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Les tentes de la contestation,

au boulevard Rothschild de Tel-Aviv !

 

Support Wikipedia Il n'y a pas qu'en France qu'il y a des gens qui dorment dans des tentes rappelez-vous les enfants de Don Quichotte, ces SDF ou Rémistes qui dormaient sur les berges du canal de l'Ourcq à Paris, voir «L'inhumaine dérive- complément-2». En Israël c'est plus de 300.000 Israéliens, les indignés, qui campent sur ce luxueux boulevard Rothschild en plein cœur de Tel-Aviv, l'équivalent de nos Champs Élysées,  histoire de montrer qu'ils ne sont pas d'accord, qu'ils ne pas reçoivent pas de l’État ce qu'ils ont donnés. Ils ne récupèrent pas le «rêve sioniste» tant promis malgré leur fidélité à leur armée, et leur dur labeur !

Israël ne connait que la guerre, aucune humanité n'est à attendre de ce pays, même pour ces citoyens. Bush, Sarkozy, Cameron, Netenyahu, même idéologie.

3Les indignés d'Israël défient le premier ministre Benjamin Netanyahu. Document Fil info France. http://www.fil-info-france.com

Mais ce sont des nantis par rapport à ce que nous avons et avons eu, ce ne sont pas des chômeurs, et ils manifestent contre la vie chère. Ils expriment sur leurs pancartes le long du boulevard leur détresse, «nous voulons un État-providence», «nous étions des esclaves en Égypte, désormais nous sommes les esclaves de Bibi, (surnom de Netanyahu), en Israël», «halte à ce capitalisme porcin», «de la justice et non de la charité !». Ce sont des gens bien formés gagnant bien leur vie, mais de quoi se plaignent-ils ? De ne pas être considérés tout simplement ! Ici explique un étudiant en dernière année en Sciences appliquées. «Tout le monde a un job, travaille et paie ses impôts». «Ce sont des gens comme vous et moi. Le jour, ils vont au boulot, la nuit, ils dorment dans leur tente». La nature n'a-t-elle pas toujours été source de vie, et vaut mieux la tente pour revendiquer que d'être dans les tunnels Palestiniens !

Mais comment en sont-ils arrivés là ?

Une mère de 33 ans deux enfants analyste financière dans un grand cabinet de conseil à 2.200 euros nets par mois, mais l’État israélien ne paie ni crèches, ni écoles maternelles, et elle paie 900 euros nets par mois par enfant pour leur garde jusqu'à 18 heures.....

Un cardiologue, 47 ans dans un hôpital dans la ville de Holon dans le district de Tel-Aviv a eu une augmentation du taux d'intérêt hypothécaire de 4 % à 7 % en deux ans. Il va devoir avec son épouse revendre leur appartement de 95 m².

Un pilote de chasse de l'armée Israélienne 38 ans postule pour un emploi dans une grande banque, on lui refuse par ce qu'il serait trop sollicité par l'armée de réserve.

Un père de 4 enfants 39 ans ingénieur mécanicien dans une grande entreprise de pointe cotée en bourse vient d'être licencié sans ménagement après sept ans suite à un léger malaise cardiaque. Tournant à 13 à 15 heures de travail par jour, il ne tenait plus physiquement. Son patron le licencie invoquant «sa crainte d’une baisse du rythme».

Un cadre de 36 ans dans une grande entreprise d'assurance est licenciée, on lui reproche de sortir avec un arabe.

Le rêve sioniste serait donc l'exploitation à outrance ?

Il faut savoir, selon une étude de l'université hébraïque de Jérusalem, dix familles milliardaires appelées «oligarques», contrôlent 75 % des entreprises du principal indice boursier de Tel-Aviv, ce qui représente 30 % des richesses du pays. Quantité de projets immobiliers de Tel-Aviv à Jérusalem et ailleurs sont des logements de grand luxe destinés à de riches étrangers, d’où, en partie, la pénurie de logements moyens. Benjamin Netanyahu, serait sans solution ou «pas avant 24 mois» à la crise du logement, et il est ouvertement accusé d'être le «chantre du capitalisme sauvage» et le protecteur des familles juives qui «contrôlent des cartels ou des conglomérats qui génèrent à eux seuls la moitié du PIB de l’État d'Israël».

Textes extraits du document du Centre Communautaire Laïc Juif.

On ne peut tout avoir, faire la guerre, appliquer une politique de droite extrême et en attendre de la considération sociale. La guerre coûte cher, construire des implantations illégales aussi, alors il faut faire des sacrifices. Pour les organisateurs, le mouvement de protestation n'est plus celui des grandes villes du centre du pays. Les organisateurs ont donc décidé de les étendre à d'autres villes pour montrer que le mouvement est national. La contestation s'étend donc à tout le pays. Nous n'allons pas rester les bras croisés avait affirmé jeudi 11 août Roï Neuman le porte parole des contestataires.


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Document exclusivement personnel non utilisé pour un usage professionnel, origine Le Monde.fr

 

 

3Document Jérusalem Post, édition Française. Photo : Amir Cohen Reuters.

Les villes dont les manifestations sont programmées sont, Afoula, Haïfa, Beit Shean, Beersheva, Modiin, Ramat Hasharon, Netanya, Eilat, Hod Hasharon, Dimona et Petah Tikva. A Beersheva ville d'une région défavorisée du Neguev qui est une région désertique au Sud d’Israël, région dans laquelle les Israéliens envisageaient la construction de l’État palestinien, entre 15.000 et 40.000 personnes ont défilées sous une immense banderole, «le Neguev se réveille, on entend la voix des gens du sud pas seulement celle de Tel-Aviv». «L'essentiel pour nous, c'est de montrer que le peuple est uni, que nous vivons dans un seul et même pays et qu'il faut tout faire pour combler les disparités sociales», a plaidé Stav Shaffir journaliste contestataire. Pour d'autres villes 8.000 manifestants à Modiin, 7.000 à Netanya, 5.000 à Petah Tikva, 3.500 à Hod Hasharon, 2.500 à Ramat Hasharon, 2.000 à Rosh Pina, 1.500 à Rishon Letzion, 1.500 à Eilat, 1.500 à Dimona and 1.500 à Nahariya.

Selon un sondage publié par le quotidien Israélien Haaretz.com rendu public mardi 09 aout, une très grande majorité de la population Israélienne, 88 %, soutient cette grogne sociale, la première du genre d'une telle ampleur en Israël, et 53 % d'entre eux se disent prêts à participer à des manifestations.

Suite à l'effondrement de la banque d'Israël consécutif à la dégradation de la cote des États-Unis, le ministre des Finances, Yuval Steinitz a convoqué le rabbin Yitzhak Cohen, son adjoint, et l'adjoint au gouverneur de la Banque d'Israël, ainsi que Karnit Flug, président de la Securities Authority d'Israël, l'enjeu l'ampleur du mouvement de protestation sociale reconnaissant là, une «situation très dramatique» qu'il n'a «pas vu venir, parce qu'il n'y avait pas de signes avant-coureurs». Aujourd'hui, Youval Steinitz doit faire face à une véritable «catastrophe nationale» pour Israël qui doit anticiper les mouvements spéculatifs boursiers et mondiaux. Les indignés d'Israël, mères de famille, enfants et petits-enfants, retraités, étudiants ou syndicalistes, forts de leur important succès, vont donc être confrontés dans les heures qui viennent à une autre réalité. Pourtant Benjamin Netanyahu s'est dit prêt à infléchir son approche ultralibérale de l'économie pour répondre aux exigences des manifestants. Il a créé une commission chargée de proposer des réformes avec les partenaires sociaux et de présenter des recommandations au gouvernement d'ici un mois.

Le Financial Times qui approuve la politique de Benjamin Netanyahu, se dit persuadé que la crise sociale en Israël ne constitue pas un danger politique immédiat pour le gouvernement Netanyahu», mais prévient «qu’il ne faudrait pas se laisser aller à la désinvolture face aux revendications de la population». Les causes sont la cherté de la vie, «les prix à la consommation sont beaucoup trop élevés en Israël car l’économie Israélienne est aux mains de quelques grandes familles qui ont créé des conglomérats et des monopoles. Il faut les démanteler». Le quotidien poursuit ensuite «que le manque de moyens financiers dans des domaines aussi importants que l’Éducation ou la Santé sont dus au budget militaire énorme dont Israël a besoin pour sa défense». Ce qui est évident, toute guerre ne génère que des morts et de la misère.

En attendant mieux pour ces indignés, la guerre continue avec les Palestiniens. Des activistes radicaux Palestiniens ont attaqués le 18 août sur la route n° 12 conduisant à la station balnéaire Israélienne d'Eilat, tuant huit Israéliens, dont six civils, à la suite d'une triple attaque. La riposte Israélienne été meurtrière. Sept assaillants ont également péri dans ces attaques soigneusement coordonnées dans ce secteur. L'un des objectifs des attaquants était de «kidnapper un Israélien» pour le ramener dans la bande de Gaza via la péninsule Égyptienne du Sinaï, a indiqué un porte-parole de l'armée. Six civils Israéliens, dont deux femmes, ainsi qu'un soldat et un policier ont trouvé la mort dans ces attaques, et au moins 26 Israéliens ont été blessés, selon le dernier bilan. La première attaque a visé un autobus de la compagnie publique Egged à 11 heures tout près de la frontière Égyptienne. L'autocar, qui transportait surtout des militaires partant en permission à la veille du week-end, a été mitraillé par trois hommes munis d'armes automatiques qui ont fait une dizaine de blessés.

La triste réalité d'une guerre qui dure depuis 1947 date de la création de l’État israélien qui a fait quatre guerres dont la dernière «plomb durci», et combien de révoltes et d'attentats pour ne rien résoudre sinon nourrir les fabricants d'armes.

Le prochain article sera libérée de Sarkozy Christine Lagarde.....

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