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Il Manifesto, "la main mise du FMI sur le pétrole Libyen",

pourquoi «il Manifesto» journal de gauche Italien
par ce que j'y ai vu une analyse sur le FMI et sur la Libye.

Support Wikipedia Il m'arrive de regarder la presse étrangère, j'en reçois d'ailleurs des articles sur ma messagerie, et «il Manifesto» journal d'une vraie gauche Italienne publie un article de Manlio Dinucci sur le FMI et le pétrole Libyen. Le «manifesto» se dit communiste, mais il n'est affilié à aucun parti politique. Il fut fondé en 1969 à partir d'un collectif de journalistes de gauche engagés dans la critique de la pensée de la gauche Italienne. Parmi ses fondateurs sont Luigi Pintor et Rossana Rossanda. En 1970 «il Manifesto» devient un journal critique du PCI contre son obédience à l'Union Soviétique ce qui a causé son expulsion au 12ème Congrès national tenu à Bologne. En 1972 ayant obtenu 0,8 % des voies aux élections, il fusionne avec le parti de l'Unité prolétarienne pour le communisme. En 1991 la dissolution du PCI a donné naissance au social-démocrate Parti démocratique de la gauche, parti qui n'a pas été suivi par «il Manifesto». «Il Manifesto» est indépendant. Il est considéré comme un exemple remarquable d'un journalisme créatif et intelligent, accueillant les dessins satiriques de Vauro. Nombreux le trouvent plus vivant que l'Unita.

Par Manlio Dinucci.

Après les bombes arrive le FMI pour reconstruire.

Après le G8 de Marseille arrive la nouvelle Directrice du Fond Monétaire International, la Française Christine Lagarde qui a fait une annonce solennelle, le Fond reconnait le Conseil de transition comme le gouvernement de la Libye. Elle est prête a envoyer dès que possible son propre staff sur le terrain afin d'assistance technique et conseils politiques sous entendant pour soutenir financièrement la reconstruction de l'économie et initialiser la réforme. Personne n'en doute eu égard à l'expérience confirmée du FMI que les réformes signifieront l'ouverture des portes aux multinationales, privatisation de la propriété publique et endetter l'économie. A relancer le secteur pétrolier dans lequel le FMI aidera le nouveau gouvernement à «rétablir la production pour générer des revenus et à rétablir un système de paiement».

Les réserves pétrolifères Libyenne.

Les plus importantes d'Afrique, précieuses par leur haute qualité et par leur faible coût d'exploitation, avec celles du gaz naturel qui sont déjà au centre d'une âpre compétition entre «les amis de la Libye». L'Eni a signé le 29 août un référendum avec le CNT de Benghasi afin de rester le premier opérateur international des hydrocarbures en Libye, Eni, société nationale Italienne des hydrocarbures crée en 1923. Mais son premier opérateur la France serait l'objet d'un piège, le CNT s'est engagé le 03 avril à lui concéder 35% de pétrole Libyen. Dans cette compétition sont également les États-Unis et la Grande Bretagne, l'Allemagne et d'autres. Leurs multinationales qui obtiendront des licences d'exploitation à des conditions beaucoup plus favorables que celles pratiquées jusqu'à présent qui laissaient jusqu'à 90 % du pétrole extrait à la compagnie d’État Libyenne. Il n'est pas exclut, qu'à travers la privatisation imposée par le FMI, cette exploitation ne tombe entre leurs mains. En outre, à l'or noir les multinationales et les États-Unis ont une visée sur l'autre l'or, le blanc. L'immense réserve d'eau fossile de la nappe nubienne estimée à 150.000 km3 qui s'étend sous la Libye, l’Égypte, le Soudan, et le Tchad.

Quelles sont les possibilités de développement.

L'«offre» a été démontrée par la Libye qui a construit un réseau d’aqueducs d'une longueur de 4.000 km pour un coût de 25 milliards de dollars pour transporter l'eau extraite de la profondeur de puits de 1.300 m dans le désert jusqu'aux villes côtières (Benghasi a été la première) et à l'oasis Al Khufra, qui permit de rendre fertile cette terre désertique. Et ce qui est survenu n'est pas un problème même si, dans ce conflit, l'OTAN a détruit la fabrication près de Brega qui produisait les tubes nécessaires à la distribution. Sur cette réserve hydrologique «ils» veulent se l'approprier au travers de la privatisation promue par le FMI. Les multinationales de l'eau, principalement Françaises, Suez, Véolia, et d'autres, qui contrôlent presque la quasi moitié du marché mondial de l'eau privatisée. A réparer l'aqueduc et son infrastructure, les multinationales Etanusiennes comme la Kellogg Brown et Root, spécialistes, sont parfaitement en mesure de reconstruire ce que les bombes de USA /OTAN ont détruit. En Irak, et en Afghanistan, elles ont obtenu en deux années des contrats pour 10 milliards de dollars. L'entière reconstruction sous le contrôle du FMI sera payée avec des fonds souverains Libyens, de l'ordre de 70 milliards de dollars et également par d'autres investissements extérieurs pour un total de 150 milliards de dollars, une fois «décongelé» et avec les nouveaux revenus de l'exportation pétrolifère de l'ordre de 30 milliards annuels avant la guerre.

Ils seront gérés par la nouvelle, 

banque centrale Libyenne avec l'aide du FMI qui sera transformée en une filiale HSBC de Londres de la Goldman Sack de New-York et d'autres banques multinationales d'investissement. De ce fait, elles pourront encore plus s'investir en Afrique ou de tels fonds sont investis dans d'autres 25 pays, et saper l'organisation financière indépendante de l'Union Africaine, la banque centrale, la banque d'investissement et le fond monétaire créé surtout par les investissements Libyens. La saine gestion financière publique que le FMI s'évertue à réaliser, sera garantie par le nouveau ministre des finances et du pétrole Ali Tarhnoui ancien professeur à la Business  School de l'Université de Washington, de fait nommé par la Maison blanche.

Traduit de l'Italien par A.Mirolo.

De cette information, on peut déduire que notre intervention en Libye n'est pas dénuée d'intérêts et que l'argument d'aider la révolution Libyenne contre le pouvoir de Kadhafi, sous entend une convoitise à la fois sur le pétrole mais aussi sur la gouvernance de la Libye et de l'Afrique par l'intermédiaire des banques. En somme, ce serait une colonisation financière de cette région commencée par la Tunisie. Le pétrole Libyen apparaît donc l'enjeu principal pour la France, la Grande Bretagne et les USA. Le problème reste de savoir si les Libyens accepteront cette ingérence financière comme l'espère le FMI. Au départ certainement, mais ensuite lorsqu'ils se seront sortis de leur révolution et que la Libye aura instauré un fonctionnement démocratique, il faut s'attendre à tout. Si les Libyens ont fait cette révolution ce n'est pas pour instaurer une domination de l'Occident, on peut le penser. Mais dans l'attente d'une gestion démocratique qui sera longue, la coalition aura profité autant que faire se peu de la richesse Libyenne.

Le prochain article sera Primaires PS le second débat sur i-télé,

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