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Hollande, Obama, G8 de camp David et Chicago,

tout le monde est content.

Support Wikipedia C'est la fin d'un marathon de quatre jours ou François Hollande à montré un autre visage de la France, une rupture toute en douceur. Les thèmes étaient outre la rencontre avec Obama, la croissance l'Afghanistan et l'Iran. Sa première et grande sortie internationale de président, il ne devait pas décevoir, on l'attendait au tournant. Nombreux sont ceux qui guettaient un clash entre Hollande et ses partenaires non choisis. Non choisis par ce qu'ils étaient copains copains depuis plus de cinq ans, et que Hollande, socialiste, arrivait comme un intrus dans le club des biens pensants maîtres du monde. Il avait quelque chose d'inquiétant dans l'atmosphère laissée par la droite de Sarkozy. Quelques soient les endroits du monde, lorsqu'un nouveau venu arrive, non connu, surtout aux États-Unis, la France socialiste fait peur, et une curiosité mêlée d'inquiétude se développe parmi la population qui se croît être, à elle seule, le Monde. Obama qui voulait effacer la mauvaise impression qu'il avait manifestée en ne faisant rien pour que ses conseillés reçoivent François Hollande avant son élection, bien que la demande lui eut été formulée, mit les petits plats dans les grands. Mais pas que pour cela, il fallait le préparer à des concessions sur les grands dossiers dont l'Afghanistan et l'Iran. Il est vrai qu'il entretenait avec Sarkozy des relations approfondies puisqu'ils s'étaient même entretenus, via un réseau satellitaire pendant la campagne, prenant de ce fait partie pour lui. Il reçut donc Hollande un jour avant les autres dans son bureau ovale. Il paraît que c'est un honneur, qu'il soit ovale, rond ou carré que nous importe, il y est resté soixante-dix minutes un record paraît-il dont vingt en tête à tête, le reste avec des journalistes.

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François Hollande et Brack Obama le 18 mai 2012 à la Maison Blanche, document Le Monde.fr, REUTERS/POOL.

Que sont-ils dit, en dehors des cheeseburgers pas grand chose de bien sérieux, sinon que la Maison Blanche reconnaissait l'importance du président Hollande et des problèmes mondiaux à résoudre, heureusement. Hollande l'aurait paraît-il ménagé, ne pas lui causer trop de difficultés en période électorale ce qui montre sa diplomatie quand on sait que c'est tout le contraire qui fut fait à son encontre. Sur le fond des problèmes mondiaux, ils ont confirmés l'espoir du maintien de la Grèce dans la zone euro, ce qui pour la France est important. Nous sommes de grands contributeurs auprès des banques Grecques. Une sortie de la Grèce de l'euro nous ferait perdre environ 65 milliards que la France détient dans la dette Grecque et pour nos banques 37,6 milliards de la dette des entreprises, une ardoise d'environ 100 milliards.

Restait le problème de la croissance tant décrié par le Merkel et Mario Monti, comme impossible autrement que par des réformes structurelles, mais rien de bien précis. Il faut attendre la rencontre informelle du Merkollande et des autres dirigeants Européens, ce mercredi 23 mai, ou François Hollande veut tout mettre sur la table, euro-bons, croissance afin d'examiner un compromis avec les dirigeants Européens fin juin. Mais déjà une convergence avec le président Obama, la croissance «doit être une priorité en même temps que nous mettons en ordre nos comptes publics à travers des pactes budgétaires» a déclaré François Hollande. Concernant l'Iran, François Hollande booste la négociation, «que la négociation puisse s'engager mais avec la fermeté indispensable pour qu'il n'y ait à aucun moment l'accès de l'Iran à la technologie nucléaire à des fins militaires», ce qui satisfait Obama. Sur l'Afghanistan c'était l'occasion de connaître sa réaction. Pour François Hollande «le retrait des troupes d'Afghanistan n'est pas négociable», mais la France resterait dans l'ISAF, la Force Internationale d'Assistance et de Sécurité, et qu'elle continuera à soutenir l'Afghanistan quand bien même «ce soutien serait d'une autre nature et sous une autre forme».

La photo suivante marque la soirée par le diner offert par Hillary Clinton à François Hollande à Blair House, la prestigieuse résidence des invités officiels du président des États-Unis, qu'il rejoignit à pieds de la Maison Blanche.

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François Hollande et Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, déjeunent avec Hillary Clinton à Blair House, à Washington, vendredi 18 mai, document Le Monde.fr. Crédits : Jean-Claude Coutausse/french-politics pour «Le Monde».

Après cette journée ce fut le G8 de camp David. Mais déjà la croissance avait fait son chemin isolant la chancelière. The beginner's look comme l'écrit Libération, la chance du débutant. Mais était-il un débutant ? Sur la croissance nul besoin d'être sorti de la cuisse de Jupiter, pour admettre que l'austérité seule ne mène nulle part sinon à l'émergence de doctrines néo-fascistes ou révolutionnaires. «Je ne me sentais pas du tout en observation. Je me suis exprimé autant que je le considérais nécessaire, pas plus, pas moins. Et sans avoir à comprendre ou apprendre». Ceux qui mettaient en avant son inexpérience internationale en sont pour leurs frais. Il ne fut pas comme d'aucuns qui «clamaient avoir remporté un succès». Pour lui ce qu'il avait obtenu constituait déjà un succès puisque le communiqué final du G8 appelait à la mobilisation pour la croissance ainsi qu’à une «zone euro forte et unie». «C’est une étape nouvelle» pour l’Europe, qu’il refusa de voir en «grand malade», mais aussi pour «l’ensemble du monde». Mais aussi une baffe au Merkozy. Et, dans la foulée, il estima, bien que tout reste à faire dans le concret, que l'accord des Français sur ce point est «déjà honoré» puisque le G8 et les prochains les différents sommets Européens qui s'en suivront auront «une dimension de croissance».

Il faut bien commencer par quelque chose, et ce G8 lui en a donné l'occasion. Il sera donc plus difficile à Merkel et ses supporters de ne pas modifier leur position d'autant que l'Autriche avec d'autres veulent un pacte de croissance. «Le chancelier Autrichien Werner Faymann souhaite que l'Union européenne adopte un pacte de croissance dès son prochain sommet et investisse dans l'éducation, l'emploi et les infrastructures grâce à des «obligations de projets». «Il faut qu'on s'entende sur un pacte de croissance au prochain conseil Européen», programmé fin juin».

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François Hollande au G8 à Camp David, le 19 mai 2012, document Libération.fr, (Photo Ludovic Marin. AFP).

Le dernier volet de cette première confrontation internationale fut le sommet de l'OTAN à Chicago. François Hollande quitta Chicago le 21 mai en déclarant «notre mission en termes de combat est terminée en Afghanistan».

Heureux d'avoir convaincu ses alliés, d'accepter sans heurs la décision du retrait de nos forces d'Afghanistan pour la fin de l'année, «la majeure partie des 3 400 soldats Français déployés devrait avoir quitté, d'ici à sept mois, ce pays où la France est présente depuis 2001». Alors là, c'est la grande polémique pour tous ceux à droite, dans les médias, qui ne manquent pas de souligner qu'il s'agit maintenant seulement de forces combattantes, et non de toutes nos forces, comme Hollande l'avait annoncé ! Comme si Hollande était aussi stupide qu'eux sachant très bien qu'un tel retrait poserait des problèmes structurels concernant nos équipements. Nous ne pouvons tout abandonner comme des malpropres laissant ainsi nos alliés et les troupes Afghanes après 10 années de guerre et de soutien qui valurent 83 morts Français.

«L'armée Afghane se substituera à nos troupes dans les prochains mois et avant la fin 2012», a précisé M. Hollande à la presse, dimanche 20 mai. «En 2013, demeureront seulement des formateurs pour les forces de police et les cadres de l'armée Afghane».

Ce changement n'engage pas notre engagement national à précisé François Hollande qui s'est entretenu avec le président Afghan Hamid Karzaï en marge du sommet de l'OTAN. «Nous avons fait plus que notre devoir», a-t-il déclaré lors de la conférence de presse finale, rappelant nos morts. «En 2013, ne resteront que les éléments indispensables pour les actions de formation que nous définirons dans le cadre du traité que la France et l'Afghanistan ont signé en janvier», et appelé à être ratifié à l'automne. Au-delà de 2014, quand l'ensemble des troupes combattantes alliées auront quitté le pays, «nous serons toujours avec le traité Franco-afghan dans un soutien civil à l'accès au développement, à l'éducation, à la santé, à l'émancipation des femmes pour accompagner le peuple Afghan», a-t-il encore expliqué. Tout ceci me paraît raisonné.

Sur la contribution financière, il refusa de s'engager au-delà de 2014. Un chiffre de 200 millions de dollars fut avancé. «Nous avons été saisis de cette demande, nous n'y avons pas répondu». Sur le principe, nous pouvons regarder. «Nous n'avons pas fixé de montants, nous ne sommes pas liés par ce que peut faire l'Allemagne ou d'autres pays», a-t-il précisé. «Nous avons mis une condition, qui est de savoir si les éventuelles contributions seront effectivement contrôlées».

Restait le bouclier anti-missiles, il a estimé avoir reçu le 20 mai les garanties nécessaires pour adhérer au projet dans l'état actuel des choses.

Pour lui quatre principes sont essentiels. «Que la défense anti-missiles ne puisse être un substitut à la dissuasion mais un complément». En outre, «un contrôle politique de son utilisation». «Savoir qui appuie sur le bouton et quand». Que les industriels «soient directement intéressés à la réalisation des équipements nécessaires». «C'est aux Européens de s'organiser pour qu'ils puissent être aussi impliqués que nécessaire». «Il doit y avoir une maîtrise des coûts pour qu'il n'y ait pas de dérive financière qui serait d'ailleurs insupportable pour les budgets des pays de l'Alliance». «Sur ces quatre principes, le communiqué final nous donne satisfaction», a-t-il conclu.

«Il ne peut pas être question que des pays puissent être menacés par ce dispositif anti-missiles, je pense notamment à la Russie. Le dialogue avec la Russie devra être poursuivi», a dit François Hollande. «Ce que je souhaite, c'est que les pays qui sont proches de ces anti-missiles puissent être totalement rassurés».

Pour un président qui n'avait aucune expérience internationale c'est pas mal. «Il y avait une attente forte, comme toujours après une alternance. Certains s'en réjouissent ou la déplorent, mais il y avait une envie très forte de nous voir et d'établir des liens avec nous», a-t-il précisé.

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