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  • Le porte à porte du PS sera-t-il payant ?

    Rien ne doit être négligé pour convaincre de voter PS !

    Support Wikipedia C'est le leitmotiv de ceux qui s'engagent à faire gagner le PS. Des jeunes 20, 25 ans qui, dans leur région, dans leur ville, il vaut mieux être du coin, s'aventurent dans un porte à porte délicat, osé, difficile pour vendre leur opinion politique. Quand on connait l'état dans lequel Sarkozy a mis la France et le rejet des politiques qui en résulte, il faut avoir du tact et de la souplesse pour ne pas trop heurter les gens que l'on dérange et qui tempêtent sur tout ce qui touche à la politique. On imagine bien la scène d'un contact avec une personne au bord du gouffre qui n'arrive plus à payer ses factures d'électricité, donc menacé de coupures, lui parler d'élection c'est se foutre de lui. De même s'ils tombent sur le sympathisant obtus du FN, oui ça existe, qui accuse de tous nos maux ceux qui portent un nom d'origine Maghrébine c'est se faire jeter. Bonjour les dégâts, la porte claque au nez de ces francs tireurs socialistes. C'est donc du courage et en même temps du suicide, mais c'est pour la bonne cause, à eux de le faire admettre. De la politesse il en faut, de la simplicité aussi, savoir parler avec humilité sans imposer tout en voulant persuader. La quadrature du cercle en quelque sorte. Les partisans d'Obama l'ont fait et le résultat à été positif. Alors pourquoi pas en France, c'est ce qu'espère ces socialistes qui donnent un peu de leur temps pour la cause qu'ils jugent bonne. Le démarchage au marché c'est vieux jeu, et puis tous, le font, tandis que le porte à porte c'est plus intime, plus direct, il peut permettre un dialogue, l'inverse d'une porte qui claque sur le nez. C'est aussi plus moderne comme leur primaire pour la désignation de leur champion, décidément, ils sont d'avant garde ces socialistes. Ils voient ce porte à porte comme un acte de démocratie qui leur paraît apporter un plus par rapport aux autres.

    Il y a les indécis, ceux qui n'ont pas encore décidé pour qui voter, et bien sûr les abstentionnistes. En général ce sont eux qui font la différence étant à la marge. Ils sont prenant de toutes les idées et pour eux un sourire, une bonne présentation, peut permettre de faire basculer leur indécision. D'après Le Monde.fr qui consacre un article sur ces vecteurs socialistes, ils auraient mis sur pieds un vocabulaire qui répondrait à de nombreuses situations. En effet, il vaut mieux être préparé quand vous tombez sur un grincheux qui vocifère à longueur d'années. Ils seraient par petits groupes de trois, avec le petit livre socialiste qu'ils donnent, c'est déjà ça. Ils ne vont pas n'importe où, les lieux seraient biens choisis. Là ou une majorité PS est acquise depuis des années ce ne serait pas rentable, il faut affronter le difficile. Tracts en mains, ils se présentent, «bonjour nous venons dans le cadre de la campagne présidentielle. Nous faisons partie de l'équipe de François Hollande. Vous allez voter ? Vous avez fait votre choix ?» Si la porte claque c'est râpé, et ils repartent vers une autre porte. Ils ont tout un argumentaire pour les indécis qui déclarent que cela ne les intéresse pas. Dans ces conditions, pas de programme, pas de gaspillage.

    On doit rencontrer de tout, c'est pour cela que cette démarche est instructive. Elle permet, même si elle peut paraître illusoire, de dresser une carte des zones politiques ce qui de toutes façons sera positif ne serait-ce que pour d'autres élections. Le métier s'apprend, ils arrivent à reconnaître ceux qui peuvent basculer, ils voient à leur tête s'ils ont une chance. Il y a aussi ceux, qui polis, déclarent que la politique ne les intéresse pas, les politiques tous les mêmes ! «En 2007, il y avait plus de possibilités qu'aujourd'hui. Ou plus exactement, en cinq ans, Sarkozy a brisé l'idée que c'était possible. Cette année, ça n'accroche pas au niveau des idées».

    Parfois au fil des rencontres, une femme qui déclare que les candidats ne lui plaisent pas trop. Elle avait voté Martine Aubry à la primaire, «François Hollande défend des positions pas très éloignées tentent-ils de dire». Les évènements de Toulouse ont marqué les opinions. «Je ne voterai pas pour elle, mais Marine Le Pen, elle avait quand même parlé des armes qui rentraient en France pour tuer tous ces gamins». «La sécurité, c'est un vrai sujet, mais Marine Le Pen ne répond pas aux problèmes» réplique un porte paroles. «Et puis surtout, il y a le prix de l'essence, il était à 1,55 euro tout à l'heure chez Total», ajoute la femme». «Vous savez que François Hollande propose de bloquer les prix pendant trois mois ?» rétorque un visiteur.

    Que la politique est difficile, quand la culture manque. C'est sur un ou deux thèmes chocs qu'elle désigne un président de la république, oubliant tout le reste. L'exemple de l'Espagne est révélateur, les Espagnols ont virés un bon premier ministre pour un de droite qui n'a pas fait une seule embauche, mais qui sait démanteler tout ce qui existait, ce qui ne fera pas de croissance et ne donnera pas de commandes pour son industrie. Ces gens là ne savent rien faire d'autre que de la misère. Cela montre aussi que les programmes n'intéressent que ceux qui veulent participer à la vie politique du pays, ils ne représentent en fait que peu de monde. Il suffit de rabâcher un thème comme celui des immigrés cause de tous nos soucis pour obtenir une forte adhésion. On sait bien que la Hongrie est d'extrême droite. La culture politique Française est encore loin d'être mature.

  • Le silence des politiques sur la recrudescence des maladies infectieuses

    liées à la pauvreté et au VIH est condamnable.

    Tuberculeuse, coqueluche, rougeole, gale,.... elles étaient presque disparues.

    Support Wikipedia Mais elles sont de retour, la misère et le VIH aidant font des ravages dans les pays pauvres, surtout la tuberculeuse qui a un lien avec cette dégénérescence immunitaire. Certains malades sont doublement affectés. En cette élection présidentielle on pouvait s'attendre à ce que le sujet de la santé soit abordé par les candidats d'opposition. Que Sarkozy n'en parle pas, normal, la politique de santé qu'il a développée n'est pas pour lui une référence, appauvrissement de l'hôpital, augmentation des honoraires et sur-honoraires des médecins libéraux, réduction des remboursements maladie, une politique visant à la privatisation de la santé. Mais les Mélenchon, Hollande, et autres, pour ne parler que des politiques qui ont la prétention de diriger la France, n'en parlent pas, c'est honteux. Les Français attendent des solutions pour se soigner autrement que par cette médecine pour personnes aisées qui fait le bonheur des spécialistes, ils n'ont jamais autant gagné d'argent. Nos hôpitaux sont devenus vides on cherche les praticiens. Le regroupement de services dans des hôpitaux sous le prétexte que dans d'autres il n'y avait pas assez de patients rendant les services non rentables est une irresponsabilité que tous les Français payent. La cardiologie de Tenon, Paris 20ème, à été transférée à celle de la Salpêtrière, Paris 13ème, la rhumatologie en Seine-Saint-Denis est reportée à l'hôpital Robert Ballanger à Villepinte à la limite de Sevran, plusieurs heures de voyage de mon domicile, honteux. Voir mes articles, Une journée aux urgences de l'hôpital Tenon....., et La loi Bachelot une catastrophe nationale sur la santé, mais aussi Les médecins payés au mérite.

    Les Français pauvres, ne se soignent plus, et contaminent leurs voisinages. Comme les pauvres sont plus nombreux et plus pauvres qu'avant, les maladies infectieuses se développent surtout là ou il y a plus de pauvres et d'immigrés qu'ailleurs.

    Le département de la Seine-Saint-Denis est révélateur. Le blog de François Dessouche informe en novembre 2011 que 7.000 cas de tuberculeuse auraient été recensés en 2011, selon l’InVS, Institut national de Veille Sanitaire, et dans certains territoires de l’Hexagone, le nombre de cas de tuberculose reste particulièrement élevé. Ainsi, dans ce même département en 2008, le taux de déclarations était le plus important de toute la France métropolitaine, soit 30,3 pour 100 000 habitants par an, contre 15,8 en Ile-de-France et seulement 8,2 sur l’ensemble du pays. Avec la rougeole 22.000 cas en 2008 les épidémies infectieuses reviennent en France.

    La ville de Clichy-sous-Bois qui cumule les malheurs des logements insalubres et de la misère, surtout dans le quartier du Chêne Pointu, a eu 23 personnes atteintes de tuberculose, et 40 personnes présenteraient une Infection Tuberculeuse Latente, ITL, dont 28 enfants de moins de 15 ans. «Cette hausse du nombre de cas atteints par la maladie est la conséquence de différents facteurs, forte population dans un petit périmètre, insalubrité des logements, condition sociale de faible niveau, cas d’ITL donc la maladie se manifeste des années après, favorisant ainsi la propagation de la maladie» explique le médecin Aminata Sarr, inspecteur de santé publique de l'ARS, Agences Régionale de Santé, en Seine-Saint-Denis. «Avec 30.3 cas pour 100.000 habitants en 2009, 460 cas déclarés, la Seine-Saint-Denis est le département le plus touché par la tuberculose du fait de sa grande population ayant un niveau social fragile et présentant généralement un système immunitaire faible» affirme-t-elle.

    Le maire de Clichy-sous -Bois est socialiste, tout comme le président du Conseil général et député Claude Bartelone un proche de Martine, Aubry, et bien c'est le silence le plus complet dans les supports nationaux. Il y a aussi de nombreuses communes communistes, et là aussi, c'est le silence le plus complet. Cette irresponsabilité devant les Français est impardonnable. François Hollande et Jean-Luc Mélenchon se taisent, n'en parlent dans leurs grands meetings, pourquoi ? L'occasion était belle pour Mélenchon à son show de la Bastille devant plus de 30.000 personnes, ainsi qu'à François Hollande au Bourget.

    Ces maladies entrent dans la cadre de politique de la santé et posent un problème de salut public qui concerne tous les Français.

    Que constate-t-on que notre sécu est toujours aussi déficitaire et que les Français sont de moins en moins remboursés et soignés, c'est donc que l'argent non dépensé dans cette austérité médicale est distribué ailleurs.

    Au Sénat dans une question écrite n° 08181 de Mme Marie-Thérèse Hermange, Paris, UMP, publiée dans le JO Sénat du 02/04/2009, page 801, elle attire l'attention de Mme Roselyne Bachelot la ministre de la santé et des sports sur la recrudescence de la tuberculose en France. Ainsi, entre 2006 et 2007, 250 cas supplémentaires ont été comptés, faisant passer le nombre de personnes atteintes à 5 588. Mais c'est aussi et surtout dans les pays en voie de développement que le fléau sévit.

    L'organisation Mondiale de la Santé, OMS, dans son communiqué de presse du 18 mars 2010 mentionne qu'un tuberculeux sur quatre développe une forme de la maladie contre laquelle les traitements médicamenteux typiques sont désormais impuissants. Ainsi, 28% de toutes les personnes récemment diagnostiquées comme étant atteintes de tuberculose dans une région du nord-ouest de la Russie présentaient une forme multirésistante de la maladie, tuberculose MR en 2008. Il s’agit du pourcentage le plus élevé dont l’OMS n'ait jamais eu connaissance. Dans le nouveau rapport que vient de publier l’OMS, intitulé Multidrug and Extensively Drug-Resistant Tuberculosis: 2010 Global Report on Surveillance and Response, l’OMS estime que 440 000 personnes étaient atteintes de tuberculose MR dans le monde en 2008 et qu’un tiers d’entre elles en sont mortes. Près de 50% des cas de cette tuberculose dans le monde concerneraient la Chine et l’Inde. En Afrique, l’estimation porte sur environ 69 000 cas, dont la très grande majorité n’auraient pas été diagnostiqués.

    Le nombre de nouveaux cas de tuberculose était donc estimé à 9,27 millions en 2007. En France, les personnes qui en souffrent viennent d'ailleurs majoritairement de pays en voie de développement où la maladie est endémique.

    Il est donc important d'assurer un dépistage efficace à nos frontières.

    A l'occasion de la journée mondiale de lutte contre la tuberculose le samedi 24 mars, Catherine Vincent du Monde.fr, publie un article, la tuberculose tue environ 1,5 millions de personnes par an dans le monde.

    Dès le début de ce siècle la tuberculose a tué 1,4 million de personnes en 2010, dont l'immense majorité résidait dans un pays pauvre. Il s'agirait du niveau de mortalité le plus bas enregistré depuis une décennie. Cette évolution bienfaitrice cache comme il est écrit ci dessus une forme de tuberculose inquiétante, la forme résistante. Le bacille de Kock devient plus résistant aux traitements existants, et cela pourrait conduire à un problème de santé majeur. Des médicaments moins efficaces et avec des effets secondaires, impliquent d'être administrés pendant deux années, et coûtent une fortune, au minimum 10.000 € par personne dans les pays en voie de développement. Résultat tous les patients ne peuvent être soignés, seulement 1 % le seraient.

  • Jacques Delors l'Europe est au bord du gouffre,

    ainsi analysait-il l'Europe le 18 août 2011.

    Support Wikipedia Le premier janvier 2002 la monnaie unique, l'euro, entre en application pièces et billets. Elle fut créée le 04 janvier 1999 ainsi que la Banque Centrale Européenne par ses pères François Mitterrand, Helmut Khol, et Jacques Delors. Ils n'avaient pas prévus la crise et les attaques qu'elle susciterait. Les gouvernements successifs de l'Europe en ont fait autre chose que ce qui fut leur motivation. Bien que la relation Franco-allemande fût au centre de la politique Européenne de la France comme l'histoire le prouve dans les soixante dernières années, elle ne permit pas de concrétiser la volonté Mitterrandienne d'une Europe rejetant la dimension économique des marchés, et d'un espace économique sans frontières. Les gouvernements successifs de droite et son élargissement à 27 dans un but essentiellement marchand ont minés ce qu'avaient construits les pères de l'Europe et ceux de la monnaie unique.

    François Mitterrand, l'Européen, a toujours vu dans l'Europe une opportunité pour que la France soit une grande Nation. L'Europe n'était pas pour lui une utopie mais une nécessité imposée par son histoire. Il est né sous la première guerre mondiale et avait participé à la seconde. Pour lui, il ne fallait plus que de tels cataclysmes se reproduisent. L'horreur des camps d'extermination nazie l'avait meurtrit. Dès 1948 il avait ressenti la nécessité de rapprocher les peuples Allemand et Français. Il rendit hommage aux hommes qui furent les pères de l'Europe Robert Schuman, Konrad Adénauer, Jean Monnet, Johan Willem Beyen, Paul-Henri Spaak, Alcide De Gaspéri, et qui refusèrent la haine et la guerre. Ses motivations dans la recherche d'une alliance stratégique avec l'Allemagne se portèrent vers une relation avec Helmut Khol du fait que le couple Franco-allemand était le moteur de la construction Européenne dans les années 80 et 90. Pour lui, les Nations qui la composaient avaient une culture et des valeurs communes ce qui constituait une motivation supplémentaire. Le destin de la France, il le voyait dans la construction Européenne.

    «J’estime complémentaire l’indépendance de la France et la construction de l’Europe», écrivait-il en 1986. Pour De Gaulle, l’Europe fut une option, pour Mitterrand, une nécessité. Là où, en mettant en avant «l'Europe des patries», il récusait en fait tout partage de souveraineté, le second balayait la contradiction et lançait la formule,«la France est notre patrie, l’Europe est notre avenir», référence Institut François Mitterrand.

    Cette phrase François Mitterrand la prononça lors de la campagne sur le référendum de Maastricht, il y a 20 ans. Pour lui la structure de base de l'Europe restait intergouvernementale. Il n'était pas hostile au fédéralisme, mais il craignait que l'affichage prématuré que cette visée ne provoqua une levée de bouliers, et en premier, ceux du Royaume-Uni. Il faut aller vers un partage de plus en plus étendu des souverainetés mais sans bruler les étapes pensait-il. En d'autres termes, il était dans la finalité de la construction Européenne pour un fédéralisme.

    Seulement il était contre des conceptions libérales, contre un espace économique sans barrières, un marché sans régulation, contre finalement ce que l'Europe est aujourd'hui. Pour lui le politique devait conserver sa légitimité, convaincu que l'Europe pouvait lutter contre le chômage, bien que cette responsabilité fut avant tout nationale. «L'Union n'est pas une dimension économique et marchande, ce n'est pas une manufacture, ce n'est pas un marché avait-il déclaré devant le parlement Européen le 25 octobre 1989». C'est devenu tout sauf cela.

    Le 04 janvier 1999 au journal de 20 heures l'euro fut officiellement annoncé comme monnaie unique des 11 pays de l'Union européenne après diverses tergiversations sur l'écu préconisé par Valéry Giscard d'Estaing, il fut l’ancêtre de l'euro. Le reportage sur cette journée mémorable relate de la festivité sur les marchés financiers. Selon un responsable de la bourse de Paris, «l'euro est une révolution, une révolution bénéfique». Jean-Claude Trichet gouverneur de la Banque de France ne cacha pas sa joie en voyant ce qui ce passait.

    Jean-Claude Sérillon le présentateur du 20 heures interrogea Jacques Delors ancien président de la commission Européenne. «Les financiers sont comptants, les hommes politiques pro-européens aussi, mais vous hommes de gauche cela ne vous gène pas que ce soit l'Europe de l'argent que l'on fête aujourd'hui ?» Il répondit, la monnaie unique c'est plus de liberté pour la France plus de marge de manœuvre en matière monétaire. À condition que l'Europe réussisse. Tout est dans le mot réussisse dès lors que l'on ne définit pas ce qu'il représente. La réussite d'une Europe à droite est-elle différente de celle d'une à gauche ?

    L'Europe de droite nous savons ce qu'elle est, cela fait dix ans qu'elle y est dirigée. Manifestement cela ne convient pas à Jacques Delors puisqu'il déclare qu'elle est au bord du gouffre. Le problème vient du traité de Maastricht signé le 07 février 1992 entre douze pays dont la Grèce, le Portugal, et l'Espagne, pour ne prendre que les pays en grande difficulté, il instaura l'Union économique et monétaire conduisant à la création de l'euro. Il fixa alors trois conditions majeures le taux d'inflation qui ne doit pas dépasser 1,5 %, le déficit budgétaire qui ne doit pas dépasser 3 % du PIB, et un endettement public inférieur à 60 % du PIB. Mais également dans ses institutions, il créa la Banque centrale européenne BCE, indépendante située en Allemagne et dont le but essentiel était et est encore de maintenir au sein de la zone euro un taux d'inflation inférieur à 2 %.

    Ce qui a été, probablement volontairement masqué au public, c'est le fameux article 104 dont il est difficile de trouver un texte officiel. Ce que l'on peut savoir, c'est que la loi du 3 janvier 1973 sur la Banque de France qui régi de 1973 à 1993 l'organisation de cette Banque a été à l'initiative conjointe du gouverneur de la Banque de France, Olivier Wormser, et du ministre de l’Économie et des finances, Valéry Giscard d'Estaing.

    Depuis 1958 la comptabilité de la Banque de France distinguait deux types d'action de l’État. Des actions intervenues avant la proclamation de la cinquième république sous un intitulé «Prêts» et des actions après 1958 à caractère provisoire assimilable à des autorisations de découvert. La réforme de ses statuts introduisait l'article 25 qui interdisait au Trésor «d'être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la Banque de France». En conséquence, la Banque de France ne peut acheter des titres directement à l'État, mais «rien ne lui interdit d'intervenir sur le marché secondaire, et c'est d'ailleurs la méthode classique d'appui au Trésor dans la tradition bancaire anglo-saxonne». Dans la nécessité d'uniformisation avec le traité de Maastricht, la loi a été abrogée par l'article 35 de la loi n°93-980 du 4 août 1993 relative au statut de la Banque de France et à l'activité et au contrôle des établissements de crédit. Le principe de l'article 25 de cette loi a été reprit dans l'article 104 du traité de Maastricht et dans l'article 123 du traité de Lisbonne.

    Article 123,

    «il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées «banques centrales nationales», d’accorder des découverts ou tout autre type de crédits aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres. L’acquisition directe, auprès d’eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite». L'article 123 est identique à l’article 181 du traité Constitutionnel européen, refusé par le peuple Français en 2005 par référendum.

    Cet article contraint donc les États a emprunter aux banques privées, à les enrichir et à appauvrir les pays. Il est évident que si les hommes politiques de l'époque connaissaient les conséquences futures, ils n'auraient probablement pas intégré l'article 25 dans le traité de Maastricht, et qu'il n'aurait également pas été reprit dans le traité de Lisbonne, bien que l'Allemagne en fut une fervente partisane, puisque l'Union économique et monétaire a été faite aux conditions fixées par Bonn, la capitale fédérale d'Allemagne de l'époque. Il est bien évident que le manque de souplesse du traité de Maastricht sur le fonctionnement des États qui ont adhérés à la zone euro, et par voie de conséquence à l'article 123 du traité de Lisbonne, les condamnent dans la mesure ou ils ne respectent leurs engagements.

    Pour beaucoup c'est la crise mondiale, mais c'est aussi pour d'autres dont la Grèce et dans une moindre mesure la France une mauvaise gestion des finances publiques. La Grèce a été peu touchée par la crise, cela tient à son économie principalement agraire et au tourisme. L'importance des fraudes fiscales en Grèce, les conditions salariales faites à une certaine classe de la société, et le dogmatisme de la droite actuelle en France ont privés les finances d'argent. Le gouvernement Français n'a rien vu venir, s'il avait fait une bonne comptabilité entre les recettes et les dépenses, nous n'aurions pas l'endettement actuel. Au début de son quinquennat Sarkozy exprimait peu de considération sur la dette, elle ne représentait pas un problème pour lui, et pourtant en 2005 nombreux seront les politiques qui mettaient en garde contre les promesses électorales démagogiques.

    On voit d'ailleurs quand 2012 cinq années plus tard ils n'ont pas comprit. Mais, il faut séduire pour être élu. Alors pas de scrupules sachant ensuite que l'on pourra manœuvrer les Français comme des citrouilles, on leur dira, c'est la crise.

    Sarkozy fit l'inverse. Il favorisa par ses réductions d'impôts, les classes les plus aisées et fit porter sur la masse, par des impôts, le manque à gagner pour les finances, tout en réduisant d'une façon drastique les dépenses, en y associant un blocage des salaires. Une vraie politique de droite. Cela conduisit à une baisse de la consommation, qui mit dans le rouge nombre d'entreprises vendant insuffisamment en France et ne pouvant vendre à l'exportation par suite de coûts trop élevés. C'est ce schéma politique simplifié qui est la cause de nos difficultés.

    Si vous associez le fait qu'ayant un endettement représentant 90 % de notre PIB, et que tout ce que nous faisons ou presque comme sacrifices ne sert qu'à rembourser notre dette puisque nous ne pouvons emprunter qu'à des banques privées, on voit nos difficultés. Or, pour ne pas accroître notre dette, et pour ne pas être pénalisé par les banques sur les taux d'emprunts, la solution Sarkozienne consiste à pousser un peu plus dans l'austérité, ce qui forcément au lieu de redresser nos comptes les faits divergers.

    Jacques Delors a raison quand il clame que l'Europe est au bord du gouffre par ce que cette politique est celle de l'Europe actuelle.

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