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  • Le terroriste d'Oslo tueur de l'Île d'Utoya,

    un visage d'Aryen.

    Anders Behring Breivik 32 ans

    Condamnable pour des crimes contre l'humanité ?

    Support Wikipedia L'expression de race aryenne utilisée par les nazis affirmait la supériorité des pays nordiques. La «race humaine» aryenne était considérée comme supérieure à toute autre «race» et se devait de conserver ou restaurer sa pureté. Les scientifiques de cette époque utilisaient l'expression «race nordique», dans un contexte où la notion de race humaine n'était pas encore abandonnée, tiré de Wikipédia.

    Grand blond regard persan le joint est rapidement fait. Il cultivait sur internet facebook et twiter et sur le site Document no, sa haine du musulman et du multiculturalisme d'une façon plus générale. Il a rédigé pendant trois ans une réflexion de 1518 pages d'un peu de tout et réunies sous le vocable «2083 une déclaration d'indépendance Européenne».

    Ce qui est curieux c'est que ce manifeste envoyé par mail dans toute l'Europe à 1003 adresses mail, une heure et demie avant l'explosion du centre d'Oslo en utilisant son pseudo Anders Breivik selon le Guardian, personne ne soit inquiété. Il préparait le lecteur à cette tragédie décrivant minutieusement ses préparatifs, le choix des cibles, la fabrication détaillée des explosifs, le compte à rebours jusqu'à l'attaque finale. En fait, il annonçait son forfait comme une façon de se faire pardonner. Comme beaucoup de ces idéologiques fondamentaux, ils se persuadent en écrivant qu'ils ont raison sans s'apercevoir qu'ils arrivent à être en marge de la société et ne plus voir la dérive de leur réflexion. C'est une mise en condition auto immune qui les persuade d'agir petit à petit dans une démence. Quand il écrit un homme est plus fort avec ses convictions que 100.000 avec des intérêts. On voit là qu'il se sentait porteur d'une remise en ordre de la société multiculturelle, qui, pour lui, ne pouvait que conduire à sa perte. La politique xénophobe d'extrême droite contre l'Islamisme savamment entretenue fut le germe de cette pensée meurtrière voyant que ces écrits restaient sans effets. Le Front national a réagit du coté de Martine le Pen dans un communiqué déclarant ces actes barbares et lâches. Du coté du député Européen Bruno Gollnisch pour dénoncer des informateurs patentés et les manipulations contre la droite nationale, voire un nouveau Carpentras. Puis ce fut Laurent Ozon qui déclencha une polémique expliquant que c'était la hausse de l'immigration qui avait motivé ce carnage. Mais plus encore tant les vieux démons du FN se sentent visé, sont les propos de Jean-Marie le Pen qui embarrassent sa fille Marine. Pour lui, la naïveté du gouvernement et de la société norvégienne était «plus grave» que la tuerie perpétrée par Anders Behring Breivik, qu'il a qualifiée «d'accident !» La Norvège est «un petit pays sympathique, qui n'a pas pris la mesure du danger mondial que représentent d'abord l'immigration massive, qui est la cause principale, semble-t-il, dans l'esprit de ce fou meurtrier, de son acte, mais aussi le terrorisme, qui est un phénomène mondial».

    Il se considérait donc un croisé qui devait évangéliser le monde en pleine dérive de mondialisme. Un Templier d'un autre temps comme l'écrivent Abel Mestre et Caroline Monnot dans le Monde.fr, commandeur d'un nouvel ordre templier «un mouvement de croisés», à la fois ordre militaire et tribunal, censé combattre pour «les droits des peuples autochtones d'Europe» et «contre le djihad européen en cours». La croix des Templiers figure d'ailleurs sur la première page du manifeste. La couverture de manifeste posté sur internet avant l'attentat et la tuerie.

    Document Le Monde.fr

    Anders Behring Breivik était un habitué de site Document no, de politique, débat publics et critique des médias et de la culture. Il a laissé un flot de commentaires sur une période qui s'étend du 07/09/2009 au 29/10/2010. L’intégralité de ces commentaires se trouve traduits en Français via un logiciel en ligne ce qui donne des «coquilles», mais le sens général apparaît très clairement. La liste complète des commentaires qu'Anders Behring Breivik a laissé sur Document.no, se lit ici.

    La chronologie du carnage du 22 juillet 2011.

    • A 15h26 un véhicule piégé explose dans le centre d'Oslo,
    • A 16h57 Un passeur est informé par un message qu'un policier, le tueur déguisé, souhaite être transporté jusqu'à l'Île d'Utoya, 40 km d'Oslo, où sont rassemblés des jeunes travaillistes de tendance à gauche,
    • A 17h56 Des coups de feu sur l'île sont signalés à la police du district,
    • A 17h30 la police est alertée,
    • A 17h38 La police du district requiert des renforts,
    • A 17h52 Arrivée de la première patrouille, qui attend un bateau,
    • A 18h09 La police d'Oslo arrive à son tour. Un bateau défectueux retarde le départ des policiers,
    • A 18h25 les policiers d'élite arrivent sur l'Île,
    • A 18h27 Anders Behring Breivik se rend sans résister.

    Ce n'est pas sans raison qu'Anders Behring Breivik à choisi de faire son forfait dans cette Île puisque un meeting travailliste y était programmé. Il voulait tuer des sympathisants de gauche qu'il voyait responsables du multiculturalisme tant décrié par l'extrême droite. Elle porte d'ailleurs une lourde responsabilité dans ce carnage. Les propos qu'elle véhicule sur l'invasion de nos pays par l'Islamisme radical sont honteux et indignes de gens responsables. Il est coupable de véhiculer de tels propos sans fondement et sans impunité. L'Islamisme radical s'il inquiète à plus d'un titre n'en est pas encore au point de constituer une menace pour nos démocraties. Cette peur sans cesse entretenue déclenche des passions et fini petit à petit par convaincre des fanatiques.

    D'ailleurs, tellement persuadé de la valeur morale de ses crimes, il les assume et ne regrette rien. Dans le commissariat d'Oslo Anders Behring Breivik a avoué être l'auteur de l'attentat à la voiture piégée dans le quartier des ministères où siège le gouvernement de centre gauche. De même que la tuerie effectuée sur l'île d'Utoya au cours de laquelle, pendant plus d'une heure et demie, ce faux policier a tué, avec les morts de l'attentat à la bombe, 77 personnes au dernier recensement .

    Anders Behring Breivik est un enfant de la classe moyenne, solitaire et introverti, né d'une mère infirmière et d'un père diplomate qui cesse de le voir à l'adolescence. Il a travaillé dans un centre d'appels téléphoniques à Oslo, et il achète en 2009 une petite exploitation agricole qui lui permet d'approvisionner tranquillement 6 tonnes d'engrais chimiques, de quoi confectionner une bombe.

    Auparavant, il s'était inscrit dans un club de tir à Oslo, ce qui lui donna l'autorisation de détenir deux armes, dont un fusil automatique. Il entra dans la franc-maçonnerie, et en fut exclu. Il s'inscrivit au Parti du progrès, (FrP, droite populiste norvégienne) et s'en retira, déçu. Le parti, écrivait-il, est trop ouvert aux «attentes multiculturelles» et aux «idéaux suicidaires de l'humanisme». Il ne trouva pas d'écho à son idéologie aryenne. Le tueur en puissance était content de lui. Des photos mises en ligne par ses soins le montrent dans diverses postures héroïques, littéralement habité par ses déguisements. Il se tient bien droit face à l'objectif, le demi-sourire scientifiquement étudié. Il brandit des décorations militaires, porte un costume de cérémonie maçonnique, pose en combinaison de nageur de combat, l'arme au poing, l’œil dans le viseur, l'air important. Avec l'inscription «tueur de marxistes» sur un écusson, tiré de Marion Van Renterghem.

    Selon son avocat, il a fait savoir que le massacre était «cruel mais nécessaire», reconnaissant les faits, mais rejetant toute responsabilité criminelle. Chrétien conservateur sacrifié pour le salut d'une humanité blanche et chrétienne, antimarxiste et islamophobe. Dans son manifeste, je serai perçu comme «le plus grand monstre jamais connu depuis la seconde guerre mondiale». Il établit une liste noire des pays à cibler en Europe, la France était en tête, en fonction de la proportion de la population musulmane. Évoque «l'usage du terrorisme comme un moyen d'éveiller les masses». Stipule que «quand on décide de tuer, il est préférable de tuer en grand nombre plutôt que pas assez».

    Jacques Attali voit dans ce fait, qui n'est pas divers mais l'acte isolé d'un malade mental, la prémisse d'une guerre de religion entre la chrétienté et l'Islam. Ce qui va dans le sens de signes annonciateurs un peu partout dans le monde, aux États-Unis, en France, au Brésil, en Israël, au Nigéria, au Pakistan...Il existe en effet aujourd’hui d’innombrable signes, en Scandinavie, le parti des «vrais Finlandais», en Belgique le parti flamand, en France le Front National, le tea-party aux États-Unis, et bien d’autres mouvements nationalistes, sur la planète entière écrit-il, lire la suite ici.

    La police Norvégienne poursuit son enquête sur d'éventuelles complicités. Dans ses déclarations, il avait parlé de deux cellules en Norvège et d'autres à l'étranger. Pour elle l'importance des crimes est telle qu'elle envisage de poursuivre Anders Behring Breivik pour «crimes contre l'humanité», une qualification entrée dans le Code pénal norvégien en 2008 et qui peut lui valoir jusqu'à 30 ans de prison. Actuellement la loi Norvégienne ne peut infliger que 21 ans de prison, ce qui eu égard aux faits est hors de proportion. D'ailleurs certains Norvégiens ont réclamé le retour à la peine de mort. La police Norvégienne pense qu'il a agit seul, et qu'il n'appartiendrait à aucun groupe constitué, mais elle enquête pour vérifier ses dires. «Nous pensons que l'accusé est très peu crédible quand il affirme cela, mais on n'ose pas totalement écarter l'hypothèse», a déclaré un enquêteur. Des explosifs ont été trouvés dans sa ferme au Nord du pays, ils ont été détruits.

    Pour Laurent Martinet et Emmanuelle Alféef de l'Express.fr, ce serait la Bilbe raciste qui aurait influencé Anders Behring Breivik. Il aurait été touché par un roman raciste Américain paru en 1978. The Turner Diaries, son auteur, William Luther Pierce, y «raconte le destin d'Earl Turner, un héros devenu martyr après avoir éliminé, avec un groupuscule devenu de plus en plus important, les populations noires et juives du pays, et rétabli la suprématie blanche. Pierce, décédé en 2002, était le dirigeant du parti néo-nazi National Alliance. Ce roman d'anticipation, ouvertement raciste et antisémite, est considéré par le FBI comme «une bible de la droite raciste» depuis les attentats d'Oklahoma City, commis par Timothy McVeigh en 1995.

    La Norvège est en deuil, cette tragédie dans un pays «tranquille» a marqué les esprits. Dans la nuit de lundi, quelques 100.000 Norvégiens ont défilé pour exprimer leur affliction pour les victimes et rejeter l'idéologie xénophobe qui en est la cause. La peur s'installe par la crainte qu'il ne soit pas seul. Des conséquences politiques sont donc à prévoir.

    Le Parti travailliste au pouvoir du Premier ministre, Jens Stoltenberg cible des attentats, n'avait de cesse de chuter dans les sondages. Principale raison de l'érosion de sa popularité, la montée, comme dans la plupart des autres pays Européens, des craintes liées à l'immigration. Un sondage avait fait état de la volonté majoritaire des Norvégiens, 53,7 % des interrogés, de stopper net les flux migratoires. Le drame d'Anders Behring Breivik a toutes les chances d'inverser la vapeur. «Le Parti travailliste devrait recevoir un vote de sympathie» lors des prochaines élections municipales et départementales le 12 septembre prochain, estime «l'Économist Intelligence Unit». A l'inverse, les partis de la droite parlementaire pâtiront des événements, en raison du label politique du terroriste. Un scrutin qui va devenir de première importance après ces événements.

    On peut dire qu'Anders Behring Breivik a réussi son coup, l'importance des morts associés à l'attentat à la voiture piégée dans le centre d'Oslo contre les ministères fait de lui un héros pour beaucoup d'extrémistes qui vont se sentir obligés d'actions spectaculaires. Les partis d'extrême droite sont implicitement responsables.

    Thierry Portes écrit dans Le Figaro.fr, «ce trentenaire, chrétien fondamentaliste, a adhéré puis quitté un parti d'extrême droite parce qu'il ne le trouvait pas assez radical, tout en maintenant des liens sur les réseaux sociaux de l'extrême droite. Comme tant d'autres «nazillons» Européens. Pour les spécialistes, Anders Behring Breivik correspond ainsi à la figure du «loup solitaire» mettant en œuvre une stratégie de «résistance sans leader». Le concept de «résistance sans leader» a été forgé par l'extrême droite Américaine dans les années 1970. Les cibles idéologiques ont évolué au fil du temps, prenant notamment un nouveau tour avec l'apparition d'Al-Qaida. Mais on retrouve dans la liste des ennemis à abattre, les étrangers, les Juifs, les musulmans et les personnalités appartenant aux «élites multiculturelles».

  • Ou en est la sécurité de Sarkozy,

    après celle de Daniel Vaillant ?

    «Voir aussi la sécurité de Sarkozy».

    Support Wikipedia Qui ne se souvient pas des propos de Nicolas Sarkozy lorsqu'il prit le ministère de l'intérieur le 06 mai 2002 sous la gouvernance de Jean-Pierre Raffarin ? Il n'avait pas de propos assez durs pour qualifier la politique de son prédécesseur Daniel Vaillant et sur la politique angélique de la gauche en matière de police et de sécurité. Ses premières actions, a part ses propos «débarrasser les Français de la racaille», de «nettoyer les banlieues au karcher» en montrant ses gros bras entourés de cars de police, furent la suppression de la police de proximité mise en place par le précédent gouvernement justement pour lutter et prévenir contre l'insécurité, voir «L'échec de Sarkozy, la sécurité». Et puis bien entendu la fusion police gendarmerie le 1er janvier 2009 pour ne faire qu'un seul corps sous ses ordres, alors que ce sont deux corps différents, voir AgoraVox.

    Le nombre de lois publiées est assez impressionnant pour un résultat médiocre. On sait bien que trop de lois tuent la loi, ne sachant plus ce qu'il faut appliquer. De plus, les effectifs de police ont été considérablement réduits estimant que la vidéo pouvait remplacer la présence policière. Cette prolifération de caméras sécuritaires, si elle apporte un plus, toute information est bonne à prendre, encore faut-il qu'elle soit exploitable, ce qui n'est pas prouvé eu égard à son coût de dépouillement.

    J'ai subi en décembre 2010 le vol à la tire de ma carte bancaire et le délit a été très important, et malgré les caméras qui enregistrent tous les achats dans les magasins ou ils furent effectuées, les coordonnées et l'heure des achats étant connus, aucun des voleurs n'a encore été appréhendé et pourtant des recoupements sont possibles, il suffit de le vouloir. Aux dernières informations rien n'a encore été fait ! La prolifération des délits de toutes sortes fait que nos services de police, pas assez nombreux, sont contraints de faire des choix ne pouvant tout traiter. Les délits mineurs comme le vol à la tire d'une carte bancaire par exemple sont laissés dans les dépositions, par ce que les assurances et les banques remboursent le délit en général. Cet ensemble de délits de vols à la tire, vols à la portière, de portables arrachés des mains, de petites agressions corporelles, voire de voitures, ou cambriolages d'habitations qui ne sont jamais résolus, empoissonnent plus les Français que les grosses affaires.

    Une vingtaine de lois sur la sécurité intérieure ont été votées depuis 2002. Si le nombre global des crimes et délits constatés par la police est en baisse, ce qui reste à vérifier, tout n'est pas déclaré à la police sachant que souvent c'est inutile aucune suite n'est donnée, d'autant que vous êtes mal reçu. Une forme plus grave et plus violente de délinquance est en augmentation constante, celle des agressions physiques et crimes contre les personnes. Ceux-ci représentaient 303.552 des infractions constatées en 2002 et 408.251 en 2008, soit une augmentation de +34 % en 6 ans ! Parallèlement, les atteintes volontaires à l’intégrité physique 381.400 en 2002 sont en hausse de plus de 19% en 7 ans pour s'établir à 455.911 atteintes enregistrées en 2009. Mais, le plus révoltant est aussi le fait que de nombreuses condamnations ne sont pas exécutées faute de prisons.

    On tue maintenant pour rien, que ce soit dans la rue et même à l'école par des enfants et adolescents. Les crimes n'ont pas de limite, un vigile de 35 ans d'une discothèque d'Ivry sur Seine à été abattu vers 4 heures du matin par ce qu'il en refusait l'entrée. Les trois hommes qui s'étaient présentés sont repartis et sont revenus armés d'un fusil, et l'un deux a tiré à deux reprises sur ce groupe de vigiles.

    La question que beaucoup se posent est «la politique répressive engagée par Sarkozy dans une situation de misère, ne nourri-t-elle pas la délinquance ?» Dans ce contexte le rapport de la Cour des comptes sur la gestion des forces de sécurité publique fait le point.

    Ce rapport de 248 pages nous apprend ce que nous savions déjà, une baisse des moyens en effectifs, mais cette baisse de moyens est inégale. Par exemple la Seine-Saint-Denis a vu ses effectifs augmentés de 8,8 %, dans l’Essonne 8 %, une faible hausse en Seine-et-Marne 2,2 %, dans le Val-d’Oise 1,3 % et les Yvelines 0,7 %, et une baisse non négligeable dans les Hauts-de-Seine - 3,0 % et le Val-de-Marne - 4,4 %. Pour Paris l'évolution serait favorable par suite de l'intégration des départements limitrophes, Seine-Saint-Denis, Hauts-de-Seine, Val-de-Marne, sous l’effet de l’instauration de la police d’agglomération en septembre 2009, au sein de la nouvelle Direction de la Sécurité de Proximité de l’Agglomération Parisienne (DSPAP). Les effectifs parisiens sont restés stables entre le 1er janvier 2006 et le 1er janvier 2010 avec 20.394 agents à cette date tandis que ceux de la police nationale ont diminué de 1,6 % au cours de la même période. Par contre depuis 2009 un renversement de tendance sur l'évolution des effectifs des services de la DCSP, Direction Centrale de la Sécurité Publique, et des unités de la gendarmerie départementale, s’inscrit dans le cadre de celle de la police et de la gendarmerie dans leur ensemble, retracées par le tableau ci-dessous.

    Dans le cadre de la loi de finance la réduction des services publics s'est poursuivie en 2011 à hauteur de 712 emplois et la gendarmerie à hauteur 96 emplois. Le mouvement de réduction s'est poursuivi sur le nombre de policiers fonctionnaires dans les DDSP pour tomber à 50.928 au 1er janvier 2011, annulant de plus de la moitié l'accroissement qui avait été obtenu au cours de la période 2003-2009. A cela vient s'ajouter une baisse des budgets de fonctionnement hors rémunération. La période 2006-2010 voit la réduction des dépenses de fonctionnement avec une hausse des rémunérations que l'on peut attribuer à la politique au mérite malgré la baisse des effectifs.

    Nous avons donc le résultat suivant, notre police nous coute globalement plus cher avec moins d'effectifs c'est à dire moins de sécurité.

    Le rapport marque un développement des polices municipales, qui sous une forme cachée supplie à la police de proximité supprimée par Sarkozy sans que pour autant elles disposent des mêmes moyens. Elles sont un pis aller développé par les communes mais ne peuvent lutter contre la délinquance. Ces polices municipales sont nommées par le maire et sont à la charge des communes. Elles reçoivent un double agrément du préfet et du procureur de la République et prêtent serment devant le tribunal d’Instance dans leur ressort. Ces policiers municipaux comme les Agents de Surveillance de la Voie Publique AVSP, titulaires ou contractuels, n'appartiennent à aucun cadre d’emplois spécifique ce qui rend leur fonction quelque peu précaire. Ils sont munis d’une carte professionnelle, mais n’ont pas qualité d’agent de police judiciaire adjoint et ne suivent pas de formation obligatoire. Ils ne peuvent pas porter d’armes de 4ème et 6ème catégories. Ils sont chargés de la verbalisation aux infractions au Code de la route, au Code de la santé publique et peuvent constater les infractions aux règles relatives aux bruits de voisinage et sont affectées à la surveillance des abords des écoles. L’îlotage est organisé à des fins préventives et ne conduit pas à des interpellations. Le seul armement dont, le cas échéant, sont dotés ces policiers relève de la 6ème catégorie. Ils ne travaillent pas la nuit. Compte tenu de l'hétérogénéité des polices municipales la Cour recommande

    • d'instaurer la transmission aux préfets, outre les maires, des avis de fin de formation des stagiaires émis par le CNFPT, Centre National de la Fonction Publique Territoriale, afin de motiver les décisions d’agrément,
    • créer une obligation de formation continue des directeurs de police municipale,
    • étudier de nouvelles modalités de contrôle des polices municipales par le ministère de l’intérieur.

    Le développement de la vidéo-surveillance est fortement controversé car son but qui serait de compenser le manque des forces de police sur la surveillance des voies publiques et des transports est contesté. Il est prévu d'implanter 60.000 caméras à l'horizon 2012 sachant qu'en 2008 20.000 étaient implantées. En dehors des chiffres donnés par le ministère de l'intérieur et ceux recensées par l'enquête de la Cour des comptes qui montre des écarts, c'est le but politique qui est cherché. La vidéo-surveillance rebaptisée vidéo-protection dans le cadre de la loi Loppsi du 14 mars 2011 est considéré comme l'un des moyens pour réduire le nombre des délits et améliorer leur taux d’élucidation, voir Loppsi qu'est-ce c'est, et Loppsi qu'est-ce qu'on a retiré. Le rapport rappelle que le Conseil constitutionnel a annulé les dispositions de l’article 18 de la Loppsi 2 qui autorisait des personnes privées à procéder à une surveillance de la voie publique parce qu’elles constituaient «une délégation à ces personnes des tâches inhérentes à l’exercice par l’État de ses missions de souveraineté» et méconnaissait «les exigences constitutionnelles liées à la protection de la liberté individuelle et de la vie privée». A ainsi été retirée de la loi, votée par le Parlement, la possibilité pour l’autorité publique ou toute personne morale de confier par convention l’exploitation de son système de vidéo-surveillance de la voie publique à un opérateur public ou privé agréé par le préfet, et le cas échéant, à une société de sécurité placée sous le régime de la loi du 12 juillet 1983 relative aux activités privées de sécurité. Le rapport souligne par ailleurs une absence des contrôles à postériori. Dans sa conclusion, le rapport pointe l'efficacité de la vidéo-protection la ou elle est largement implantée comme à Nice mais aussi pointe son coût de 300 M€, subventionné, en moyenne, à hauteur de 40 % par l’État, au moyen du Fond Interministériel de Prévention de la Délinquance FIPD, doté de 30 M€ en 2010. Les collectivités territoriales financent 60 % de l’investissement et supportent les dépenses de fonctionnement, de l’ordre de 300 M€ par an. En conséquence, il aurait été souhaitable, notamment du fait de l’importance des sommes en jeu, qu’une évaluation de l’efficacité de la vidéo-surveillance accompagne, sinon précède, la mise en œuvre, de ce plan de développement accéléré. La France se caractérise par la quasi-absence d’enquête scientifique sur le sujet. Une seule étude a été menée par le ministère de l’intérieur essentiellement à partir des statistiques de la délinquance enregistrées à l’état 2001. Cependant, ses résultats contradictoires, autant que sa méthode, ne permettent pas d’en tirer des enseignements fiables. Les études menées à l’étranger ne permettent pas non plus de conclure à l’efficacité de la vidéo-surveillance de la voie publique.

    La Cour recommande un certain nombre de mesures comme,

    • de se doter des moyens d’une connaissance exacte du déploiement des systèmes de vidéo-surveillance par les collectivités locales,
    • d’engager une évaluation de l’efficacité de la vidéo-surveillance de la voie publique dans la prévention de la délinquance et l’élucidation des délits,
    • d’organiser l’insertion systématique par les services de police dans les comptes-rendus d’enquête,
    • de mettre en œuvre une mesure analogue dans la gendarmerie nationale,
    • de joindre à l’arrêté préfectoral d’autorisation des systèmes de surveillance de la voie publique la liste nominative, ou au moins fonctionnelle, des personnes habilitées à visionner les images,
    • de prévoir l’obligation pour les communes de soumettre tous les personnels chargés de l’exploitation de ces systèmes à l’obligation de suivre un programme de formation conforme à un modèle type arrêté par voie réglementaire, d’inciter les communes à adopter un règlement intérieur du CSU, Centre de Supervision Urbain.

    On ne comprend pas, à l'étude de ce rapport, les critiques formulées par Claude Guéant et l'UMP, alors que la Cour des comptes fonctionne d'une façon collégiale, d'autant que les magistrats qui la compose sont les mêmes que ceux sous Philippe Seguin. En outre, et cela est important, le rapport à été présenté à toutes les institutions qu'il évoque, elles sont en annexe à partir de la page 190. Les 33 maires auxquels ce rapport à été présenté ne l'ont contesté sur le fond, pas plus que le garde des Sceaux.

    Les observations de Claude Guéant sont à la page 196. Pour lui un nombre «important d’inexactitudes, d’erreurs d’analyse, d’oublis et d’appréciations manquant parfois d’objectivité». Il regrette que les auteurs se soient limités à la seule période 2002-2009. Il conteste le mot «contrasté» mentionné au début du rapport. Par contre, il note que la Cour reconnaît positivement, dans une autre partie du rapport, «que la politique conduite dans le cadre de la loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure d’août 2002, s’est traduite par huit années consécutives de baisse de la délinquance et ce, alors que la population Française dans le même temps augmentait de 3,2 millions d’habitants». Il s'élève fortement contre la fausse allégation selon laquelle les récentes évolutions budgétaires «pourraient ne pas être sans risques pour l’efficacité de l’action des forces». Une telle appréciation «ne repose sur aucun fondement sérieux». Il annonce qu'il est décidé à poursuivre cette politique d’aide à l’équipement partout sur le territoire avec pour objectif le déploiement de 60.000 caméras d’ici 2012. Pour ce faire, outre les 35 millions d’euros entre 2007 et 2009, 30 millions d’euros ont été mobilisés sur le fond interministériel de prévention de la délinquance en 2010 et un effort similaire sera effectué en 2011.

  • Ce second plan du 21 juillet pour la Grèce,

    coûtera 15 milliards d'euro à la France !


    Support Wikipedia Ce ne sera qu'une conséquence indirecte estimée à 15 milliards qui agira sur notre endettement d'ici à 2014 a annoncé François Fillon. En fait elle accroitrait notre dette à 32 milliards comme l'annonce les Échos.fr. Elle n'aurait pas de coût direct sur nos finances, mais elle aura un coût indirect puisque la France va participer à travers des garanties «pour assurer», le terme employé est, «apportées» sur les prêts qui sont consentis par le Front Européen de Stabilité Financière, FESF. En sommes, nous allons emprunter de l'argent à hauteur probable de 15 milliards d'euros pour assurer notre engagement au plan de sauvetage de la Grèce. Comme la contribution de la France au premier plan de sauvetage de la Grèce décidé l'an dernier représente 16,8 milliards d'euros sur trois an, le second plan va au total accroître la dette de la France de l'ordre de 32 milliards d'euros.

    La dette publique de la France au premier trimestre 2011

    C'est donc nous qui allons payer pour les erreurs commises par nos dirigeants d'avoir accepté dans la zone euro des pays qui n'avaient pas le potentiel politique pour maîtriser leur gestion et qui ont laissé aller leurs dépenses sans avoir mis en place les réformes administratives d'un État responsable pour juguler la corruption. Notre engagement à soutenir le pacte de stabilité de la zone euro va dans le sens d'une gouvernance de l'UE. Les États membres vont être de moins en moins souverains. Ils ne maîtrisent déjà pas leur politique monétaire ni leur politique de change, mais ils vont maîtriser encore moins leur politique budgétaire, voire leur politique fiscale. C'est donc un engrenage qui peut nous emmener à intervenir contre la souveraineté de ces pays et réciproquement, donc contre leur peuple, voire contre nous. Le problème qui se pose est que se passerait-il si certains pays, dont nous, continueraient a être les «mauvais» de l'Europe ? On ne peut toujours colmater sur le dos des autres, voire de nous, leur défaillance de gestion financière, nous avons aussi nos difficultés. Les gouvernants des pays de la zone euro sont élus par leurs citoyens, et il se peut que le résultat des urnes soit à l'opposé de la politique Européenne de droite actuelle. La voie politique prise est donc une folie qui pour le moment permet de sauver la Grèce mais aussi le Portugal et l'Irlande. Elle prend un grand risque sur l'avenir. Il aurait mieux valu faire une partition de la zone euro entre les pays à gestion semblable et ceux qui sont fragiles en leur donnant la possibilité d'une sortie de l'euro ce qui permettait par une dévaluation de leur monnaie de retrouver un équilibre correspondant à leur forme de gouvernance. L'élargissement de l'Europe à 27 et la zone euro à 17 est la plus grande des erreurs de nos gouvernants pour l'avoir faite sans l'assentiment des peuples. Le traité de Lisbonne du 13 décembre 2007 a été ratifié par la plupart des États membres par voie parlementaire, l'Irlande non, ce qui ouvre la porte à toutes les contestations d'un gouvernement de la zone euro. Le fédéralisme Européen ne peut avoir de réalité nous sommes trop différents.

    Si on analyse ce qui apparaît du sommet des 17 pays de la zone euro à la suite d'un accord a l'arraché entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy on s'aperçoit que le défaut partiel de paiement de la Grèce paraissait inévitable, la dette de la Grèce n'étant pas soutenable de l'avis des spécialistes. D'une part, trop de temps mit pour mettre sur pied un accord de garantie sur les dettes, après le prêt de 110 milliards d'euro en mai 2010 sur trois ans à la Grèce accordé par la zone euro et le FMI, on ne voit pas pourquoi il a fallu attendre qu'elle soit au bord du gouffre pour agir, c'est à dire aux plus mauvaises conditions. Fallait-il que les pays concernés soient en grande difficulté pour qu'ils acceptent de perdre une part leur souveraineté ? L'accord, dont on ne voit pas précisément ce qu'il apporte d'autre dans l'immédiat, que de prolonger les délais de remboursement de 7,5 ans à 15 ans, ce que l'on nomme la maturité, et la réduction des taux d'intérêts entre 4,5 % à 3,5 % pour les anciens prêts consentis dans le cadre du FESF. L'Irlande et le Portugal bénéficieraient du même avantage. Il a une forte valeur politique de soutien des États majeurs ce qui permet de soulager la Grèce sans que les membres de la zone euro mettent la main au portefeuille

    De plus, qu'est-ce que serait ce défaut partiel de paiement ?

    Et bien les banques privées, assurances, fonds de pension qui possèdent 150 milliards d'euros d'obligations Grecques devront participer à l'allègement de la dette. Ils auraient accepté une perte de sèche de 21 % de la valeur actuelle leurs titres, selon un document interne à la zone euro, belga.

    La participation du secteur privé au plan d'aide est limitée à la seule Grèce et n'est pas envisagée pour d'autres pays les plus fragiles de la zone euro, comme l'Italie.

    En première ligne se trouvent les banques porteuses de «Crédit défault swap CDS qui sont sur le plan financier ce que sont les contrats d'assurance pour le privé. En d'autres termes des instruments financier destinés à se prémunir contrer les risques du crédit, principalement détenus par des hedge funds, fonds de couverture, et des banques». Un défaut de paiement entraine leur déclenchement. L'acheteur de la protection verse une prime «ex-ante», au préalable, calculée sur le montant notionnel de l'actif au vendeur de protection qui promet de compenser «ex post», après les faits, les pertes de l'actif de référence en cas d'événement de crédit précisé dans le contrat. C'est donc aux investisseurs porteurs des CDS qui se sont engagés à se substituer à l'émetteur défaillant de mettre la main au portefeuille.

    En outre elles auront le choix entre trois options,

    • Se faire racheter leurs créances, à un prix moindre que celui auquel elles ont acquis les obligations de l’État grec.
    • Échanger les obligations Grecques qu'elles détiennent contre des titres de plus longue durée, jusqu'à 30 ans. Cela permet de rééchelonner la dette.
    • Prêter à nouveau de l'argent à la Grèce lorsque celle-ci rembourse les dettes arrivées à échéance.

    Le tout pour un montant de 49 milliards d'euros.

    Le nouveau plan de 158 milliards apparaît être ainsi constitué de 109 milliards d'euro pour l'Europe, c'est à dire nous et le FMI, et de 49 milliards d'euros des banques privées dont 12 milliards de rachat de dettes et 37 milliards de leur contribution volontaire.

    La conférence de presse de Nicolas Sarkozy après le sommet des 17.


    Sur le plus long terme, les banques apporteront une contribution encore plus substantielle, chiffrée à 135 milliards par Nicolas Sarkozy. L'Institut de la finance internationale, IIF, le lobby des grandes banques internationales a de son côté détaillé ces mesures dans un communiqué, évoquant 54 milliards d'euros de la mi-2011 à mi-2014 et un total de 135 milliards d'euros à partir de mi-2011 à fin 2020. «Nous avons décidé de soutenir la Grèce en tant que membre de l'euro et de la zone euro. C'est un engagement déterminé», a assuré Nicolas Sarkozy. «Nous sommes conscients des efforts demandés aux Grecs, l'ensemble des pays de la zone euro ont décidé d'être à leur côté, on ne peut abandonner un membre de la zone euro à partir du moment ou celui-ci s'engage dans un programme de réforme», a-t-il ajouté. Le président de l'Union européenne (UE) Herman Van Rompuy a confirmé la participation du FMI, qui avait encore jugé cette possibilité «hypothétique» plus tôt dans la journée. «Nous avons conclu un accord sur un nouveau programme d'aide pour couvrir entièrement les besoins de financement» de la Grèce, qui «sera financé à la fois par l'Union européenne et le FMI», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

    En outre avant la fin de l'été Nicolas Sarkozy et la chancelière Angela Merkel  feront des propositions pour améliorer la gouvernance de la zone euro, alors que des voix s'élèvent pour une gestion plus fédérale de sa monnaie. Ils se seraient convaincus de la nécessité d'une gouvernance économique ambitieuse et volontariste.

    Pour Georges Papandréou la dette Grecque sera réduite de 26 milliards d'ici 2014. Ces 26 milliards d'euros représentent 12% du Produit intérieur brut national. En outre, le pays va bénéficier d'échéances plus importantes pour rembourser les nouveaux prêts promis par l'Europe et de taux d'intérêt plus avantageux, qui vont réduire le service de la dette. «Cela permettra à la Grèce d'avoir accès aux marchés plus tôt» que prévu jusqu'ici pour emprunter elle-même, ce qui lui est interdit actuellement, a-t-il dit. «Cela donne un répit à la Grèce et à la zone euro», a-t-il ajouté.

    Les marchés financiers ont été soulagés par l'accord sur la Grèce. La réaction positive a été immédiate, sitôt connues les grandes lignes du projet d'accord, peu avant la clôture des Bourses européennes. A la clôture, la Bourse de Paris a gagné 1,66%, Londres 0,79%, Francfort 0,95%, Madrid 2,93% et Milan 3,76%, lire la suite sur 7 sur7, 24/24 7/7 info et sport.

    L'agence de notation Fitch va placer  la dette de la Grèce en défaut partiel provisoire, Les Echos.fr. Selon elle, le précédent créé avec la participation du privé dans le nouveau plan réunissant l'Union européenne et le FMI, tel que décrit par l'Institut de la finance internationale (IFI), constitue un événement «de défaut partiel». Une note plus élevée sera par la suite attribuée à la dette souveraine Grecque et sera vraisemblablement située dans le bas de la catégorie spéculative, a précisé Fitch. «Fitch considère que la nature de la participation du secteur privé constitue un événement de défaut partiel. Cependant, la réduction des taux d'intérêt et l'allongement des maturités pourraient donner à la Grèce l'opportunité d'un retour à la solvabilité, en dépit des défis gigantesques qu'elle affronte», a déclaré David Riley, directeur de la notation des dettes souveraines chez Fitch, dans un communiqué. «L'accord conclu jeudi constitue une étape importante et positive pour garantir la stabilité financière dans la zone euro», a-t-il estimé.

    En conclusion, cela suffira-t-il au redressement de la Grèce et à une meilleure gestion des pays à fort endettement ?

    Pour Ségolène Royal, le sommet Européen n'apporte que des colmatages provisoires. «Les conclusions de ce sommet sont à court terme et n'engagent aucune reforme de structure comme si les dirigeants européens étaient tous prisonniers des échéances électorales et n'avaient pas le courage d'agir, une fois de plus». Pour François Hollande l'accord sur la Grèce est insuffisant. «C'était un accord nécessaire mais il est aussi tardif qu'insuffisant», a-t-il déclaré sur France Info. «Il y a un soulagement. Les marchés vont pendant un certain temps être apaisés, d'autant que ce sont les États qui vont faire l'effort principal», a-t-il ajouté.

    On se demande ce qu'ils auraient faits ?

     

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