Avertir le modérateur

  • Gilad Shalit vaut + de 1.000 Palestiniens,

    enfin libre, il a pu  regagner son pays au terme de 1941 jours d'emprisonnement !

    3

    Ce jeune soldat «prisonnier devenu otage d'échange» fut capturé le 25 juin 2006. Il fut rendu à sa famille le mardi 18 octobre 2011. Document Le Figaro.fr crédits photo ASSOCIATED PRESS.

    Support Wikipedia Le visage marqué amaigri par le manque de nutrition, pâle, faible sur ses jambes il fait le salut du soldat à Benyamin Netanyahou sur la base aérienne de Tel Nof dès sa descente de l'aéronef.



    3

    Document Le Figaro.fr, Crédits photo : HO/REUTERS

    Français pour Sarkozy mais Israélien de cœur et d'esprit, il est né le 28 août 1986 à Naharita en Israël. Il y vécu jusqu'à l'âge de deux ans pour déménager avec ses parents en Galilée occidentale à Mitzpe Hila. Il commença son service militaire dans les Forces de défense Israéliennes malgré un faible profil médical. Il obtint le grade de caporal tankiste au sein de l’armée Israélienne et sera promu sergent pendant sa captivité. Il ne parle pas Français et son père Noam Shalit non plus, et n'aurait obtenu la nationalité Française que par filiation de ses grands-parents lors d'une demande déposée par le Consulat de France en Israël. Il semble que ce soit seulement en raison de liens ancestraux, Sarkozy étant d'origine Juive, qu'il déclara que le soldat Shalit est Franco-israélien. La nationalité Française s'obtient soit par le lien du sol soit par le lien du sang suivant les gouvernements à condition d'en faire personnellement la demande ce qui ne semble pas qu'elle ait été faite par Gilad Shalit puisque prisonnier. Était-ce pour apporter l'appui de la France à sa libération ? C'est devant le diner du Crif, en février 2011, que Sarkozy affirma, «dès mon élection j'ai dit que Gilad Shalit, je le voyais comme un Français et que toucher à Gilad Shalit, c'était s'attaquer à la France».

    C'est en habit militaire qu'il fut capturé lors d'un combat, et de ce fait il fut prisonnier de guerre, contrairement ce qu'en disent les gouvernements successifs Israéliens qualifiant l'acte de kidnapping . Par la suite, il fut un otage d'échange puisque sa détention ne répondait pas à celle des prisonniers de guerre qui bénéficient de conditions de traitement. C'est le Comité International de la Croix Rouge CICR, qui est chargé de protéger la vie et la dignité des victimes des conflits armés, ce qui ne fut pas le cas du soldat Gilad Shalit.

    Le 25 juin, c'est un commando du Hamas qui mène une attaque à la frontière sud d'Israël via un tunnel près de Kerem Shalom, au sud de la bande de Gaza. Il lance une grenade dans le tank dans lequel se trouve le soldat Shalit qui fut blessé et deux autres soldats qui furent tués. Gilad Shalit fut fait prisonnier à 19 ans. Deux autres soldats Israéliens furent blessés et deux Palestiniens furent tués par les soldats Israéliens. Cette offensive fut revendiquée par les Brigades Ezzedine Al-Qassam, une branche armée du Hamas, les Comités de la résistance populaire ainsi que l'Armée de l'Islam, groupe crée à la fin de l'année 2005 avec l'aide du Hamas.

    Deux jours après sa capture, l'Opération Pluies d'été fut lancée. Elle fut la première opération Israélienne dans la bande de Gaza. Sont but récupérer le soldat Shalit. Elle conduisit à la destruction de la principale centrale électrique, de trois ponts et l’arrestation de plusieurs parlementaires Palestiniens et de ministres du Hamas de l’Autorité palestinienne. Elle fit plus de 200 morts, pour la plupart des civils dont 46 enfants, et plus de 800 blessés, dont quelques 230 enfants. Des centaines de détenus furent ajoutés aux quelques 10 000 Palestiniens emprisonnés en Israël. Des dizaines de logements, bâtiments publics, routes, ponts ont été détruits. Ce n'est donc qu'un maigre retour que ces Palestiniens libérés des geôles  Israéliennes. Les conditions de l'échange sont précisées sur le document ci-dessous.

    3

    Source, Le Figaro.fr

    La question des prisonniers Palestiniens est constamment évoquée par le Fatah et le Hamas comme une entrave à la paix, c'est un thème central du conflit. L'accord intervenu entre le Hamas et les Israéliens constitue une première puisque aucun Israélien n'avait été prisonnier aussi longtemps, et qu'en outre, l'échange, de 1 pour mille dépasse celui conclut en 1983 lors de la guerre du Liban, ou 4.500 Palestiniens furent libérés pour six Israéliens restitués. C'est donc pour le Hamas une victoire. Mais, il reste encore dans les prisons Israéliennes quelque chose comme 5.024 prisonniers en août dernier. L'autre point est qu'ont également été libérés des prisonniers pour crimes de sang, l’État d'Israël ne reconnaissant pas aux Palestiniens le statut de prisonniers de guerre. Israël applique la même loi que celle des États-Unis au camp de Guatanamo à des combattants illégaux, c'est à dire de garder des prisonniers sans être jugés sous la forme du régime administratif renouvelable tous les six mois sans jugement. Cela a pour effet de priver les prisonniers des droits attachés aux Droits de l'homme des Nations-Unies.

    2Des heurts ont éclatés à Hébron, en mars 2010, entre jeunes Palestiniens et soldats Israéliens. Les Palestiniens protestaient contre la construction de nouvelles colonies à Jérusalem-Est.AFP/HAZEM BADER, document Le Monde.fr

    Les prisonniers Palestiniens dont 176 sont mineurs et 31 ont moins de 16 ans ont été recensés en août par l'organisation ONG Israélienne B'Tselem. Israël signataire de la Convention des Nations-Unies relative aux droits de l'enfant a fixé sa majorité à 18 ans lors d'un amendement du 27 septembre dernier devant la pression internationale. Israël considérait comme adultes toutes personnes de 16 ans.  Il s'agit souvent de mineurs emprisonnés pour jets de pierres ou de manifestations. D'après le site fidh qui est une organisation des Droits de l'homme dans le monde, les prisonniers Palestiniens auraient des conditions inhumaines de détention.

    2Benyamin Nétanyahou et Angela Merkel lors de la visite du premier ministre Israélien à Berlin en avril 2011. Crédits photo : © Fabrizio Bensch / Reuters/REUTERS

    L'action de l'Allemagne pour la libération de Gilad Shalit, moins médiatisée que celle de Nicolas Sarkozy fut efficace. L'Allemagne est respectée par les pays arabes pour sa neutralité. Ses services secrets ont joué un rôle important pour la libération de ce soldat. L'Agent secret Allemand dénommé «Monsieur Hezbollaah», de nom Gerhard Conrad, dirige depuis une dizaine d'années l'antenne au Proche-Orient du Bundesnachrichtendienst (BND), les services de renseignements Allemands. Son rôle dans la libération de Gilad Shalit a été reconnu officiellement par le premier ministre Israélien Benyamin Nétanyahou, «je tiens à remercier le médiateur Allemand et la chancelière Merkel pour la libération de Gilad Shalit», a-t-il dit le jour de l'annonce de l'accord d'échange. Conrad a travaillé dans les ambassades de Beyrouth et de Damas avant de rentrer au BND. Il y a pris la suite du précédent négociateur connu sous le nom de «Gradl», aujourd'hui retraité. En 2010 les négociations avaient échouées à cause du négociateur du Hamas qui avait abandonné. La révolution Égyptienne a également ralenti le processus, mais l'action de Gerhard Conrad n'a cessée, tiré du Figaro.fr.

    Quand à Nicolas Sarkozy lors d'un entretien avec Benyamin Nétanyahou, il  l'a félicité pour ce succès majeur, «un immense soulagement pour la France. Il sera bientôt reçu à Paris, et peut être retrouvera-t-il des membres de sa famille». «le fait que Gilad ait été reconnu Français depuis le début a beaucoup contribué, je pense, à le préserver en vie», a-t-il affirmé. Il oublie dans son message de félicitations le Hamas ainsi que l’Égypte qui ont joué également les rôles principaux.

    Un page est tournée, le blocus Israélien de la bande de Gaza en représailles à l'emprisonnement du soldat Shalit n'aurait plus de raison d'exister. Seulement, les prisonniers libérés et portés en triomphe après des années d'incarcération dans des conditions sévères reprendront certainement les armes. Il reste encore plus de 5.000 prisonniers en Israël ce qui signifie que, eu égard à ce succès, que des actions commandos pour but de capture de soldats vont certainement se poursuivre. Cela dépendra également de la décision des Nations-Unies quant à la reconnaissance de l’État de Palestine.

    Acclamés, photographiés sous tous les angles par les téléphones portables, portés en triomphe par leurs admirateurs, les prisonniers ont reçu mardi à Gaza un accueil mémorable. Quelque 200 000 Palestiniens ont déserté les rues du centre de Gaza pour se masser sur la place de la Katiba et attendre les héros, dans une marée ondulante de drapeaux verts, jaunes, blancs et rouges, aux couleurs des mouvements Palestiniens, Hamas islamiste et Fatah nationaliste en tête. À Rafah, où les attendaient quelques centaines de leurs proches et de dignitaires, dont Ismaïl Haniyeh chef politique du Hamas, les prisonniers sont descendus des bus au milieu d’une haie d’honneur, certains se prosternant sur le sol. Ils ont embrassé les personnes venues les accueillir, sous des jets de pétales de fleurs, après avoir reçu une décoration aux couleurs du drapeau Palestinien. "C’est une joie indescriptible de voir mes enfants", s’est exclamé Raëd Abou Lebdeh, condamné à perpétuité, dont il a purgé 13 ans, étreignant sa fille Mariam, 13 ans, qu’il n’avait jamais vue, tiré de Al-Oufock.

    Selon RIANOVOSTI, de l'agence Russe les prisonniers libérés vont recevoir 2.000 dollars du Hamas. A annoncé mercredi 19/10 le leader du mouvement islamiste Hamas, Ismail Haniya, cité par le service de presse. «Nous tâcherons de leur assurer une vie descente», a annoncé le ministre aux Affaires des prisonniers de la bande de Gaza, Atallah Abu al-Sabah.

    Le prochain article sera les économistes atterrés qui sont-ils,

     

  • Kadhafi, la mort d'un tyran qui s'en est allé vers son destin,

    oui mais pas comme j'aurais aimé !
    Il aurait été tué pour ne pas qu'il parle selon les révélations du Canard enchaîne du 26 octobre 2011, Al-Oufok.

    Support Wikipedia Pourquoi faut-il que les révolutions se terminent souvent par la mort du dictateur ou du roi. Nous en savons quelque chose, nous qui coupions des têtes par charrettes pleines de condamnés à l'échafaud, une exécution encore plus barbare que la mort par balles. Mais c'était dans un autre temps quoique que le dernier qui eut la tête tranchée fût Hamida Djandoubi un proxénète en 1977. Le monde c'est quand même civilisé, cette barbarie a été abolie, mais il n'a pas changé, on tue les dictateurs et autres rois qui ne comprennent pas qu'ils doivent partir laissant la place à une autre gouvernance. Non, le procès devant le peuple, le seul qui lave et qui fait comprendre en son nom, que les crimes qui furent commis doivent être déclarés et punis par la mort, pour que d'autres ne soient tentés par ce pouvoir sans partage. Non, dictateurs et dictatures s'accrochent encore à leur pouvoir assis sur leurs milliers de morts. Assoiffés, ils espèrent vaincre l'expression de leur peuple qui veut le changer pour plus de liberté, vivre autrement, en d'autres termes exister. Tous le veulent, pas seulement le clan du dictateur qui se partage richesse et considération laissant les autres à leur pauvre sort. Alors, fort de leur soutien, sur lequel ils ont construit leur domination, ils espèrent juguler le cri de la démocratie qui s'élève des profondeurs de leur pays. Cette forme de socialisme qui oblige à reconnaître que d'autres plus nombreux, s'exprimant librement, ont le droit d'imposer aux autres leur gouvernance. Mais aussi le devoir dès lors qu'ils n'ont plus cette confiance majoritaire de la laisser aux autres. C'est une culture qui demande du temps pour être comprise et adoptée. Il faut, la laisser faire son œuvre ce qui demande de la patience. C'est comme pour tout, il faut qu'elle fasse ses preuves. La démocratie demande des efforts qui ne sont pas toujours récompensés. Elle s'apprend par la sagesse et s'admet par ce qu'elle apporte plus que ce qui était auparavant dès lors qu'elle est comprise. Mais elle ne s'applique pas à tous les peuples, et nous avons la fâcheuse prétention de l'imposer aux autres sous le prétexte qu'elle est la meilleure gouvernance.

    Les convoitises d'un clan sur un autre, qui ne s'estompe pas avec la démocratie restent toujours aussi fortes, et la rendent difficile dans ces pays sous influence islamique ou la religion, opium du peuple, est omniprésente, et pour elle, c'est elle qui doit gouverner et pas d'autres idéologies. Cette révolution Libyenne est un pari. Au départ elle n'était pas majoritaire dans le pays, elle prit naissance à Benghazi une ville ou l'influence Kadhafiste n'était pas importante, voir La Libye de transition. Les autres peuples de Tunisie, d’Égypte avaient donnés l'exemple, alors tout est devenu permis. C'est nous, l'OTAN,  qui avons été le bras protecteur de cette révolution, nous en avons de ce fait une responsabilité.

    Comme je l'ai écrit dans cet article ci dessus référencé, tout est à reconstruire, c'est la grande difficulté du passage d'une dictature à un autre régime puisqu'il ne peut s'effectuer que par les armes et la destruction du pays. C'est la vengeance potentielle des dictateurs et dictatures qui jusqu'au bout veulent faire mal espérant je ne sais quel autre but puisqu'ils seront éliminés. La Libye doit réussir dans une période très courte cette transition afin de mettre de coté les différences de ses dirigeants.

    2Document Al-Oufok.

    Le premier ministre par intérim Mahmoud Djibril ayant annoncé sa démission en raison d'une guerre civile de huit mois contre le régime Kadhafiste, se pose la question,  «quelle sera la détermination affichée par le CNT au cours des prochains jours ?», S’est-il interrogé. «Et l’autre aspect de la chose dépend essentiellement du peuple Libyen et de sa capacité à faire la distinction entre le passé et l’avenir», a-t-il ajouté. «Je compte sur eux pour qu’ils aillent de l’avant et se souviennent des souffrances qu’ils ont endurées au cours des 42 dernières années», a-t-il déclaré.

    «La Libye doit officiellement ouvrir ce dimanche 23 octobre, trois jours après la mort de Mouammar Kadhafi entre les mains des ex-rebelles, un nouveau chapitre de son histoire en lançant un processus de transition vers la démocratie». On ne saurait être plus expressif devant la tache qui attend ce peuple. Pensait-il à la Charia ?

    La question que d'aucuns se posent sur la mort de Kadhafi le 20 octobre 2011 à quelques heures avant la prise de Syrte et deux mois après la chute de son régime est celle qui concerne sa capture, était-il vivant ou mort ? J'ai, en décryptant la vidéo de sa capture extrait une image qui montre bien qu'il était vivant lors de la prise de cette vidéo. Voici cette image.

    2

    Voici la vidéo.

    Maintenant on peut voir sur l'image suivante la marque rouge sur le front de Kadhafi montrant l'impact d'une balle.

    3

    Capture d'écran réalisée à Syrte par un photographe de l'AFP sur un appareil montrant la vidéo d'un homme qui serait Mouammar Kadhafi, capturé près de Syrte après une attaque de l'OTAN.AFP/PHILIPPE DESMAZES, document Le Monde.fr

    Cette image a été tirée de la vidéo de Kadhafi mort.



    On peut voir qu'il s'agit bien du même homme et qu'en outre, le front de l'homme ne présente pas de trace d'impact de balle sur l'image que j'ai décryptée, tandis que sur celle publiée ci dessus on remarque bien le point rouge sur le front au dessus de l’œil gauche. Il ne fait aucun doute que Mouamar Kadhafi à été tué après avoir été capturé. Par contre ces images et cette vidéo ne montrent pas dans quelle circonstance il a été tué bien que l'on entende des tirs de balles.

    A l'ONU, le Haut Commissariat aux Droits de l'Homme estime nécessaire qu'une enquête soit diligentée sur les circonstances la mort de Kadhafi. Son argumentaire est qu'il y aurait quatre ou cinq versions différentes de la manière dont il est mort. Il y a au moins deux vidéos filmées avec des téléphones portables, l'une le montrant vivant et l'autre le montrant mort. Prises ensemble ces vidéos sont extrêmement troublantes. Le HCDH a également indiqué qu'il existait déjà une Commission d'enquête indépendante pour la Libye, mise en place par le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies. Elle examinera cette question très probablement.

    Mais si c'est comme le relate le Canard enchaîné page 3, Obama et Sarko qui l'on condamné pour ne pas qu'il parle, c'est râpé. «Laisser ce type en vie le transformerait en véritable bombe atomique», selon l’Équipe Obama.

    La Russie estime que Mouamar Hadhafi avait le statut de prisonnier et que sa mort constitue une violation du droit international. C'est le 21 octobre que le ministre des affaires étrangères Sergueï Lavrov, s'est exprimé sur le vecteur Voix de la Russie et Écho de Moscou, ici. Pour le site, «Kadhafi avait depuis longtemps perdu sa légitimité, mais les circonstances de sa mort suscitent plusieurs questions. Certains leaders mondiaux se sont déclarés satisfaits. Je n’ai aucun jugement à formuler à ce sujet mais nous avons le devoir de nous fonder sur les faits et le droit international, qui dispose qu’au cours des conflits armés s’appliquent les normes humanitaires fixées par les Conventions de Genève». Or, selon le ministre, les faits montrent que Kadhafi était blessé au moment de sa capture et a été privé de vie alors qu’il était prisonnier. Sergueï Lavrov a également attiré l’attention sur la nécessité d’une enquête internationale concernant les opérations des forces de l’OTAN en Libye. L’attaque lancée par les avions de l’Alliance sur le convoi de Kadhafi n’avait rien à voir avec le régime d’exclusion aérienne, estime-t-on à Moscou. La question que se pose le site La voix de la Russie, est que la mort de Kadhafi qui connaissait beaucoup de choses pouvait être encombrant pour l'Occident, vivant il serait trop dangereux.

    Par contre, il est évident que la prise de Kadhafi s'est faite dans un grand désordre comme d'ailleurs ce que nous montre les images des forces rebelles, apparaissant sans organisation tout au long de cette révolution. L'encadrement militaire des forces de l'OTAN n'apparaît pas d'une grande efficacité pour maitriser ces révoltés. Étant armés par l'OTAN, il sera extrêmement difficile de les désarmer.

    L'autopsie de kadhafi pratiquée le dimanche matin 23 octobre à Misrata a montré que Kadhafi serait mort à la suite d'un échange de tirs. «Le médecin légiste affirme dans son rapport que Kadhafi qui était déjà blessé, a été sorti, mis dans un camion, et sur le chemin vers l'hôpital de campagne, il y a eu un feu croisé des deux côtés», a déclaré Mahmoud Jibril lors d'une conférence de presse en marge du Forum économique mondial sur les bords de la mer Morte en Jordanie. «Je ne sais pas si la balle qui l'a frappé à la tête provenait de sa propre sécurité ou des brigades des révolutionnaires», a-t-il précisé, ajoutant qu'il n'y avait selon lui «aucune raison de douter de la crédibilité» de cet examen. Le corps de Mouammar Kadhafi a été transporté jeudi soir à Misrata, au nord-ouest de Syrte, où il est exposé dans une chambre froide. Depuis vendredi, des milliers de Libyens ont défilé pour voir de leurs propres yeux le cadavre de l'ancien dirigeant. Dimanche à la mi-journée, un journaliste de l'AFP n'a toutefois pas constaté de trace d'autopsie sur la dépouille.

    Le dimanche 23/10 le CNT a proclamé officiellement la libération de la Libye à Benghazi. Mais il a aussi déclaré que la Charia islamique serait la source de droit. Cette loi Coranique sera celle du post-Kadhafi. «En tant que nation musulmane, nous avons adopté la charia islamique comme source du droit, donc n'importe quelle loi contredisant les principes de l'islam est légalement nulle». Afin «d'éclairer ?» ce qu'est la Charia qui se présente sous plusieurs visages selon son application dans les pays ou elle est en vigueur, l’Arabie saoudite, le Koweït, le Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Qatar, l'Oman, le Yémen, l’Iran, le Pakistan, l’Afghanistan, la Libye, je cite un extrait de la Cour Européenne des Droits de l'Homme dans un arrêt du 31 juillet 2001 Refah Partisi c ici.

    «À l’instar de la Cour constitutionnelle, la Cour reconnaît que la Charia, reflétant fidèlement les dogmes et les règles divines édictées par la religion, présente un caractère stable et invariable. Lui sont étrangers des principes tels que le pluralisme dans la participation politique ou l’évolution incessante des libertés publiques. La Cour relève que, lues conjointement, les déclarations en question qui contiennent des références explicites à l’instauration de la Charia sont difficilement compatibles avec les principes fondamentaux de la démocratie, tels qu’ils résultent de la Convention, comprise comme un tout. Il est difficile à la fois de se déclarer respectueux de la démocratie et des droits de l’homme et de soutenir un régime fondé sur la Charia, qui se démarque nettement des valeurs de la Convention, notamment eu égard à ses règles de droit pénal et de procédure pénale, à la place qu’il réserve aux femmes dans l’ordre juridique et à son intervention dans tous les domaines de la vie privée et publique conformément aux normes religieuses». Sans commentaires. On peut donc s'attendre à tout, à la lapidation des femmes adultères, comme aux mains coupées des voleurs, comme l'équité, la bienfaisance et la justice, mais pas à l'égalité homme femme.

    Le prochain article sera Gilad Shalit vaut + de 1.000 Palestiniens,

  • Zone euro la crise, et le sourire de Merkel et de Sarkozy,

    qui en dit plus que beaucoup de paroles,
      la riposte Italienne aux déclarations du dimanche 23 octobre.

    Support Wikipedia Les trois jours de négociations de vendredi à dimanche 23 octobre, ont montré que l'Europe pourrait basculer dans un éclatement dont les conséquences sont jugées imprévisibles par les dirigeants de la Zone euro. Se refusant à voir son éclatement ou une dévaluation de l'Euro qui donnerait du souffle aux pays très endettés afin de retrouver une croissance absolument nécessaire pour éponger leur dette. L'Euro étant surévalué par rapport à la richesse potentielle des pays qui composent la zone, la dévaluation constituerait le moyen de trouver un équilibre, quitte ensuite à réévaluer. Les meneurs Merkel et Sarkozy et les agences de notations qui poussent s'obstinent dans les mesures d'austérité qui minent la croissance et qui ne font que le bonheur des banques privées, par les intérêts qu'elles prélèvent sur les prêts consentis. Cette politique a montré son inefficacité sans qu'il soit utile d'en rappeler les détails. Leur projet est de réduire par une décote la dette Grecque de 40 % pour les banques qui crient, mais l'Europe voudrait 50 à 60 %, à voir. La Grèce bondit, elle n'est plus une nation souveraine, et elle s'alarme pour ses banques et ses caisses de retraite. L'autre projet est de doter le FESF de 1.000 milliards d'euros qui actuellement accorde des prêts aux États. Initialement il disposait de 440 milliards d'euro, actuellement il ne dispose plus que de 250 milliards d'euros après avoir soutenu le Portugal et l'Irlande. L'utiliser pour couvrir la dette de l'Italie est risqué s'il elle ne peut rembourser sa dette qui est de l'ordre de +1.800 milliards d'euros. D'autre part, autre problème, celui de la gestion du FESF sera-t-elle faite par le FMI qui est une identité adaptée aux prêts ou a l'Europe qui n'a pas cette vocation ? Il est aussi question de recapitulariser les banques c'est à dire de les financer pour qu'elles financent ensuite sous forme de prêts à un taux convenable, inférieur à celui pratiqué actuellement, afin de répondre à la demande de ces pays fortement endettés comme la Grèce et l'Italie, voire la France si elle venait à perdre son triple A. Il est bien clair que l'argent qui serait donné au FESF et aux banques, ne peut être que le notre, je ne vois pas les banques perdre de l'argent, elles se récupéreront faites leur confiance. En sommes, nous financerions le FESF et les banques pour qu'elles fassent des bénéfices sur notre dos avec notre argent, et cela, par ce que les agences de notations dégradent la note de ces pays sous le prétexte qu'ils ne pourront rembourser leurs prêts, ce qui revient à les étrangler un peu plus ! En d'autres termes, on enfonce ces pays dans un déficit toujours plus important, par une croissance nulle, voire négative. Un plan diabolique concocté par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ! Quelle obstination dans l'erreur ! Pauvre Sarkozy qui voit son destin dans les mains d'Angela Merkel qui elle attend le feu vert du Bundestag pour renforcer le FESF ! Mais on sent bien que malgré toutes ces gesticulations, l'Europe est fichue tôt ou tard, ce que je montre ci-dessous pour l'Italie en est la preuve.

    2Le tableau ci-contre donne pour l'Italie l'évolution de la dette en millions d'euros et sa variation en % du PIB, référence Datosmacros.com .

    Aux Italiens, ils disent, il faut encore plus d'austérité, augmenter l'âge de la retraite à 67 ans comme si cela pouvait réduire notablement leur dette ? Il faut que tous les pays fassent des efforts pour défendre cet euro, et assurer leur stabilité financière. Parole d’incompétence si l'on ne veut regarder les réalités de ces pays. Actuellement Rome se finance à des taux proches de 6 %, ce qui ne peut être tenu longtemps. On voit, que le ration dette sur PIB est constamment supérieur à 100 %, de 1998 à 2004, il baisse pour augmenter ensuite jusqu'à 2010. L'Italie montre ainsi son incapacité de réduire sa dette. L'Euro a été mis en service en 1999 pour les marchés change et boursiers, et la dette. A cette époque, le ratio dette sur PIB était de 113,7 %, il a baissé jusqu'en 2004, s'est maintenu jusqu'en 2007 à 103,6 % pour croître ensuite de 2008 à 2010. Cela montre bien que l'Italie a fait des efforts, mais que les taux pratiqués les ont minés puisque son déficit est presque de 120 % de son PIB en 2011. Il a chuté de 2.297 milliards de dollars en 2008 à 2.113 milliards de dollars en 2009, soit plus de 8 %, sous l'effet de l'austérité, pour un taux de croissance de - 5 % source Banque mondiale. Les deux effets se conjuguent chute du PIB et augmentation de la dette. Berlusconi a beau relever le menton, il est mal en point !

    Lors d'une conférence de presse, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, interrogés sur leur entretien avec Silvio Berlusconi, échangèrent un regard  complice et humiliant, qui en disait long sur leur impatience de voir l'Italie ne faisant pas les efforts suffisants. Angela Merkel qui laissant le soin à Sarkozy de répondre, déclare, «Nous faisons confiance au sens des responsabilités de l'ensemble des autorités politiques et économiques de l'Italie». Hypocrisie ! Angela Merkel plus diplomatique a évoqué une discussion entre amis, mais précisant, «qu'il n'y a pas d'appel possible à la solidarité des partenaires, quand on ne fait soi même pas d'effort». Voir ci-dessous la vidéo en Italien,

    http://video.corriere.it/sarkozy-merkel-ridacchiano-berlusconi/c9d7baf0-fd9b-11e0-aa26-262e70cd401e

    Berlusconi de répondre, La Stampa,it, «nessuno può darci lezioni faremo il pareggio di bilancio nel 2013». Personne peut se prétendre donner des leçons, nous ferons l'équilibre en 2013. Pour Emma Marcegalia présidente du patronat Italien depuis 2008, le Medef italien, écrit dans La Stampa, et dans le Corriere della sera «risate inaccettabiliche, che Merkel e Sarkozy facciano risolini sull'Italia, che è un grande Paese». Anche la leader di Confindustria, Emma Marcegaglia ha reagito al siparietto ironico di Bruxelles. «Ridere un po' meno e fare un po' meno i primi della classe e prendere invece decisioni serie, scelte lungimiranti, senza pensare ai propri problemi elettorali» è l'esortazione che ha aggiunto Marcegaglia.
    «Sourire inacceptable, que Merkel et Sarkozy fassent de petits sourires sur l'Italie qui est un grand pays. Elle a de plus réagi a la scène ironique de Bruxelles, «pour les premiers de la classe rire un peu moins, et faire un peu moins, et prendre par contre des décisions sérieuses, faire des choix clairvoyants, sans penser à priori aux problèmes électoraux....»

    Pour la Républica.it, de Rome.

    Con la Francia siamo quasi allo scontro diplomatico, dopo la conferenza stampa in Consiglio d'Europa in cui Sarkozy, e in parte anche Merkel, ridono alla domanda sull'affidabilità di Berlusconi. Parigi e Berlino provano a ricucire: "Le allusioni italiane sul sorriso scambiato ieri in conferenza stampa tra Merkel e Sarkozy sono basate su un equivoco", dicono fonti tedesche e francesi. Ma Silvio Berlusconi, a qualche ore di distanza, sembra ancora più irritato: "Nessuno nell'Unione può autonominarsi commissario e parlare a nome di governi eletti e di popoli europei. Nessuno è in grado di dare lezioni ai partner", dice.
    Avec la France nous sommes quasiment à la confrontation diplomatique, après la fin du sommet Européen dans lequel Sarkozy, et Merkel en partie rient à la question sur la fiabilité de Berlusconi. Paris et Berlin éprouvent à recouper «les allusions Italiennes sur le sourire échangé hier, à la fin du sommet entre Merkel et Sarkozy qui sont basés sur un malentendu», disent les sources Allemande et Française. Mais Silvio Berlusconi à quelques heures de distance semble encore plus irrité. «Personne dans l'Union peut s'auto proclamer commissaire et parler au nom de gouvernements élus de peuples Européens. Personne n'est habilité de donner des leçons aux partenaires», dit-il.

    Pour Romano Prodi ex président du Conseil, «ieri sera mi sono irritato prima di tutto e poi mi sono sentito anche umiliato ingiustamente».
    Hier soir je me suis irrité avant tout, et puis je me suis senti humilié injustement. 

    La presse Italienne dans son ensemble montre l'humiliation provoquée par ce sourire moqueur. Il faut reconnaître qu'il n'a rien de diplomatique prononcé à la l'annonce du nom de Berlusconi. On a le sentiment qu'il n'est pas pris au sérieux bien qu'il représente une grande Nation. Cette incorrection affichée devant le monde entier montre la prétention de Merkel et Sarkozy à l'égard des difficultés de l'Italie, alors que pour Sarkozy l'état dans lequel il a mis notre pays devrait le rendre plus humble et moins arrogant, notre dette n'est guerre mieux que celle de l'Italie, et nous risquons une dégradation de notre trois A. En fait, n'est-il pas tout petit face à Merkel ?

    Ils oublient un peu vite que la lire avant l'euro était en valeur inférieure par rapport au Franc et au Mark, c'est donc que l'Italie ne pouvait rivaliser avec ces deux pays. Il y a deux «Italies», celle du Nord prospère et celle du Sud qui ne l'est pas. Le Nord subventionnant le Sud. Ces deux situations font qu'elle ne peut se maintenir longtemps dans la Zone euro dans ce qu'elle est actuellement. Mais obstinés à ne pas admettre soit son éclatement, soit une dévaluation pour plus de souplesse, ils se trouveront devant l'évidence, mais qu'importe Sarkozy ne sera plus président, quant à Merkel ce sera pour plus tard.

    Au cours de la nuit du 26 au 27 octobre un accord serait intervenu sur la crise de la dette. Les banques accepteraient d'effacer 50 % de la dette Grecque, ce qui remmènerait sa dette de plus de 160 % de son PIB à 120 % en 2020 ! Cela couterait aux gouvernements 130 milliards d'euros sous forme de prêts. Il pourrait nous en couter 8,8 milliards d'euros. Le FESF serait porté à 1.000 milliards d'euros, mais ne couterait rien puisque non financé, il n'y a pas d'argent. Ce n'est qu'une promesse potentielle. Sur l'Italie, Berlusconi n'aurait fait que de vagues promesses, loin de ce qu'ils souhaitaient. Il faut savoir que Umberto Bossi le patron de la Ligue du Nord principal soutien de Berlusconi est opposé au FESF. L'Italie est mise sous surveillance. En outre, ce qui a été déclaré comme un succès par Merkel et Sarkozy n'est qu'un raccommodage de dernière minute qui doit être ratifié par les 27.

    Pendant ce temps, notre chômage est reparti à la hausse en septembre de 0,9 % en un mois et de 3 % sur un an. Cette hausse représente 26.000 chômeurs catégorie A. Le total des chômeurs s'élève à 4.441.600 avec les DOM.

    Le prochain article sera Kadhafi, la mort d'un tyran qui s'en est allé vers son destin,

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu