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Syrie le langage d'un tyran,

Bachar al-Assad je mène une vie normale c'est pourquoi je suis populaire.

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Le Président syrien Assad Photo: AP, document The Telegph du 30/10/11.

Support Wikipedia C'est une interview de Andrew Gilligan du 30 octobre 2011 qui, reçu dans le palais du président, nous informe qu'à la suite de la répression contre son autorité ou 3.000 manifestants trouvèrent la mort, Bachar al-Assad n'a pas l'intention de prendre le chemin de Kadhafi. Lorsque vous allez voir un dirigeant arabe, vous vous attendez à être reçu dans un grand palais, sécurisé par des bataillons de gardes, soumis à des contrôles à chaque porte, suivant un protocole établit. Vous vous attendez à faire anti chambre dans une salle de réception dorée pendant des heures, à signer des procès verbaux entourés de fonctionnaires officiels, de caméras, pour un monologue de quelques minutes, mais non à une conversation. Avec Bachar al-Assad c'est tout différent.

Avec les tyrans, il faut surtout faire peuple, montrer sa compassion, aider le malheureux qui dira du bien de vous, être comme tout le monde, mais avec un char prêt à intervenir, si on s'oppose. Pourquoi montrer son vrai visage à un journaliste, il ne vous veut pas de mal, d'autant qu'il transmettra au monde ses impressions, autant qu'elles soient bonnes. Les tyrans sont maîtres dans le culte de leur personnalité.

2Mao Zedong référence Wikipédia.

Que ce soit Hitler, Mussolini, Mao Zedong, Saddam Hussein, Kadhafi, et autres dictateurs, ils cultivent leur image. Des portraits géants, des statues montrant leur nationalisme, ou des symboles comme la place Tian'anmen de triste mémoire lors des manifestations étudiantes et ouvrières. Il faut montrer au peuple que l'on est près de lui. Bachar al-Assad n'échappe pas à la règle.

La jeune femme qui a organisée la rencontre est venue me chercher dans sa propre voiture. Après 10 minutes de route, nous avons tourné le long de ce qui ressemble à une route secondaire peu fréquentée à travers des buissons. Il n'y avait pas de sécurité visible, à une porte juste un homme debout habillé en portier près d'une guérite. Nous avons ensuite roulé tout droit vers un bâtiment à un étage de la taille d'un bungalow de banlieue. Là, le président nous attendait. Dans le petit bureau d'Assad, nous nous sommes assis tous les trois dans des fauteuils en cuir. C'était le vendredi 28 octobre 2011 la journée principale de protestation en Syrie, depuis la mort de Kadhafi. Mais l'homme au centre, que l’insurrection voulait éliminer, avait l'air assez détendu.

Il pensait que les protestations étaient en baisse, après qu'elles aient commencées en mars. «Nous n'avons pas appliqué la politique d'un gouvernement têtu. 6 jours après que les protestations ont éclatées, j'ai commencé les réformes. Les gens étaient septiques sur les réformes pensant qu'elles étaient un opium pour le peuple, mais quand elles ont démarrées les problèmes ont diminués. C'est quand les gens ont soutenu le gouvernement que les manifestations ont changé de sens. Étant au centre de cette polarisation, la situation fut très difficile».

En réalité tout comme Saddam Hussein, Bachar al-Assad a été pris de cours par cette insurrection. C'est le même problème politique que nous avons en France, bien entendu sans être de même gravité. Le cercle proche des tyrans fait écran aux bruits du peuple en imposant sa politique. Le premier cercle de conseillers de Sarkozy agit de la même façon en enfermant le président dans des objectifs qui ne sont pas forcément les siens. C'est d'ailleurs le cas pour tous les responsables des pays quels qu'ils soient. C'est pour cela que la chute des tyrans entraine l'ensemble de son staff.

Dans une interview à la télévision Américaine par Barbara Walter d'ABC News, Bachar al-Assad à la question, qu'elle est la plus grande erreur de jugement que vous avez faite à propos de la situation dans votre pays, il répond, «nous ne tuons pas notre peuple ! Aucun pays dans le monde ne tue son peuple à moins qu’il ne soit dirigé par un fou. Je suis devenu président parce que j’avais le soutien du peuple. Il est impossible que quiconque dans ce pays donne des ordres pour tirer sur les gens !»

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Barbara Walters d’ABC News, parle des conditions de son interview avec Bachar, Par Louis Denghien, le 7 décembre 2011, document info Syrie, le 07 décembre 2011

Les problèmes ne sont pas essentiellement politiques pensait-il, «il s'agit de l'ensemble de la société, de son développement. Les différents problèmes ont générés une crise. Nous avons adopté l'économie libérale. Ouvrir l'économie sans y avoir été préparé, vous accroissez les écarts entre les couches sociales. Si vous n'obtenez pas de suite le bon modèle économique, vous ne maîtrisez plus le problème».

Pour les opposants d'Assad qui n'ont cessé durant les sept derniers mois d'inclure non seulement les manifestants mais aussi l'appui Occidental, États-Unis, Grande-Bretagne, France, Nations-Unies, et la Ligue arabe, ces déclarations sont tout à fait délirantes. «Il a parlé de réformes depuis qu'il est arrivé au pouvoir en 2000, mais rien de grave n'arrive jamais seul» a déclaré l'un des leaders de la contestation de la ville de Homs pivot de la révolte. «Tuer, des gens n'est pas un acte de réforme, nous ne demandons pas la réforme économique ou même politique d'Assad, mais son départ avec ses électrons libres tâchés ce sang».

La disparition de Kadhafi a été un élément motivant pour l'insurrection, elle perdait son souffle. Le nombre de morts de 40 ans ce vendredi fut le plus élevé depuis avril. Aux 3.000 manifestants tués depuis mars il faut inclure, selon l'ONU, 187 enfants. Et hier, il a été rapporté que l'armée Syrienne était en train de bombarder les zones civiles de Homs.

Bachar al-Assad, je ne vais pas perdre mon temps avec l'opposition Syrienne.

Du même journaliste Andrew Gilligan, dans une même interview exclusive, Bachar al-Assad a rejeté le Conseil national formé d'un large front des principaux opposants.

Syrian and Arab students, supporting President Bashar Assad, shout slogans during a demonstration in front of the Syrian embassy in Beirut Photo: EPA, The Telegraph.

«Je ne perdrais pas mon temps à parler entre eux, a-t-il dit. «Je ne les connais pas. Il est préférable de vérifier s'ils représentent vraiment les Syriens». Ce qui est tout à fait exact puisque le noyau de l'insurrection reste pour le moment concentré à la ville de Homs, bien que, dans d'autres villes comme Damas, elle soit active, voir «une journée ordinaire de répression dans toute la Syrie, 60 morts».

Syrian forces shoot at funeral crowd.

Des forces Syriennes qui tirent sur la foule pendant des obsèques. L'animatrice prétend montrer la protestation de la foule contre le président Bachar al-Assad, vidéo.

http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/middleeast/syria/9091108/Syrian-forces-shoot-at-funeral-crowd.html

Syria: crimes against humanity 'ordered from top.

Syrie, des crimes contre l'humanité ordonnés du sommet des forces Syriennes ont tués par balles des femmes non armées et des enfants. Ont bombardé des zones résidentielles et ont torturés des manifestants blessés à l'hôpital sur ordre au plus haut niveau de l'armée et des fonctionnaires, selon l'ONU. La ville de Homs sous les flammes.

Flames rise from a house from Syrian government shelling, at Baba Amr neighborhood in Homs province, Syria Photo: AP, le 23 février 2012. Document The Telegraph.

Dans ce même quartier deux journalistes ont été tués. L'Américaine Marie Colvin du Sunday Times et le jeune photographe de guerre Français Rémi Ochlik âgé de 28 ans, considéré comme un prodige.

Marie Colvin et Rémi Ochlik ont été tués dans le bombardement d'un centre de presse à Homs. Document Le F1garo.fr Crédits photo : COMBO/AP

Depuis l'insurrection plus de 7.600 morts !

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