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  • Des révoltés de la place Tahrir, aux élections législatives,

    dans un immense rassemblement, ils crient à la démocratie, mais agressent des journalistes.

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    Document Al-Oufock le 24 novembre 2011.

    Support Wikipedia Ce n'est pas faute d'avoir soutenu le printemps arabe, ces révoltes pour plus de démocratie que nous approuvons pour la liberté des peuples. Ce n'est pas faute que des journalistes aux risques de nombreux dangers sont allés sur place pour rendre compte au monde entier la révolte de ces jeunes Égyptiens. Alors, on ne comprend pas que deux femmes journalistes l'une de France 3 et l'autre free-lance Américano-égyptienne aient été agressées sexuellement.

    2Car0line Sinz de France 3 et Mona-el-Tahawy, document Paris Match.

    Caroline Sinz décrit son voyage au Caire ou «des jeunes sans repères, ivres de leur pouvoir n'ont plus de limite». «Nous devenons soudain leur cible, poursuit-elle. Ils nous agressent, car nous sommes journalistes et surtout étrangers». «Nous sommes jetés en pâture à une foule déchaînée, sur la place Tahrir». «Avec mon caméraman nous avons alors été frappés, puis séparés, très peu de femmes, surtout étrangères, se trouvent sur cette place Tahrir». «J'ai été empoignée par plusieurs hommes et j'ai subi une agression sexuelle, au milieu de tout le monde, en plein jour». «D’autres femmes journalistes ont subi des violences». C'est une façon d'intimider la presse.

    Elle est rentrée à Paris samedi 26 novembre, et annonce qu'elle va porter plainte après avoir fait constaté à l'Institut médico-légal de Paris les violences qu'elle a subies. Nicolas Sarkozy, s'est entretenu avec elle par téléphone à sa descente d'avion, sans donner de détails.

    Le même jour, Mona-el-Tahawy, bien connue pour ses nombreux reportages féministes, elle a raconté sur son compte twitter, «je suis libre». Un bras gauche cassé, et sa main droite cassée, voila les violences faites aux femmes par les forces de l'ordre Égyptiennes. Elle écrit jeudi, «12 heures avec ces bâtards du ministère de l'intérieur et des renseignements militaires». «Ils étaient cinq ou six autour de moi à me tripoter mes seins, a attraper ma zone génitale», et elle ne sait combien de mains ont tentés de pénétrer dans son pantalon. Elle fut battue à coups de matraques, se protégeant avec son bras qui s'est brisé lorsqu'elle prenait des photos des affrontements entre les révoltés et les forces de l'ordre. Trainée par les cheveux au ministère de l'intérieur, elle y resta 12 heures.

    Ce n'est pas l’Égypte que nous aimons.

    L’Égypte va mal, la révolution de cette jeunesse activiste et chômeuse est confisquée, par l'armée qui impose sa gouvernance par la force. Les épreuves que ces jeunes révoltés «chabab et-thaoura» n'ont pas suffi à se dégager de l'emprise de la bande à Moubarack dont l'armée était le fidèle soutien. Le président du Conseil suprême, le maréchal Mohamed Hussen Tantaoui, 76 ans, qui dirige le pays depuis février à la fin des premières émeutes est rejeté par les manifestants. Il symbolise ce qu'ils ne veulent plus voir, une présence de Moubarack.

    On peut lire sur les banderoles de la place Tahrir, Tantaoui=Moubarack. «Echaâb yourid iskat el mouchir», le peuple veut la chute du maréchal. Après plusieurs journées d'affrontement tant au Caire, place Tahrir, qu'à Alexandrie, une des villes gagnées par la révolution, un homme a été tué le mercredi 23 novembre portant à 41 morts le bilan du week-end du 19/20 novembre. Dans ce désordre ou aucune loi ne régit cette révolte, spontanée dans un cri de liberté, le président Tantaoui a prononcé une allocution télévisée en vue de désamorcer la situation. Il a annoncé que des élections législatives débuteraient lundi 28 novembre, et qu'il acceptait la démission de gouvernement d’Essam Charaf, demandée à la suite des manifestations et des violences du week-end. Pour ce qui le concerne, il n'a fait aucune ouverture, mais proposait de faire rentrer immédiatement les militaires dans leur caserne si tel était le vœu du peuple qui serait consulté par référendum sans préciser les modalités.

    Cette intervention a nourri la colère des manifestants de la place Tahrir qui ont repris le slogan «dégage» symbole des révolutions musulmanes. Le vendredi 25 novembre, journée qualifiée de la dernière chance, des milliers d’Égyptiens ont manifestés contre la nomination provocatrice de Kamal Ganzoui ex-premier ministre à la tête du gouvernement de salut national.  Avec les syndicats les manifestants espéraient réunir un million de personnes pour ce vendredi jour de prières. Kamal Ganzoui est un septuagénaire ancien chef de gouvernement dans les années 1990, appelé en remplacement de Essam Charaf, il a demandé au maréchal Tantaoui de lui «laisser un peu de temps pour satisfaire toute la population», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

    C'est le manque de confiance à tous ceux qui ont été de près ou de loin avec Moubarack. «Nous ne voulons pas de quelqu’un qui soit lié à l’ancien régime, on veut un transfert complet des pouvoirs au nouveau gouvernement», explique Mohamed Abdel Kerim, étudiant, qui pense que la nomination de Ganzouri est un stratagème destiné à diviser les manifestants.

    Le 25 novembre rappelle le 25 janvier date du déclenchement qui a emporté la révolution Égyptienne et le départ de Moubarack.

    C'est dans un rêve d'anarchie que décrit l'article du Monde que ces jeunes interdisent de crier des slogans politiques, interdisent de monter une tribune, et interdisent à tout parti politique d'enter dans la place. Ils ont érigés en lettres rouges les règles de Tahrir sur des bâches en plastique amarrées au terre plein central. Tout homme politique qui s'aventure sur le cœur battant de la révolution est éjecté. Ils refusent les règles du jeu politique et pour eux la révolution ne fait que commencer. Un autre son de cloches sur la situation qui règne sur cette place. Il montre la difficulté de bien comprendre ce qui se passe puisque l'arrivée de Mohamed El Baradei enflamma la place Tahrir.

    Il fut la bête noire de l'ancien régime. Probable candidat à la présidentielle, il lui fut impossible d'atteindre le centre de la place tant la masse de ces jeunes qui l'entourait, l'empêchait d'avancer. «Nous lui devons cette révolution, il était le premier à avoir appelé les Égyptiens à descendre par millions dans la rue s’ils voulaient un changement. C’était au lendemain des élections de novembre 2010. Son aura internationale est une protection pour nous», nous confie un jeune étudiant. Sous les cris «El Baradei Raissena», El Baradei notre président, l’ancien directeur de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique, AIEA, quitta les lieux, laissant derrière lui ses partisans diffusant la déclaration de l’Association nationale pour le changement dont il est le président. C'est le défilé des personnalités politiques avant les élections. Abdelmeneim Abou El Fatouh, exclu des rangs des Frères musulmans, qui jouit aussi d’une grande crédibilité auprès des révoltés, vient les soutenir. Ces personnalités suscitent, à la nuit tombée, des débats populaires entre ceux qui veulent le départ immédiat de l'armée et ceux plus tolérants qui souhaitent un départ gradué. L'absence des Frères musulmans est ressentie naturelle car ils favorisent leur intérêt au lieu de celui du peuple, d'autres considèrent qu'aujourd'hui c'est la marche du peuple et non celle d'un parti.

    Le pouvoir militaire a déclaré dimanche 27 novembre avoir demandé à Mohamed El Baradei et Amr Moussa l'autre figure influente sur la scène politique, de soutenir le Premier ministre désigné Kamal el-Ganzouri. Le maréchal Hussein Tantaoui a affirmé à des journalistes avoir reçu samedi, à «leur demande», les deux hommes, dont les noms circulent pour diriger un éventuel gouvernement de «salut national», et leur avoir demandé de «soutenir le gouvernement de Kamal el-Ganzouri», nommé vendredi par l’armée au pouvoir. Certains groupes de manifestants seraient prêts à voir Mohamed El Baradeï diriger un organe civil qui superviserait la transition vers la démocratie à la place du Conseil Supême des Forces Armées. Son équipe de campagne a fait savoir samedi qu’il était prêt à renoncer à briguer la présidence «s’il lui est officiellement demandé de former un gouvernement de salut national, afin d’être totalement neutre pendant la période de transition».

    Les élections législatives qui ont débutées le lundi 28 novembre ne posent de problèmes d'organisation et de sécurité malgré la grande influence devant ces bureaux de vote.  Elles devraient s'étaler sur trois jours. C'est les premières depuis la chute de Moubarack, et l'armée joue sa crédibilité.

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    Une queue devant un bureau de vote au Caire, le 28 novembre 2011. (REUTERS), document Libération.fr

    C'est en masse que les Égyptiens se sont déplacés, et le vote de lundi 28 novembre ne concerne qu'un tiers des gouverneras, 17,5 millions pour Le Caire, Alexanderie et Louxor en Haute Égypte. Le reste sur les 40 millions d'électeurs devrait s'étaler sur quatre mois. Comme nous l'avons vu aux informations télévisées, des retards de livraison des bulletins de vote a fait que l'agence officielle Mena acronyme de la Metula New agency, considéré comme un média Israélien militant a déposé 161 plaintes. Des votants s'expriment, cette fois-ci c'est la première fois que le résultat n'est pas connu à l'avance. Sept ONG étrangères, Arabes, Africaines, Islamiques, Européennes et Américaines dont le centre Carter de l'ex-président Jimmy Carter ont reçu les accréditations pour les surveiller a annoncé le ministre Égyptien des affaires étrangères. Le processus électoral est complexe, le nombre de partis accrédités apparaît important ce qui devrait conduire, comme en Tunisie à une dispersion des voies ne donnant pas de majorité absolue à un parti. Les analystes avancent un score de 40 % pour les islamistes et un tiers pour les  libéraux sur les 498 représentants de la chambre basse. D'ors et déjà le déroulement malgré les difficultés d'organisation dans le contexte de révolte, marque un succès des militaires, si elles se poursuivent sans heurts pendant ces quatre mois.

    L’Égypte joue donc son avenir dans ces élections qui s'ouvrent dans une période de grande tension, mais il apparaît que les Égyptiens déterminés à s'exprimer veulent tourner la page à cette anarchie. Un bémol tout de même, le général Mamdouh Chahine, membre du CSFA, a néanmoins déclaré que la nouvelle assemblée n'aurait pas le pouvoir de destituer un gouvernement nommé par le Conseil. Mais cette affirmation a été contredite par Kamal Ganzouri, premier ministre pourtant nommé par l'armée à la tête du gouvernement.

    En cas d'échec, l’Égypte pourrait se trouver en face d'une dictature militaire, comme pour les pays d'Amérique latine.

    Il est évident que le monde a les yeux rivés sur ce qui se passe en Égypte. La situation au Moyen-Orient en dépend. S'il y a échec de former un gouvernement de transition entre l'armée et la formation d'un gouvernement issu des urnes, on peut craindre à une dictature militaire qui conduirait à des inévitables affrontements. Ces élections comme celles de Tunisie et actuellement au Maroc verront probablement le parti islamiste de la liberté et de la justice des Frères musulmans majoritaire. Bien que la révolte de ces jeunes étant pour plus de justice et de liberté, apparait post-islamiste des mouvements révolutionnaires des années 1970/1980, c'est pour ces jeunes de l'histoire ancienne. Leur slogan «dégage» laisserait supposer qu'elle est laïque, mais cela ne signifie pas qu'ils le soient. L'exemple de la Tunisie est significatif. Ils refusent la dictature des militaires par ce qu'elle a été le support de celle de Moubarack, mais celle des Frères musulmans dans l'opposition au régime, qui sait ? Actuellement les Frères musulmans se tiennent à l'écart des manifestations mais agissent en profondeur, et leur chance est justement les élections du lundi 28 /11/11. Attendons pour voir !

  • Mario Monti le sauveur de l'Italie,

    à l'épreuve de la réalité populaire sous l'influence de Goldman Sachs.

    Référence Net Press

    Support Wikipedia Quand on est professeur et brillant économiste mondialement reconnu, on donne des conseils, des avis, pas toujours pris à la lettre, et on enseigne, une activité actuellement en plein essor. Si les résultats économiques des décideurs qui ont suivi l'économiste ne sont pas ceux espérés, l'économiste ne jouant que sa crédibilité, n'est pas responsable bien qu'ayant été rémunéré pour ses conseils. C'est comme un avocat, il n'est pas tenu à des résultats, mais seulement à une image. C'est un métier où l'on gagne presque à tous les coups, même si parfois l'image est écornée, mais les autres ne sont pas meilleurs. Mario Monti au poste de commissaire Européen à la concurrence en 1999, puis en 2005 consultant pour Goldman Sachs, n'était pas en première ligne, la stratégie politique de la banque était la prérogative des décideurs. Au poste de premier ministre ce n'est plus du tout pareil, il devra s'affronter aux sénateurs et aux députés qui jugeront de ses résultats, mais aussi aux citoyens qui ne sont pas forcement conciliants d'accepter austérité sur austérité de misère. Son gouvernement constitué de professeurs se distingue par sa compétence, voir, démocratie ou agences de notation ? On y trouve pour la première fois un représentant de l’Église proche du Pape. Andrea Riccardi, fondateur à la fin des années 1960 de la Communauté Sant'Egidio, institution influente de l’Église sur le plan diplomatique, qui devient ministre de la coopération internationale. Sa présence manifeste l'importance des catholiques dans le gouvernement Monti, mais surtout, il faut y voir les relations qu'il peut nouer auprès de la communauté catholique mondiale. On ne saurait contrarier le Pape. On peut espérer que ces importantes personnalités auront à cœur de réduire la dette de l'Italie en favorisant sa croissance, pas seulement de l'austérité. C'est pour elles une aventure dont elles n'avaient pas nécessité à s'engager, elles risquent d'y perdre leur image, elles ont donc intérêt à gagner, ce qui serait bon pour l'Italie.

    Mais que pensent les Italiens de ce gouvernement de professeurs et de grands patrons ?

    L'article de Manlio Dinucci du «il Manifesto» du 17/11/11 donne ses impressions.

    La spéculation sur la crise fait la fête à Monti.

    Le nouveau premier a une haute notoriété internationale, aucun doute ! Sa carrière se voit comme conseiller des importantes banques et des entreprises internationales, dans le fil du capitalisme rapace qui a causé la crise.

    Quand sera lancé le gouvernement Monti, ministres et sous secrétaires trinqueront. Cependant pas avec du champagne mais avec du Coca cola. Mario Monti est en fait membre de l'Internationale Advisory Board de la multinationale Coca Cola des États Unis d'Amérique, c'est à dire du comité des experts qui conseille comment accroître les déjà colossaux profits, réalisés grâce à sa position dominante sur le marché mondial des boissons et de l'eau en bouteille. Quand il était commissaire Européen à la concurrence, Mario Monti a poursuivi Coca cola pour abus de position dominante. Le contentieux se termina par un accord en 2004, mais la multinationale resta en excellents rapports avec Monti, tant et si bien que deux années plus tard elle le prend comme consultant.

    A New-York la naissance  du gouvernement Monti sera fêtée avec de prestigieux champagne surtout de Goldman Sachs une des importantes banques d'investissement au monde dans laquelle Mario Monti est conseiller. Ce groupe bancaire est spécialisé dans les dérivés d'instruments financiers dont la valeur est basée sur celle d'autres biens parmi lesquels  les matières premières agricoles. Mécanismes spéculatifs qui ont permis de réaliser d'énormes profits, mais d'une autre manière ont provoqués l'augmentation des prix internationaux de céréales, et donc la faim dans le monde, condamnant à mort au delà du milliard de personnes.

    Goldman Sachs a été aussi l'une des principales autorités de la «truffe» internationale des prêts «subprime» concédée aux USA à des personnes économiquement peu fiables. Elles ont été transformées en obligation à hauts risques qui ont été mêlées en paquet avec des titres affaiblis dénommés, «saucisses financières». Garantie des plus importantes agences de taux, Moodys, Standard & Poor's et Fitch. Les saucisses empoisonnées ont été acquises par des fonds de pension et d'autres investisseurs institutionnels répartis dans le monde parmi les petits épargnants. L'explosion de la bulle spéculative en 2009 a provoqué sur l'échelle mondiale faillites, restrictions du crédit, baisse des investissements productifs ultérieurs aux restructurations de réduction du coût du travail, avec l'augmentation du chômage, et de la pauvreté. Pour tout cela, doivent être remerciés aussi les conseils parmi lesquels Monti de la Goldman Sachs qui ont spéculé même sur les interventions massives faites par le gouvernement avec l'argent public pour le sauvetage des grandes banques qui ont provoqué la crise......Manlio Dinucci

    C'est l'opinion d'une certaine gauche Italienne qui reflète une réalité que beaucoup partagent. Mais qu'elle est la part de Mario Monti dans ce réquisitoire ? Donner des conseils n'est pas nécessairement être d'accord avec tout. C'est la raison pour laquelle, afin de présenter une autre analyse qui évoque les débuts du gouvernement Monti, j'ai consulté La Stampa. La Stampa littéralement «la Presse» fut fondé à Turin en 1867, elle était une gazette Piémontaise. En 1895 Alfredo Frassati en devint le directeur qui donna au quotidien son nom actuel. La Stampa appartient au groupe Fiat. Il occupe le quatrième rang des quotidiens avec un tirage de 310.000 exemplaires. C'est un quotidien libéral de centre droit, démocratie chrétienne,  qui a combattu le fascisme de Mussolini.

    LAStAMPA.it politiqua du 17/11/11.

    Monti débute, «impératif la croissance, moins de taxes sur le travail, cela reviendra à l'impôt foncier», Sénat 281, oui la confiance, pas de membres de la Ligue.

    Dans la cure du nouveau premier ministre, assainissement, modernisation, même plus d'instruction, et pression fiscale sur les propriétés.

    Mario Monti reçoit la confiance du palais Madame, le Sénat de la république Italienne avec 281 voix, la très grande majorité des sénateurs. Pour son jour de premier ministre devant le parlement, il présente le profil de son exécutif, un gouvernement qu'il nomme «d'engagement national» dont la naissance n'est pas liée à des complots internationaux, ou pouvoirs forts ou super puissances. Un gouvernement qui se base sur la confiance du président de la république et qui agit avec «sagesse, habileté et sens de l’État», pour le bien du pays. Retraites, impôts fonciers, mais aussi des coupes à la Caste, (Caste politique dont les privilèges s'élèvent à plusieurs millions d'euro par an), avec des promesses d'équité sociale. Mario Monti commence sa journée au sénat en recevant des applaudissements généreux.

    Cinquante minutes au Sénat.

    Cinquante minutes pour le nouveau président du Conseil montrant qu'il est entré profondément dans son rôle. Il annonce une série de rendez-vous qui font penser à un programme de législature, plutôt pas à une brève liste d'émergences. Il assure et rassure dans un mélange de libéralisme et d'ouverture vers des thèmes sociaux. Prononçant ensuite «l'Europe est à nous», que seul, reprenant tout, de la volonté de ne pas laisser l'Italie au déclin dans cette sauvegarde de l'euro contre la spéculation internationale. Dont les points sont :

    • 1- l'impérieuse nécessité de recommencer à croitre,
    • 2- coupes aux frais de la Caste,
    • 3- lutte contre l'évasion fiscale,
    • 4- révision des retraites par ce que le système des retraites si soutenable, mais absolument déséquilibré entre les générations,
    • 5- l’exemption de l'impôt foncier est une anomalie Italienne.

    Il y en aura pour les 20 mois d'ici à l'échéance naturelle de la législature.

    L'avertissement de Berluconi.

    Dans la soirée Monti obtient «encore la liberté» de tous les partis qui sont au parlement, sauf la Ligue mais, sur le baptême de l'exécutif on agite l'ombre du contre politique de calculs électoraux. Berlusconi fait comprendre, en parlant avec les sénateurs et les députés, que les chemins du gouvernement ne seront pas tous en descente. L'ex-premier élève le ton, parle de démocratie suspendue, d'opposition et imprime terrorisme, et surtout menace, Monti durera jusqu'à autant que nous le voudrons........

    De l'AGI.it,  agence journalistique Italienne.

    Soutien du parti démocrate di Pietro, mais critiques de la Ligue qui met le pouce vers le bas avec Roberto Caldéroni.

    Juste avant le discours, Berlusconi a réuni le groupe Pdl au palace Madoma.

    Le peuple de la liberté Pdl votera la confiance, nous n'y manquerons pas. Mais l'ex-premier affirme, que pour lui, il n'est pas encore arrivé le temps d'écrire ses mémoires. Il se battra, par ce que les Italiens ne sont pas aussi stupides de laisser le pays à la gauche (dans un autre temps ils usaient de terme plus explicites). Et pour aujourd'hui pas d'impôts sur la fortune, c'est clair.

    Ce qui a pris corps, est essentiellement une manœuvre dans laquelle Giorgio Napolitano à joué un rôle majeur, et aujourd'hui la démocratie est suspendue. Di Pietro répond que le loup ne perd que le poil mais pas la vie. Plus politique, le commentaire de Beppe Pisanu au discours de Monti, souhaiterait que cet exécutif dure jusqu'à la fin 2013. Quant au Pdl, il ne se détachera, (sous entendu que le parti de la liberté continuera à s'opposer au gouvernement Monti) mais, puisque c'est comme cela il est difficile de se détendre, (sous entendant de cette obligation d'opposition).

    En conclusion, Mario Monti met l'accent sur la croissance, premier point de ses propositions. En outre, son programme ne présente pas une cure d'austérité seulement des aménagements sur les frais de la Caste, l'impôt foncier comme source de rentrées fiscales, la lutte contre l'évasion fiscale et les retraites. Un programme différent de celui de la France qui ne met pas la croissance comme objectif principal, mais plutôt la réduction des dépenses, la réduction des avantages sociaux, la sécurité sociale, et l'augmentation des impôts indirects, comme la TVA réduite.

    A la chambre des députés, Mario Monti a obtenu une large majorité le 18 novembre 2011 par 556 voix contre 61 pour 617 votants.

    Le mini sommet du vendredi 25/11/11, mais le premier pour Mario Monti avec la chancelière Angela Merkel, et Nicolas Sarkozy, a marqué l’intransigeance de la chancelière rappelant à l'ordre Nicolas Sarkozy, et son refus d'une pérennisation à trois. La ligne de conduite d'Angela Merkel reprécisée par l'influent hebdomadaire Spiegel, est son refus des euros bonds et le respect de l'indépendance de la BCE. Pour le Süddeutsche Zeitung de centre-gauche, «plus d'argent pour la Grèce, le Portugal, l'Espagne et l'Italie ne se justifie que s'il y a en contrepartie des garanties que le gaspillage va avoir une fin». La presse est unanime à estimer que la présence de Mario Monti à Strasbourg ne signifie pas que le couple Franco-allemand s'ouvre à l'Italie. «Trois, c'est un de trop», titre ainsi le Frankfurter Rundschau, centre-gauche, relevant que «l'Allemagne et la France invitent l'Italie mais prennent les décisions tout seuls». «Cela reste vrai, «l'Allemagne et la France, la chancelière et le président veulent continuer à tirer les ficelles, ce sont après tout eux qui fournissent la plus lourde contribution», poursuit le journal dans un éditorial.

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    Lors du mini-sommet de Strasbourg, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont dit au chef du gouvernement Italien qu'un «écroulement de l'Italie amènerait inévitablement à la fin de l'euro». © Michel Euler / Sipa, document Le Point.fr

    On ne mélange pas les seconds couteaux avec les premiers, mais aussi on ne fait pas une Europe à deux, d'autant que l'Allemagne et la France ne sont pas exemplaires et qu'en Allemagne la situation est pire. 

    L'Italie n'a rien résolu avec l'arrivée de Mario Monti, qui a lui seul ne fait pas la confiance. Les taux des obligations Italiennes à six mois ont bondi à 6,504% contre 3,535% lors de la dernière opération similaire le 26 octobre tandis que les taux à deux ans se sont envolés à 7,814%, contre 4,628%, du jamais vu depuis la création de la zone euro. C'est une asphyxie de l'Italie, qui ne peut soutenir longtemps ce niveau d'emprunt. Un écroulement de l'Italie signifierait la fin la zone euro, ce que beaucoup commencent à admettre.

    Le prochain article sera ou est la gauche à l'heure de la tourmente économique ?

  • François Hollande prisonnier de l'axe Duflot Aubry,

    compromettant ses chances à la présidentielle.

    Support Wikipedia Il s'agit bien entendu du nucléaire sujet de discorde entre Hollande et l'axe Duflot Aubry qui tourne depuis plusieurs mois dans la parfaite entente sur l'abandon du nucléaire pour quelque chose que l'on ne connait pas, mais que nous devrions connaître, sans cela, ils sont fous ces socialos-écolos la nouvelle forme de démocratie de gauche qui mène avec le dossier nucléaire à une perte de sympathisants qui se fait déjà sentir. Le cafouillage de la semaine largement exploité par l'UMP entre Hollande Cécile + Martine, a fait qu'il perd 7 points dans un dernier sondage, restant malgré cela à 32 % d'intention de votes au premier tour pour 27 % à Sarkozy, mais étant largement supérieur à Sarkozy au second tour 58 % contre 42 %. Certes, profitant des primaires sa cote était surestimée, elle est donc devenue dans la norme, mais il faut que les socialistes soient prudents avec ce dossier de façon à ne pas contraindre François Hollande s'il est élu de faire marcher des TGV avec des éoliennes.

    Pendant les primaires ou les socialistes débattaient entre eux, Cécile et Martine se rencontraient dans un hôtel du 7ème et mettaient sur pieds la naissance de la sociale écologie, dans le dos de leurs adversaires ? Le refus d'Hollande sur une phrase de l'accord le laisse penser, voir ci-dessous. Six groupes de travail thématique sur l'emploi, les institutions, le nucléaire ont été installées et ont planché pendant des mois, ce qui a eu pour conséquence la prise de la chambre Haute, et c'est tant mieux sur ce point. Tout laisse supposer que, dans cette entente, les écolos, ne pouvaient, ne pas apporter leur soutien à Martine à la primaire, qu'elle espérait ainsi gagner, socialos+écolos ne pouvaient perdre, il en fut autrement. Ceci laisse supposer, une fois de plus, que les tractations entre partis ne sont pas toujours respectées, ou alors ceux qui votent écolo, ne sont pas si nombreux que les instances le prétendent. Dans ce cas bravo Cécile pour s'être imposée à Martine.

    Si elle avait gagné la primaire, pas de problème tout baignait, et ce cafouillage n'aurait pas eu lieu. Mais, c'est là que tout change, François Hollande plébiscité ne s'attendait pas à une telle contrainte sur l'abandon du MOX ne prévoyant qu'un programme d'abandon progressif du nucléaire, bien que l'on ne voit pas encore comment et combien cela coûte, mais c'est la mode Fukushima. Il ne veut pas abandonner le MOX et par voie de conséquence la centrale EPR en construction. François Hollande a donc donné un coup de pied dans cet accord secret ? Beaucoup de socialistes sont pour la maintien de cette énergie, d’où cette entourloupe. A l'Assemblée les socialistes partisans du nucléaire ne manquent jamais de défendre cette option. Cela fit, que le 15 novembre, Aréva appella le député PS maire de Cherbourg Bernard Cazeneuve pour lui demander quel était le contenu de l'accord de mandature signé entre les EELV et le PS sur un point précis se rapportant au MOX. Or, l'accord en page 16 porte la phrase, «la reconversion, à emploi constant, de la filière de retraitement et de fabrication du MOX». Il s'ensuivit le retrait par François Hollande de cette phrase, point révélé par Le Monde.fr.

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    Cette phrase disparue de la version finale de l'accord présenté à la presse provoqua un clash entre les Verts et le PS accusé de ne pas tenir parole. «Il suffit d'un coup de téléphone d'Aréva pour que le grand PS avec sa tradition et son histoire se mette au garde à vous», lâche Cohn-Bendit. Le fac-similé ci dessous parfaitement identique montre la phrase manquante.

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    L'accord final de mandature comprenant plusieurs points approuvés à 74 %, 96 pour 31 contre et 3 blancs par le Conseil fédéral d'EELV du 19 novembre, et on y retrouve cette phrase sur la transition énergétique associée à une loi cadre avant l'été 2013. L'accord comprend en outre, un plan national de réduction d'électricité par une rénovation énergétique des bâtiments, la réduction du nucléaire à 50 % en 2025, la fermeture progressive de 24 réacteurs et l'arrêt immédiat de Fessenheim, aucun projet de réacteur initié, et «la reconversion à emplois constants de la filière du MOX». Il n'est pas précisé si François Hollande élu, appliquera cet accord dont les conséquences mettraient à mal notre économie.

    La puissance d'une nation se mesure au nombre de kilowatt-heure produits et consommés.

    Perdre les milliards investis pour financer autre chose d'indéfini et pas aussi performant, paraît une absurdité à accepter pour François Hollande s'il est élu. Et puis, comment réaliser un tel programme en cinq ans alors qu'il y a des sujets plus importants !  Mais pour des écolos qui de toutes façons m'auront jamais une si grande responsabilité, la démagogie tourne à plein régime.

    Martine n'a pas sauvé le PS de la fougue EELV du petit qui en impose au gros. Et encore, si cela était positif au premier tour de la présidentielle en votant pour François Hollande, et bien non, ce sera comme d'habitude le chacun pour soi ! Le but serait d'éviter des tractations d'entre les deux tours, mais à ce stade qu'importe c'est la conscience des Français qui s'exprime, les tractations n'ont plus de portées électorales !

    C'est accord est donc inutile sinon à discréditer le PS.

    Les socialistes tel Bertrand Delanoë maire de Paris à qui on impose le parachutage de Cécile Duflot, sans l'avoir même informé, pour les législatives de 2012 dans la 6ème circonscription sont furieux, rien de tel pour perdre cette circonscription. «Le parachutage est une pratique délétère pour la démocratie, dans la mesure où il rompt le lien de confiance et de proximité avec les électeurs. C'est une façon datée de faire de la politique, une conception distante, voire utilitariste, du rapport avec les citoyens", dénonce Bertrand Delanoë». Lire la lettre de Danielle Hoffman «pourquoi je me présente contre Cécile Duflot».

    Mais, il y a aussi la colère de Gérard Collomb qui clame ne pas plier devant les Khmers verts ! «Je me suis toujours battu contre les Khmers rouges, je ne plierai pas aujourd'hui devant les Khmers verts !». Dans l'accord PS-EELV qui prévoit de laisser une soixantaine de circonscriptions aux écologiques pour les législatives, en cas de victoire d'Hollande. L'une d'elles celle de l’allier de Gérard Collomb, le PRG Therry Braillard, serait laissée à Philippe Méirieu chef du groupe écologique au conseil régional de Rhône Alpes. «Philippe Meirieu vote systématiquement contre tous les grands projets de l'agglomération lyonnaise», affirme Gérard Collomb. «Avec ses amis, il a même été jusqu'à demander à lire les scénarios financés par Rhône-Alpes Cinéma, une de nos institutions culturelles pour vérifier s'ils sont politiquement corrects. Je ne peux pas accepter cette forme de terrorisme intellectuel».

    Dans ce virement écologique avec un parti ou Éva Joly candidate désignée pour la présidentielle est en désaccord avec la direction de son parti refusant tout compromis, le PS se ridiculise et perd ainsi une grande partie de ses soutiens, d'une part beaucoup n'apprécient pas les combines électorales et de plus soutiennent avec juste raison le nucléaire sans pourtant rejeter l'idée d'un désengagement progressif connaissant la dangerosité de cette énergie. Dans ce rocambolesque cafouillage ou Éva Joly c'est volontairement mise en retrait, refusant toute négociation. Et, son porte parole l'euro député Yannick Jado jette l'éponge en démissionnant, ce qui a eu la conséquence de la mise au pas d’Éva joly qui déclare, ensuite, qu'elle soutiendra Hollande au second tour. Plus farfelu tu meurs, mais le comble c'est que le PS dans ce feuilleton, qui l'a plongé dans la confusion, perd des points qui sont difficiles à récupérer.

    Le démantèlement de centrales à l'horizon 2025 comme l'envisage François Hollande ne résout en aucune façon le problème, une seule centrale suffit pour conduire à une catastrophe humanitaire. Dans ce désengagement c'est tout ou rien, et comme tout est impossible, il vaut mieux en permanence surveiller nos centrales et les déchets entreposés, et qui sait, le progrès aidant, nous pourrons maîtriser encore plus leur radioactivité. Il faudra toujours un organisme spécialisé comme Aréva et des moyens de surveillance et de décontamination. Il est évident qu'actuellement en fonction des sources énergétiques de substitution il est préférable de développer la sécurité et l'entretien de ce que nous avons. Nous ne sommes pas dans les mêmes conditions telluriques et géographiques que celles de Fukshima. Cela ne signifie pas qu'il ne fasse pas développer des énergies propres alternatives afin de compléter l'apport nucléaire surtout au niveau des régions ou l'implantation d'éoliennes est possible. Il vaut mieux développer cette voie avec le peu de moyens dont nous disposons.

    En outre, comme nous le savons Aréva à de grandes difficultés à cause de la politique de désengagement nucléaire, des licenciements sont programmés et même si, on assure qu'il n'y aura pas de licenciements secs, des ventes de filiales sont programmées, quand aux sous traitants, ils sont oubliés. L'article du Monde.fr donne l'ampleur de la catastrophe parlant de 500.000 emplois et d'une hausse de 50% de l'électricité ! Les repreneurs de filiales ne sont pas tenus à des obligations de reclassement du personnel, c'est plutôt le contraire. De plus, le savoir faire disparaît, ne construisant plus de centrales depuis plus de 30 ans, la compétence est à la retraite, c'est grave !

    Outre ce point capital,  la responsabilité de Martine Aubry est engagée dans un échec de François Hollande à la présidentielle.

    Le prochain article sera Mario Monti le sauveur de l'Italie,

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