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  • Les 10 années de l'euro,

    que n'ont-elles apportées ?

    Support Wikipedia En tant que moyen de paiement des difficultés, sa valeur est trop élevée, et les pièces de un centime d'euro et de deux centimes sont trop petites, les personnes âgées ne les distinguent pas. En outre, on confond souvent les 20 centimes d'euro avec la pièce de un euro, elles ont presque le même diamètre. L'euro en tant que tel, n'est donc pas un succès. Mais le plus grave c'est ce que nos dirigeants en ont fait, en acceptant tout pays pour le seul commerce sans regard pour les peuples pour une Union Européenne à 27, une faute impardonnable. Il fut le créateur de l'Europe monétaire, pour faciliter les échanges, les voyages inter communautaires, favoriser le mélange des genres, harmoniser les politiques, nos manières de vivre, développer la croissance, être le rempart au dollar, nous placer au premier rang mondial, enfin beaucoup de perspectives encourageantes, il n'est pas un exemple de réussite, puisque d'aucuns n'hésitent pas à entrevoir un éclatement de cette Union monétaire qui leur coûte, plutôt qu'elle ne leur apporte. Il a soulevé un grand espoir, enfin nous allions nous entendre, finies les guerres, vives les relations entre nous Européens, pas besoin de change, ni ni, il y a quand même des taxes bancaires, les échanges ne sont pas pour autant simplifiés. De déceptions en déceptions, personne ne pensaient à cette époque aux délocalisations qui ruinent notre économie, aux difficultés de contrôle de l'espace Schengen, à l’afflux massif d’émigrés et aux difficultés de nos pays qui se sont lancés dans l'aventure sans vue croyant au père Noël. Mais de plus, il a favorisé la mondialisation de notre économie, la finance s'est de suite mise à l’œuvre pour prendre le contrôle de nos moyens d'existence. L'Euro n'est vraiment pas une réussite, mais le pire c'est que nous allons y perdre notre souveraineté.

    Il fut créé en 1999, et au journal de 20 heures Claude Sérillon interrogeait Jacques Delors, ancien président de la commission Européenne, «les financiers sont contents, les hommes politiques pro-européens aussi, mais vous hommes de gauche, ça ne vous gène pas que ce soit l'Europe de l'argent que l'on fête aujourd'hui ?» Delors répondit, «la monnaie unique c'est plus de liberté pour la France, plus de marge de manœuvre en matière monétaire à condition que l'Union monétaire réussisse», du Monde diplo par Antoine Schwartz. Jean-Claude Trichet alors gouverneur de la banque de France «évoqua une joie non dissimulée en voyant ce qui se tramait à ce moment là». C'était vraiment une duperie de croire qu'il pouvait être un bienfait. Il est bien évident au terme de ces dix années écoulées, que ce sont, plus  les puissances de l'argent qui ont été les bénéficiaires de cette Union monétaire, que les peuples qui eux souffrent.

    Que dit Jacques Delors le père de l'Europe, l'un de ceux qui ont été pour la monnaie unique, «l'Europe est au bord du gouffre», Le Figaro.fr du 18/08/11.

    L'Europe voyons ce n'est pas moi !
    Dénonçant l'attitude de l'Allemagne, document Le Figaro.fr

    Delors est partisan des euro-obligations tout comme François Hollande qui sont refusés par l'Allemagne et la France, les euro-obligations consistent à une mutualisation des dettes c'est à dire en instituant un taux d'emprunt égal pour tous. Évidement les pays les moins endettés qui ont des taux bas, ne veulent pas être pénalisés par ceux qui n'ont pas su maintenir leur économie et faire les réformes qui appauvrissaient encore plus leurs concitoyens. Alors on instaure cette fameuse règle d'or d'équilibre budgétaire qui n'est d'ailleurs pas la même pour tous les États membres qui l'ont instituée verrouillant ainsi sous la conduite des États du nord Allemagne, Autriche, Finlande, Pays-Bas, ceux du Sud Portugal, Espagne, Grèce, Italie. C'est l'Europe de la schlague, plutôt que celle de la fraternité. En fait tous ces dirigeants ne savent comment faire, soit c'est une coopération renforcée comme Delors le préconise soit, c'est l'intégration c'est çà dire une perte encore plus importante de souveraineté, car une coopération renforcée ne dit pas ce qu'elle représente. C'est également la politique du Merkozy ou le sommet à 27 du 09 décembre 2011 a montré une fois de plus que la démocratie des peuples n'est pas le souci des responsables Européens, voir L'Europe se rétrécie.

    Mais aucun d'eux ne conçoit qu'un pays puisse sortir de ce carcan mal ficelé. On se heurte donc à quelque chose d'impossible, l'abandon souverain des États pour sauver l'euro, ce qui était loin d'être envisagé il y a 10 années, sans une intégration plus engagée elle est condamnée à l'éclatement. La Grande Bretagne dont l'économie est très influencée par la zone euro, s'y prépare activement.

    En fait Mitterrand, Delors, Kohl, les fondateurs du traité de Maastricht ne se sont pas souciés des divergences économiques des États que cette monnaie unique avait implicitement comme absurdité en les engageants dans une même politique qu'ils ne pouvaient tenir, d’où,  leur cycle infernal d'endettement. Il faut se rappeler que nombre de pays tels que le Portugal, l'Espagne, la Grèce, l'Italie, l'Irlande avaient une monnaie dévaluée par rapport au Deutsche Mark et même par rapport au Franc. Si leur monnaie avait une parité inférieure c'est qu'il y avait des raisons, et ce n'est pas par ce que la monnaie unique s'instaurait qu'elles disparaitraient. Ils sont donc aussi responsables de la situation actuelle, même s'ils n'ont forcés aucun État à y souscrire. La dessus, si vous ajoutez le second traité de Lisbonne qui instaure une banque Européenne la BCE totalement indépendante des pouvoirs politiques, par son l'article 123 reprenant l'article 25 de la loi de N° 73-7 du 03 janvier 1973 sur la Banque de France qui interdit d'emprunter aux banques centrales faisant la richesse des banques privées, vous avez le malheur de la zone euro, voir, Ou est la gauche à l'heure de la tourmente économique. Comme l'écrit Bernard Cassen professeur émérite à l'université Paris-VII et secrétaire général de Mémoires des luttes dans le Monde diplo, «la cause de la dette souveraine, dont la cause profonde est la transformation de la dette privée en particulier celle des banques en dette publique à la charge des contribuables, a offert des possibilités illimités de spéculation et de gains à l'oligarchie de la finance».

    Les dettes souveraines se sont donc envolées au profit des banques qui bien que coupables s'en mettent plein les poches. Donc l'euro n'est pas pour tous un mauvais machin, ces banques, qui par leurs agences de notation, que l'on connait, nous notent au mieux pour leurs profits.

    17 pays utilisent cette monnaie sauf le Royaume-Uni et le Danemark, et on pourrait presque se demander s'ils se sentent mieux que nous ? Pour la Grande Bretagne ce n'est pas mieux, voire pire que nous, quand au Danemark, petit pays, 5,5 millions d'habitants aux cultures différentes s'en sort mieux que nous, mais rien n'est comparable. Le premier janvier il prend la présidence de l'Union Européenne et il a la prétention, c'est un gouvernement de centre gauche social démocrate dont le premier ministre est Helle Thorning-Schmidt, d'être le secours de la zone euro tout en n'y étant pas, par le lien qu'il pourrait constituer. Pour l'histoire, le Danemark a rejeté le traité de Maastricht, mais en 1993 a signé un traité allégé posant quatre réserves qui excluent sa participation dans des domaines clés tels que la défense ou la monnaie unique, c'est dire sa confiance en cette zone euro. En fait les peuples du Nord n'ont rien à voir avec ceux du Sud.

    Outre le fait que la mise en service de l'euro, provoquant une augmentation du coût des produits, la conversion abracadabrantesque de 6, 55957 de notre Franc en Euros, contribua à des arrondissements plus au centime supérieur qu'inférieur, voire largement au décime, un coup de pouce et hop! Notre porte-monnaie en souffrit. 86 % des Français pensent que c'est vrai. l'INSEE dit oui et non, ce sentiment que ces Français ressentent ne serait pas dû au changement des Francs en Euros, mais à la grande distribution qui aurait augmenté ses prix quelques mois avant son passage. En d'autres termes, si les prix n'ont pas ou très peu augmentés à son passage effectif, ils l'ont été par anticipation ce qui revient au même. Le graphique de la perte du pouvoir d'achat d'après Le Monde.fr

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    Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

    Quel avenir pour la zone euro.

    Tout d'abord il faut attendre le résultat de l'élection présidentielle d'avril 2012. Nous sommes un partenaire incontournable et si François Hollande parvient à l’Élysée, il est probable que le traité concocté par la chancelière Angela Merkel et Sarkozy le 09 décembre 2011 soit remis en question par l'exigence des euro-obligations de François Hollande. François Hollande fraîchement élu aura-t-il le poids pour faire infléchir la chancelière qui rencontrait avec Sarkozy un appui favorable au refus des euro-obligations. Cela s'expliquait par le fait que nos taux d'emprunts sont faibles, mais, eu égard, à nos conditions économiques, notre chômage ne nous donne pas de marge pour une croissance positive, il est probable comme beaucoup le clament que notre cotation triple A sera abaissée. La conséquence portera sur la hausse de notre taux d'emprunt, faisant revoir cet aspect des euro-obligations. En outre, un préaccord sur le projet de nouveau traité a été approuvé seulement par 23 pays de la zone, la Hongrie, la République Tchèque, et la Suède devront attendre la décision de leurs concitoyens. La Grande Bretagne ayant décidé de ne pas s'engager. Si le projet du nouveau traité prend jour, il faudra l'accord des parlements ou pour certains le recours au référendum obligatoire en Irlande, il faut donc être téméraire pour avancer un pronostic sur l'avenir de l'euro. Il est fort probable dans ce schéma que deux Europes se forme. L'Europe des États du Nord qui deviendrait la zone euro autour de l'Allemagne, et celle des États du Sud qui ne pourront suivre dont on ne sait dans quelle condition pourrait se faire leur sortie de la zone actuelle. L'éclatement de la zone euro paraît inévitable au moins en deux morceaux. Il fait parti de scénarios puisque des grandes entreprises, mais également la finance et les États en regardent les conséquences. Certains banques centrales on commencées a établir des plans d'urgence pour supporter le choc de leur pays à sa sortie de la zone. C'est dire l'incertitude actuelle sur l'avenir de la zone euro.

    Les perspectives ne peuvent être que mauvaises, trop de fautes ont été faites pour le seul profit de l'argent, mais cela ne nous empêche pas en cette nouvelle année 2012 d'espérer un mieux, lorsque que l'on est en bas, on ne peut que se relever, bonne année à tous.

  • Et voila que l'on reparle du chômage,

    comme s'il pouvait diminuer avec la politique de Sarkozy.

    Support Wikipedia C'est à la crise économique que le chômage atteint un sommet non égalé depuis 12 années, c'est le refrain, que le ministre du travail et de l'emploi Xavier Bertrand avec son mentor Nicolas Sarkozy, qu'ils ne cessent de nous susurrer depuis des années. Évidemment, la crise économique ne va pas avec la politique poursuivie qui n'a consisté qu'à favoriser «le travailler plus pour gagner plus» par la défiscalisation des heures sup. Il faut être imbécile pour ne pas le reconnaître. Près de 12 milliards d'euros ont été investis en trois années par l’État dans cette machine à détruire l'emploi. Nicolas Sarkozy sait bien qu'une élection se gagne pour quelques centaines de milliers de voix, il lui suffisait simplement, dans cette logique de division, de favoriser ces millions de Français et le patronat pour s'assurer une nouvelle élection présidentielle. Quant à ceux qui n'ont pu obtenir du travail, on leur dira que c'est à cause de la crise. Seulement ça n'a pas marché comme il l'espérait. Il lui a fallu faire des plans de rigueur sur plan de rigueur pour répondre aux agences de notation, afin de maintenir notre triple A qui sera malgré cela dégradé, eu égard à notre dette qu'il a enflée de 90 milliards d'euros, rendant notre économie exsangue, de sorte, qu'en définitive les entreprises, sans perspectives de commandes puisque la consommation s'écroule sont contraintes de licencier. C'est la gestion d'un président qui traite des Français de pauvre con, et qui va au Fouquet's fêter sa victoire et faire une croisière sur le bateau se son ami Vincent Bolloré, augmentant ensuite son salaire de 140 %, voir, A propos du salaire de Sarkozy.

    En un an quelques soient les catégories retenues, le chômage a progressé de plus de 5 %. Les chiffres de novembre donnent 2.844.800 demandeurs d'emploi sans activité depuis fin novembre, + 1,1 % en un mois, soit le plus mauvais résultat depuis douze ans. Pour la France entière, départements d'outre-mer compris, deux seuils symboliques ont été franchis, plus de 3 millions de chômeurs de catégorie A et plus de 5, 2 millions d'inscrits à Pôle emploi, toutes catégories confondues. En incluant les demandeurs d'emploi exerçant une activité réduite 4.244.800 personnes étaient en demande d'emploi, + 1,2 % sur un mois. La dégradation est encore plus forte pour les plus de 50 ans, + 15 %, pour les femmes, + 7 %, et pour les chômeurs de longue durée, + 7 %.

    Avec la récession annoncée, c'est la barre des 10 % qui sera franchie en 2012 contre à peine 6 % en Allemagne. Sarkozy ne ramènera pas le chômage à 9 % à la fin de son mandat comme il l'avait annoncé. La question est pourquoi le chômage en Allemagne est contenu à 6 % ? Cela serait dû au chômage partiel beaucoup plus important qu'en France. De plus les mini-jobs payés moins de 800 euros par mois et les réformes Hartz du nom du DRH de Volkswagen ont contribué à le maintenir autour de 6 à 7 %, mais aussi la mentalité, outre Rhin, des industriels Allemands en matière de dialogue syndical et patronal à fait le reste, voir, La misère de Merkel pire que celle de Sarkozy, sinon au moins égale ?

    Un autre point qui n'a pas favorisé la recherche d'emploi, ce sont ces Pôles emplois nés de la fusion de l'ANPE et de l'Unedic et des Maisons de l'emploi. Elle a contribué à la désorganisation des services, rendant pendant de longs mois un service inefficace d'autant plus que le motif de la fusion était la réduction des coûts, plutôt que la recherche d'une efficacité. D'ailleurs même maintenant ces Pôles emplois manquent cruellement de moyens. A cela, si l'on ajoute la politique d'investissement orientée vers les grands groupes laissant les PME et PMI principalement génératrices d'emplois seules sur le coté de la route, alors qu'elles sont les premières touchées par la crise, on obtient cette situation. La désindustrialisation de la France est caractérisée par la fermeture de 900 usines en trois ans, selon les chiffres de Trendeo pour «Les Echos». Et le nombre d'emplois supprimés remonte nettement depuis quelques mois. Entre les postes créés et ceux supprimés, près de 100.000 emplois industriels ont été perdus en France ces trois dernières années, indique Trendeo. Les saignées qui ont frappé l'automobile, près de 30.000 postes rayés de la carte en trois ans, la pharmacie, la high-tech, la chimie ou encore la métallurgie.

    A cela, le blocage des salaires par le patronat depuis bien trop longtemps n'est pas fait pour la consommation. La recherche de bas coûts de valeur ajoutée par les délocalisations industrielles pour plus de profits, contribue au chômage. Nous payons maintenant cette politique droitière mettant en péril notre tissu industriel, et qui s'étend par effet domino dans tous les secteurs de notre économie. L'objectif du patronat est la réduction des salaires par leur stagnation associée à l'allègement des charges sociales pour s'ajuster à la mondialisation de l'économie, ce qui, avec l'augmentation des charges dues à celles de l'énergie, des transports, et des communes par suite de la suppression de la taxe professionnelle de la loi de finance 2010 non totalement compensée par l’État, ont faits que les impôts indirects ont flambés conduisant à une précarisation des ménages et à une misère accrue. Les pertes fiscales par les cadeaux et niches fiscales faits aux plus fortunés ont été compensées en partie par les foyers modestes. Si l'on ajoute à cela le train de hausse prévu en début d'année 2012, rien d'étonnant à ce que l'activité baisse, et que le chômage augmente. C'est toute cette politique qui est la cause de notre situation n'ayant rien apporté sur l'emploi mais aussi sur notre spread avec l'Allemagne qui est de 85 milliards sur notre déficit commercial extérieur, voir La mascarade du triple A. Cette politique gouvernementale et patronale est donc un échec n'ayant pas su, même au niveau du commerce extérieur, avec tout ce qu'elle à fait comme réduction des avantages sociaux, obtenir des résultats. Marianne titre chaque jour 1.000 chômeurs de plus depuis le début de l'automne 2011. L'argument toujours répété est celui des coûts salariaux, or les Allemands avec des coûts équivalents s'en sortent mieux !

  • Le génocide Arménien, et ses implications politiques

    et d'histoire.

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    Illustration du PETIT JOURNAL du dimanche 12 décembre 1915
    Extrait : «Toutes les nouvelles, de toutes les sources, parvenues de Constantinople, de Smyrne, d’Angora, de Van, etc., etc., s’accordent dans la description des horribles scènes de carnage dont les victimes sont, depuis le début de la guerre, les populations Arméniennes de l’Empire. Les Turcs ont dressé un plan pour l’extermination complète des Arméniens et ils l’exécutent avec une sauvagerie qui fait dresser les cheveux sur la tête, avec des raffinements de cruauté dont l’histoire de l’humanité, même dans les siècles les plus reculés, donne peu d’exemples».

    Support WikipediaCela s'est passé d'avril 1915 à juillet 1916. Les deux tiers des Arméniens qui vivaient sur le territoire actuel de la Turquie ont été exterminés au cours de déportations et massacres de grande ampleur. Entre 1.200.000 et 1.500.000 Arméniens ont été tués sur place ou sont morts au cours de leur déportation. Il fut planifié et exécuté par le parti au pouvoir à l’époque, le Comité Union et Progrès, CPU, plus connu sous le nom de «Jeunes-Turcs», dirigeant l'Empire ottoman et engagé dans la Première guerre mondiale aux côtés des Empires centraux constitués par l'Empire Allemand, l'Empire Austro-hongrois, l'Empire ottoman, et le Royaume de Bulgarie. Ils étaient, à la Première guerre mondiale, opposés à la Triple Entente composées de la France, du Royaume-Uni et de la Russie impériale, ne pas confondre avec la Triple Alliance qui comprenait l'Empire Allemand, l'Empire Austro-hongrois, et la Royaume d'Italie, qui rejoignit ensuite la Triple Entente, voir 193 - Philippe Pétain, Maréchal de France suite 1.

    Le génocide Arménien est considéré comme l'un des tout premiers génocides du XXème siècle, il coûta la vie aux Arméniens d'Anatolie et du haut-plateau Arménie.

    C'est de l'histoire, mais, est-ce que la politique Française de décembre 2011 doit s'emparer de ce massacre pour je ne sais quel but ? Faire plaisir a Aznavour qui réside en Suisse ou il est l'ambassadeur de l'Arménie, ou tout simplement électoraliste ? Un peu des deux, contre la négation du génocide Arménien certes, mais aussi beaucoup électoral ? Il faut se poser la question à quatre mois de l'élection présidentielle. Engranger un maximum de voix Arméniennes surement, on recense en France près de 500.000 Arméniens, c'est bon à prendre pour l'élection. Nicolas Sarkozy, avant son élection, avait promis aux Arméniens de soutenir la négation d'un texte de loi spécifique sur la négation du génocide Arménien. Mais c'est franchement électoraliste de le programmer en ce moment, pendant cinq années il pouvait largement le faire. En outre, ce génocide est bien reconnu par nombre d'historiens. Alain Juppé ministre des affaires étrangères avait recommandé la prudence à Nicolas Sarkozy d'autant, que cette proposition de loi qui est l’œuvre de l'UMP, fit qu'il s'est ouvertement démarqué de ce vote déclarant depuis Bordeaux, «le Parlement a voté. Essayons maintenant de reprendre des relations apaisées. Ce sera difficile, j'en ai conscience, mais le temps fera son œuvre», a-t-il ajouté, jugeant «qu'il y a beaucoup de raisons de maintenir entre la France et la Turquie des relations de confiance et même d'amitié», mais appelant Ankara «au sang-froid et à la retenue».  Mais aussi une connerie sans nom.

    C'est la députée Valérie Boyer est à l'origine de la proposition de loi, elle a d'ailleurs reçu des menaces de mort et de viol. Je me dois de déposer plainte et je le ferais a-t-elle déclaré.

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    Nicolas Sarkozy entouré de Charles Aznavour et du président Arménien Serge Sarkissian

    Qu'est-ce qu'un génocide, le petit Robert écrit, c'est la destruction d'un groupe ethnique en peu de temps, et cite les Juifs et les Arméniens. Et c'est vrai que des enfants furent massacrés exterminés si ce n'était pour détruire la génération de ce peuple, le rayer de la terre.

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    Rapport d'un Allemand témoin des événements de Mouch. J'allai trouver le Mutessarif et le priai de faire au moins grâce aux enfants, mais ce fut en vain. Il répondit que les enfants Arméniens devaient périr avec leur nation, référence, Massacres génocitaires.

    S'il fallait condamner tous les crimes et génocides depuis que des hommes sont sur terre nous n'en finirions pas. Mais là, il s'agit de condamner la négation de génocide, cela va plus loin, c'est à dire est-ce qu'il y a eu ou non génocide ? Est-ce que la république de Turquie a été créée sur un génocide ? C'est la remise en cause de cette république, ce que les Turcs d'aujourd'hui ne peuvent admettre, mais ont-ils raison ? Ils ne sont pas responsables et ne sont pas accusés de ce génocide, ce n'est pas le seul État construit sur des guerres et des massacres, il est donc stérile de s'offusquer du vote des députés UMP qui n'est que de but électoraliste.

    Le gouvernement Turc actuel n'a rien à voir avec celui de 1915 lors de la première guerre mondiale. Il n'est donc pas visé. Ne pas reconnaître, la qualification de génocide perpétré par les Jeunes-Turcs, nationalistes et progressistes, du Comité Union et Progrès opposé au Sultan Abdühamid II sous le commandement du ministre de l'Intérieur grand vizir Talaat Pacha, et de Enver Pacha l'un des officiers militaires de la révolution des Jeunes-Turcs, est une erreur.

    L'histoire politique est la suivante.

    Dès la fin du 19ème siècle, les Arméniens de l'Empire ottoman prirent conscience que leurs droits étaient bafoués par le sultan, et des groupes Arméniens, la plupart du temps révolutionnaires, se formèrent. Ils dénoncèrent les méthodes du sultan et voulurent la liberté pour tous ainsi que l'égalité entre Arméniens et Musulmans. Deux partis Arméniens se formèrent, le parti Armenakan est créé en 1885, et le parti Hentchak, la cloche, en 1886-1887, de tendance socialiste, ainsi que la Fédération révolutionnaire arménienne Dashnak en 1890, de tendance relativement indépendantiste. Les adhérents de ces partis ramenèrent l'espoir chez les Arméniens de l'Empire ottoman, principalement paysans. À l'inverse, l'émancipation voulue par ces partis sera l'un des principaux motifs pour les Jeunes-Turcs, opposées aux vieux du Sultan, de massacrer les Arméniens.

    Le CUP reçu le soutien de nombreux mouvements représentant les minorités de l'Empire, y compris des mouvements indépendantistes et la Fédération révolutionnaire Arménienne Dashnak. Cependant, cette alliance de circonstance, contre nature, trouva sa limite dans une question cruciale, celle de la création d'un État arménien autonome ou indépendant.

    Les Jeunes-Turcs parvinrent à renverser le sultan en 1908 avec l'aide des mouvements minoritaires, et dirigèrent alors l'Empire ottoman. Le CUP n'accepta pas la création d'un État arménien, et ceux-ci cherchèrent alors à nouer d'autres alliances dans la région, notamment auprès des Russes, sans succès d'ailleurs. Ce fut donc un conflit de leadership entre les Arméniens ottomans et les Jeunes-Turcs, que les Arméniens perdirent.

    En 1909 il y eu en prélude du génocide Arménien les massacres de Cilicie, ou d'Adana, entre les 14 et 27 avril 1909. Ils s'étendirent aux zones rurales Ciliciennes et à différentes villes, Adana, Hadjin, Sis, Zeïtoun, Alep, Dörtyol. Environ trente mille Arméniens y laissèrent leur vie, dont vingt mille dans le seul vilayet d'Adana. Des troupes constitutionnelles Ottomanes participèrent aux massacres. Stéphen Pichon, radical de gauche, 1901-1907, alors ministre des Affaires étrangères, porta l'accusation à l'Assemblée française, séance du 17 mai 1909 :

    «Il est arrivé malheureusement que des troupes qui avaient été envoyées pour prévenir et réprimer les attentats y ont, au contraire, participé. Le fait est exact».

    Le premier novembre 1914, à Constantinople, actuellement Istanbul, Enver Pacha accusa les Arméniens de la région de pactiser avec les Russes. Le 8 février 1914, la Russie imposa au gouvernement Turc une commission internationale destinée à veiller aux bonnes relations entre les populations ottomanes. Les Jeunes-Turcs ravalèrent leur humiliation mais lorsque la Première guerre éclata, en août de la même année, ils poussèrent le sultan Mahomet V à entrer dans le conflit, aux côtés des Puissances centrales contre la Russie et les Occidentaux. Le sultan déclara la guerre le 1er novembre 1914. Les Turcs tentèrent de soulever en leur faveur les Arméniens de Russie. Mal leur en pris. Bien qu'en nombre supérieur, ils sont défaits par les Russes à Sarikamish le 29 décembre 1914. L'empire ottoman est envahi. L'armée Turque perd 100.000 hommes. Elle bat en retraite et, exaspérée, multiplie les violences à l'égard des Arméniens dans les territoires qu'elle traverse. Les Russes, à leur tour, retournent en leur faveur les Arméniens de Turquie. Le 7 avril 1915, la ville de Van, à l'est de la Turquie, se soulève et proclame un gouvernement Arménien autonome.

    Les dirigeants du CUP décidèrent alors de profiter de l'occasion de la guerre pour résoudre définitivement, par l'extermination des Arméniens, la «Question Arménienne», Ermeni sorunu, qui, depuis le congrès de Berlin de 1878 stipulait, entre autre, que la Turquie devait accorder aux Juifs les droits civils et religieux au sein de son Empire, dont faisait partie la Palestine. Animés par une idéologie nationaliste Panturquiste, ils voyaient dans les Arméniens un obstacle majeur à leur unification ethnique en Anatolie et à leur expansion dans les pays de langue Turque d'Asie centrale, est l'un des points les plus épineux de la «Question d'Orient».

    En février 1915, le comité central du parti et des ministres du cabinet de guerre, Talaat Pacha et Enver Pacha en particulier, mirent secrètement au point un plan de destruction qui sera exécuté dans les mois suivants. Il fut présenté officiellement comme un transfert de la population Arménienne que le gouvernement accusa de collaborer avec l'ennemi Russe, pourtant loin du front.

    Voici le texte d'un télégramme transmis par le ministre à la direction des Jeunes-Turcs de la préfecture d'Alep, «le gouvernement a décidé de détruire tous les Arméniens résidant en Turquie. Il faut mettre fin à leur existence, aussi criminelles que soient les mesures à prendre. Il ne faut tenir compte ni de l'âge, ni du sexe. Les scrupules de conscience n'ont pas leur place ici». En fait, la déportation ne fut que le masque qui couvrait une opération d'anéantissement de tous les Arméniens de l'Empire ottoman.

    La politique d'arrestations fut en premier lieu vers les notables et intellectuels de Constantinople arrêtés les 24 et 25 avril qui, déportés puis tués, fut le point de départ du génocide. Dès que l'élite Arménienne fut anéantie, le massacre des populations Arméniennes commença en deux phases successives de mai à juillet 1915 dans les sept provinces, vilayets orientales d'Anatolie, quatre proches du front Russe, Trébizonde, Erzurum, Van, Bitlis, trois en retrait, Sivas, Kharpout, Diyarbakır, où vécurent près d'un million d'Arméniens, puis, à la fin de 1915, dans d'autres provinces de l'Empire. L'éloignement de nombre des victimes du front, lors des différentes phases des massacres, enleva toute vraisemblance à l'accusation de collaboration avec l'ennemi.

    L'Empire ottoman dura de 623 ans de 1299 à 1922, pour laisser la place à la république de Turquie. l'Empire ottoman s'étendait, au faîte de sa puissance, sur trois continents, toute l'Anatolie, le haut-plateau Arménien, les Balkans, le pourtour de la mer Noire, la Syrie, la Palestine, la Mésopotamie, la péninsule Arabique et l'Afrique du Nord (à l'exception du Maroc).

    La culpabilité de Mehmet Talaat Pacha, et Enver Pacha et autres dirigeants Jeunes-Turcs, a été reconnue en juillet 1919 par la cour martiale Ottomane qui les condamna à mort par contumace «pour l'extermination d'un peuple entier constituant une communauté distincte», avec cette précision dans le réquisitoire, les déportations furent conçues et décidées par le Comité Union et Progrès. Ayant pris la fuite en 1918, juste après avoir détruit la plupart des documents compromettants. La cour martiale établit la volonté du CPU, d'éliminer physiquement les Arméniens, via son organisation spéciale.

    21 janvier 1920, une «loi de restauration des propriétés Arméniennes», comprenant trente-trois articles, est adoptée par le Parlement ottoman, mais ne sera jamais appliquée.

    Printemps 1920, les services sociaux du Patriarcat arménien de Constantinople estiment que 6 000 femmes et enfants sont encore captifs dans les régions de Constantinople, Ismit, Bursa et Eskisehir, 2 000 à Karahisar, 1 500 dans le district de Bolu, 3 000 à Konya, 500 à Kastamonu, 2 000 à Trébizonde, 3 500 à Sıvas, autant à Kayseri, 3 000 à Erzerum, 25 000 à Dyarbekir-Mardin, 3 000 à Harpout, et 5 000 dans les vilayet de Bitlis et Van.

    15 mars 1921, Berlin, l’ancien grand vizir Mehmed Talat, réfugié en Allemagne depuis novembre 1918, est assassiné par un militant Arménien, Soghomon Tehlerian.

    17 avril 1922, Berlin, Bahaeddin Sakir et Cemal Azmi sont abattus en pleine rue par deux militants Arméniens. 25 juillet 1922, Tiflis,  Géorgie, Ahmed Cemal, tous des militants du CPU, est assassiné par un militant Arménien.

    Dans le reste de l'Empire, le programme prend les formes d'une déportation, conduite par chemin de fer sur une partie du parcours, les familles restant parfois réunies. Les convois de déportés, environ 870.000 personnes, convergent vers Alep, en Syrie, où une Direction générale de l'installation des tribus et des déportés les répartit selon deux axes, au sud, vers la Syrie, le Liban et la Palestine, une partie survivra, à l'Est, le long de l'Euphrate, où des camps de concentration, véritables mouroirs, sont improvisés. Les déportés furent peu à peu poussés vers Deir ez-Zor. Là, en juillet 1916, ils furent envoyés dans les déserts de Mésopotamie où ils furent tués par petits groupes ou moururent de soif. Les derniers regroupements de déportés le long du chemin de fer de Bagdad, à Ras-ul-Aïn, à Intilli sont, eux aussi, exterminés en juillet 1916. Seul survit un tiers des Arméniens, ceux qui habitaient Constantinople et Smyrne, les personnes enlevées, les Arméniens du vilayet de Van, furent sauvés par l'avancée de l'armée Russe, soit deux cent quatre-vingt-dix mille survivants. Quelque cent mille déportés des camps du sud survécurent également.

    La propagande Turc accusant une quelconque entente entre les Arméniens ottoman et les Russes est difficile à montrer.

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