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  • L'ouvrier le bâtisseur du monde

    qui est-il ?

    Support Wikipedia Vaste question que l'on ne se pose pas lorsque l'on prononce le mot ouvrier. Il montre, tout ce qui touche au salarié qui travaille avec ses mains. Il est l'ajusteur, le tourneur, le fraiseur, le mécanicien, à celui qui travaille à la chaîne, du manœuvre, jusqu'à la femme ouvrière aux chaînes de montage, aux presses, en fait tous ceux qui travaillent en usine. Mais aussi, le maçon, l'électricien, le peintre, le plombier, le typographe, le paysan, le mineur........le balayeur de rues,...., on ne peut le distinguer à une application spécifique, il touche tous les domaines de la vie ouvrière. Mais l'ouvrier c'est aussi le syndicaliste, celui qui se bat pour les conditions sociales et salariales des autres, celui des mines lors des grèves de charbon de Carnaux 1892-1895 fondatrices du socialisme de Jaurès, celui des grandes grèves de 36, l'ouvrier à donc une empreinte aussi de luttes politiques dans notre monde comme étant celui qui le fit avancer vers le progrès social.

    J'ai donc essayé d'aller plus loin que ces définitions, par curiosité, et parce que le dictionnaire de la langue Française Le Littré le défini comme «celui, celle, qui travaille de la main pour différents métiers». A partir de cette définition si l'on remonte le temps, l'ouvrier est donc un bâtisseur de pyramides, de temples, de cathédrales, un tailleur de pierres dans ces temps reculés. Mais plus esclaves qu'ouvriers, ils se sont donnés par leur travail une autre définition en créant des statuts dès lors que leur technique s'est affirmée par l'intelligence, le dessin, la géométrie. Au Moyen-âge ils prirent le titre de compagnon qui se perpétue encore par le compagnonnage du mouvement ouvrier Français. Le compagnonnage fut reconnu patrimoine culturel immatériel de l'humanité en 2010 sous le titre, «le compagnonnage, réseau de transmission des savoirs et des identités par le métier». C'est vers 1719 qu'apparaît le terme de compagnonnage pour désigner le temps du stage professionnel qu'un compagnon devait passer chez un maître. Célèbre pour son tour de France le compagnonnage connut son apogée au XVIIIème siècle par sa puissance en tant qu'organisation mafieuse ouvrière, puis devint une force organisatrice et de revendication malgré les luttes fratricides entre les deux tendances. Au milieu du XIXème siècle il décline sous l'effet de la révolution industrielle. Il survit actuellement sous une forme moderne formant des compagnons d’excellence.

    Le livret d'ouvrier apparu le 17 août 1781 sous la pression des corporations et de la police. C'est un petit cahier qui identifie l'ouvrier, enregistre ses sorties et ses entrées chez ses maîtres successifs lors de son tour de France. À l'époque, ce livret devait être paraphé selon les villes par un commissaire de police ou par le maire ou l’un de ses adjoints. Il vise en outre à un contrôle du vagabondage, mais aussi à l'interdiction de coalitions ouvrières.

    Document Wikipédia, livret d'ouvier 1883, cliquez sur l'image

    Ils furent donc à l'origine de notre civilisation.

    Au 18ème siècle la langue Française utilise indifféremment le terme ouvrier et artisan. Pourquoi, tout simplement par ce que le travail de ses mains fut devenu un art, une création. Pas de logiciels que de l'intelligence. Dès lors, l'ouvrier devint artisan créant une discrimination et une hiérarchisation lorsqu'il prit pour son essor des ouvriers devenant des salariés. Le monde du travail se construisait. Si l'on approfondit sa recherche, on peut fixer la séparation sémantique. Elle s'effectue dans la seconde moitié de XVIIIème siècle.

    Le Grand dictionnaire universel du XIXème siècle de Pierre Larousse tome onzième , donne sous le vocable, ouvrier, artisan, artiste.

    «La qualification que l'on a quelquefois étendue aux producteurs d’œuvres artistiques ou littéraires s'applique le plus souvent aux personnes qui font un travail manuel, ajoutant que certains métiers tiennent de près à l'art». Donc artisans et ouvriers se disent travailleurs des mains. Mais le terme ouvrier a un sens plus étendu dans le monde du travail des mains que celui d'artisan. Chez les anciens, l'ouvrier était bien souvent un esclave, soit qu'il travaille pour un maître, soit qu'il est un homme libre faisant travailler soit pour l’État ou pour de riches citoyens dans la Grèce et la Rome antiques. A cette époque tout travail manuel était avilissant, il ne pouvait en être autrement. Pour certains métiers La loi des Douze-Tables autour de - 451 av J-C évoquait des travailleurs réunis en collèges et les autorisaient à délibérer en commun, une certaine laïcisation du droit Romain. Cela constitua des corporations dont les membres soudés par la loi, qui donnait à leur prospérité des avantages. Mais il est difficile de dire si ces corporations n'étaient pas à cette époque ce que nous nommons aujourd’hui des partons, et si les ouvriers n'étaient pas des esclaves. Aujourd'hui, l'ouvrier au sens général du terme est bien définit, c'est le salarié. Cela ne l'empêcha pas d'être aussi artiste, mais pas artisan.

    L'ouvrier se trouva donc le subordonné de l'artisan par sa non capacité intellectuelle à produire du travail et sa non indépendance salariale. Cette dichotomie explique dans l'évolution du XIXème siècle par le passage du travailleur de l'atelier à la fabrique d'une petite production artisanale peu mécanisée, mais ou l'on demande en contre partie une qualification professionnelle importante, par rapport à un vaste complexe industriel faisant appel à une machinerie pour laquelle la valeur manuelle de l'ouvrier se perd avec les machines.

    En a peu près deux siècles une mutation économique sans précédent s'est trouvée engagée. A la fin du XVIIIème siècle, basée sur les innovations techniques telles que la machine à vapeur, le métier à tisser, les procédés métallurgiques et l’utilisation du charbon, puis une deuxième fondée sur l’acier, l’électricité, l’automobile et la chimie s'est engagée jusqu'au tournant du XIXème siècle. A la fin du XIXème siècle, ce sont deux univers qui, s'affrontent sur la scène du travail. Celui de l'artisan ouvrier mais compétent mais aussi minoritaire et celui du monde industriel en expansion fait de subordination ouvrière et d’imprécision.

    La course au profit menée par les industries du XIXème siècle conduisit le patronat à exiger des ouvriers un travail toujours plus intense. Le développement de l'éclairage au gaz permit d'allonger la journée de travail. Celle-ci pouvait atteindre 15 heures. Les ouvriers n'eurent droit qu'à une journée de repos hebdomadaire, et n'eurent jamais de vacances. La fatigue, permanente, multiplia les risques d'accidents du travail. Dans le système libéral, le travail ouvrier fut considéré comme une marchandise, il fut soumis à la loi du marché.

    Dès lors l'ouvrier se rapprocha de plus en plus du prolétaire. Le prolétaire est celui qui n'a recours qu'au travail salarié. Selon Karl Marx le prolétariat est la classe sociale opposée à la classe capitaliste. C'est la confrontation de deux doctrines. L'intérêt du prolétaire est d'obtenir le plus possible de son travail, tandis que réciproquement le propriétaire des moyens de production cherche à minimiser ce coût. D'où un conflit entre eux, la «lutte des classes». Pour Karl Marx, le moteur de l'Histoire est précisément la lutte des classes. C'est par ce qu'il y a lutte des classes que les prolétaires doivent écarter la bourgeoisie de l'exercice du pouvoir. L'objectif énoncé par Marx est dans les statuts de l'Association internationale des travailleurs, la première internationale fondée en 1864 à Londres. La société deviendrait alors communiste. Pour Maximilien Rubel, marxologue Autrichien naturalisé Français, «le postulat de l'auto-émancipation prolétarienne sous-tend l'œuvre de Marx comme un leitmotiv». Selon Raymond Aron, en 1955, le prolétariat regrouperait «les salariés qui travaillent de leurs mains dans les usines», c'est-à-dire les ouvriers.

    La prolétarisation de l'identité ouvrière fut à l'origine de la prise de conscience d'hommes et de femmes quant à sa capacité réelle d'influence dans la société. La conscience de la classe ouvrière, nous l'avons vue n'a pas été contemporaine, elle mit du temps pour s'imposer à l'essor des structures économiques. Mais le mot ouvrier à persisté, bien qu'il fut soumis à diverses influences par les syndicats et les partis de la classe ouvrière naissante. Le mot ouvrier fut souvent remplacé par celui de travailleur, encore actuellement. C'est donc une déformation visant à associer sous le terme travailleur le plus grand nombre d'idéologies syndicalistes et politiques de gauche.

    Le mot travailleur est-il adapté pour représenter l'ouvrier des fonderies qui travaille sous 50 degré de température ? Comme celui dans la métallurgie de l'acier, ou de la fonte, auprès des fours ou dans celles des fonderies de l’aluminium ? Le mot travailleur a une connotation politique que le mot ouvrier n'a pas.

    L'ouvrier au début était pleinement voué à son travail pour nourrir sa famille, ce sont les abus patronaux qui ont conduits à ce que des syndicats se forment pour résister afin de grouper le plus d'ouvriers, mais aussi une classe d'improductifs salariés qui n'ont rien à voir avec les ouvriers, mais que regroupe le mot travailleur. Le mot travailleur marque donc une composante du monde du travail à celui de la politique, alors que l'ouvrier ne l'est pas. L'ouvrier gagne-t-il à cette usurpation surement pas.

    L'ouvrier est le noble de la classe ouvrière, celui qui à construit le monde de ses mains.

  • La croissance que veut instiller François Hollande dans le traité de la zone euro,

    trouve des adeptes.

    Support WikipediaFrançois Hollande n'est plus seul, un poids lourd de l'Europe, ancien de Goldman Sachs, vient de déclarer devant le désastre annoncé en Grèce et en Espagne, voire en Italie, qu'il faudrait un pacte de croissance Européen, l'austérité ne suffit plus. Mario Draghi, «nous avons eu un pacte budgétaire. Ce que j'ai à l'esprit maintenant est d'avoir un pacte de croissance. Je pense que c'est ce que nous devons avoir». Mais quel est ce pacte de croissance ? En fait, il aurait été précisé, dans l'après-midi du 25 avril, par un porte parole de l'institution, que Mario Draghi n'a pas changé sa politique, étant resté cohérent avec le message traditionnel de la BCE, c'est à dire la discipline budgétaire. Mais il a ouvert une brèche appelant les pays Européens à la croissance. Les propos de Mario Draghi n'iraient donc pas dans le sens de ceux de François Hollande, bien que le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Junker serait en faveur d'une stratégie de croissance pour faire redémarrer l'Europe. Il ne s'agirait pas de renégocier le traité Européen de discipline budgétaire signé début mars par 25 des 27 pays de l'Union européenne pour obliger les États membres à réduire leurs déficits, avec des sanctions à la clef, mais plutôt de prendre une initiative séparée. Marion Draghi évoque surtout la nécessité de mesures structurelles pour relancer la compétitivité. Elles devraient être complétées par des réformes permettant la croissance pour faciliter l'entrepreneuriat, l'établissement de nouvelles entreprises et la création d'emploi. Les gouvernements devraient être plus ambitieux. Pour lui, il s'agirait d'une flexibilité accrue du marché du travail et non par la dépense publique. Il rejoint là son collègue de Goldman Sachs, Mario Monti. Entre Italiens le courant passe.

    Monti souhaite mettre en place un marché du travail basé sur le fameux modèle de «flexi-sécurité», qui permet selon lui d'éviter que certains salariés soient «excessivement protégés» alors que d'autres sont «privés de protection». Si je comprends bien ce serait un transfert de croissance du plus protégé vers le moins afin qu'il ne meure pas de faim ou qu'il se suicide. Le résultat conduirait à réduire les écarts entre travailleurs, en fait il ferait de la croissance à budget constant, c'est à dire sans investissement. C'est du communisme tout simplement. On répartit la misère pour obtenir légalité de croissance entre tous. Savant n'est-ce pas, les Italiens sont les meilleurs. La méthode, c'est la concurrence dans de nombreux secteurs, taxis, pharmacies, transports publics locaux, distribution d'essence, poste, professions libérales, assurance, banques, etc. Cette mesure permettrait une économie de plus de 1.000 euros par an aux ménages Italiens ? C'est ça pour Monti le relance de la croissance, un gagne petit qui rêve encore. Ces hommes de droite n'ont aucune connaissance sociologique.

    Mais Draghi met en garde les politiques budgétaires qui doivent être «soumises à surveillance mutuelle et corrigées si nécessaire dans l'intérêt collectif de la zone euro». Enfin, les États devraient selon lui améliorer leur coopération dans «la recherche, le développement, l'éducation et les infrastructures». Un rêveur aussi, tous les États n'ont pas les mêmes besoins, les cultures ne sont pas les mêmes et tous manquent d'argent.

    On voit que les propos de Mario Draghi sont aux antipodes de ceux d'Hollande qui veut une relance de l'investissement par la BEI, Banque Européenne d'Investissements, pour de grands travaux en lui donnant plus de possibilité par une taxe sur les transactions financières, et une mobilisation des fonds structurels non utilisés. Dans cette optique François Hollande envisage l'envoi d'une lettre aux chefs d'Etats et de gouvernement de l'Union européenne pour une renégociation du pacte budgétaire.

    On se demande ce qui a bien pu motiver Mario Draghi en lançant le pavé du pacte de croissance, il a surprit tout le monde. Il faut dire que l'Espagne est au plus mal, que sa cote souveraine a été dégradée de deux crans par l'agence Standard & Poor's passant de «BBB+» contre «A», avec perspective négative, évoquant des risques de dérapages budgétaires potentiellement plus importants que prévu. A cela vient s'ajouter un chômage record de 24,4 % de la population active. L'Espagne est en récession économique. Quant à l'Italie, elle emprunte à un taux plus élevé pour des émissions à court terme. Plus de 1,7% pour 1 % fin mars. Par ailleurs le gouvernement Monti a revu en baisse la semaine dernière ses prévisions et prévoit désormais une contraction du PIB de 1,2% cette année contre une baisse de 0,4 % auparavant. Sa cote de popularité s'effrite perdant 12 points en trois mois et 3 points par rapport au mois de février. Si Hollande devient président, ses économistes de droite vont voir leur opposition s'affirmer.

    Dans ce contexte, François Hollande boit du petit lait. A sa conférence de presse du mercredi 25 avril il a accueillit la nouvelle modestement. Son arrivée en tête au premier tour de la présidentielle aurait libéré la langue des chefs de gouvernements bien qu'ils ne soient pas tous de gauche. Ceci confirme bien, que c'est une élection décisive pour Europe. «Nos idées cheminent et le vote des Français y est sans doute pour beaucoup !».

    Dans cette conférence de presse sur l'Europe il parle de la victoire doit être aussi celle d'une Europe nouvelle.

    «La France ne retrouvera sa place dans l'Union européenne qui si elle est capable d'infléchir le cours de la construction Européenne. Pour François Hollande, les Français «attendent des promesses de solidarité» de la part de l'Union européenne. Il a réitéré sa volonté de renégocier le traité Européen sur les engagements budgétaires de la France. Il a expliqué que s'il est élu, il adressera «au lendemain de l'élection» à tous les chefs d’État et de gouvernement un «memorandum sur la renégociation du traité Européen», qui comprendrait quatre points, «la création d'eurobonds pour financer des projets industriels d'infrastructure», «libérer davantage de possibilités de financement de la Banque européenne d'investissement», «la création d'une taxe sur les transactions financières» et la mobilisation «des reliquats des fonds structurels européens inutilisés». François Hollande a aussi précisé qu'à «ce mémorandum s'ajoutera un dialogue nécessaire entre les chefs d’État et de gouvernement et la Banque Centrale Européenne pour que nous puissions parer à toute reprise de la spéculation et faire que l'économie réelle puisse être financée, a-t-il précisé».

    Selon lui, «l'économie Européenne reste dans une récession faute de pouvoir libérer des crédits pour les entreprises». «Nous avons besoin d'un financement de l'économie qui permette la reprise de la croissance. C'est tout l'enjeu des mois qui suivront l'élection présidentielle», a-t-il jugé.

    Et l'Allemagne, Angela Merkel commence à se faire une philosophie, il faudra bien qu'elle mette un peu d'eau dans son vin. Pour elle la croissance doit se faire sous forme d'initiatives pérennes, pas par des programmes de conjoncture qui creuseraient encore la dette publique, mais de croissance comme Mario Draghi l'a dit, sous forme de réformes structurelles «les charges salariales ne doivent pas être trop élevées, les barrières sur le marché du travail doivent être basses, afin que chacun puisse trouver un emploi». Elle veut une croissance à masse monétaire constante.

    Comment éviter un affrontement entre Angela Merkel et François Hollande ?

    La stratégie Hollandiste est lancée. Élisabeth Guigou a été envoyée comme émissaire à Bruxelles. Pierre Moscovici, s'est chargé de faire passer quelques messages aux ambassadeurs des Vingt-Sept. François Hollande «ne dit pas que nous devons renégocier la discipline budgétaire», a assuré Michel Sapin, dans les colonnes du Financial Times, le 25 avril. Il est certain que si François Hollande devient président, il aura à affronter non seulement Angela Merkel, mais tous les autres dirigeants. Le fait qu'il n'a pas été reçu par eux pose un problème, de diplomatie politique. Il arrive en terrain hostile. Déjà José Manuel Barroso et Mario Monti se sont démarqués des propositions renégociation du pacte budgétaire Européen. Ils rejettent toute hausse de l'endettement, en prônant un regain de compétitivité pour relancer la croissance. Or François Hollande a prévu le financement de cette relance par des rentrées qu'il a précisées lors de sa conférence de presse, mais les eurobonds Angela Merkel n'en veut pas. Il semble donc que ces dirigeants, soit ils n'ont pas intégré ses dires, soit ils ne veulent rien entendre fort du soutien les uns des autres.

    Ce serait une coalition contre la France ce qui est inadmissible, et qui conduirait à la condamnation de l'Europe.

  • Le premier mai 2012 la provocation de Sarkozy,

    sectaire et xénophobe divise encore plus les Français rappelant les heures sombres de notre république.

    Support WikipediaSarkozy veut rendre la France ingouvernable, allant jusqu'à provoquer celle du monde ouvrier qu'il aime tant depuis le second tour puisqu'il veut fêter «le vrai travail». Mais bien d'autres avant lui ont reconnu la valeur du travail de l'ouvrier, non pas pour raison électoraliste, le temps d'une campagne, mais par ce qu'il fut la base avec lequel le monde s'est construit. Cela fut un combat contre la bourgeoisie qui fit des morts, c'est ce que l'on appela la lutte des classes qu'il veut ressusciter. Le vrai travail c'est comme l'identité nationale, il y a les vrais Français et les faux selon notre président ! Que connait-il du travail de l'ouvrier, lui qui n'a jamais travaillé en usine ne s'est jamais salit les mains. Il devait avoir honte d'abaisser ainsi à des considérations électoralistes la fête du travail des hommes en bleu.

    Sait-il seulement que depuis 1793 une manifestation instaura la fête du travail, le 1er pluviose, (en janvier). Dénommée dans le monde à son origine pour les pays qui l'ont institutionnalisée fête des travailleurs, elle fut appelée fête du travail par les conservateurs. Elle fut une fête de revendication du monde ouvrier puisque le 1er mai 1886, elle permit à 200.000 ouvriers d'obtenir la journée de travail de huit heures. Elle fut une fête de revendications combattues par le pouvoir en place. L'une des plus célèbres fut le 1er mai à Fourmies dans le Nord ou la police tira sur les ouvriers et fit neuf morts. A la suite de ce drame cette fête s'enracina pour la lutte des ouvriers Européens. Aux États-Unis, les syndicats Américains se donnèrent deux années pour imposer aux patrons une limitation de la journée de travail à huit heures. Ils choisirent de débuter leur action le 1er mai qui devint le Labor Day ou jour du Travail. Les premiers défilés de travailleurs n’eurent lieu qu’en 1882. En Europe, depuis 1889, ils ont fait coïncider les festivités du 1er mai avec les célébrations de la fête du Travail. On connait les défilés Bolcheviks du 1er mai sur la place Rouge qui furent la démonstration de la puissance l'URSS comme suite au 1er mai 1920 de la fête légale des travailleurs. Beaucoup d'autres pays ont adoptés cette fête au 1er mai, mais aucuns n'ont trouvé qu'elle pouvait être pour le faux travail !

    En France 23 avril 1919, le Sénat ratifia la journée de huit heures et fit du 1er mai suivant une journée chômée. Le 24 avril 1941, le maréchal Pétain, l'instaura officiellement le 1er Mai comme «la fête du Travail et de la Concorde sociale». En 1947, le 1er mai devint, dans le code du travail, un jour férié chômé et payé pour tous les salariés sans conditions. Ce n’est que le 29 avril 1948 que fut officialisée la dénomination «fête du Travail» pour le 1er mai. La dénomination «fête du travail» a donc une connotation conservatrice liée au régime Pétainiste. Elle devrait s'appeler la fête des ouvriers.

    Nicolas Sarkozy qui veut politiser le 1er mai en appelant à manifester pour le «vrai travail» emprunte donc ce mot Pétainiste.

    C'est une provocation contre François Hollande qui souhaitait se joindre à la fête syndicale. La gauche et les syndicats et de l'autre coté le FN à l'Opéra et Sarkozy sur le Champ de Mars, la France de plus en plus divisée.

    Le «vrai travail» par opposition au «travail des ouvriers» qui y a-t-il de plus choquant quand Sarkozy n'a fait qu'accroître le chômage ? Le vrai travail serait donc le travail de celui qui n'est pas chômeur ? Pas besoin de faire beaucoup de discours, de manifestations ce seul slogan montre clairement ce que sera la gouvernance de Sarkozy s'il est réélu. Une France meurtrie par le fanatisme de notre président candidat. L'UMP n'existe déjà plus, il se confond avec le FN quand Sarkozy à son meeting de Longjumeau le 24 avril déclare que Marine Le Pen est «compatible avec la République». «S’il y a une candidate du Front national, c’est qu’elle avait le droit d’être candidate. Ce vote n’est pas répréhensible. S’il était répréhensible, la République lui aurait interdit de se présenter». Mais personne n'a déclaré le FN non compatible avec la république, c'est lui qui a tout fait pour l'utiliser à ses fins. Son but lui prendre des voix sans jamais lui permettre une représentation à l'Assemblée nationale. Seul François Mitterrand dans l'une de ses 110 propositions, lorsqu'il fut élu en 1981, rétablit la proportionnelle en mars 1985, et le Front eut 36 des députés. Le gouvernement RPR-UDF de l'époque Chirac lors de la première cohabitation supprima cette loi et le FN, n'eut plus jamais de députés. Jean-Marie Le Pen considéra que François Mitterrand avait rompu l'omerta.

    Si, Marine Le Pen ne comprend pas c'est qu'elle est nulle.

    Dans son élan Sarkozy a salué le score de 18 % de Marine Le Pen. Ces pauvres Frontistes à l'esprit bouché ne méritent pas mieux que Sarkozy qui va encore une fois les squeezer. Quand Sarkozy déclare que «la France aime le travail, son attachement à la famille» et tient à transmettre «le fruit des années de labeur et de sueurs», c'est pour ceux, qui comme moi, ont connu le régime de 1940, c'est du vrai langage Pétainiste.

    Ces électeurs du FN «n’ont pas de leçon de morale» à recevoir de qui que ce soit. Car ils sont la voix de «la France qui souffre». Si avec ça il n'obtient pas une adhésion totale des Frontistes, c'est qu'ils ont enfin comprit la manœuvre, il veut s'approprier leur parti pour le manœuvrer à sa guise, sentant l'UMP au bord de l'implosion. Il joue donc son va tout n'ayant plus rien à perdre, perdant et parti, le souvenir qu'il laissera de sa politique le condamnera à jamais.

    Il a des fidèles de toujours telle Chantal Jouanno l'ancienne ministre des sports qui se pose des questions sur la droitisation Sarkozienne. Dans un entretient au Point le 23 avril elle explique «la droitisation est un mirage douloureux». Pour elle, «les Français se sont servis de ce premier tour pour exprimer leurs doutes, en votant massivement pour les extrêmes et en soutenant les solutions les plus radicales. À nous de proposer maintenant aux électeurs des réponses radicalement nouvelles pour les convaincre qu'il y a une autre voie», avec ça, si elle continue son soutien à Sarkozy, c'est que vraiment, elle ne mérite aucune considération. Quoi qu'elle dise, Sarkozy gagnant ou perdant elle est politiquement hors course.

    L'UMP tangue entre l'extrême droite et la droite conventionnelle et au milieu il y a NKM porte parole de Nicolas Sarkozy qui avait déclaré qu'entre Marine et Hollande elle choisirait Hollande. La pauvre choisir Sarko n'est-ce pas choisir Marine ? Cela doit bouillir des deux cotés de son hémisphère cervical ?

    Pour le Canard Sarkozy attaque à l'artillerie de Marine, belle image d'une réalité. Pour la cité des Coutillière à Pantin en Seine-Saint Denis qui a donné de 50% à 60% de voix pour Hollande, voter Sarko est devenu une insulte.

    Le gros problème est pour Bayrou. Le Point.fr titre «s'il ne choisit pas, il se retrouvera tout seul». Sa position du milieu fait qu'il ne peut qu'être en porte à faux avec des troupes divisées entre Sarkozysme et Hollandisme. Il ne veut pas se prononcer bien que Marielle de Suarez à dit qu'il voterait Sarkozy. Alors, il biaise, il n'a pas de solution autre que l'hypocrisie. Il a déjà presque tout perdu, et il va perdre le reste.

    Jean-François Kahn journaliste ancien rédacteur en chef de Marianne et soutien de Bayrou, déclare dans le Monde du 24 avril que Sarkozy prononce un discours «ouvertement Pétainiste».

    «Pour la première fois depuis des lustres, on entend un discours ouvertement Pétainiste sortir de la bouche d'un président de la République encore en place. (...) Quoi qu'on pense de son challenger social-démocrate, l'hésitation n'est plus possible, plus tolérable. Tous les républicains, tous les démocrates qui refusent, par patriotisme, le discours de guerre civile et de lacération de notre Nation commune, qu'ils se réclament de Jaurès, de Clemenceau, de De Gaulle, de Mendes France ou de Robert Schumann, doivent voter de façon à barrer la route à l'apprenti sorcier et à permettre qu'on tourne cette page».

    Bien que je n'apprécie guère cette personne, je suis de son avis, seul François Hollande peut nous mener vers une France apaisée.

     

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