pour la zone euro, c'est 3, 33 %, c'est à dire autant que la région parisienne ! Tout dépendra du coté ou penchera le fléau de sa balance.

    Pour la France comme pour l'Allemagne, nous avons contribué à soutenir sa dette dans le cadre du fond Européen de stabilité financière FESF. De l'ordre de 90 milliards d'euros à son origine, avec une contribution élargie dans le cadre de son élargissement à 158 milliards d'euros, toutes deux représentent un peu plus de 20% du total. François Hollande est donc partisan de son maintien de même que l'Allemagne. Quant à sa contribution initiale, c'est de l'ordre 119 milliards pour une contribution élargie de 211 milliards d'euros toutes deux représentent 27 % du total. L'Allemagne et la France sont les plus importants contributeurs.

    La dernière aide financière d'un montant global de près de 160 milliards d'euros, prévoyait 109 milliards d'euros de nouveaux prêts de l'Europe et du FMI. Il ne s'agit toutefois pas de prêts directs. C'est le Fonds Européen de Stabilité Financière qui versera ces sommes, les titres émis bénéficient donc de la meilleure garantie. Ce sont les investisseurs traditionnels, à savoir les banques et les assureurs, voire des États. La France, et l'Allemagne sont obligées de tenir compte de l'impact de cette garantie pour leurs finances publiques. Mais il ne s'agit actuellement que d'une ligne comptable, la somme n'est pas réellement versée. Elle pourrait l'être dans le cas d'un défaut de la Grèce. C'est la raison pour laquelle François Hollande préconise les euro-obligations.

    En outre, le problème est que le chiffrage de sa sortie de l'euro est moins aisé que celui de son maintien par suite des conséquences sur les autres pays en difficulté dont nous-mêmes. Donald Hebert journaliste au Nouvel Obs présente un scénario noir en cinq chiffres sur ce que nous coûterait la sortie de la Grèce de la zone euro. Pour la zone euro ce serait 370 milliards, pour la France 65 milliards, et pour l'Allemagne 84,5 milliards. De plus, l'introduction d'une nouvelle drachme mettrait le chaos, provoquerait la fuite des capitaux qui feraient que l'on ne pourrait laisser ce pays à la dérive en d'autres termes l'addition serait encore plus salée.

  • Christine Taubira la fausse cible d'attaque de la droite,

    pour les législatives.

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    Document ledauphiné.com

    Support Wikipedia L'attaque provocatrice de Christine Taubira dès sa nomination comme garde des Sceaux ministre de la justice ne pouvait être que programmée. La suppression des tribunaux correctionnels pour mineurs prévus dans la loi du 10 août 2011 n'est que l'un des engagements du président François Hollande rappelés dans une lettre qu'il adressa à la présidente de l'Association française des magistrats de la jeunesse et de la famille, Catherine Sultan. Pour la nouvelle garde des sceaux, cette lettre constitue son programme. «Les mineurs sont des citoyens en devenir, il est nécessaire de redonner à la justice des mineurs sa spécificité», a-t-elle indiqué face à des professionnels manifestement soulagés de voir «les orientations réorientées», selon la formule de Pierre Joxe. Mais, de plus pour enfoncer le couteau provocateur, elle organisa un tournoi de basket entre détenus et surveillants au Palais omnisports le 18 mai qui se termina le 20 mai par la visite des lieux de l'antenne des mineurs au Palais de justice de Paris. Plus, elle ne pouvait faire autrement pour montrer la rupture de l'ère Sarkozy.

    Au tribunal pour enfants elle rencontra Pierre Joxe ancien ministre de l'intérieur sous Mitterrand, puis ministre de la défense et président du Conseil constitutionnel qui est maintenant avocat des mineurs sur commission d'office, et qui n'accepte aucune clientèle particulière. Ce dû être pour elle une rencontre opportune puisqu'il «se bat pour les enfants, qu'il est très vigilant, et qu' il répare les failles, et qu'il se démène pour trouver des solutions éducatives», déclara Marie-Pierre Houcarde vice présidente du tribunal pour enfants. «Les magistrats et les autres avocats sont pétrifiés quand ils le voient». «Ce qui me frappe, c'est son enthousiasme et sa liberté par rapport à ses anciennes fonctions. Notamment celle de ministre de l'intérieur. Et c'est vrai que le parquet n'est pas le même quand Joxe est là». «Il ose tout remettre en cause. Y compris parfois le comportement de la police», confirme une autre juge des enfants, Anne Tardy. Alors, avec cet exemple, Christine Taubira ne pouvait faire autrement.

    Pierre Joxe avait, en quittant son poste au Conseil constitutionnel, enfreint une règle puisqu'il publia son avis minoritaire relatif à la garde à vue des mineurs contenue dans la loi Perben II. Cette loi porte la remise en cause de l'ordonnance de 1945 dont le texte instituait un juge des enfants et étendait l'excuse de minorité aux mineurs de 16 à 18 ans. Le texte fut paraphé par le général de Gaulle. Pour Pierre Joxe c'est tout un symbole puisque c'est son père qui porta l'ordonnance au général lorsqu'il fut secrétaire du gouvernement provisoire avant d'exercer des fonctions de ministre. Que Pierre Joxe défende cette loi rien détonnant.

    Il est bien évident que les conditions sociales des mineurs de 1945 n'ont rien à voir avec celles que nous connaissons, et je ne peux emmètre d'autre jugement que celui là n'ayant aucune compétence sur leur situation délinquante. Une chose est certaine des mineurs se comportent comme de véritables bandits. Il serait donc logique que de 16 à 18 ans l'excuse de minorité soit adaptée en fonction des faits incriminés.

    Le problème dans cette attaque de l'opposition contre Christine Taubira, est tout a fait déplacée, c'est finalement une lâcheté puisqu'elle ne fait qu'appliquer ce que des magistrats déplorent, ce que Pierre Joxe combat et ce que le président François Hollande veut supprimer.

    Quant à l'attaque d’Éric Zemmour quand il déclare, «en quelques jours, Taubira a choisi ses victimes, ses bourreaux. Les femmes, les jeunes des banlieues, sont dans le bon camp à protéger, les hommes blancs dans le mauvais», c'est honteux et de plus ce n'est pas vrai. Il attaque une ministre de la république qui ne peut se défendre, et qui applique la politique à laquelle elle a adhérée. Quels seraient les faits qui feraient que Christine Taibira aurait choisi ses victimes, ses bourreaux et qui voudrait protéger les femmes les jeunes des banlieues ? Il a attaqué sans donner des faits précis, c'est donc une attaque sans fondement. La suppression des tribunaux correctionnels n'implique pas la protection des jeunes délinquants voire criminels ? Autant Eric Zemmour clame parfois des vérités, autant cette fois-ci, il dépasse par cette insolence ce qui est permit. On peut être de droite sans clamer de tels propos qui discréditent ce que l'on pensait d'une personne. On peut comprendre que l'échec de Sarkozy à une nouvelle mandature lui déplaise, mais d'une part c'est notre démocratie qui le permet, mais qu'en outre il a tout fait pour. On peut aussi comprendre aussi qu'en période électorale il lui faille combattre les socialistes, mais dans ce cas qu'il les attaque de front. Ce n'est donc pas cet argumentaire qui prévôt pour attaquer de cette façon la ministre de la justice.

    Éric Zemmour clame son amertume d'être la proie du MRAP et de SOS racisme d'être qualifié de raciste et de machiste, mais avec de tels propos quoi d'étonnant ? Mais ce qui est grave c'est qu'avec ses organismes, toutes vérités sur la délinquance des personnes de couleur est proscrite alors qu'il est bien connu qu'ils représentent, malheureusement dans de nombreuses communes, la majorité des délinquants, et je ne suis pas raciste, et sans que je jette l’opprobre sur eux. Ils ne sont aussi partisans et pas toujours objectifs.

    «Les torquemadas de café du commerce qui essaient de me brûler en place de Grève régulièrement». «Ils passent leur temps à vous faire des procès d’inquisition, non seulement sur les mots que vous employez, c’est même pas les mots, parce que derrière les mots il y a vos pensées et derrière vos pensées, il y a vos arrière-pensées», clame Eric Zemmour, il le cherche aussi.

    «Vous savez, quand j’attaque Taubira, c’est ni la femme que j’attaque, ni encore moins évidemment la femme noire que j’attaque», a-t-il assuré, ajoutant: «Je fais une analyse politique, idéologique, et les personnes ne sont pas en cause». «Je pense que ce n’est plus aujourd’hui, comme au 19ème siècle, la femme qui est diabolisée, mais l’homme. On peut ne pas être d’accord avec moi, ça ne me dérange pas. C’est en tout cas ce que je défends, depuis très longtemps», certes, mais il s'y prend mal.

    Finalement le problème politique est-il dans ces attaques de bas niveau ou dans le raisonnement objectif sur la délinquance des mineurs ? Pourquoi avoir déclaré d'emblée la suppression des tribunaux correctionnels pour mineurs sans avoir, au préalable, expliqué cette position. Pourquoi ne pas avoir mis en avant que notre pouvoir judiciaire permet de combattre efficacement cette délinquance extrême sans recours aux tribunaux correctionnels. Pourquoi, ne pas avoir déclaré que cette loi du 10 août 2011 est électoraliste plutôt qu'efficace. Il eut été bon que les Français puissent juger avec raison des arguments des uns et des autres.

  • Les législatives sont ouvertes avec moins d'incertitude pour les socialistes,

    d'obtenir une majorité à l'Assemblée nationale.

    Support Wikipedia Nous ne sommes pas encore dans un état de grâce pour François Hollande comme l'avait Sarkozy à son élection en 2007. Son faible score de 1,5 points au dessus de celui de Sarkozy n'engage pas à un optimisme béat quand à une majorité bien rose à l'Assemblée. Mais pour Le Figaro et LCI un sondage de OpinionWay publié vendredi 25 mai, 55 % des personnes interrogées souhaitent que François Hollande ait une majorité à l'Assemblée nationale. De plus, Jean-Marc Ayrault bénéficie d'une popularité de 65 % devant François Hollande 61 % selon le baromètre Ifop-JDD. D'autres sondages montrent que le PS et l'UMP seraient au coude à coude. L'Ifop-Fiducial pour Paris Match et Europe 1 réalisé les 18 et 19 mai et publié le mercredi 23/05, donne au premier tour le PS + PRG, obtiendraient 34,5 % pour 33 % à l'UMP+ Nouveau centre + PR. On trouve là l'écart de la présidentielle du premier tour. Tout repose sur le second tour des législatives qui verra des matchs à trois avec le Front national qui est crédité de 16 % - 2 points tandis que pour le Front de gauche 7 %- 4 points par rapport à son résultat du premier tour de la présidentielle. Pour le Modem 4 % - 5 points, et pour EELV 4,5 % +2 points, les chances d'être présents au second tour sont minimes. On voit que l'électorat dans sa grande enveloppe reste stable mais que depuis sa prise de fonction François Hollande bénéficie d'une bonne opinion.

    Normalement si la logique qui suit l'élection du président de la république se confirme François Hollande devrait avoir une majorité lui permettant d'appliquer sa politique. Le 6 mai, il a gagné 333 circonscriptions sur 577 soit 57, 7 %, mais beaucoup de très peu.

    Quels sont depuis la nomination du gouvernement les points qui pourraient faire évoluer positivement l'avantage du PS ?

    Tout d'abord sa prise de fonction qui, tout en étant modéré, n'en confirme pas moins ses objectifs. La croissance condition de réduction des déficits par la relance des investissements, par rapport à des mesures structurelles, reçut un accueil favorable au cours de ses contacts internationaux. En outre, son entrée à Bruxelles au sommet informel du mercredi 23 mai, ou il fut surtout question des euro-bons isola, la chancelière, habituelle vedette, ce qui fit qu'il reçut, de la presse Allemande, un flot de critiques. Hollande «vole la vedette à Merkel» titrait le Spiegel, ajoutant «il a dominé la rencontre», que de bonnes choses pour la France. Le Merkozy est bien fini et le Merkollande pas près de le remplacer. On voit, déjà, des pays comme l'Espagne, l'Italie, l'Autriche, l'Irlande mais pas avec le même esprit, abonder vers la solution Française, puisqu'ils verraient leur taux d'emprunt baisser. Les Pays-Bas resteront hostiles aux euro-bons même si l'Allemagne infléchit sa position. Quant à la Belgique, elle y serait favorable sous conditions.

    Il n'y a pas d'Europe, c'est du chacun pour soit.

    Se dessinent donc deux blocs, les pays du Nord contre ceux du Sud dont François Hollande pourrait bénéficier pour faire infléchir les opposants à sa politique. Quant à la Grèce sa sortie probable de l'euro pourrait bien lui apporter des avantages, les euro-bons seraient pour elle un nouvel espoir, son taux d'emprunt voisine les 22 %, ce qui est insoutenable. Ce ne sont pas les déclarations de Christine Lagarde qui changeront les choses. Dans un entretien au Guardian, publié samedi 26 mai, déclare penser «plus à ces jeunes enfants dans un petit village du Niger qui vont deux heures par jour à l'école, et qui rêvent d'avoir une bonne éducation». «Je pense que les Grecs devraient commencer par s'entraider collectivement, en payant tous leurs impôts». «Je pense aussi à tous ces gens qui essaient tout le temps d'échapper aux taxes». Déclarer cela ne change rien.

    Hollande va modifier le rapport de force, il a déjà changé l'ambiance.

    De plus, son engagement sur le retrait de nos troupes d'Afghanistan fin 2012 pour lequel il vient de l'exprimer à nos soldats, par son voyage surprise, marque la volonté de maintenir ses engagements présidentiels. Le retrait de nos troupes se fera de manière ordonnée et coordonnée. Donc que des points positifs depuis son élection pour un président qui n'avait aucune expérience.

    La nomination de Jean Marc-Ayrault à la place de Martine Aubry qui vient encore de se distinguer en traitant de «naze» Jean Marc-Ayrault, le Canard enchaîné du 23 mai, après avoir, contre toute attente, devant ses collaborateurs déclaré que dans le duel télévisé qui l'opposait à Sarkozy, que, «il n'a pas été bon du tout. Mais qu'importe même un âne avec le poing et la rose gagnerait la présidentielle».

    Jean Marc-Ayrault bien plus modéré que Martine Aubry, moins connu médiatiquement, dispose d'un potentiel de confiance qui atteint 65 %, ce n'est pas rien. A cela, s'ajoute la déplorable conduite anti républicaine de la précédente majorité qui vida les bureaux de leur mobilier et de leurs archives, ce qui motiva encore plus les ministres nouvellement nommés, pour la plupart sans expérience. Aux recrutements de directeurs de cabinet et de conseillers, plus de 400 personnes, ils procèdent par ordonnances pour l'application du programme présidentiel de François Hollande. Outre la réduction de 30 % de leur rémunération, la Charte déontologique, la réduction des dépenses de fonctionnement avec la présence sur le terrain des ministres, ce gouvernement qualifié d'incapables par le précédent, se montre plutôt à la pointe de l'action, autant de facteurs qui devraient être positifs pour l'obtention d'une majorité de couleur rose à l'Assemblée nationale.

    Autre bonne nouvelle, l'annonce du maintien par l'agence de notation financière Moody's de la note triple A de la France, la baisse du taux obligataire Français à 10 ans s'est poursuivie. Hier déjà, il était tombé sous 2,5 %, flirtant avec son plus bas de 2,46 % le 31 août 2010. C'est ce record qui a été battu vendredi. Le taux de l'obligation Française de référence est maintenant à son plus bas historique, soit 2,414% à 09h55 contre 2,531% jeudi soir. Le précédent gouvernement mange son chapeau.

    Coté politique d'opposition, on constate que l'UMP n'est pas meilleure que l'était le PS après que Lionel Jospin perdit le second tour de l'élection de 2002. La guerre déclarée entre François Fillon et Jean-François Copé pour le leadership du parti fait des ravages. «Depuis le départ de Nicolas Sarkozy, il n'y a plus à l'UMP de leader naturel», François Fillon le Figaro du 23/05/12. Le départ de Nicolas Sarkozy libère les ambitions à un mauvais moment. Il est évident que le contrôle du parti conditionne un pas vers l'investiture UMP pour la prochaine présidentielle. Et comme probablement au PS, il y aura des primaires nationales, et là Fillon a toutes ses chances. Mais d'autres sont dans l'ombre, ils pourraient tirer par cette rivalité une position favorable, par exemple Alain Juppé qui n'a pas dit son dernier mot. On n'a pas fini de voir ce parti se déchirer si son score aux législatives est médiocre.

    A cela, si l'on ajoute les plans sociaux qui s’amoncellent d'un peu partout, et qui montrent l'état déplorable dans lequel le gouvernement précédent a laissé la France, Hollande devait obtenir une bonne majorité. Autant de paramètres favorables pour sa politique.

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