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Difficiles engagement politique et investitures socialistes pour 2012,

entre les clans Aubry, Hollande que les EELV viennent troubler.

Support Wikipedia A lire la presse on a l'impression qu'au PS ce n'est pas la joie entre les présidents des conseils généraux, qui ont à appliquer les directives nationales du bureau national de l'équipe de Martine Aubry, et les cadres qui attendent leur investiture pour les législatives de 2012, dans un accord EELV-PS qui vient perturber les investitures. Il faut bien comprendre que ces socialistes qui ont fait correctement leur travail pendant tant d'années, et qui été ont critiqués par les écologistes ont des difficultés à accepter d'être évincés d'une possible députation. C'est au minimum cinq années de bons revenus, et quand la politique est son métier, il faut être désigné si l'on veut pouvoir l'exercer en tant que parlementaire. La politique c'est aussi alimentaire, contrairement aux temps anciens ou il fallait être fortuné pour la pratiquer. A cela s'ajoute de plus en plus un sentiment de revanche du clan Aubry vers celui d'Hollande qui donne l'impression d'une rancune, non encore dissipée des Aubryistes sur leur échec à la primaire. C'est vrai qu'être première secrétaire et ne pas avoir obtenu l'investiture, alors qu'elle même et son clan l'ont organisée, n'engage pas à s'investir pour le vainqueur, bien que s'il venait à gagner l’Élysée, le PS en tirerait des bénéfices.

Vous êtes donc certainement étonnés par le silence de son parti comparé à l'offensive de l'UMP en soutien à Sarkozy, qui lui, pas encore candidat, fait comme s'il l'était. Or, quand on regarde l'équipe de campagne de François Hollande ou une pléthore de personnalités y figurent, on se demande si ce n'est pas pour faire plaisir, a-t-on besoin de toutes ces personnes pour une campagne présidentielle ?

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Avec une telle force de frappe, elle devait faire un tabac, et bien, non pour le moment c'est silencieux. Avec ces porte-paroles qui ne répondent pas aux coups portés par l'UMP, c'est inquiétant. Mais ne faut-il pas voir dans ce mariage contre nature entre Manuel Valls responsable de la communication et Benoit Hamon, l'opposé politique, comme une œuvre de déstabilisation de la candidature de François Hollande ? Qui à bien pu faire cette association de frères ennemis ? A croire que ceux qui ont construit ce montage ne souhaitent pas sa victoire comme ce fut le cas pour Ségolène Royal. Avec les accords PS-EELV qui sont une catastrophe politique et cette équipe aphone, l'UMP de Sarkozy se frotte les mains de plaisir.

Est-ce tout simplement Hollande qui en est le responsable ne sachant pas motiver ses collaborateurs ? On reste interloqué, à qui d'Hollande ou de Martine attribuer ce silence ? Il est aussi envisageable, eu égard à ce que d'aucuns disent de lui, qu'il est du genre peu communicatif et qu'il aime tout faire seul, sur ce point, il serait comme Sarko ce qui n'est pas bon. Il est temps que le PS se ressaisisse, si l'on ne veut pas être condamné à supporter encore cinq années notre président qui s’apprête à nous faire perdre notre souveraineté et vendre la France aux banques, voir, A Toulon Sarkozy, Français c'est de l'effort qu'il faut faire. Nous saurons ce lundi 5 décembre comment Merkozy vont nous saucissonner.

Pour les législatives c'est autre chose, ça grince aussi dans les rangs. Cet accord EELV-PS porte entre autre sur 60 circonscriptions. Les Verts se présenteront sous l'étiquette du nom de la gauche. Le pronostic en cas de victoire de la gauche est, qu'ils pourraient en obtenir 30, et 15 en cas de défaite. Pour intégrer 60 écologistes dans les investitures socialistes cela pose un sérieux problème puisqu'il faut que des socialistes militants s'effacent pour eux. Cet accord est donc un boulet électoral pour le PS qui n'en avait pas besoin. Il donne à l'UMP, au vu du désordre de ce parti, des circonscriptions qu'il n'espérait probablement pas, un vrai cadeau à la droite. Un cadre du PS résume la situation, il y a un accord, mais des désaccords profonds.

En premier les maires de Paris et de Lyon Bertrand Delanoë et Gérard Collomb, n'ont pas ménagé leur colère médiatiquement. Gérard Collomb ne décolère pas, il soutiendra dans la première circonscription, contre son parti, le radical de gauche Thierry Braillard son adjoint aux sports contre le Vert Philippe Meirieux. Surpris par cet accord il demande à François Hollande de revenir sur sa décision, sans résultat. Philippe Méirieu est chef du groupe écologique au conseil régional de Rhône Alpes. «Philippe Meirieu vote systématiquement contre tous les grands projets de l'agglomération lyonnaise», affirme Gérard Collomb. «Avec ses amis, il a même été jusqu'à demander à lire les scénarios financés par Rhône-Alpes Cinéma, une de nos institutions culturelles pour vérifier s'ils sont politiquement corrects. Je ne peux pas accepter cette forme de terrorisme intellectuel». Mais aussi, «Je me suis toujours battu contre les Khmers rouges, je ne plierai pas aujourd'hui devant les Khmers verts !» C'est clair, il n'est pas content.

Gérard Collomb à François Hollande, je le soutiens s'il le souhaite, mais pas à n'importe quelles conditions. Si les priorités ne sont pas ce pas celles que je défends, le développement de l'économie et des politiques industrielles, alors, je n'aurais plus le même enthousiasme. «Je ne vois pas comment on peut mener une campagne présidentielle sans l'appui des maires de Paris et de Lyon, prévient Gérard Collomb».

En coulisse, les amis de Hollande accusent ceux d'Aubry qui ont géré les circonscriptions d'avoir sacrifié les Hollandais dans l'accord.

A Paris, c'est Cécile Duflot parachutée qui provoque la colère de Delanoë, même pas prévenu. «Le parachutage est une pratique délétère pour la démocratie, dans la mesure où il rompt le lien de confiance et de proximité avec les électeurs. C'est une façon datée de faire de la politique, une conception distante, voire utilitariste, du rapport avec les citoyens", dénonce Bertrand Delanoë». Or, c'est dans la 6ème circonscription ou la gauche est majoritaire qu'est parachutée Cécile Duflot. C'est Danièle Hoffman-Rispal, qui Strauss-kahnienne est passée chez Hollande qui en fait les frais. Dans une lettre elle explique pourquoi je me présente contre Cécile Duflot, cette lettre est publiée sur le site Rue 89. Tout comme le maire de Paris, son adjointe et successeure désignée Anne Hidalgo, pourtant proche également de Martine Aubry, est également révoltée qu'elle ait favorisé «sa copine Cécile Duflot».

Un proche d'Hollande affirme que Martine Aubry a fait en sorte que ce ne soit pas les siens qui aient à payer l'accord avec les Verts.

En Seine-Saint-Denis, Le Monde.fr écrit, les grenades sont dégoupillées. C'est vrai que dans le 9-3 ce n'est pas facile, département majoritairement à gauche, ancien bastion communiste, les chances d'une députation sont réelles. Pour Philippe Guglielmi, secrétaire fédéral du PS, le 9-3 se distingue à nouveau pour ses luttes internes. Il faut dire que le redécoupage électoral du département n'arrange pas les choses. On dirait que cela a été fait exprès. La troisième circonscription a été supprimée au profit des voisines, un peu de celle de la Courneuve rattachée à celle de Marie Georges Buffet, le territoire du Bourget à celle de Jean-Christophe Lagarde, nouveau centre, et la 6ème d'Aubervilliers à celle de Pantin. Un beau patchwork qui fait un député en moins dans ce département à forte densité de population. Daniel Goldberg qui comptait se présenter dans la 6ème, n'avait pas prévu l'arrivée d’Élisabeth Guigou, qui elle aussi à vu sa circonscription la 9ème redécoupée à l'Est et à l'ouest, la rendant électoralement trop risquée. La 6ème n'appartient à personne déclare Élisabeth Giguou, on est trois députés pour deux circonscriptions. Un beau travail de redécoupage dont L'UMP, est maître. Voila ce qui arrive quand on n'est pas capable de remporter l’Élysée.

La direction du PS a décidé d'attribuer la 6ème à une femme, elle l'a donc inscrite pour Élisabeth Guigou, et Daniel Goldberg n'a pas aimé. Pourquoi elle et pas moi, d'autant qu'il a reçu l'appui de sa fédération. Claude Bartelone le patron déclare, «on l'empêche de se présenter devant les militants». Philippe Guglielmi, «c'est injuste de le traiter comme cela, il a fait du bon boulot». Finalement, il aura la 10ème à Aulnay-sous-Bois. Mais ce n'est pas pour autant gagné pour Guigou qui doit subir le vote des militants face à deux autres femmes. Elle peut se trouver en difficulté déclare un responsable socialiste. Ancienne garde des Sceaux, elle à quand même des chances.

Il y a aussi des problèmes à Saint-Denis ou, il y aurait des adhésions de circonstances. A Saint-Denis-Pierrefitte-Villtaneuse, 2ème circonscription, c'est un conflit de génération qui s'oppose entre le conseillé municipal Georges Sali, tendance Hollande avec le jeune conseiller général Mathieu Hanotin tendance Aubry. A Montreuil-sous-Bois aussi, cette circonscription n'étant pas inclue dans l'accord EELV-PS, le député sortant apparenté communiste Jean-Pierre Brard voit un socialiste et un EELV contre lui. Dominique Voynet, maire de la ville regrette le soutien du PS, elle aurait bien aimer vaincre son vieil rival communiste.

Il y a aussi d'autres circonscriptions, la 11ème de Seine et Marne, ou Jean-Marc Brulé EELV reste dans la 11ème à la suite d'un chantage de Duflot et de Jean-Vincent Placé, affirmant que les voix des écolos pour valider l'accord EELV-PS sont indispensables. Conclusion, Aubry voit Hollande pour son avis qui  s'incline sous la promesse qu'Olivier Faure qui en aura une autre. Total, Olivier Faure et ses proches n'excluent pas une candidature dissidente contre l'écolo.

Quand à Ségolène Royal contestée dans la circonscription de la Charente-Maritime, c'est fait, elle sera la seule candidate, le Bureau national à validé sa candidature, c'est quand même un poids lourd.

Ainsi va la politique, tout n'est pas rose chez les socialistes, mais je présume qu'ailleurs c'est la même cuisine, mais elle ne se fait pas toujours au grand jour. Favoriser ses amis pour d'autres cela a toujours été, les places sont chères.

Le parti socialiste a validé mardi 22 novembre 900  investitures dont Cécile Duflot à Paris, et a maintenu sa décision sur Lyon. Elles portent sur 438 circonscriptions en métropole a affirmé à la presse Christophe Borgel secrétaire national aux élections. C'était l'étape avant le vote d'investiture des militants du 1er et 2 décembre et avant la convention nationale du 10 décembre qui parachèvera ces difficiles investitures.

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