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Sarko m'a tuer,

et voila que l'on reparle de l'affaire Bettencourt.

 

 

Support WikipediaAprès de longs mois de silence le livre «Sarko m'a tuer», éditions Stock écrit par deux journalistes du Monde.fr Gérard Davet et Fabrice Lhomme, remet sur l'actualité l'affaire Bettencourt voir Sarkozy perd-t-il ses dernières cartouches, et puis les cris de l'UMP révélée en son temps par le site Mediapart à l'origine de l'affaire puis reprise ensuite par le Monde.fr le 06 septembre 2010, les explications d'Eric Woerth contredites par l'enquête. Le 13 septembre 2010 Sylvie Kauffman directrice de la rédaction du Monde dépose plainte contre X, pour violation du secret de l'instruction dans l'affaire Woerth-Bettencourt sur le motif qu'il y a une loi sur la protection des sources, et qu'il faut la respecter.

C'est donc une affaire extrêmement sensible qui met en cause le pouvoir qui se sentant attaqué par les révélations d'enveloppes d'argent qui seraient transmises par la comptable Claire Thibout à Eric Woerth, des sommes jusqu'à 150.000 € pour le financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

Ce sont les confidences de la juge Prévost-Desprez présidente de la 15ème chambre du tribunal de grande instance de Nanterre dans les Hauts-de-Seine, chargée des affaires financières, après avoir exercé les fonctions de juge d'instruction au tribunal de Paris qui en avait gros sur le cœur s'est confiée à ces deux journalistes. Co-auteure avec Jacques Follorou journaliste au Monde en mai 2010 du livre «Un juge à abattre», éditions Fayard, Paris, 2010, 247 p, ou elle racontait ses déboires avec Philippe Courroye, procureur de la République de Nanterre depuis mars 2007, avec lequel elle avait déjà travaillé sur des affaires sensibles de ventes d'armes, elle est remet une couche. C'est une femme qui n'aurait pas froid aux yeux et qui ne mâcherait pas ses mots d'après ce que les médias en disent.

Sarko m'a tuer que je n'ai pas lu, mais la presse écrite en donne de larges extraits ce qui est suffisant pour en connaître l'essentiel. Ce livre confirme entre autres les enveloppes d'argent qui auraient été données par Madame Bettencourt à des hommes politiques via son ex-comptable Claire Thibout qui se trouve est au centre de ces distributions d'enveloppes.

Ce qui aurait frappé la juge Isabelle Prévost-Desprez dans le supplément d'information qu'elle a menée, avant d'avoir été dessaisie du dossier, c'est la peur des témoins. «Ils étaient effrayés de la violence avec laquelle Claire Thibout avait été déstabilisée», ils ne voulaient pas connaître son sort. Il est vrai que le pouvoir avait frappé fort pour la déstabiliser.

3Document Le Nouvel Observateur.

Dans ces conditions, rien d'étonnant à ce que des témoins ne veulent s'avancer dans des dépositions sous procès verbal qui juridiquement les mettraient directement en cause, ce qui, pour autant ne permettrait pas à Sarkozy d'être inquiété étant préservé par son immunité présidentielle. Il n'est pas un justifiable comme tous les Français. La justice n'est pas pour lui, mais pour les autres se trouvant au dessus d'eux. Il n'y a quand France que l'on voit cette injustice.

« L'affaire du procès de Jacques Chirac en est l'exemple frappant, une honte pour notre république juger un homme tant d'années après les faits et tout faire pour repousser le procès afin qu'il ne puisse être jugé ! Cela a eu pour effet, comme nous venons de le constater, que, eu égard à ses faiblesses mentales constatées médicalement, il vient d'être dispensé d'assister au procès en cours pour lequel il est le principal inculpé. De ce fait, comment pourrait-il être condamné s'il est jugé coupable ?»

Les témoins me demandaient avec crainte, «dites, on ne va pas voir l'autre ?» «L'autre, c'était Courroye. Donc, les témoins avaient peur de parler sur PV à propos de Nicolas Sarkozy», confie la juge». Et puis viennent les écrits qui font exploser la planète médiatique en évoquant ces fameux témoins, situés dans l'entourage de Liliane Bettencourt. Elle affirme que «l'un d'eux, hors procès-verbal, m'a dit qu'il avait vu des remises d'espèces à Sarko». «La magistrate va encore plus loin, «je suis certaine que Metzner, avocat de la fille de Liliane Bettencourt, aurait fait citer l'infirmière de Liliane Bettencourt, qui a confié à ma greffière, après son audition par moi, «j'ai vu des remises d'espèces à Sarkozy, mais je ne pouvais pas le dire sur procès-verbal»». Bref, ce procès représentait pour l’Élysée un risque majeur, il y avait 90 % de chances pour que ce soit «déflagratoire». Il fallait me faire dessaisir, par tous les moyens. Il était impératif de me débarquer.

Mais ce livre ne se résume pas qu'à ce point majeur, il énumère les autres victimes du Sakozysme qui vont de David Sénat, Aurélie Filippetti, ....Christine Boutin,.....Julien Dray,.... Didier Porte,... Dominique Rossi, Renaud Van Ruymbeke, Patrick Poivre d’Arvor, Patrick Devedjian, à Dominique de Villepin.

Pour les deux journalistes du Monde, leur livre s'explique par le fait que les confidences n'ayant pas été faites sous procès verbal, ne pouvaient être utilisées judiciairement. Ce livre est donc le moyen d'exprimer publiquement à l'opinion les faits de cette affaire. De plus, la juge entretenait de relations difficiles avec le parquet qu'elle soupçonne d'être sous l'influence du pouvoir.

Gérard Davet et Fabrice Lhomme sont des journalistes d'investigation et leur devoir est de relater ce que l'on veut bien leur confier, et cela dans l'intérêt de la presse, et sans presse c'est un bandeau sur les yeux. Lorsque ces informations peuvent mettre en cause le pouvoir, il est clair que celui-ci réagit en cherchant la source ou les sources des informations.

Cette action ou ces actions sont contraires au droit. La loi n° 2010-1 du 4 janvier 2010 relative à la protection du secret des sources des journalistes publiée au Journal Officiel du 5 janvier 2010. L'extrait de la loi précise que «dans une société démocratique, les journalistes doivent pouvoir assurer la confidentialité de l'origine de leurs informations». «Il s'agit d'une garantie indispensable au respect de la liberté d'information». Le projet de loi, qui répond à un engagement du Président de la République, consacre comme un principe général, dans la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, le droit pour le journaliste à la protection de ses sources. Le Monde.fr dans son édition de 02 septembre précise que le contre-espionnage s'est procuré les informations confidentielles d'un journaliste pour identifier les sources journalistiques de l'affaire Woerth-Bettencourt.

Pour ces deux journalistes recueillir les déclarations de cette magistrate reconnue et respectée était journalistiquement respectable, d'autant que ses déclarations venaient conforter d'autres éléments déjà parus. C'est à la justice maintenant de faire son travail avec les éléments du livre. Isabelle Prévost-Després qui a relu ses déclarations les assument, et la justice pourra l'interroger, si elle désire compléter son enquête. Les juges de Bordeaux qui ont repris l'enquête ont donc toutes latitudes de poursuivre leurs investigations. La mise en cause du président de la république qui aurait reçu de l'argent, outre le fait qu'il le dément formellement, risque en plus de se heurter à une impossibilité juridique par suite de son immunité présidentielle. La question est donc qu'elle finalité, outre le fait qu'il y aurait eu violation des sources de ces journalistes !

Dès la parution du livre, l'infirmière mise en cause a démenti avoir parlé de remises d'enveloppes à Sarkozy, c'est donc parole contre écrits ? C'est le site Marianne 2 qui relate que l'infirmière aurait subies de graves pressions qui sont dévoilées dans le tirage papier du 03 septembre. De plus, la greffière de la juge de Nanterre qui a été reçue vendredi 02/09/11 par la police à la demande des juges de Bordeaux, information de 20 minutes.fr, n'a pas confirmé avoir reçu des confidences sur des remises de chèques à Nicolas Sarkozy selon le JDD paru le dimanche 04 septembre. Article que je n'ai pu trouver.

«Lorsque j’ai été auditionnée par la juge Isabelle Prévost-Desprez, assure-t-elle, je ne lui ai pas parlé de remise d’enveloppes à Nicolas Sarkozy, ni à personne d’autre. Je n’en ai parlé ni à la juge, ni à sa greffière». «J'ai reçu des menaces de mort», indique toutefois l'infirmière à l'hebdomadaire. «On m'a fait savoir qu'à cause de mon témoignage dans l'affaire Banier-Bettencourt, on allait retrouver mon corps dans la Seine».  Elle n'a pas souhaité porter plainte, «porter plainte contre qui ? Contre l'invisible ? Contre l’État ? Si un juge veut m'entendre, je suis à sa disposition». «A l’époque, aucun avocat n’a voulu s’occuper de moi au motif qu’il s’agissait d’une affaire sensible. Aussi, désormais, je ne parlerai plus qu’aux juges. Si un juge veut m’entendre, je suis à sa disposition». Dans le livre, Mme Prévost-Desprez déclare aussi que l'un des membres de l'entourage de Liliane Bettencourt lui avait dit, hors procès-verbal, «qu'il avait vu des remises d'espèces à Sarko».

«Il ne faut être dupe de rien».

L’Élysée récuse tout, bien sûr, qualifiant les accusations «d'infondées, mensongères et scandaleuses». Quand à François Fillon, «elles sont sans fondement». Elles viennent entretenir la rumeur dans ce qu'il y a de plus détestable et de plus insidieux. Il a souhaité que «les procédures judiciaires puissent mettre un terme aux manipulations de la période électorale qui serait seule à expliquer». Du coté de l'UMP même son de cloches de la part de Jean-François Copé, qui s'est dit «profondément choqué» par les accusations de la juge. «On est à quelques mois de l'élection présidentielle, donc il ne faut être dupe de rien». Pour Alain Jupé «c'est la politique de l'ordure !»

Or, le directeur général de la police nationale Frédéric Péchenard qui devait recevoir la légion d'honneur, ne l'a recevra pas, la cérémonie ayant été annulée sans qu'une raison officielle soit annoncée. Serait-ce une reconnaissance implicite d'espionnage, un patron de police n'espionne pas sans une couverture politique gouvernementale ?

Pour l'opposition, Martine Aubry, a demandé l’ouverture d’une enquête, «je ne comprends pas que Madame Isabelle Prévost-Deprès n'ait pas exprimé cela devant le procureur, même si je sais les pressions dont elle a été l'objet et dont elle s'est d'ailleurs plainte. Je pense qu'aujourd'hui, je l'espère en tout cas, une nouvelle enquête va être ouverte». François Hollande, estime quand à lui que l'Élysée exerce «trop de pressions» sur la justice». Le député socialiste de l’Essonne Julien Dray a demandé à ce «qu'on aille jusqu'au bout de la vérité et que rien n'entrave la marche de la justice».

Le prochain article sera le campus unitaire de l'UMP dans la discorde,

 

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